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Julien Quesne: En progression constante vers le top100 mondial!

Julien Quesne : En progression constante vers le top 100

Engagé ce week-end sur l’Omega Dubai Desert Classic, prestigieux tournoi de l’European Tour, le golfeur originaire du Mans a démontré une grande partie de son talent, notamment au cours du premier tour, où il a rendu une carte de 66 avec un eagle. A la découverte d’une valeur sûre du golf français…

Passé pro en 2003, Julien Quesne a construit sa carrière avec constance pour arriver à maturité depuis trois ans.

Double vainqueur sur le circuit européen, tout d’abord à l’Open d’Andalousie en 2012, puis en Italie l’an passé, au vue de ses récentes performances, il semble bien que le français soit un sérieux candidat sur les plus gros tournois.

Quatrième meilleur français, il pointe en 125ème position à l’Official World Golf Ranking, et ne cache pas son ambition pour 2014 : entrer dans le top-100 !

Actuellement, seul Victor Dubuisson a déjà réussi à en faire partie, alors que Gregory Bourdy et Raphael  Jacquelin en sont tous près, et tous ont au moins remporté un tournoi d’envergure sur la saison.

A la lecture des statistiques du golfeur chez les professionnels, un élément ne trompe pas !

La progression de Julien Quesne au putting ne se dément pas 

Statistiques de Julien Quesne sur le tour

A la lecture des résultats de Julien Quesne sur les cinq dernières années, il saute aux yeux qu’il progresse en moyenne de coups, et comme souvent, ce n’est pas en gagnant quelques mètres au drive.

Au contraire, c’est dans le domaine du petit jeu, et notamment au putting que le golfeur manceau a connu la plus forte progression.

La progression au putting ne se résume pas au simple fait de mieux putter.

C’est en fait le résultat d’une amélioration globale du jeu du golfeur du tee au green, et surtout dans les derniers mètres des trous.

Au départ des trous, Julien Quesne a légèrement progressé dans sa capacité à prendre plus de fairways en régulations au drive.

Pour terminer les trous, il se pose surtout plus près des trous ou rentre plus de sorties de bunkers, secteur où sa progression est la plus spectaculaire, passant de 47% à 72% de 2010 à 2014.

Son nombre de putts par greens pris en régulation baisse constamment, et lui permet de signer des scores de plus en plus bas, tout comme ce jeudi à Dubai dans le cadre de l’Omega Dubai Desert Classic, où son premier tour en 66, lui a permis de se hisser au niveau des meilleurs golfeurs du monde comme Rory McIlroy ou Tiger Woods.

Woods-McIlroy : le duel au sommet n'a pas eu lieu

Déjà vainqueur de tournois en réussissant justement à scorer très bas sur des derniers tours, c’est justement sa capacité à être performant de plus en plus régulièrement, qui lui permettra de remporter d’autres victoires.

Omega Dubai Desert Classic 2014 : A peu de choses !

Manqué pour ce week-end, car contrairement au premier tour, il n’a pas pu conserver son excellent rythme sur le week-end pour finalement terminer 48ème en -5 à onze coups du vainqueur, le tenant du titre Stephan Gallacher, auteur d’un 63 irrésistible lors du troisième tour.

C’est justement au cours du « Moving day » que Quesne a craqué avec un score éliminatoire de 77, marqué par cinq bogeys, et aucun birdie.

Une « journée sans » au driving avec seulement deux fairways pris au drive, alors que pendant les trois autres journées, il s’était baladé entre huit et dix fairways touchés par tour.

Conséquence, il a joué 33 putts, soit six de plus que sa moyenne sur ce tournoi. Ses chances de victoires se sont alors envolées.

Le golf est un sport difficilement prévisible.

Difficile de faire des prédictions ou même de grandes analyses sur les raisons d’une victoire ou d’une défaite, quand entre la victoire et la cinquantième place, cela se joue à si peu de détails.

Prenez par exemple, les différences de performances entre le vainqueur, Stephan Gallacher, et Julien Quesne.

Comparaison entre Gallacher et Quesne

Comme nous pouvons le constater ci-dessus, Julien Quesne a réalisé un total de 114 putts sur quatre tours, soit deux de moins que le vainqueur !

En réalité, le français a perdu des points les deux derniers jours du tournoi, notamment sur les greens pris en régulation, ou au contraire, l’écossais a été plus régulier pendant l’ensemble du tournoi.

Sur une compétition de quatre jours, il est très difficile de conserver le même niveau de jeu.

D’ailleurs, très peu de joueurs y arrivent réellement.

Souvent, la différence se fait sur un tour, où lors de sa meilleure journée, le futur vainqueur fait souvent le plein de points.

C’est justement ce qui s’est passé pour Gallacher le samedi.

Le vainqueur de l'Omege Dubai Desert Classic

Et en plus, dans sa journée, où il a été le moins bien, le dimanche, pourtant la journée la plus importante, il a su limiter la casse.

Avec seulement quatre fairways pris en régulation au drive, Gallacher s’est repris sur les coups d’approches pour accrocher 13 greens.

Au final, entre le premier et le français, l’écart notable se résume à seulement sept greens de moins en régulation, alors que les deux hommes ont tous les deux connu une journée sans au driving !

2014 : De bonnes perspectives

Fin 2013, Julien Quesne considérait qu’il avait réussi sa saison la plus complète chez les professionnels.

Dix après ses débuts, Julien Quesne, qui est coaché par Benoit Ducoulombier, et qui fait équipe avec Yann Vandaele sur son sac, pourrait bien connaitre en 2014 sa nouvelle meilleure saison.Julien Quesne à Dubai

Comme en atteste ses performances après seulement quelques tournois, et malgré sa relative contre-performance à Dubai, il est indiscutable qu’il continue sa marche en avant vers le top-100 mondial.

A 33 ans, Julien Quesne se trouve dans les meilleures années pour un professionnel sur le tour.

Pour lui, c’est aussi un peu maintenant ou jamais pour jouer les plus grands tournois comme les majeurs, et pourquoi pas une Ryder Cup.

La compétition est rude, et cela tient aussi à peu de choses, et même à un peu de chance.

De son week-end à Dubaï, on a surtout envie de retenir son premier tour qui démontre tout son talent.

A ce niveau de performance, il semble que c’est surtout une meilleure gestion des journées sans qui peut lui permettre de se rapprocher de son objectif.

Crédits photos : Omega Dubai Desert Classic

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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