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Jim Furyk gère son avance en tête du WGC-Bridgestone Invitational 2012

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Pour le compte du 2nd tour du WGC-Bridgestone Invitational, l’américain Jim Furyk conserve la tête du tournoi, en faisant encore partie des meilleurs joueurs de la journée (carte de 66), et vise la victoire dimanche, pour espérer prendre une des dernières places qualificatives pour la Ryder Cup de septembre à Medinah.

Furyk-Woods : trajectoires opposées

Pour Jim Furyk, il s’agit de son meilleur début de tournoi de l’année 2012 alors qu’à l’opposé, il s’agit du plus mauvais départ depuis 4 mois, pour le numéro deux mondial et numéro un de la FEDEX CUP, Tiger Woods.

La trajectoire des deux hommes est radicalement inversée. Le premier n’est pas certain de faire partie de l’équipe de Ryder Cup américaine et n’a jamais remporté ce WGC disputé Akron dans l’Ohio.

Le second a déjà remporté cette épreuve à sept reprises, et est le leader au classement des joueurs qualifiés pour la Ryder Cup !

Jim Furyk ne fait pas forcément une mauvaise saison, mais il a manqué des occasions de victoires et notamment à l’US Open plus tôt dans la saison.

Auteur hier d’une bonne seconde journée de golf, l’américain a pu compter sur son putting et des sauvetages de par à l’aide de belles sorties de bunker parfaitement maîtrisées.

Avec une carte de 66, il ajoute quatre coups à son total de la veille pour se situer déjà en -11 sous le par !

Avec un tel score, on pourrait le croire nettement en tête des scores au leaderboard, pourtant un jeune espagnol l’a pris en chasse.

Les hommes en tête du leaderboard

Le chasseur de "Furyk" n'est autre que le jeune Rafael Cabrera-Bello qui se trouve à seulement 2 coups de Furyk.

La meilleure performance du jour n’est pourtant pas venu des deux hommes en tête mais du sud-africain, Louis Oosthuizen, vainqueur du British Open 2010, qui rentre au club-house avec une carte de score de 65 pour remonter à la 3ème place, juste devant un des hommes en forme sur le PGA Tour cette saison, Jason Dufner à -7 total.

Autant Tiger Woods avait bien joué jeudi sans pouvoir rentré les putts, autant sa partie de vendredi a été erratique dans le jeu.

Sur les 9 trous du retour de la veille il avait déjà égaré trois coups et a commencé sa journée du vendredi en sortant directement un driver dans le bunker du trou numéro 10 pour commencer par un bogey !

Ce premier tour a été à l’image de toute sa partie du jour.

A la sortie du parcours, l’américain concédait que taper bien dans la balle ne suffisait pas et que son putting n’était pas satisfaisant.

La sortie de bunker du jour est à mettre au crédit de Ted Potter Jr

Les belly-putters en question sur le PGA Tour

Prenons un instant pour nous arrêter sur ce sujet : Tiger Woods est désormais un des rares joueurs à ne pas utiliser de belly-putter et auparavant, il faisait partie des meilleurs putters du monde.

Une partie de l’écart qui a été comblée par ses poursuivants vient du putting et comme par hasard de l’émergence de nouveaux golfeurs utilisant un belly-putter !

Une question ? Keegan Bradley, Webb Simpson et dans une moindre mesure, Ernie Els auraient-ils gagné un majeur sans utiliser un belly-putter cette année ?

Tiger Woods n’aurait-il pas gagné encore plus de tournois depuis son retour si les belly-putters n’étaient pas interdits ?

Il semblerait que l’avantage conféré par les belly-putters nous invite à modérer nos propos concernant les relatives contre-performances des golfeurs n’utilisant pas de belly-putters, en attendant la décision fin 2012 de l’USGA et du Royal & Ancient.

Toujours à propos de putter, Phil Mickelson a tenté justement un changement de putter pour essayer de retrouver un peu de consistance dans son putting.

Le résultat est un peu meilleur sans être encore spectaculaire. 28ème vendredi soir, il a sorti une carte de score de 69 pour remonter 13 places.

Depuis plusieurs semaines, Mickelson est l’ombre du meilleur joueur du monde au milieu des années 2000 ! Il semble même décrocher par rapport aux meilleurs joueurs actuels. La faute au fait de ne pas utiliser un belly-putter ?

Sans doute pas, quand on suit sa partie d’hier, on peut constater que l’américain fait pleuvoir les drives en dehors des fairways, l’obligeant à des « recovery » incroyables pour prendre le centre des greens et se laisser de très longs putts.

La course à la place de numéro un mondial de golf

Concernant sa performance au WGC-Bridgestone Invitational, Tiger Woods n’est pas encore hors course, mais il lui faudra sortir un gros week-end pour revenir seulement dans le top-10.

Tiger Woods avec un score de 142 se trouve à 13 coups de la tête sur un tournoi qu’il n’a jamais terminé au-delà de la cinquième place en 11 participations.

Alors que de son côté, l’actuel  numéro un mondial, Luke Donald ne devrait pas avoir trop de souci à se faire pour conserver sa place de numéro un mondial encore quelques semaines.

L’anglais est très en forme sur cette 3ème manche des championnats du monde avec deux carte de 66 et 69 qui le positionne en 6ème place et en position d’attaque pour aller chercher la victoire ce week-end.

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L’impact des conditions météo sur le jeu de Jim Furyk

Dans des conditions chaudes, même le matin, les greens ainsi que les fairways du parcours de Firestone GC à Akron en plein milieu des Etats-Unis (Ohio) sont des patinoires et les balles de golf courent vite !

Jim Furyk a aussi parfaitement tiré parti de l’air chaud ambiant pour porter encore un peu plus ses balles sur le parcours, à l’image de son drive de 339 mètres au départ du 18, qui lui laissé derrière une petite approche lobé au sandwedge sur son second coup sur un trou qui mesure 424 mètres de long !

C’est intéressant de constater la philosophie de l’américain au départ d’un trou « Je vous avoue que je ne regarde pas spécialement la longueur d’un trou sur la carte de parcours avant de jouer mon drive, je cherche juste à être le plus long possible et sur le fairway ».

En revanche, si jamais il pleut ce week-end à Akron, Jim Furyk pourrait bien adapter sa stratégie de jeu en conséquence.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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