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La déprime golfique affecte un jour ou l’autre tous les golfeurs

La déprime golfique affecte un jour ou l’autre tous les golfeurs

Elle arrive un jour, au beau milieu d’un parcours. On ne l’avait pas vu venir, même pas imaginée. Et pourtant elle peut tous nous frapper un jour : la déprime golfique…Tout allait bien, après tant d’efforts, d’application, d’entraînement, stages, cours de golfs, les résultats étaient bien là, les scores aussi. Et puis, l’enchaînement des coups réussis dont nous sommes bien fiers et qui nous donnent tant de satisfaction ne semblait pas vouloir s’interrompre. Comment s'en sortir?

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Une progression régulière que rien ne semblait vouloir ralentir, et puis voilà, en plein milieu d’un parcours, un coup inexplicablement raté, puis un deuxième, et impossible de comprendre pourquoi, de retrouver la moindre sensation.

Le doute s’installe, nos partenaires de jeu compatissants essayent bien de nous donner quelques conseils, mais ils ne font que nous enfoncer dans notre déprime.

La déprime golfique vient de nous submerger. Pas de médicaments pour nous aider, aucun médecin pour nous soigner, comment en sortir ? Moi aussi j'en suis passé par là.

Pour qu’un mauvais coup n’en entraîne pas un autre 

Pour nous golfeurs, il n’y a rien de plus frustrant que de jouer un mauvais coup.

Mais finalement, le jeu de golf ne serait pas si prenant et si amusant s’il n’y avait pas quelquefois ces mauvais coups, qui nous ramènent à plus d’humilité et de réalisme sur nos capacités à surmonter ces difficultés. Après tout, le golf est avant tout un jeu… 

Il arrive à tous les golfeurs de jouer un mauvais coup, mais deux mauvais coups sur le même trou peuvent vraiment coûter cher…

Si vous tapez un mauvais au coup, parfois la meilleure solution est de reprendre votre respiration, et de revenir le plus vite possible dans le jeu, en essayant de limiter les dégâts en n’enchaînant pas avec un autre mauvais coup… 

Simplifier son jeu, pour ne pas rentrer dans la déprime

Après un mauvais coup, bien souvent c’est davantage notre esprit, que nos capacités à jouer au golf qui nous joue un mauvais tour. Confusion, doute, perte de confiance…

Pourtant, pas plus qu’il n’y a de certitude de rejouer un bon coup après un très bon coup, il n’y a aucune raison objective pour qu’un mauvais coup soit suivi par un autre mauvais coup, ces évènements ne sont pas connectés.

Chaque coup que nous jouons sur un parcours de golf est complètement déconnecté du précédent, mais aussi du suivant.

Mieux vaut canaliser son mental sur le prochain coup à jouer, que de ressasser les échecs précédents, même s’il faudra en tenir compte ensuite, pour essayer de ne pas les renouveler.

Bien souvent, il suffit d’un coup de golf bien exécuté pour nous rapporter toute notre confiance au niveau où elle devrait être.

Rappelons nous que, bon coup, mauvais coup, ou coup moyen, le golf est un jeu qui se joue coup par coup, et que l’objectif est tout simplement de réaliser autant de bons coups possibles à chaque parcours.

Les mauvais coups ne vous affectent pas physiquement, votre swing est toujours le même qu’avant ces mauvais coups, ils peuvent par contre affecter votre mental si vous n’arrivez pas à les oublier.

Quand les mauvais résultats commencent à se succéder, une erreur souvent commune à tous, est de compliquer son jeu et de vouloir trop en faire à chaque coup.

Une autre erreur est de vouloir remonter à tout prix au score en tentant des coups impossibles, ce qui ne fait qu’amplifier le mauvais résultat, et attention, la déprime n’est plus très loin…

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En réalité, c’est la démarche inverse qui produit les meilleurs résultats, quand vous ratez un coup, concentrez vous pour le coup suivant, en essayant simplement de réussir un coup correct, et non pas en ayant la prétention de réussir le meilleur coup de votre vie de golfeur. 

En prenant le départ d’un parcours ou d’une compétition de club en vous fixant un objectif trop ambitieux pour votre arrivée sur le green du 18, vous avez très peu de chance de bien jouer.

Un peu comme les footballeurs dans leurs commentaires redondant, où il faut « prendre les matchs les uns après les autres », au golf, il faut prendre les coups les uns après les autres, en essayant au maximum de simplifier son jeu. 

Définissez vos points faibles 

Si vous avez la possibilité de faire une séance d’entraînement entre vos dernières difficultés sur le parcours et votre prochain départ, c’est à cette occasion que vous devez vous concentrer pour essayer de régler le problème qui vous a gâché vos coups.

Vous allez retrouver votre confiance, et ainsi ne pas transporter avec vous cette sensation d’échec ou de difficulté lors de votre prochain départ sur le parcours. 

Retrouvez un esprit positif 

Après un mauvais jour de golf, où rien n’allait bien ; un mauvais swing, trop de balles ratées, une carte de score minable, etc.

On a tendance à garder en soi cet esprit négatif. Pourtant il suffit souvent de se remémorer les meilleurs souvenirs de ces jours où tout allait bien.

Imaginez les bons coups que vous avez effectués, et rappelez vous des émotions que vous avez ressenties.

La prochaine fois que vous allez jouer, ce sont ces émotions positives que vous devez emmener avec vous sur le parcours. Il n’y a rien de bon à ressasser des échecs, au golf comme ailleurs, l’essentiel est de ne pas les reconduire. 

Eloignez votre esprit du golf pendant un temps 

Enfin si malgré votre travail à l’entraînement et vos bonnes décisions pour positiver, vous reconduisez jours après jours, parcours après parcours, cette situation difficile et renouvelez

sans cesse les mêmes échecs, il est peut-être tout simplement nécessaire de faire une pause. 

Dites vous que quand vous êtes surmenés, votre médecin peut vous prescrire quelques jours de repos, alors pour la « dépression golfique » la prescription peut être la même : du repos… 

Consacrez vous à un autre de vos passe-temps pour libérer votre esprit.

Vous n’êtes pas obligé de faire une très longue interruption, juste assez pour libérer votre esprit de ces frustrations, et très vite vous vous rendrez compte que cela était simplement un mauvais passage.

Il n’y a en fait aucune raison pour que vous ne reveniez pas ensuite sur le parcours, avec toutes vos capacités. Un « reset » rapide de votre mental en prenant du recul sur votre jeu pourrait en fait être tout simplement ce dont vous avez besoin. 

Ne laissez pas une mauvaise appréciation de votre jeu s’installer durablement pendant les semaines ou les mois à venir. Et dites vous que même des champions comme Rory Mcllroy récemment, ont des passages à vide.

Et enfin, si nous sommes tous un jour ou l’autre à la merci de la « dépression golfique », c’est une maladie dont on sort sans en garder de séquelles, jusqu’à la prochaine.

Mais là, nous serons prêts à la soigner…

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Auteur

Golfeur depuis les années 90, j'ai eu la chance de faire un grand nombre de voyages golfiques en France, en Europe, ainsi qu'aux Caraïbes, pour jouer sur plus d'une centaine de parcours. J'ai partagé les parties de très bons golfeurs amateurs, et de pros. Au cours de mon expérience, j'ai été proche des professionnels du secteur, enseignants, dirigeants de golf, organisateurs de Pro-Am, architectes de golf, et sponsors.


Professionnel du monde de la communication, j'ai obtenu un premier prix pour la réalisation de sites internet de parcours de golf.
Aujourd'hui, je mets à profit mon expérience golfique sur le site jeudegolf.org en apportant ma vision sur l'évolution du golf sur près de trois décennies.

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