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Kristoffer Broberg: Vainqueur du BMW Masters 2015

Kristoffer Broberg: L’ascension régulière du suédois vainqueur du BMW Masters 2015

Véritable bourreau de practice, Kristoffer Broberg, le vainqueur du BMW Masters en Chine connaît actuellement une ascension constante au classement mondial. Déjà en 2012, il avait créé la sensation sur le Challenge Tour en remportant trois tournois en seulement cinq semaines ! Découvrez le nouveau phénomène du golf suédois…

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Suède : La fabrique à champions de golf

La Suède est un des pays qui fournit le plus de très bons golfeurs en Europe. L’attrait du golf ne faiblit pas dans cette partie du monde, bien que les Scandinaves soient coutumiers de voyager au sud de l’Europe pour jouer le plus souvent possible.

Durant les cinq dernières années, le nombre de licenciés golf a baissé un peu partout dans le monde (USA, Royaume-Uni, France, Espagne…) sauf en Allemagne, et en Suède.

Pourtant, comparativement aux nombres de licenciés, le golf suédois aurait pu prétendre à plus de joueurs dans le top-100 mondial.

En remportant le BMW Masters à Lake Malaren près de Shanghai, Broberg a remporté le 100ème succès d’un suédois sur le tour.

Jesper Parnevik a longtemps été la star du golf en Suède, souvent plus pour son look et son attitude débridé que pour ses résultats, en particulier à une époque où le golf n’était pas encore complètement démocratisé.

Il a suscité de nombreuses vocations dont celles d’Henrik Stenson, l’actuel numéro 6 mondial, vainqueur de la Race To Dubai, et la Fedex Cup en 2013, le suédois le plus titré, ou encore Carl Petterson, le suédois qui a le plus brillé sur le PGA Tour au cours des années 2000.

Depuis 20 ans, les suédois ont su  s’illustrer sur le tour européen avec notamment Robert Karlsson ou Freddie Jacobson.

Jonas Blixt  et donc Kristoffer Broberg incarnent la nouvelle génération, et ce dernier semble bien parti à 29 ans pour s’illustrer tout autant que ses prédécesseurs, et son idole, Alexander Noren, un golfeur suédois qui a remporté trois titres sur le circuit européen.

Broberg : D’un coup d’éclat en 2012 à une progression constante depuis

Ayant démarré le golf à 12 ans, assez rapidement, il s’est investi à raison de 12 heures par jour pour développer ses talents de golfeur, tout en vouant une grande admiration pour Noren.

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Aujourd’hui, il partage le même entraîneur que Noren, et s’entraîne avec lui.

Les McIlroy, Spieth et Dubuisson pourraient faire croire que la maturité sur le circuit s’atteint de plus en plus jeune, et à moins de 25 ans.

Pour un bon joueur du circuit européen, 30 ans reste la norme.

De ce point de vue, Broberg a connu une progression régulière marquée par une année 2012 spectaculaire avec pas moins de quatre victoires sur le Challenge tour, et à 25 ans.

Depuis qu’il a gagné sa place sur l’European Tour, il n’a cessé de progresser, mais n’avait toutefois pas encore connu sa première grande victoire.

En 2012, ses succès à répétitions sur le Challenge Tour lui avait permis de gagner près de 1000 places au classement mondial.

Mais c’est surtout depuis 2014 qu’il connait une progression constante vers le top-50 mondial, au point de devenir aujourd’hui, un golfeur qui peut compter dans le panorama actuel.

Sa progression au classement mondial se retrouve dans ses statistiques de jeu.

En l’espace de trois ans, sa moyenne de score sur le circuit est passée de 71.91 à 70.57 !

Deux éléments de son jeu expliquent cette progression : un léger gain de distance au drive (266 mètres de moyenne en 2015 au lieu de 260 en 2013), et dans le même temps, une augmentation spectaculaire de son taux de greens pris en régulation passant de 67 à 72%.

Précisons que la progression de distance au drive ne s’est pas accompagné d’une dégradation de la dispersion (Broberg touche toujours autant de fairways en régulation, soit 65%).

Comme l’attestait Gary Stal en 2012 quand il partageait des parties du Challenge Tour avec le suédois, Broberg a toujours été propre au driving, plante quelques mats avec des coups de fers bien sentis, ce qui ne l’oblige pas à faire des exploits au putting sur les greens.

Ce n’est d’ailleurs pas son point fort.

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28ème du tour pour le nombre de greens pris en régulation cette saison (un classement dominé par un autre suédois, Henrik Stenson à 81%), avec 30 putts de moyenne par 18 trous, il est encore à cinq putts de la meilleure moyenne détenu par Pablo Larrazabal.

Changement de putter et première victoire

La semaine précédente du BMW Masters, Broberg n’était pas heureux avec son putting à l’entraînement chez lui en Suède.

Pour cette raison, il a décidé un changement radical. En regardant dans le sac du coach de sa femme, il décida d’essayer son putter !

Une semaine plus tard, Broberg réalisa le putt le plus important de sa carrière pour battre Patrick Reed en play-off.

Tout au long de la journée, les deux hommes se sont livrés à un très beau duel pour finir tous deux à 271 coups, et 17 sous le par.

« La semaine passée, chez mon coach, j’étais en train de faire du putting indoor, et je trouvais que je ne puttais pas très bien. En essayant un autre putter, j’ai trouvé que mon swing était bien meilleur, donc je l’ai gardé, et voilà le résultat. »

La victoire acquise à Shanghai est arrivée à point nommé pour Broberg, car il commençait à légèrement douter.

Lui qui était arrivé par la grande porte sur l’European Tour en 2013, fort de ses 4 victoires sur le Challenge Tour, quelque part, on aurait pu attendre plus de lui sur ses premières saisons dans le grand bain.

En trois ans, il a réussi à terminer second à trois reprises, mais sans jamais pouvoir connaître la même domination que sur le Challenge Tour.

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Avec le BMW Masters, Broberg a bien choisi son moment. Il s’agit d’un des quatre tournois les mieux dotés sur le circuit, et pour l’emporter, il a dû battre quelques-uns des grands noms du tour comme Justin Rose, Sergio Garcia, Patrick Reed, et son compatriote Henrik Stenson.

« Quelques semaines en arrière, je n’avais plus confiance en moi. J’avais l’impression que je ne pourrais jamais gagner un tournoi. J’avais le moral si bas que lorsque j’ai rendu une carte de 68 sur le dernier tour, je me suis senti vraiment très heureux de battre les meilleurs joueurs du monde. »

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