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HoleMorePutts : Quelle marge de tolérance dans la mesure des putts?

HoleMorePutts : Quelle marge de tolérance dans la mesure des putts?

Deuxième sujet consacré à la tablette HoleMorePutts avec en complément l’intervention de Robert Slade-Baker, directeur du marketing produit de la société, spécialement venu à Lyon pour nous rencontrer et répondre aux nombreuses questions que nous avons reçu. Comment fonctionne la tablette ? Quelles améliorations ont déjà été apportées ? Comment mieux appairer les différents putters ? Et finalement, quels sont les objectifs de la société et ses prochains projets pour les coachs, les fitters, et les golfeurs ?

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Après la parution de l’article dédié au premier essai de la tablette de putting HoleMorePutts acheté par nos soins pour les besoins de la rédaction, et aussi pour en profiter en vue de l’entraînement hivernal pour moi, ou pour notre consultant Xavier Bretin, Robert Slade-Baker a lu notre article, et souhaité apporter des commentaires supplémentaires.

Cette rencontre a permis de comprendre le fonctionnement interne de la tablette, et sa marge de tolérance.

Mesurer des putts en tenant compte des différents putters

Lors du test, j’ai pris un putter TaylorMade Spider OS qui a la particularité d’avoir une forme de tête très complexe. C’est un maillet assez profilé et avec en plus des ouvertures, des trous qui laissent voir le sol.

De tous les clubs que j’aurai pu utiliser pour tester la tablette, c’est sans doute le pire cas de figure pour le responsable produit de HoleMorePutts.

A cause de ce type de forme, HoleMorePutts a du en partie revoir son mode de fonctionnement.

Le putting est normalement quelque chose de simple.

Un putter a une forme définie, une lame, une demi-lune ou un maillet, et surtout est un club avec une tête pleine qu’un système à base d’infrarouges peut détecter.

Quand le club présente une surface pleine, puis une surface creuse, puis pleine… Les choses se compliquent.

Robert Slade-Baker m’a plusieurs fois au cours de l’entretien invité, sous le ton de la plaisanterie, à changer de putter ! Visiblement, ils ont dû s’arracher les cheveux pour résoudre cette question.

Robert Slade-Baker

Auparavant, pour utiliser la tablette, il fallait appairer chaque putter en utilisant un morceau de caoutchouc fourni avec l’outil pour que l’applicatif le reconnaisse, et prenne en compte sa forme dans le calcul des données que sont l’angle de la face, le point d’impact, le chemin du club, l’angle d’attaque, et la vitesse.

Pour sa venue à Lyon, Robert Slade-Baker est venu avec un nouveau système pour appairer les têtes de putters, et ainsi résoudre la question des formes bizarroïdes.

En effet, quelques jours auparavant, j’avais reçu par la poste un courrier contenant des bandes adhésives à fixer sous le putter pour que la tablette reconnaisse une forme et une seule.

C’est là où il faut rentrer dans le fonctionnement de la technologie infrarouge développée par HoleMorePutts.

Quel mode de fonctionnement ?

Le système a besoin de lumière pour fonctionner ! La meilleure lumière est encore celle qui est naturelle, en extérieur, même quand le ciel est sombre.

Le système fonctionne encore très bien en indoor quand il y a un éclairage normal dans une pièce.

HoleMorePutts est d’abord et avant tout un outil d’entraînement au putting personnel, qui peut s’utiliser sur un putting-green, ou sur un tapis de putting en intérieur.

Le tout, c’est que les capteurs sur la tablette puissent voir le putter se déplacer.

Ces capteurs peuvent capteur plus de 6600 mesures pendant un seconde.

Pour Robert Slade-Baker, tout est une question d’équilibre ! 

« Nous aurions pu mettre des capteurs encore plus puissants sur la machine. Cependant, nous cherchions à produire un outil grand public, et pas une tablette à 5000 euros. Nous aurions pu mettre des capteurs moins coûteux. Nous avons choisi un paramétrage qui donne un coût raisonnable pour un très bon niveau de performance. »

Ajoutant « Notre produit est d’abord destiné aux golfeurs qui ont envie de s’entraîner, et même de s’amuser en s’entraînant. Nous n’avons jamais eu l’idée que des pros ou des clubfitters achètent notre produit. »

Pourtant, la plupart des questions que nous avons reçu, et même mon premier article qui allait dans ce sens, ont émané de pros.

Mesurer la consistance de ses putts

Sur le marché de l’ingénierie du putting, Sam Putt Lab ou Quintic, qui sont basées sur d’autres technologies proposent déjà des solutions pour les enseignants, mais à quel prix !

Entre 500 et 5000 euros, la rentabilité de l’investissement par rapport au prix des leçons est en débat.

« Nous assumons que nous ne fournissons pas un aussi bon produit que Sam Putt Lab ou Quintic à une remarque près ! Nous sommes capables de vous donner notre marge de tolérance ou si vous voulez, marge d’erreur ! Vous ne verrez jamais Sam Putt Lab vous donner cette marge de tolérance. »

Précisant « Si le Sam Putt Lab est plus cher, on imagine qu’il est sans doute meilleur pour la mesure des putts, mais nous avons voulu construire un produit que les gens pouvaient acheter. »

C’est en effet la grosse question qui nous avait été posé à moi ou Xavier, qui a lui aussi testé la tablette, et était présent au cours de l’entretien. Quelle marge d’erreur ?

La marge de tolérance

Comme pour les capteurs, Robert Slade-Baker a devancé la question, et répondu avec du pragmatisme.

Pour l’angle de la face, il assume une marge de tolérance de 0,2 degrés en plus ou en moins, lié aux capteurs. Pour baisser cette marge de tolérance, il aurait fallu multiplier le prix de la tablette. Considérant que cette marge de 0,2 degrés ne doit pas changer votre vie à la fin de la journée (selon ses propres termes), le directeur marketing produit a considéré que le plus important à retenir était la tendance.

Entre une face ouverte à 1 degré ou fermé à 1 degré, oui, il y a matière à faire des commentaires sur des putts manqués à 3 mètres. Une marge de tolérance de 0,2 degrés est considérée comme négligeable.

C’est en tout cas son point de vue.

Idem pour le point d’impact, la marge de tolérance est de 2 millimètres alors que pour la vitesse du putt, cette marge est de 0,1 mètre par seconde.

Concernant l’angle d’attaque, Robert Slade-Baker explique qu’il est mesuré sur environ 5 centimètres avant le point d’impact, entre justement l’impact, et le déplacement du putter.

L’écart entre ces deux positions donnent deux hauteurs, et ainsi, l’outil peut calculer le différentiel, et donc l’angle.

C’est là où justement la question de la lumière se pose, et le problème des putters à formes bizarres.

Un adhésif sous la semelle du putter pour améliorer la fiabilité des données

En plaçant désormais un adhésif sous le putter... adhésif qui est blanc au centre, et noir sur les bords pour une profondeur de deux centimètres, le problème est résolu selon le fabricant, sachant que sur un putter traditionnel, cette question ne se posait pas.

Les infrarouges ont besoin que le putter reflète la lumière, or il en absorbe forcément. Le blanc reflète davantage ou absorbe moins la lumière que le noir.

D’ailleurs, au moment de concevoir la tablette, TaylorMade n’avait pas encore sorti certains putters "all black" qui ont donc posé un problème de fiabilité des données.

J’ai senti que notre interlocuteur avait une petite préférence pour les marques plus traditionnelles comme Odyssey et Scotty Cameron.

Autre grande question pour Xavier Bretin, comment est calculé l’index de putting ?

L'index de putting HoleMorePutts

Le pro imaginait que les 5 mesures n’étaient pas pondérées de la même manière, et par exemple, l’angle de la face plus que le chemin.

Sur ce point, Robert Slade-Baker ne l’a pas démenti sans toutefois donner la formule de calcul exacte et secrète.

Cependant, il a bien voulu nous dire que grosso modo, 70% de la note finale ou index de putting était bien portée par l’angle de la face, et le point d’impact de la balle dans la face.

Le pro irlandais David Kearney a participé au développement de la tablette. C’est une référence dans le domaine du putting en Irlande. On peut imaginer qu’il a donné des observations précises en la matière.

Si HoleMorePutts assume une marge de tolérance, la marque assume de ne donner que 5 mesures sur le putting.

En plus de ces 5 mesures, les capteurs accrochent 26 données supplémentaires qui sont stockées dans la machine, mais pas diffusées à l’utilisateur.

A l’avenir, la prochaine version pourra inclure la distance à parcourir dans le calcul de l’index et la rotation de la face pendant le déplacement.

Oui, le produit est amené à évoluer et se développer, justement pour tenir compte des premiers clients, et des premières ventes.

Quels sont les premiers retours et les prochaines évolutions ?

A ce jour, la société a en fait vendu 400 tablettes dans le monde, et principalement en Europe.

Les Irlandais ne se sont pas encore attaqués au marché américain, et cela devrait être le cas en 2018.

HoleMorePutts ambitionne de lancer une nouvelle tablette, cette fois imaginée spécifiquement pour les coachs.

Soutenu par trois investisseurs (le pool des 3 fondateurs, la société irlandaise ELITE, et le gouvernement Irlandais), HoleMorePutts ambitionne de lancer une nouvelle interface pour sa tablette, cette fois imaginée spécifiquement pour les coachs.

Elle ne coûtera pas plus cher, et fournira plus de données, et notamment la possibilité d’enregistrer plusieurs élèves.

Pour l’instant, Xavier en fait l’expérience avec un groupe de 8 élèves, la tablette a été construite selon un mode individuel.

Il n’est pas possible de sauvegarder des profils différents. Tout est centralisé sur le profil du seul propriétaire de la tablette.

Demain, le pro aura la possibilité de distinguer les élèves dans ses cours, et du coup, individualiser les rapports.

« Nous ne nous attendions pas à avoir autant de demandes de la part des pros, et notre produit n’est en aucun cas, un produit de fitting. »

Pourtant, au vue du prix, et de la facilité d’utilisation même par rapport au Zenio, l’intérêt des professionnels n’est pas surprenant.

L’outil est très intéressant parce qu’il faut bien admettre qu’aucun être humain n’est réellement capable de voir à l’œil nu, ce qui se passe au niveau de la tête d’un putter qui se déplace à 0,6 ou 1 mètre par seconde.

Pourtant, un putter peut être trop court ou trop long, mal ajusté, inadapté, et la tentation est grande d’utiliser la tablette pour distinguer des problématiques d’inadéquation entre le putter et le joueur.

En 2018, HoleMorePutts va mettre sur le marché une nouvelle application "PutterFitt" avec une base de données des putters sur le marché. Robert Slade-Baker nous en a fait une rapide présentation de l’interface qui sera surtout utile pour les détaillants.

Ce sera l’occasion d’un prochain sujet. Notre interlocuteur a tenu à nous préciser qu'il ne s'agissait pas d'un produit de fitting, mais bien d'une aide à la sélection parmi des centaines de putters.

Enfin, fin 2019, la société proposera une nouvelle version de sa tablette avec des capteurs encore plus performants, qui pour le coup, sera plus adaptée au fitting avec un spécialiste.

A l'usage, quelques recommandations

Pour finir notre entretien, nous avons eu l’occasion de faire quelques putts sur le putting-green du Golf Club de Lyon à Villette d’Anthon, ce qui a permis de compléter sur l’usage idéal de la tablette.

Pour Robert Slade-Baker, il faut couper la vue du trou ! Ce qui est intéressant, c’est de putter le plus naturellement possible à 2,5 mètres.

Pour Robert Slade-Baker, il faut couper la vue du trou ! Ce qui est intéressant, c’est de putter le plus naturellement possible à 2,5 mètres.

Au putting, on peut se poser 2 grandes questions : le geste, et l’interprétation du putt à effectuer.

Selon notre interlocuteur, la tablette doit vous aider à mémoriser le bon geste pour qu’à force d’entraînement, vous n’ayez plus de question à vous poser sur le geste, et ne reste que l’intelligence du putt.

« Ne visez pas un trou, sinon vous allez chercher à corriger le geste en conséquence. Cherchez à putter naturellement pour identifier votre index de putting. »

C’est effectivement très addictif. Quand vous faites vos 5 putts, vous avez un score ou index qui apparait sur l’écran de la tablette. Comme il n’est pas de 100%, vous avez très rapidement envie de recommencer vos 5 putts pour vous améliorer.

Pour ma part, je me suis focalisé sur le fait de baisser mon angle d’attaque, puis sur l’angle de la face et le point d’impact. J’ai visiblement une grosse marge de progression. Xavier a aussi testé l’outil avec plus de qualité dans son geste.

Pour sa part, alors qu’il avait plutôt bien réussi à appairer les putters de ses élèves avec l’outil en caoutchouc, il regrette un peu le système d’étiquettes adhésives qui rend l’outil un peu moins « plug and play », le gros point fort de la tablette.

Poser un adhésif, suppose de le faire au millimètre près. Il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois.

Avant de quitter Robert Slade-Baker, ce dernier nous livre un dernier secret concernant les putters alors qu’il en a testé des centaines, et déjà réalisé plus de 5000 putts sur sa machine : Tous les putters ne présentent pas un sweet spot au centre de la face !

Le sweet spot d’un putter est le plus souvent au centre de la face, et matérialisé par le petit trait d’alignement sur la tête, pourtant, par exemple, le Putter Odyssey Versa présente un sweet spot légèrement décalé pour aider les utilisateurs à mieux refermer la face quand ils sont en difficulté dans ce domaine.

Sur ce point, la machine est paramétrée par défaut sur un sweet spot à 0 (au centre), mais dans les options, vous pouvez facilement modifier ce paramètre.

Conclusion

Il ne nous reste plus qu’à nous entraîner, en connaissance de la marge de tolérance, en appairant le putter avec exactitude pour tenter de se rapprocher du score de putting de 100% qui signifie que sur 5 putts, la mécanique est parfaitement en place pour déplacer une balle en ligne, et sans variation à une même vitesse.

A ce jour, ils sont très peu de golfeurs à y être parvenus. Le premier a été un japonais qui a en fait utilisé un robot de putting pour tester la machine, et dans ce cas, il a obtenu 100% !

Xavier Bretin en discussion avec Robert Slade-Baker

Pour ma part, comme pour Xavier, cet outil d’entraînement est intéressant, surtout couplé à un tapis de putting pour travailler l’hiver en indoor.

Je trouve que la tablette a le mérite de poser simplement les bonnes questions : Est-ce que ma face est square à l’impact ? Suis-je régulier ? Mon geste est-il efficace ? Comme ce n’est pas le cas, j’ai là matière à travailler.

Posté par le dans Accessoires Golf
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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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