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Jeff Brunski : « Nous développons d’abord des clubs de golf pour les amateurs. »

Jeff Brunski : « Nous développons d’abord des clubs de golf pour les amateurs. »

A l’occasion du déplacement Carlsbad, en Californie, j’ai eu le privilège de rencontrer les meilleurs ingénieurs officiant chez les plus grandes marques de matériel au monde, dont Cleveland, Srixon, XXIO. Jeff Brunski, directeur de la recherche et développement du groupe, star du business, accompagné de plusieurs membres du staff, a répondu à toutes mes questions, sans en éluder une seule. En exclusivité pour un média golf français, découvrez le contenu de cet entretien sans fausses complaisances.

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Quand vous interviewez un ingénieur dans le domaine du matériel de golf, un secteur hautement concurrentiel, et pratiqué par une poignée d’hommes (les femmes sont rares), vous sentez toujours la double passion (celle pour le golf, et celle pour l’ingénierie).

Il arrive pourtant que certains se montrent plus réservés, ou d’autres plus dans la confidence. Pour autant, ils essaient de ne pas vous dévoiler tous leurs secrets...

Interroger ceux qui imaginent et conçoivent les clubs de golf présente un intérêt : Vous ne parlez pas de marketing, mais bien du fond !

Je tiens à rendre hommage à mon interlocuteur, Jeff Brunski, car nous avons passé plus d’une heure ensemble, n’ayant sans doute jamais été interrogé par un média français auparavant, il n’imaginait peut-être pas qu’il passerait autant sur le « grill ».

Vous comprendrez aisément que je n’avais pas parcouru autant de kilomètres entre la France et la côte ouest des Etats-Unis pour poser des questions cosmétiques.

Sans jamais tomber dans la provocation, j’ai toujours cherché à poser au fond les questions que bons nombres de golfeurs éclairés peuvent se poser. Proposez-vous vraiment plus de performance ? Quelle est la part de marketing, et la réelle part d’inventivité ?

Comment gérez-vous la particularité de marier trois marques au niveau de votre travail de recherche et développement ? Faites-vous des partages d’expériences entre Srixon, Cleveland et XXIO ?

Ce qui réunit toutes nos marques, comment nous combinons toutes nos ressources de développement, de recherches, d’innovations, c’est quand nous trouvons un nouveau matériau qui est plus résistant pour faire de meilleures rainures, une meilleure face… bien entendu, nous pouvons l’utiliser sur un fer Srixon ou sur un wedge Cleveland.

Avec XXIO en particulier, nous faisons des recherches sur le swing des joueurs amateurs, nous faisons beaucoup de tests alors qu’avec Srixon, nous utilisons beaucoup les feedbacks que nous pouvons avoir des joueurs professionnels.

Le challenge consiste à réunir toutes ces sources d’informations.

C’est un avantage de pouvoir compter sur deux complexes de recherche et développement au Japon, et aux Etats-Unis.

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Notre équipe au Japon peut avoir accès à une grande base de données de vitesses de swings plutôt lentes, mais pas nécessairement aux swings de golfeurs occidentaux.

Quoi qu’il en soit, nous faisons beaucoup de partages d’informations. Nous travaillons en étroite collaboration.

Justement, comment arrivez-vous à marier les deux cultures, japonaises et américaines ?

Au niveau culturel, c’est une véritable expérience et un apprentissage.

Par exemple, les américains aiment rentrer dans une réunion, discuter d’un sujet, et sortir avec un résultat ou une décision. A l’inverse, les japonais rentrent en réunion ayant déjà pris la décision ! La réunion servant surtout à confirmer la décision prise.

A l’évidence, il y a des différences.

Concernant les produits mis sur les différents marchés, les personnes qui travaillent dans ce building vont effectivement être plus concernées par l’esthétique, et le niveau d’attente technique espéré de ce côté du Pacifique.

Toutefois, j’aimerai préciser que la créativité et l’innovation peut venir de n’importe où. Ce n’est pas une question de localisation. Nous avons des ingénieurs ici aux Etats-Unis. Nous en avons au Japon.

XXIO est effectivement une marque plutôt développée au Japon parce que le produit fonctionne très bien là-bas, et rencontre un franc-succès. Il est normal que l’équipe japonaise gère l’ensemble de la ligne.

Notre équipe aux Etats-Unis gère complètement Cleveland pour les mêmes raisons. Cleveland est une marque reconnue aux USA.

Enfin, Srixon est beaucoup plus le fruit d’un travail en collaboration.

Le marché des fers se divise de plus en plus en plusieurs catégories, les fers improvments, et les fers players, mais aussi les clubs oversized par rapport aux standards, en tant qu’ingénieur, comment percevez-vous l’évolution et la segmentation de l’offre ?

Je partage ce point de vue. Justement, l’approche que nous avons développée avec Srixon consiste à vraiment se concentrer sur ce que l’on appelle « game improvment » tout en ne perdant pas de vue la meilleure esthétique possible pour un club de golf.

Cependant, effectivement, il y a une tendance vers de plus en plus de clubs « super improvment », et sans doute des opportunités pour développer de nouveaux produits.

Bien que l’on voie apparaître un certain nombre d’artifices sur certains clubs, comme par exemple des « slots » sur ou sous les faces, je ne crois pas que les amateurs seront aider à mieux jouer au golf en gagnant un peu de distance avec les fers. Au contraire, je pense qu’il faut des clubs qui portent rapidement la balle en l’air, et qui soient surtout très tolérants.

Je pense qu’il y a encore pas mal d’opportunités pour développer des produits intéressants.

Avec des lofts plus fermés et des semelles plus larges, n’est-ce pas un objectif de XXIO que de justement proposer plus de distance, en particulier pour les golfeurs qui ont des vitesses de swings plus lentes ?

Comme évoqué précédemment, c’est sans doute la plus grosse tendance observée sur ces cinq dernières années.

Les lofts deviennent de plus en plus puissants. Un fer 6 d’aujourd’hui ressemble de plus en plus à un fer 5 d’hier.

Dans ce contexte, la vérité c’est que XXIO est d’abord capable de faire un produit qui permet de lancer la balle dans les airs.

Pour beaucoup d’amateurs, c’est le premier point critique pour faire de la distance. Il faut augmenter l’angle de lancement, et c’est ce pourquoi ces clubs ont été dessinés.

Nous avons à la fois travaillé sur la vitesse de balle et l’angle de lancement pour augmenter la distance.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que la majorité des marques comme TaylorMade, Titleist ou Callaway conçoivent d’abord des clubs pour les golfeurs qui jouent sur le tour ou disposant de vitesses de swings très élevées, pour ensuite essayer de les adapter aux golfeurs amateurs avec des vitesses plus modérées.

La démarche de XXIO est exactement inverse.

Nous regardons d’abord quels sont les besoins du swing de golf moderne pour un amateur ! C’est une approche complètement différente.

Considérez-vous que ce soit un avantage pour une marque de fabriquer à la fois les têtes, mais aussi les shafts dans le but de les assembler ?

Oui, c’est assurément un avantage. Nous sommes la seule marque à être propriétaire de notre propre fabrique de shafts.

C’est particulièrement précieux quand vous essayez de concevoir des clubs légers, très bien équilibrés.

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Si vous voulez faire des clubs pour des joueurs professionnels, il y a beaucoup de fabriques qui font de très bons shafts.

Il faut savoir que ces manufactures se font un nom dans le business par l’intermédiaire des pros qui jouent leurs produits sur le circuit professionnel.

Notre usine n’est pas concernée par ce besoin d’être joué sur le tour pour être reconnue.

Nous sommes beaucoup plus intéressés par le fait de produire des manches légers, très bien équilibrés, et surtout adaptés aux joueurs amateurs.

Beaucoup de marques revendiquent clairement le fait de produire des clubs pour les meilleurs joueurs en vue de les commercialiser ensuite pour tous les golfeurs. Les amateurs semblent très friands des rubriques « What’s in the bag ? » Pourtant, il est avéré que les amateurs n’ont pas intérêt à jouer les mêmes clubs que les pros. Comment pourriez-vous contribuer à changer cette façon de consommer le matériel de golf ?

Je pense que c’est justement ce qu’a réussi à faire XXIO au Japon, jusqu’au point d’être la marque la plus vendue.

Le consommateur japonais est beaucoup moins concerné par ce qui est joué sur le tour par les professionnels.

Comment y parvenir aux Etats-Unis ? Je crois que cela s’est déjà produit notamment au sujet des balles à faibles compressions, des putters maillets, des hybrides…

Des produits dont on disait qu’ils ne seraient jamais joués sur le tour, et en fait, aujourd’hui, ils sont de plus en plus joués sur le tour.

Donc, en soit, cela se produit, mais je crois que pour convaincre les golfeurs, il faut surtout leur mettre les produits dans les mains, et leur démontrer la performance effective pour eux.

Nous avons justement eu beaucoup de succès dans la démonstration de nos produits « improvments » au cours de ce que nous appelons nos « scoring clinics ».

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Ce qui est vraiment important, c’est que le golfeur puisse réellement constater le bénéfice proposé.

Je ne sais pas comment on peut faire cela à une plus grande échelle, mais au cas par cas, cela fonctionne.

Au sujet des balles de golf, TItleist revendique le fait d’être la marque qui a déposé et possède le plus grand nombre de brevets. Comment Srixon peut proposer des balles de golf aussi performantes sans posséder le même nombre de brevets ? En quoi, les brevets sont-ils déterminants dans le processus qualité d’une balle de golf ?

Je ne sais pas si Titleist est numéro un pour les brevets déposés et si nous sommes prêts du chiffre évoqué. En revanche, ce que je sais… c’est que les brevets n’égalent pas la technologie. Vous pouvez déposer quantité de brevets complètement inutiles.

Il faut savoir que quand Nike a décidé de quitter le business, ils ont proposé à la vente le portefeuille de leurs brevets sur les balles.

Plus important que les brevets, ce qui compte, c’est ce que vous en faites. Concernant la balle, beaucoup de sujets peuvent être adressés avec un seul brevet.

Si vous le souhaitez, vous pouvez les séparer en plusieurs brevets… c’est juste plus coûteux à faire enregistrer.

Vous voulez dire que c’est plus un moyen de communiquer ?

Je pense que pour des entreprises d’envergures ou cotées, il est important de valoriser les actifs de la société auprès des actionnaires.

Il est important d’affirmer que votre portefeuille de brevets est le meilleur de l’industrie…

Cependant, ce n’est pas le plus pertinent pour proposer de la performance auprès des amateurs.

Petite guerre ou mesquinerie entre TaylorMade et Titleist, les uns accusent les autres de ne pas changer les balles tous les deux ans, comme annoncée, qu’en-est-il chez Srixon quand vous lancez une nouvelle balle sur le marché ? Est-ce un produit réellement amélioré par rapport à la version précédente ?

Il est certain que nous progressons ou améliorons nos balles de manière incrémentale.

Effectivement, il faut être un vraiment très bon joueur pour voir les gains de quelques mètres que peuvent permettre nos balles.

Si vous prenez notre ancienne Z-Star, et la nouvelle Z-Star, et que vous tapez ne serait-ce que deux shots sur le practice, vous pourrez voir la différence.

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En fin de compte, Titleist fait une très bonne balle de golf. Nous faisons une très bonne balle de golf. Dans les deux cas, nous progressons « step by step ». C’est certes parfois difficile à lire, mais, oui, nous progressons.

Le niveau de jeu moyen des amateurs est autour d’un index de 28 (carte de score de 100). Ce n’est pas vraiment différent du niveau constaté dix ans plus tôt. Pourtant, le matériel de golf est censé s’être amélioré dans ce laps de temps. Pourquoi n’y a-t ’il pas un lien de cause à effet plus évident, et que pourriez-vous faire pour aider les amateurs à mieux jouer ? A l’inverse, il semble que sur le tour, de plus en plus de golfeurs sont capables de scorer de plus en plus bas, parfois même moins de 60.

Je ne suis pas tout à fait en accord avec ce constat. L’USGA vient de publier un rapport laissant penser que la distance sur le tour n’a pas franchement progressé, ce qui ne me surprend pas.

Ces joueurs sont si bien préparés… ils utilisent des clubs parfaitement adaptés… Maintenant, si vous prenez un golfeur amateur, que vous lui proposez un bon fitting avec de meilleurs produits, il va obtenir de la progression.

En revanche, je crois que nous avons une sorte d’angle mort dans notre profession, laissant penser qu’une nouvelle technologie au driver peut simplement tout régler.

Au contraire, les amateurs auraient besoin d’emmener plus de wedges dans leurs sacs.

Concernant cette mesure qui est faite sur le niveau des golfeurs, je crois que cela ne prend pas assez en compte l’évolution démographique des golfeurs.

Le fait que les golfeurs amateurs vieillissent n’aide pas, de même que les débutants plus jeunes mettent aussi du temps à progresser…

Il y a bien d’autres éléments variables que le matériel de golf qui peuvent expliquer cette relative stabilité.

Sur le tour, ils continuent à tester de nouvelles technologies tandis que l’USGA se veut le garant du respect de l’esprit du jeu.

A ce propos, votre métier consiste à proposer des améliorations visant à faciliter la vie des golfeurs, et pourtant l’USGA ou le R&A agissent de sorte à vous brider, comment gérez-vous cette situation paradoxale ? Comment arrivez-vous à faire la synthèse ? D’autant que l’argument du législateur « one game for everybody » citant les pros et les amateurs ne supporte pas réellement la réalité du jeu de golf.

D’un point de vue R&D, je ne me sens pas très à l’aise pour répondre sur cette question qui aborde un sujet bien plus vaste que la seule technique de production.

Si demain, on nous demandait de faire des clubs qui lancent encore plus haut, nous serions quoi faire pour y parvenir.

Bien entendu, nous voulons que le jeu se développe, qu’il y ait plus de golfeurs, que les gens s’amusent plus, qu’ils ou elles scorent mieux…

D’un point de vue ingénieur, c’est facile de répondre à ces questions, et ce, quel que soit le type de clubs (drivers, fers, wedges, balles…)

L’USGA affirme que son rôle est de développer le jeu et le nombre de pratiquants, mais visiblement pas par le moyen du matériel.

Je ne sais pas combien de temps cette position pourra tenir si la population des golfeurs venait à décroître encore plus fortement ou si d’autres compagnies venaient encore à quitter le business.

D’ailleurs, je suppose que quand une entreprise quitte le business, d’autres pourraient suivre son exemple.

Nike qui a arrêté, Adidas qui veut vendre TaylorMade, vos marques qui sont 100% dédiées au golf… Comment voyez-vous l’avenir du marché du matériel de golf ?

Nous concernant, nous distinguons beaucoup d’opportunités pour nous développer, que ce soit aux Etats-Unis, le principal marché au monde, ou en Asie.

Il y a vraiment beaucoup d’opportunités de développement devant nous, en restant bien dans la vente d’équipements pour le golf. Nous sommes très bien établis au Japon. Nous avons de bonnes marges de progressions aux USA, et ailleurs.

Qu’est-ce que pourrait-être la prochaine grosse révolution dans le domaine des équipements ?

Comme on a pu le voir lors du dernier PGA Merchandise Show, il y a de plus en plus de capteurs, et d’outils de mesures.

Pour un golfeur d’index 20, il y aura de plus en plus de possibilités de taper de meilleurs coups avec un équipement adapté, de savoir ce qu’il a fait, de pouvoir l’analyser, et ensuite corriger.

Les outils de mesures et les start-ups qui vont avec vont certainement prendre de plus en plus d’importances dans les années à venir.

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On le voit de toute façon avec Flightscope, Trackman ou Foresight, ces sociétés qui produisent des launch monitor, qui prennent chaque année des stands de plus en plus importants.

La prochaine révolution sera sans doute de tout connaître de son swing pour mieux le dominer, et en fait mieux jouer.

A propos de cette technologie connectée, est-ce que c’est justement quelque chose sur lequel vous êtes en train de travailler ?

Nous avons déjà des outils dédiés au fitting. Nous avions justement une réunion cette semaine à ce sujet pour voir comment continuer dans cette direction.

C’est clairement le métier d’une cellule recherche et développement d’étudier toutes les technologies, d’en comprendre les bénéfices, d’anticiper, et de voir comment en tirer parti.

Toujours concernant l’avenir, pourriez-vous encore trouver de nouveaux matériaux pour améliorer les clubs de golf ?

Il y a toujours des possibilités d’améliorer les produits. Il y aura toujours des progrès concernant les matières employées. Nous en distinguons déjà. La seule limite, c’est que pour l’instant, elles sont trop chères pour être utilisées…. Pour l’instant !

Si nous prenons l’exemple des fers XXIO qui utilisent différents matériaux très évolués comme un titane haute résistance ou du tungstène en plus de l’acier, cela se retrouve dans le coût de fabrication.

Même question pour les balles, en particulier les XXIO, qui sont beaucoup plus chères que le reste du marché ?

Le processus de fabrication est la principale explication. Vous pouvez toujours fabriquer un ou deux exemplaires d’un produit, mais le vrai défi, c’est d’en faire un million.

Le fait d’avoir nos propres unités de productions nous permet à la fois de faire de la recherche, et aussi de produire.

En plus des ingénieurs et groupes de travail chez Srixon ou XXIO, nous avons aussi des ingénieurs qui travaillent la question de la balle de golf au sein de la maison mère, Sumitomo.

S’agissant des putters Cleveland, et en particulier des inserts, certains de vos concurrents argumentent sur l’avantage procuré par cet élément versus les putters sans inserts, quelle est votre position ?

Les inserts peuvent apporter plusieurs avantages au putting. Le premier consiste à modifier le MOI du club, et rentre le putter plus tolérant sur les coups décentrés.

Néanmoins, je considère que le centre de gravité et le loft d’un putter jouent toujours un plus grand rôle dans la performance d’un putter, et par exemple sur le spin, ou le contrôle de la vitesse de balle.

A l’autre bout du sac de golf, le nouveau driver muni du ripple effect, le Z565 que nous avons testé sur jeudegolf.org n’est pas apparu aussi tolérant que le précédent driver Srixon, le Z355, notamment au niveau du smash factor, pourtant, j’imagine que vous essayez d’améliorer vos produits d’année en année ?

La façon dont nous mesurons le smash factor dépend majoritairement des points de contacts avec la balle. Or, nous savons que ces points de contacts sont répartis un peu partout sur la face.

L’idée la plus importante consiste à améliorer le COR.

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Il y a beaucoup d’éléments qui interviennent dans la conception, et la performance d’un driver. Pourtant, nous essayons de synthétiser cette performance avec un seul chiffre, le smash factor.

Cela a le mérite d’être un objectif, simple, clair et précis à atteindre. Je ne sais pas si les autres marques ont adopté le même procédé. Pour le consommateur, c’est plutôt une mesure simple et compréhensible pour distinguer les différents drivers.

J’aurai pensé que juger un driver sur ce seul argument aurait pu être réducteur ?

Le smash factor est la représentation la plus précise pour déterminer la performance d’un driver.

Pour un certain profil de golfeur (fonction de l’index et de la vitesse de swing), nous savons où ils tapent sur la face du driver. Notre mission consiste à maximiser le smash factor tenant compte de ce point.

Vous pouvez y parvenir en travaillant sur l’épaisseur de la face, le MOI, et aussi avec la Wave Technology.

Partant de là, nous essayons aussi de travailler sur la structure, la construction de la tête, et des nouveaux matériaux.

Sur ce simple objectif, nous pensons que nous pouvons battre tous nos concurrents.

C’est comme cela que nous procédons, et je ne pense pas que cela soit très différent de votre façon de faire les tests. Cependant, je ne sais pas pourquoi vous avez trouvé des résultats plus bas.

Par rapport à vos tests, et les différences trouvées entre le Z355 et le Z565, sachant qu’il y a toujours une petite tolérance de fabrication entre différents clubs, peut-être avez-vous testé par chance le plus performant des Z355, et par malchance le moins performant des Z565.

De notre côté, nous croyons fermement dans la qualité de nos processus de fabrications. Par rapport à des tests, il y a toujours beaucoup de variables qui peuvent jouer comme par exemple la torsion du shaft, l’angle d’attaque, la vitesse de swing…

Les médias, en particulier aux Etats-Unis, ont beaucoup de difficulté pour tester correctement les produits, y compris Golf Digest quand ils font leur Hot List. Ils n’ont pas toujours accès à un launch monitor, ou alors, les essais sont réalisés en indoor, de sorte que les résultats de la balle sont des calculs. En résumé, ce n’est pas un exercice simple.

Posté par le dans Interviews
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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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Invité 24/06/2017

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