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HNA Open de France 2018 : Sergio Garcia souffle le « show »

HNA Open de France 2018 : Sergio Garcia souffle le « show »

Avant de prendre le départ du trou numéro 14 sur le Golf National, théâtre du HNA Open de France 2018, l’espagnol Sergio Garcia peut souffler sur ses doigts ! Au cours du troisième tour du tournoi Rolex Series, en plein match de l’équipe de France de Football contre l’Argentine de Messi, Garcia réalise la journée parfaite.  Il lui reste cinq trous à disputer. La chasse au Suédois Marcus Kinhult est lancée.

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Auteur de deux tours en 72 et 70, Sergio Garcia avait plutôt démarré tranquillement cet Open de France. Rien ne laissait encore présager la journée exceptionnelle qu’il allait réaliser ce samedi à Saint-Quentin-En-Yvelines.

Depuis la terrible désillusion du Masters à Augusta, c’était peu dire qu’il avait été touché. Ayant manqué depuis quatre cuts sur cinq tournois disputés, Garcia n’arrivait pas avec le plein de confiance sur ce tournoi.

En conférence de presse, mercredi, il concédait travailler sur des changements sur son swing, et admettait que le processus pourrait encore prendre du temps.

Pourtant, du temps, il n’en avait pas. Plus que 12eme sur la liste probable des qualifiés pour la Ryder Cup en Septembre, il devait commencer à rassurer son capitaine Thomas Bjorn.

Comment se passer de Garcia pour un match Europe-Etats-Unis ? Garcia est l’archétype du joueur de Ryder. Le panache est une de ses caractéristiques, et elle est terriblement utile en match-play.

Du panache, c’est justement ce que l’espagnol s’est mis en tête de nous proposer pour ce moving day.

Alors que le suédois Marcus Kinhult a cueilli le tournoi à froid avec une deuxième carte incroyable de 65. Samedi, c’était l’occasion de voir les gros bras à l’œuvre, et prendre les choses en mains.

Difficile d’imaginer que le Golf National pourrait autant se laisser percer. Le vent, les herbes hautes, et les positions de drapeaux ne laissaient pas penser que des golfeurs pourraient descendre des scores aussi bas.

Sur le troisième tour, le parcours a permis une moyenne de score de 71,5 coups. C’est dire la performance de Garcia qui a conclu ce tour en 64, et encore, il a concédé un bogey sur le 18, clairement le trou le plus difficile du parcours.

Sur le troisième tour, le parcours a permis une moyenne de score de 71,5 coups. C’est dire la performance de Garcia qui a conclu ce tour en 64, et encore, il a concédé un bogey sur le 18, clairement le trou le plus difficile du parcours.

La magie d’El Nino s’est particulièrement illustrée sur les coups de fers, et les chips en bords de greens.

Dès le trou numéro 3, un par-5 de 510 mètres, il posait son deuxième coup au bord du green pour derrière réaliser un chip de plus de 20 mètres qui allait flirter avec le trou.

Sur le trou 6, un « petit » par-4 de 347 mètres, il drive le green avec succès pour se créer une chance d’eagle. Son putt de plus de 10 mètres lui assure un « easy » birdie.

Sur le trou 9, un chip difficile en bord de green lui permet encore d’aller chercher un birdie, son quatrième de la journée.

Pour réaliser un score aussi bas, Garcia s’est illustré dans trois compartiments du jeu de golf, les coups de fers, les chips, et les putts.

Avec près de 65% de greens en régulations sur les trois premiers tours, il se situe dans le premier tiers des « performers » sur cet open français.

La qualité de son petit jeu et de son putting lui permet même de se situer dans le top-10.

Sur le trou 11, il plante tout simplement le drapeau avec un coup de fer d’une précision chirurgicale à 163 mètres entrée de green.

Le public commence à comprendre ce qui est en train de se jouer. Les encouragements, et les applaudissements se font de plus en plus nourris.

Garcia peut réellement se féliciter de l’accueil qu’il reçoit du public parisien, particulièrement chaleureux à son endroit. On pourrait penser qu’il joue à domicile.

Aux yeux des français, il est sans doute l’héritier de Seve Ballesteros. Entre les trous, il peut entendre les « Allez Sergio » .

Sur le trou 14, après s’être soufflé sur les doigts comme pourrait le faire un haltérophile avant de soulever une barre, Garcia va faire parler sa puissance.

Depuis le fairway, il tape un coup de fer à plus de 200 mètres pour passer tout juste le large bunker qui défend le green, et voit sa balle rouler…. Rouler…. Rouler jusqu’au trou.

 

Depuis le fairway, il tape un coup de fer à plus de 200 mètres pour passer tout juste le large bunker qui défend le green, et voit sa balle rouler…. Rouler…. Rouler jusqu’au trou. Il a un putt de moins de 4 mètres pour eagle !

 Il a un putt de moins de 4 mètres pour eagle !

Les hourras rugissent du village où une grande partie des spectateurs assistent au match de football entre la France et l’Argentine, pourtant le vrai spectacle est sur les greens.

Garcia délivre des passes décisives, et conclut lui-même les occasions en buts.

Dans le stadium de l’Open de France (15,16, 17 et 18) où il est pourtant difficile de faire des birdies, Garcia continue sur sa lancée. Coup de fer-putt pour un nouveau birdie sur le 15 !

Dans le stadium de l’Open de France (15,16, 17 et 18) où il est pourtant difficile de faire des birdies, Garcia continue sur sa lancée.

Au départ du 16, il est déjà à sept coups sous le PAR. Que dire alors de son chip dans la boîte ?

Tout réussi à l’espagnol ! Il enchaîne trois birdies consécutifs. De toute la journée, il ne va commettre qu’une seule erreur au 18, et conclure sa partie par un seul bogey.

Finalement, Garcia semble avoir tiré partie de greens un peu plus softs, et du fait qu’il y ait eu un peu moins de vent comparativement aux deux premiers jours.

« Je crois dans mon jeu, et dans ce que je fais. Je suis capable de renouveler ce type de performance. C’est un parcours où il faut savoir rester patient, et les pieds sur terre. »

Et effectivement, à aucun moment sur le parcours, on pouvait sentir de l’agacement ou de l’impatience de la part de Garcia.

Dimanche, Garcia se trouvera dans l’avant-dernière partie du tournoi, en compagnie de son compatriote Jon Rahm, pour ce que l’on peut déjà appeler un match dans le match.

Il aura trois coups à reprendre à l’étonnant Marcus Kinhult, qui a surpris son monde en résistant bien à la pression.

Le suspense, le spectacle et les têtes d’affiches sont bien au rendez-vous de ce 102eme Open Français, qui mériterait bien de retrouver un sponsor pour l’année prochaine.

Posté par le dans European Golf Tour
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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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