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Posté par le dans Insolites sur le golf

Impact positif de la filière golf sur l’économie d’un pays!

Sponsor et golf font bon ménage ! L'industrie US s'en porte pour le mieux.

Les majeurs de golf masculin sont terminés, et il faudra attendre 2014 pour savoir si Tiger Woods pourra en gagner un quinzième, mais pour autant la saison de golf professionnel entre dans une phase de l’année qui rime avec dollars, ceux des play-offs de la Fedex Cup.

Avec près de 67 millions de dollars à distribuer pendant les quatre tournois de play-off (Barclays, Deutsche, BMW et Tour Championship), la campagne 2013 est comme les années précédentes…fortement rémunératrices.

L’an passé, l’américain Brandt Snedeker avait surpris son monde en remportant la coupe, et au passage un joli chèque de 12,5 millions de dollars pour finalement seulement 16 jours de travail, le tout supporté par des sponsors comme le constructeur automobile BMW, les banques Barclay’s et Deustsche, et enfin le géant Coca-Cola.

Des chiffres sans rapports avec le fait que les Etats-Unis sortent à peine d’une importante phase de récession, et pourtant vous seriez peut-être surpris de l’impact du golf sur l’économie d’un pays, qui fait face à une dette abyssale de 17 000 milliards de dollars, et qui ne cesse de croître.

Ainsi, la fondation World Golf a récemment estimé que le secteur golf a généré près de 68,8 milliards de dollars en produits et services aux Etats-Unis sur l’année 2011, avec un impact total sur l’économie américaine de 176,8 milliards de dollars !

L’industrie du golf a donc un impact sur l’économie américaine supérieur à bien d’autres loisirs sportifs ou culturels.

Le golf est donc plus qu’une institution dans le premier pays golf du monde ! Il emploie deux millions d’américains pour une masse salariale équivalente à 55 milliards de dollars.

Pourtant quand on interroge les internautes sur les travailleurs du golf, leurs réponses se bornent souvent Tiger Woods ou Phil Mickelson.

En fait, il résonne seulement par rapport au sommet de la pyramide !

En oubliant que le golf crée beaucoup d’emplois de toutes sortes qui permettent à beaucoup de gens de faire vivre leurs familles.

Serveurs, cuisiniers, intendants, jardiniers, cadets, enseignants, hôtesses d’accueil…beaucoup de jobs qui sont en fait le cœur vivant de l’industrie du golf.

La profonde récession de 2008 a porté un coup au business, mais il semblerait que le secteur du golf remonte peu à peu la pente, même si on est encore loin des 76 milliards de dollars générés par le secteur en 2005.

L’économie du golf peut compter sur un supporter de premier ordre

Les chiffres du secteur n’échappent pas à un homme en particulier, très soucieux de redresser l’économie de son pays, et en plus passionné de golf : le président des Etats-Unis, Barack Obama en personne.

De lui, on dit qu’il passe plus de temps sur les greens qu’en réunion au Congrès, et qu’il résout plus de dossiers sur les greens que dans son bureau ovale de la Maison-Blanche.<

En février dernier, il s’est illustré en disputant un 18 trous avec Tiger Woods, et passé la majeure partie de ses vacances sur le parcours de Martha’s Vineyard.

Bien qu’en France, on jugerait totalement indécent que le président Hollande joue au golf, plutôt que de trouver des solutions au chômage de masse.

Au contraire, l’industrie du golf américaine considère que le Président Obama sert les intérêts du secteur.

Par exemple, si on considère que le président des Etats-Unis d’Amérique est l’un des hommes les plus occupés de la planète, et probablement accaparé par un des métiers les plus difficiles au monde, le fait qu’il trouve le temps de jouer au golf est plutôt un bon signal envoyé à des millions de travailleurs.

Le fait qu’il essaie de jouer à chaque fois qu’il en a l’occasion démontre aussi toute la magie de ce sport.

Pour le golf US, le fait de compter le Président Obama, parmi ses fans est clairement un avantage pour défendre les intérêts de la filière à Washington.

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire de la première puissance mondiale, et premier pays golf au monde, ce sport n’a pas que des adeptes dans les couloirs du congrès américain.

Certains sénateurs aimeraient que l’industrie paie beaucoup plus de taxes fédérales.

Selon le magazine Forbes, en 2012, le PGA Tour aurait versé près de 130 millions de dollars en œuvre de charité, mais la plupart de ces sommes ont en réalité été versés à la fondation World Golf, dont l’objet est en fait de promouvoir la pratique du golf…

Et notamment le fait que le golf ne soit pas seulement une activité réservée à une élite de golfeurs très riches.

Pas sûr que les dotations faramineuses proposées par les tournois du PGA Tour et de la Fedex Cup aillent tout à fait dans ce sens, pourtant pour les capitaines du business golf, elles ont bien une utilité.

Dépenser beaucoup pour gagner beaucoup 

Cette année, plus de 30 tournois du PGA Tour ont donc distribué des dotations aux vainqueurs supérieurs 1 million de dollars, quand dans le même temps, le tour européen a perdu plusieurs dates à son calendrier, en raison de la crise économique.

Pour les défenseurs du système «  Plus les gains en tournois sont importants, et plus cela injecte d’argent dans l’économie du golf. ».

En quelque sorte, une façon de ressentir la vitalité du secteur, surtout quand on voit toutes ses marques qui veulent s’associer au golf.

Il y a donc deux économies du golf à prendre en compte quand on veut analyser l’impact de ce jeu sur un pays :

    Une économie participative liée aux parcours de golf qui essaient d’attirer des golfeurs pour qu’ils jouent le plus possible.
  • Une économie divertissante liée aux compétitions du PGA Tour faisant la promotion du jeu.

Et les deux sont fortement liées ! Plus on renforce la promotion du jeu, et plus on accroît l’intérêt des amateurs pour imiter les pros.

Avec presque 30 millions de golfeurs et golfeuses aux Etats-Unis, le pays le plus endetté au monde démontre que malgré la crise, le golf business est un des moteurs de l’économie, et la passion des américains pour ce sport, le met à l’abri des soubresauts récessifs, et ce dernier le rend bien à l’économie.

Comme quoi le golf était déjà connu pour être le sport d’une vie, il est aussi une puissance économique et politique.

A quand le même constat en France…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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