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Jordan Spieth saisit sa chance et prend les commandes du Masters !

Jordan Spieth saisit sa chance et prend les commandes du Masters !

Le jeune américain pouvait avoir le sourire à la sortie du 18, et du premier tour du Masters d’Augusta. Auteur de la plus belle carte du jour, en 64, le favori des bookmakers et chouchou du public américain n’a pas manqué son premier rendez-vous avec le parcours, confirmant qu’il sera bien l’un des principaux animateurs cette année. 

Sommaire de l'article sur le 1er tour du Masters d'Augusta 2015 dominé par Jordan Spieth

  1. Quelle première carte pour Spieth ! 
  2. Un parcours plus souple et moins infernal que prévu 
  3. Spieth a joué tous les coups à fond 
  4. Un favori déjà logique 
  5. Plus fort qu'en 2014 ? 

Quelle première carte pour Spieth ! 

A seulement un coup du record de score en majeur, son premier tour en -8 a eu de quoi marquer les esprits, et donner des signes de similitudes avec celui qui reste un modèle d’écrasante domination sur un majeur : Tiger Woods, qui rappelez-vous avait remporté le Masters avec un score de -18 en 1997. 

Jordan Spieth peut-il écraser ce majeur ?

Il est encore trop tôt pour l’affirmer même si la tentation est grande… 

Auteur d’un run de six birdies du trou numéro 8 au 14, l’analogie avec la fameuse phrase des basketteurs peut être formulé : « Il a eu la main chaude. » 

Un an après sa seconde place au Masters d’Augusta, le jeune golfeur a pris les commandes de cette édition avec déjà trois coups d’avances sur un quatuor de grands talents aux histoires bien différentes : Ernie Els, Justin Rose, Charley Hoffman, et Jason Day. 

Au total, dix-huit golfeurs ont joué son le par, dont le papy, Tom Watson qui a réussi la prouesse de scorer 71 à 65 ans. 

Par la même occasion, il devient le plus vieux joueur à jouer sous le par à Augusta, battant le précédent record de Sam Snead, qui avait 61 ans quand il joua 71 en 1974. 

Et il faut dire que les conditions de jeu ont été plutôt favorables au beau jeu. 

Un parcours plus souple et moins infernal que prévu 

Le fait qu’il est un petit peu plu en début de semaine a adouci le parcours, et rendu les greens moins patinoires que ce qu’ils pourraient être. 

Tout comme les zones d’approches qui étaient finalement plus accueillantes qu’à l’accoutumée. 

Pour Adam Scott, vainqueur en 2013, qui a joué dans le par (72), il ne faut pas être dupe. « Au fur et à mesure, les greens vont sécher de plus en plus. » 

Le premier à se réjouir de ce parcours fut bien le leader « J’ai joué dans ma zone. C’est bien l’un des meilleurs tours que j’ai joué dans ma vie. J’ai très bien démarré, ce qui n’est pas le plus simple sur ce tournoi. » 

Poursuivant « C’est vraiment sympa de tirer un score de 64 à Augusta. Je prendrai bien trois scores similaires dans les jours à venir. » 

Ernie Els, à 45 ans, quatre fois vainqueur en majeur, et engagé pour la 21ème fois au Masters a commenté la performance du jeune prodige américain « C’est une belle histoire. Jordan a 21 ans, mais quel joueur ! Vous ne pouvez pas imaginer que ce golfeur ne puisse pas remporter de majeurs. Je pense qu’il est de loin le garçon le plus équilibré que j’ai jamais vu. » 

Poursuivant « Il a cette ténacité et ce fighting spirit nécessaire aux grands champions, et en plus, c’est vraiment un gamin sympa. J’aime beaucoup jouer avec lui. » 

Spieth a joué tous les coups à fond 

Avec la perspective d’un score en record en majeur, Jordan Spieth a véritablement joué tous les coups à fond, comme par exemple son approche au 14 qui toucha le mat pour s’immobiliser à quelques centimètres du trou, lui laissant un petit putt pour birdie, et passer à moins huit sous le par.

Tellement en verve, il « flya » le green du 15 (un par 5) sur son deuxième coup, pour finalement commettre un trois putts bêtes après son pitch, et pour sortir du trou avec un bogey. 

Quelle première carte pour Spieth !

Plus tard en salle de presse, il admit que la perspective de faire un eagle, et de passer en moins dix lui a traversé l’esprit. 

« Je n’ai jamais joué moins dix dans ma carrière professionnelle. Evidemment, le faire ici aurait été très spécial pour moi. » 

Un favori déjà logique 

Jordan Spieth a beau être très jeune, il compte déj deux victoires sur le PGA Tour, et se classe actuellement, numéro 4 mondial au rankings de l’OWGR. 

Sur les huit derniers tournois auxquels il a participé, il a complété six top-7, et mieux, sur ses trois derniers départs, il a remporté le Valspar Championship, terminé deuxième du Valero, et terminé en play-off la semaine dernière au Shell Houston Open, battu de peu par JB Holmes. 

Autant dire qu’il est arrivé au Masters avec le plein de confiance, et un jeu au top niveau. 

De quoi impressionner un autre texan, le double vainqueur du Masters, Ben Crenshaw, qui ne s’est pas privé de raconter sa première rencontre avec le jeune homme : « Je l’ai regardé, et il m’a regardé et je me suis dit que j’avais en face de moi, Wyatt Earp, ce cowboy spécialiste des duels. » 

Vantant le fait que Spieth est un battant, Crenshaw qui dispute son 44ème et dernier Masters ajouta « Il semble vraiment parfait. » 

Maintenant Crenshaw est aussi conscient que le plus difficile commence pour le jeune homme. 

Etre en tête du Masters dès le premier tour suppose beaucoup de pression pour aller jusqu’au bout. 

Ce que sait déjà très bien, Jordan Spieth qui admet qu’il est souvent difficile de bien dormir ici. 

Auteur d’un dernier birdie sur le 18, le leader a aussi reconnu qu’il avait beaucoup appris de son expérience 2014. 

Coïncidence ou pas, le dernier golfeur qui a pris les commandes du Masters dès le premier tour pour finalement l’emporter n’est autre que Ben Crenshaw en 1984. 

Il démarra par un 67. 

Trevor Immelman a plus récemment été ex-aequo à la première place en 2008 avec un premier tour en 68. 

Plus fort qu'en 2014 ?

L’an passé, Jordan Spieth s’était déjà mis dans la position de se battre pour la victoire au Masters en jouant dans le dernier groupe avec le futur vainqueur, Bubba Watson. 

Depuis qu’il joue le Masters, il n’avait jusqu’à présent jamais réussi à jouer moins de 70. 

Un 72 sur le dernier tour lui avait suffi pour terminer à la deuxième place en 2014. 

Plus fort qu'en 2014 ?

Ce jeudi, il aura à minima démontrer qu’il est en progrès, et de plus en plus près de remporter sa première veste verte. 

Si jamais, il venait à remporter le tournoi en créant en plus un écart substantiel avec ses rivaux, il pourrait rappeler un certain Tiger… 

D’ailleurs le retour de Tiger Woods à la compétition après son break de deux mois avec le PGA Tour a aussi été un des faits marquants de cette première journée. 

Woods qui a déjà remporté quatre vestes vertes mais plus aucune depuis 2005, n’a pas montré de signes de défaillances au chipping, et comme cela avait pu être le cas en début d’année, le forçant à se déclarer non apte pour jouer des tournois. 

Démontrant un petit jeu en net progrès, Woods a toutefois connu quelques difficultés au driver. 

Son score de plus (73) pourra lui servir de point de repère pour la suite de la compétition. 

Il sera sans doute trop juste pour se mêler à la bataille finale, surtout si Spieth ne flanche pas, mais sa présence à un niveau tout à fait acceptable est rassurante pour la suite de sa saison.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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