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HNA Open de France 2018 : Lorenzo-Vera pour mettre le golf français dans le coup dimanche

HNA Open de France 2018 : Lorenzo-Vera pour mettre le golf français dans le coup dimanche

Dimanche sur le Golf National, Mike Lorenzo-Vera se sentira peut-être un peu seul parmi les golfeurs français pouvant encore espérer un bon résultat. Le second tour avait été fatal à bon nombre des bleus. Des quatre rescapés, Lorenzo-Vera est le seul à avoir gagné des places sensibles pendant le Moving Day. Pour le dernier tour, dans la partie 23, un nouvelle carte sous le par pourrait lui permettre d’accrocher un top-10 d’un tournoi dominé par les espagnols, les suédois, les anglais, et les américains. Avec un plateau encore plus relevé, difficile d’exister à la maison ?

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Croisé au 15 et au 16 du Golf National en fin de matinée, Mike Lorenzo-Vera semblait contrarié. En particulier après son tee-shot sur le par-3 de 162 mètres.

Il réussira pourtant le par. Il devait peut-être se dire intérieurement qu’il n’avait pas réussi à faire le plein de points sur les par-3.

Rentré lentement dans cet open, il a profité de chaque journée pour améliorer son score. Un seul bogey samedi sur un par-3, le 11, pour finalement une carte de 68 émaillée de 4 birdies, et le voilà de retour dans le top-21.

C’était pourtant difficile à imaginer jeudi soir, après un premier tour joué en 77. Lorenzo-Vera a frisé de très près la correctionnelle.

Pour un cut fixé à +5, le basque émigré au Golf de Montpellier-Fontcaude, troisième de l’édition 2017, dos au mur, a su hisser son niveau de jeu, et poursuivre sur cette lancée de vendredi à samedi.

Il est malheureusement le seul français à pouvoir raconter cette histoire.

Pour un cut fixé à +5, le basque émigré au Golf de Montpellier-Fontcaude, troisième de l’édition 2017, dos au mur, a su hisser son niveau de jeu, et poursuivre sur cette lancée de vendredi à samedi.

On finirait même par regretter ce début difficile. A +1, il est trop loin du leader Kinhult à -10 pour espérer réellement la victoire, ou tout du moins, sans une grosse défaillance du suédois.

Lorenzo-Vera arrive néanmoins à maintenir un semblant de compétitivité des tricolores par rapport aux leaders du tournoi, quand tous les autres ont baissé pavillon sur les troisième tour, avec des infortunes diverses.

Alexander Levy, dans la même situation, à savoir passer tout juste le cut, est resté dans sa trace, trois cartes de 73 qui passent le cut, mais le maintiennent au fond du classement.

Dimanche, il ne semble toujours pas en mesure d’inverser la tendance. Il va traverser cet Open National sans gagner en confiance, et se rapprocher de ses objectifs.

Quoi qu’il essaie, le Golf National ne lui sourit tout simplement pas.

Son style de jeu « fou fou » ne se marie pas très bien avec ce parcours court, étroit, et piégeux.

Les deux parties disputées avec Fleetwood et Thomas ne lui ont pas permis d’élever son niveau de jeu sur l’instant.

Son style de jeu « fou fou » ne se marie pas très bien avec ce parcours court, étroit, et piégeux.

Il a certes très mal démarré, et eu le sentiment de bien jouer pour remonter un triple-bogeys dès le premier trou.

Toutefois, il est difficile d’accepter que le numéro un français soit autant hors de la bagarre finale. Il n’a pas manqué du soutien de la part du public. On aurait aimé qu’il se mette un peu plus en colère…

Colère, un sentiment que le pourtant très impassible Raphael Jacquelin a connu sur le trou numéro 13, après que son coup de fer ait manqué le green.

Idéalement placé pour aller chercher un birdie, il sortira pourtant du trou avec un double.

Idéalement placé pour aller chercher un birdie, il sortira pourtant du trou avec un double.

Derrière le green manqué pour seulement 5 mètres, il chippe la balle en ligne directe vers le trou, cette dernière le dépasse, et va mourir lentement dans l’obstacle d’eau situé juste derrière.

Quand… à quelques centimètres près, la malchance vient en plus vous punir ! C’est la terrible réalité du Golf National.

Obligé de redroper sa balle, il suit une trajectoire beaucoup moins directe vers le trou pour se laisser un très long putt.

Obligé de redroper sa balle, il suit une trajectoire beaucoup moins directe vers le trou pour se laisser un très long putt.

Au sang-froid, il rentre le putt pour sortir avec un double qui aurait pu valoir un triple.

Cet incident lui coûte néanmoins sa carte. Au lieu de remonter au classement, il recule à la 31eme place. Il peut toutefois encore espérer un top-15 dimanche.

A l’inverse de Levy, on pourrait plutôt penser que le National est taillé pour son jeu. Il n’est pas pénalisé par la distance, et au contraire, avec 61% de fairways en régulation depuis trois jours, on pouvait dire de lui qu’il tenait la balle sur le parcours.

La déception du jour est pourtant à mettre au crédit de Gregory Havret.

Visage fermé sur la fin du parcours samedi, il était bien le premier à en avoir conscience.

Dans les dernières parties du Moving Day, avec une véritable opportunité d’être au plus près des meilleurs, Havret a connu une journée sans.

Dans les dernières parties du Moving Day, avec une véritable opportunité d’être au plus près des meilleurs, Havret a connu une journée sans. Six bogeys et un double ont anéanti ses espoirs de victoire.

Rageant ! D’autant plus que dimanche matin, il est passé à l’aller avec 5 birdies et le couteau entre les dents !

Il se place aux portes du top-10 en attendant les parties de l’après-midi dimanche.

De tous les français, il était pourtant celui qui pouvait faire quelque chose cette semaine à Paris, surtout après ses deux premières cartes de 70.

Le tournoi n’est pas encore terminé. Il est encore tôt pour faire un bilan des tricolores, d’autant que Havret et Lorenzo-Vera peuvent encore largement changer la couleur de l’appréciation.

Cependant, il faut bien admettre qu’il y a pour le moment un véritable écart avec les meilleurs européens.

Rahm, Garcia, Noren, Wood, Hatton, Fitzpatrick ou encore Oategui, et sans parler de l’américain Justin Thomas sont au rendez-vous, avec peut-être moins de pression sur les épaules.

Le fait de jouer à la maison ne semble pas être un avantage.

Posté par le dans European Golf Tour
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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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