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Justin Thomas : Nouveau numéro un mondial de golf et star du prochain Open de France

Justin Thomas : Nouveau numéro un mondial de golf et star du prochain Open de France

Dustin Johnson devait réaliser une très bonne performance au Player’s pour espérer conserver le fauteuil de numéro un mondial une semaine de plus. Il était bien parti pour y parvenir après un excellent premier tour. Finalement, trop inconstant, et surtout moins dominateur que l’an passé, sa 17eme place finale n’a pas suffi à contenir Justin Thomas. Ce dernier, qui lui avait plutôt réalisé un mauvais début de semaine avant se reprendre pendant le week-end, en a profité pour devenir le 21eme numéro un depuis l’avènement de l’ordre mondial (OWGR). Bonne nouvelle pour les fans de golf en France, il vient d’annoncer sa venue à l’occasion du prochain HNA Open de France. Une occasion rare de voir un numéro un mondial en activité sur un parcours français...

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Justin Thomas incarne une nouvelle génération de golfeurs, jeune, très jeune (il a 25 ans) biberonné très tôt au Trackman  comme principal outil de mesure et d’enseignement, afin de parfaire une technique parfaite.

En 2017, en plus de gagner son premier majeur Quail Hollow (US PGA Championship), il s’était classé en huitième position pour la moyenne de distance au drive à 309,7 yards de moyenne (282 mètres).

Pour 1m78 et 66 kilos, on ne pouvait pourtant pas dire qu’il avait le physique de l’emploi.

Après Dustin Johnson, Justin Thomas confirme que le meilleur joueur de golf au monde ne peut être difficilement et autrement qu’un golfeur parcourant de très longues distances au drive.

Cependant, Thomas n’a pas besoin d’être un monstre de physique pour être aussi haut classé.

Sa vitesse de swing au drive ne le classait qu’au 44eme rang avec 117 mph de moyenne alors qu’en comparaison Brooks Koepka, Dustin Johnson ou Gary Woodland dépassaient allègrement les 120 mph de moyenne l’an passé.

En revanche, en vitesse de balle, Justin Thomas atteignait 175 mph de moyenne, ce qui le classait déjà plutôt dans les 25 premiers, signe que son smash factor pouvait atteindre ou dépasser régulièrement 1.50, soit pratiquement la perfection !

La grande qualité de Justin Thomas était et est toujours donc de parfaitement centrer la balle dans la face, compétence qu’il a pu développer après avoir passé de longues heures à travailler avec un Trackman.

Il a ainsi pu peaufiner le chemin de swing et un angle de face parfait à l’impact.

La qualité du centrage de balle dans la face n’est pas le seul bénéfice enregistré par le nouveau numéro un mondial.

Le plus fascinant concernant Justin Thomas, c’est le très faible taux de spin qu’il donne à la balle en moyenne, soit moins de 2300 tours au drive.

La vitesse de balle importante, et le taux de spin bas suffisent à expliquer sa distance importante depuis le tee de départ. Ce n’est pas la puissance qu’il faut retenir s’agissant de son geste, mais bien la précision …

Sa prise de pouvoir n’est bien entendu pas le seul fait du driving.

Des potentiels numéro un en chasse, vainqueur d’un majeur, il avait jusqu’à présent plutôt bien géré son début de saison avec deux victoires (notamment le Honda Classic), et cinq top-10 en douze tournois disputés.

C’est d’abord sa régularité qui lui a permis de grapiller des points sur un Dustin Johnson vraiment beaucoup moins dominateur en comparaison des six premiers mois de l’année précédente.

Pour obtenir une telle consistance, Thomas gagne non seulement des coups au driving, du tee au green (3eme actuellement sur le PGA Tour), mais aussi autour du green (8eme sur le tour), tandis que son putting est suffisant pour lui permettre d’obtenir le cinquième meilleur ratio de birdie depuis le début de l’année en cours.

En d’autres mots, il n’a pas vraiment de points faibles.

Il est ainsi plus long qu’un Jordan Spieth (3eme au classement mondial), et meilleur autour du green qu’un Dustin Johnson (nouveau 2eme au classement mondial).

Pour autant, il n’est pas assuré de trôner longtemps au sommet de la hiérarchie des golfeurs.

Quatre golfeurs sont actuellement à un niveau de points marqués très proches. Justin Thomas, Dustin Johnson, Jordan Spieth et Jon Rahm sont en fait dans un mouchoir de poche.

Dans les semaines à venir, il ne serait pas surprenant que la place de numéro un mondial vaccille d’un golfeur à un autre.

Leader pendant plus de 56 semaines, Dustin Johnson pourrait très bien reprendre la première place car il ne semble pas complètement en contre-performance.

La différence entre Thomas et Johnson est infime.

Depuis le début de l’année 2018, il a complété quatre top-10. Par rapport à son année précédente exceptionnelle marquée par plusieurs victoires, c’est moins bien, et c’est donc logiquement qu’il a perdu beaucoup de points au classement. Il avait plus de points à défendre que son nouveau rival.

Sur la séquence qui démarre, il a moins de points à défendre, et pourrait au contraire, être plus performant.

Cette fragilité du numéro un actuel illustre surtout le fait que quatre golfeurs sont à un niveau très élevé, et peuvent tour à tour s’immiscer en tête.

C’est un fait assez rare pour être souligné, surtout dans un sport qui a vu Tiger Woods occuper ce rang pendant une durée record de 683 semaines.

A son propos, notez qu’il est déjà revenu à la 80eme place mondiale, soit un gain de plus de 500 places par rapport à la fin 2017.

Une qualification pour la prochaine Ryder Cup n’est pas inenvisageable.

Ainsi, Justin Thomas qui vient d’annoncer officiellement sa participation au prochain Open de France à Saint-Quentin-En-Yvelines ne sera peut-être plus forcément numéro un à cette date, mais peu importe, après la venue de Rory McIlroy en 2016, et celle de Jon Rahm en 2017, c’est assurément une grosse prise pour le tournoi francilien.

Il ne fait d’ailleurs pas mystère de son intention de préparer la prochaine Ryder Cup, alors qu’il peut légitimement faire figure de leader pour l’équipe américaine.

Il est même étonnant qu’à seulement quelques mois du prochain match contre l’Europe, il n’y ait pas plus d’américains qui prennent le pari de venir repérer le parcours à l’occasion de l’Open de France.

Le 28 juin prochain, le tournoi français bénéficiera d’une dotation au moins équivalente au tournoi du PGA Tour disputé la même semaine, soit The National qui aura lieu sur le TPC de Potomac.

L’an passé, Kyle Stanley avait empoché un chèque de 1,2 millions de dollars.

Désormais Rolex Series, l’Open de France va pouvoir s’aligner sur un tel montant. Seul handicap pour les américains, le tournoi français ne distribue pas de points pour la Fedex Cup.

En prenant la décision de venir à Paris, l’actuel leader de la Fedex Cup avec 1874 points prend donc le risque de jouer un tournoi qui ne le servira pas dans son objectif personnel.

Ceci dit, le principe de la Fedex Cup fait que le classement avant les play-offs est très relatif. Il suffit d’être dans les trente premiers pour être présent à Atlanta pour le dernier tournoi de la saison.

« Je me réjouis d’avoir la chance de participer à un tournoi de l’European Tour », a déclaré Thomas. « Je n’ai plus eu l’occasion de le faire depuis mes débuts en tant que professionnel, lorsque j’ai participé au Dunhill Links Championship. »

Pour le public français, ce sera donc l’occasion de suivre un golfeur à la distance phénoménale au drive, et peut-être toujours numéro un mondial. 

« Je ne sais pas trop à quoi m’attendre puisque je n’ai jamais joué ici. Ce sera aussi mon premier tournoi des Rolex Series. Je sais qu’ils sont relativement nouveaux sur le circuit Européen, ce sera très fun d'y participer. Je suis persuadé que le parcours sera formidable, comme c’est généralement le cas, surtout que le Golf National accueillera la Ryder Cup cette année, ce qui amènera énormément de golfeurs talentueux. » 

Cet Open de France sera donc le dernier tournoi disputé sur ce parcours avant que l’équipe européenne de Thomas Bjørn n’affronte son homologue américaine, coachée par Jim Furyk. 

Justin Thomas tentera de remporter son premier titre d’Open de France, mais il cherchera surtout à recueillir autant d’informations que possible sur le parcours de l’Albatros. Un parcours qui pourrait le surprendre par sa difficulté, et le besoin de précision au drive.

« Je me réjouis de découvrir le parcours et mieux le connaitre. Ce n’est pas comme une Ryder Cup ou une President’s Cup aux États-Unis, où l’on peut se rendre et jouer sur le parcours quand on veut. J’espère avoir de bonnes sensations. Je vais bien étudier le parcours et prendre un maximum de notes en prévision de la Ryder Cup. C’est toujours bien de fournir des informations qui pourraient aider l’équipe. »

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