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L’indispensable Miss Paula Creamer

L’indispensable Miss Paula Creamer - Crédit photo : Mark Newcombe

Initialement non convoquée pour disputer la Solheim Cup 2017 dans l’IOWA à Des Moines contre l’équipe européenne d’Annika Sorenstam, Karine Icher et Mel Reid, l’américaine Paula Creamer, 31 ans, a finalement pris le strapontin libéré par Jessica Korda, et activement participé à la victoire du team USA de Juli Inskter.

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Sur le tee numéro 1, pour le premier foursome, associée à Austin Ernst, Paula Creamer a eu la surprise d’entendre l’air de la panthère rose imaginé par Henry Mancini en 1964, et repris en cœur par le public.

La « Pink Panther » a finalement activement participé à la victoire américaine pour sa septième participation consécutive en Solheim Cup.

Déjà décisive deux ans plus tôt, la figure la plus populaire du golf féminin américain ne devait pas être présente après être sortie du top-100 mondial.

Un comble pour ce prodige qui sitôt diplômé avait remporté son premier tournoi sur le LPGA Tour à 18 ans, devenant la plus jeune à remporter un tournoi de golf professionnel.

Plus jeune aussi à atteindre la barre du million de dollars remportés en carrière, 14 ans plus tard, Paula Creamer a démontré qu’elle restait une championne indispensable.

Deux ans plus tôt, membre du team USA discuté, elle avait remporté deux victoires pour deux défaites, mais surtout rentré le putt décisif pour le match.

Cette année, hors de l’équipe, ce qui constituait tout de même un choc tant l’américaine a marqué son sport au cours de la dernière décennie.

Creamer est une star !

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Une des rares star du golf féminin, qui aux USA se porte relativement correctement alors qu’en Europe, le sport en version « girl » est plus qu’à la peine.

Dans l’Iowa, Paula Creamer dopé par l’accueil chaleureux et bienveillant du public, et par sa situation de rescapé in-extremis, a participé à deux victoires pour une seule défaite dans les matchs par équipes.

Inkster aurait pu douter après le premier match perdu !

Elle a finalement maintenu la paire pendant le reste de la compétition. Ses choix ont d’ailleurs été salué comme un des éléments clés de la victoire finale.

Après Davis Love III vainqueur avec les garçons pour sa deuxième expérience de capitaine, Juli Inkster a démontré une nouvelle fois que pour ce poste, il faut bien une bonne dose de maturité.

La capitaine du team avait en fait coché le nom de Creamer dans l’enveloppe cachetée du joueur réserve, ayant préalablement dû annoncer à Creamer sa non-sélection, une décision entre le bénéfice de l’expérience, et l’incertitude de la méforme.

Inkster a maintenu le duo Creamer-Ernst pour une victoire lors du deuxième match de cette paire. Les deux joueuses n’ont plus rien lâché au détriment de Karine Icher, Mel Reid ou Emily Pedersen.

Le destin a bien fait les choses.

Interrogé pendant la compétition au sujet de son choix, Inkster a dévoilé le fait qu’elle ne se voyait de toute façon pas emmener une rookie à la dernière minute.

Creamer était en fait le seul choix possible, sachant que la capitaine imaginait bien que Jessica Korda serait finalement forfait avec sa blessure à l’avant-bras.

Se passer de Creamer en Solheim Cup ?

L’américaine a tout bonnement le deuxième meilleur total de points rapportés aux Etats-Unis avec 18,5, ex-aequo… avec Julie Inkster.

A l’heure où les jeunes joueuses ne sont pas encore vraiment connues à l’image de Austin Ernst, Danielle Kang et Angel Yin, Creamer était aussi indispensable pour sa notoriété que pour son niveau de performance.

En effet, leader du team USA, Lexi Thompson ne comptait que 4 points apportés à son pays avant l’épreuve 2017 alors que Stacy Lewis, deuxième meilleure joueuse potentielle du team n’en avait guère apporté plus (4.5) en trois participations.

La nouvelle génération aussi douée soit-elle avait encore besoin de joueuses comme Christie Kerr ou Paula Creamer pour dominer l’Europe.

L’équipe européenne n’ayant pas un réservoir de talents comparables et des choix aussi délicats à faire.

Etre une bonne joueuse en tournoi sur le LPGA Tour, et une championne du match par équipes sont bien deux choses différentes. Paula Creamer l’a encore démontré lors de cette édition de la Solheim Cup 2017.

A titre de comparaison, l’américaine Brittany Lincicome, vainqueur en majeur, participante à 5 Solheim Cup n’avait rapporté que 6 points à son pays avant l’édition de Des Moines.

Moins en vue depuis deux saisons, joueuse la moins bien classée du champ, Creamer est une véritable joueuse de Solheim Cup, au même titre qu’un Ian Poulter ou un Paul McGinley chez les hommes.

A l’issue du match USA-Europe 2017, Paula Creamer est reparti avec trois victoires dont une en simple qui auront largement contribué au succès collectif.

Avec un seul top-10 en un an, c’est désormais la suite de l’histoire qui va être intéressante. Cette Solheim Cup va-t-elle servir de rebond pour Creamer, actuellement 112eme au Rolex Ranking ?

Effectivement, depuis deux saisons, ses résultats déclinent peu à peu.

Depuis le mois de janvier 2017, sur 16 tournois disputés, elle a manqué 7 cuts. Inhabituel pour la championne aux 11 millions de dollars de gains en carrière et dix victoires sur le LPGA Tour.

Sur 46 tours disputés, elle n’a joué sous la barre des 70 qu’à sept reprises dont deux fois lors des deux derniers tournois disputés, le British Open et le Scottish Open qu’elle a terminé à la 16eme et 13eme place, ses meilleurs résultats en 2017.

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Alors que le putting est plus que décisif en Solheim Cup, domaine dans lequel, l’américaine se dit capable de rentrer les putts les plus chauds dans n’importe quelle circonstance, c’est pourtant bien dans ce domaine qu’elle pêche depuis le début 2017 avec 30,8 putts de moyenne sur le LPGA tour, soit seulement la 150eme meilleure moyenne.

Avec 1.83 putts lors de greens pris en régulation (115eme meilleure moyenne), l’américaine ne souffre pas majoritairement d’un déficit de puissance ou de régularité du tee au green.

La défaillance de son putting n’est peut-être que passagère, et à 31 ans, elle a encore largement de quoi faire pour rivaliser avec la cohorte de sud-coréennes qui trustent les premières places du classement mondial.

La jeune mariée n’a plus remporté de victoires importantes depuis le HSBC Women’s Champions 2014. Dans la trentaine, pas encore maman, elle rentre dans une phase de sa carrière qui va être plus délicate. Cependant, d’autres joueuses dont la française Karine Icher ont déjà prouvé par le passé qu’il était possible de fonder une famille, et rester une sportive de haut niveau.

Paula Creamer a encore une longue carrière devant elle, et probablement de nombreux succès encore à venir en Solheim Cup.

Crédit photo : Mark Newcombe

Posté par le dans Golf féminin
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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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Invité 20/09/2017

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