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HNA Open de France 2018 : La surprise Kinhult, un cut terrible pour les tricolores

HNA Open de France 2018 : La surprise Kinhult, un cut terrible pour les tricolores

Marcus Kinhult est suédois, et c’est pour bon nombre d’entre nous un illustre inconnu. Si on attendait plutôt Jon Rahm, Sergio Garcia, Justin Thomas ou Tommy Fleetwood, c’est pourtant ce jeune homme de 21 ans qui se retrouve en tête après deux tours sur le HNA Open de France 2018. Il a détoné avec un score de 65. Attention, c’est peut-être le prochain Henrik Stenson, à en juger par son parcours junior. Dans une journée où Rahm et Thomas ont assuré l’essentiel, du côté des français le cut a été terrible. Gregory Havret et Raphael Jacquelin ont néanmoins fait parler l’expérience. Difficile d’être prophète en son pays…

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Kinhult, pro depuis 2015, vole la vedette aux stars

Il faut bien l’admettre, dans le camp des photographes ou des journalistes de la presse écrite, personne n’avait encore jamais entendu parler de ce jeune homme, fils d’un ancien golfeur professionnel et frère d’une des meilleurs golfeuses au ranking amateur mondial actuel.

Dans la famille Kinhult, on joue au golf, et plutôt bien !

Actuellement 183eme mondial, Kinhult n’avait pas encore eu réellement l’occasion de se mettre autant sur le devant de la scène, mis à part une troisième place passée un peu inaperçue au Qatar.

Déjà un podium pour sa deuxième saison sur l’European Tour, cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. En 14 tournois sur le circuit, il a déjà passé 8 cuts.

Remonté du Challenge tour en 2017, c’est surtout chez les jeunes qu’il a brillé jusqu’à présent. Il a disputé la Amateur Junior World Cup en 2013, le trophée Eisenhower en 2014, la Junior Ryder Cup 2014, et le trophée Jacques Léglise la même année.

Autant dire qu’il est un grand espoir du golf européen. De là à penser qu’il pourrait jouer 65 sur le difficile parcours du Golf National, c’était difficile à anticiper.

Autant dire qu’il est un grand espoir du golf européen. De là à penser qu’il pourrait jouer 65 sur le difficile parcours du Golf National, c’était difficile à anticiper.

Jusqu’à présent, sa moyenne de score était de 71, en nette amélioration par rapport à sa toute première saison dans l’élite (2016).

Il faut croire qu’il faut prendre du volume, et un peu de muscle pour arriver à tenir le rythme de la première division européenne. Entre 2016 et 2018, sa distance au drive a pris près de 10 mètres de moyenne !

Il a surtout énormément gagné en précision, que ce soit au drive ou avec les fers.

C’est justement cette précision qui lui a permis de prendre un maximum de greens en régulation, ajouté au fait qu’il a plutôt très bien putté.

Cependant, il ne s’attendait clairement pas à se retrouver dans une telle position, à savoir leader au club-house, et dans la dernière partie samedi en compagnie de Chris Wood, un membre de l’équipe européenne de Ryder Cup à Hazeltine.

Comme l’an passé, c’est donc un suédois qui nous joue le tube de l’été.

En 2017, Alexander Bjork avait su se mettre aux avant-postes. La relève de Stenson et Noren semble déjà montrer le bout de son nez.

La relève de Stenson et Noren semble déjà montrer le bout de son nez.

Cela tranche avec le golf tricolore, malheureusement bien à la peine ce vendredi sur le Golf pourtant National.

Difficile journée de vendredi pour le camp français renvoyé à un constat amer d’insuffisance

Mis à part les anciens, Havret, Jacquelin, et dans une moindre mesure Lorenzo-Vera qui a sorti le bleu de chauffe pour se sauver in-extremis, et le cas d’Alexander Levy en manque de confiance, mais combatif, tous les autres français ont coulé à Paris.

La plus terrible désillusion est venue de Matthieu Pavon, tout juste auréolé d’un top-25 à l’US Open, et qui a explosé d’entrée avec un score de 85 irrattrapable.

La plus terrible désillusion est venue de Matthieu Pavon, tout juste auréolé d’un top-25 à l’US Open, et qui a explosé d’entrée avec un score de 85 irrattrapable. Son 73 du vendredi ne pouvait plus éviter le seuil fatidique du cut.

A +16, il semble repartir dans le sens inverse de l’US Open. Deux jours à oublier très vite…

Idem pour Clément Sordet qui n’aura pas existé sur ce tournoi, deux cartes de 78 le renvoient à ses études

Idem pour Clément Sordet qui n’aura pas existé sur ce tournoi, deux cartes de 78 le renvoient à ses études, tandis que Gregory Bourdy et Sébastien Gros ont joué sur courant trop alternatif.

80 et 74 ou 73 et 81, dans les deux cas, le +12 total les envoie très loin du cut à +4.

Bourdy a mal commencé, et Gros a mal fini. C’est pour le lyonnais que la désillusion est la plus cruelle. Bourdy semble dans le dur depuis plusieurs semaines. On lui souhaite une rapide éclaircie.

Sa saison 2018 est pour l’instant un long chemin de croix avec seulement 8 cuts passés, et rien de mieux à en dire.

Sa saison 2018 est pour l’instant un long chemin de croix avec seulement 8 cuts passés, et rien de mieux à en dire.

Julien Guerrier, un des français qui surnageait jusqu’à présent depuis le début de saison, a finalement coulé avec lui aussi un départ loupé (81 et 72).

On a bien cru qu’Adrien Saddier allait de nouveau s’illustrer après une entame correcte (74 le premier jour), mais lui aussi a disparu lors du second tour en 78, avec aucun birdie à ajouter à sa carte.

Julien Quesne, redescendu sur le Challenge Tour a bien essayé de s’accrocher (75 et 77). Comme les autres tricolores, il n’a pas pu suivre le rythme imposé par le champs de joueur plus relevé que jamais.

Idem pour Wattel et Hebert, finalement en +9, qui ont moins connu de hauts et de bas, mais étaient tout simplement trop loin.

Idem pour Wattel et Hebert, finalement en +9, qui ont moins connu de hauts et de bas, mais étaient tout simplement trop loin.

Et finalement, Romain Langasque donne le plus de regrets (+7), manquant le cut de 3 coups. Il a disparu des écrans radars alors qu’il promettait tant. Sa descente sur le Challenge Tour ne fait pas du bien.

Le constat est accablant pour le golf français sur un parcours, certes difficile mais qu’ils connaissent mieux qu’un Justin Thomas ou un Jon Rahm qui, il faut l’admettre, nous donnent la leçon cette semaine.

Gregory Havret porte pratiquement seul les chances de voir un tricolore devant ce week-end.

Il a l’expérience pour bien faire.

Avec deux cartes de 70, il s’est illustré par une belle quantité de birdies (5 pendant le premier tour, et 7 pendant le second).

Il peut faire quelque chose ce week-end, malgré un niveau de concurrence très élevé. Il l’a déjà fait par le passé. C’est un joueur de « coup ».

Au practice avec son coach Benoit Ducoulombier, il a travaillé des balles intérieur-extérieur (aligné talon pour taper pointe).

Au practice avec son coach Benoit Ducoulombier, il a travaillé des balles intérieur-extérieur (aligné talon pour taper pointe).  

Du lourd pour finir, le spectacle promet pour ce week-end

Chris Wood, Jon Rahm, Matthew Fitzpatrick, Justin Thomas, Russel Knox, Tyrell Hatton, Paul Dunne, Thomas Pieters, Sergio Garcia, et Andy Sullivan, les bons joueurs ne manquent pas dans le top-20 du tournoi.

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Une remarque : Le belge Thomas Pieters devrait calmer un peu ses nerfs. Il est encore le seul à jeter ses clubs par terre quand un coup lui déplaît. Et à Paris, il y a pas mal de coups qui peuvent déplaire. Il ne devrait pas trop s'en offusquer. Il a tellement de talent !

Le nom du futur vainqueur se trouve sans doute dans cette liste de golfeurs dont les scores sont compris entre +1 et -6 après deux tours.

Mis à part l’exploit de Kinhult en 65, une très bonne carte de score sur cet Open se situe autour de 67, soit 4 coups sous le par.

Au-delà de +1, il faudrait déjà deux cartes de 67 pour espérer accrocher un top-10.

Après le premier tour (68), on a bien cru que G-Mac allait nous refaire un coup sur le tracé de l’Albatros.

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Il s’est, malheureusement pour lui, décomposé sur le second tour (77).

Idem pour Poulter, Lorenzo-Vera et Levy… pour le premier français nommé, on peine à imaginer qu’il puisse refaire le même coup que l’an passé (troisième). Il a néanmoins magnifiquement sauvé le cut après un premier tour mal engagé (77). Son deuxième tour plein de panache (69) peut donner de l’espoir pour la suite de sa saison.

Pour Levy, les deux jours en 73 lui permettent de continuer à exister sur cet Open, mais guère plus.

Pour Levy, les deux jours en 73 lui permettent de continuer à exister sur cet Open, mais guère plus.

Il confirme ce qu’il a dit en conférence de presse le mercredi.

Pour l’instant, il est loin du niveau des meilleurs.

Son choix d’entraînement discutable a entamé sa confiance. Cependant, il a déjà démontré par le passé qu’il pouvait revenir sur les tournois qui restent à venir cet été. Ce sera par contre peut-être trop tard pour la Ryder Cup.

Là encore, cette semaine lui aura servi à nous préparer à cette hypothèse.

Enfin, la plus terrible désillusion est à mettre au crédit du sympathique Tommy Fleetwood, qui manque un petit putt à moins d’un mètres sur le 16.

la plus terrible désillusion est à mettre au crédit du sympathique Tommy Fleetwood

Pour ce putt manqué, le tenant du titre ne verra pas le week-end.

Il n’a pas eu la même réussite que l’an passé, et peut-être tenté des choses qu’il n’avait pas fait l’année dernière, comme attaquer le 14 en deux pour trouver le bunker.

Son plan de jeu n’a tout simplement pas été aussi brillant, alors qu’à contrario, Rahm et Justin Thomas sont plus que jamais les favoris pour la victoire.

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Sans une petite erreur au 17 (un double), l’américain avait réalisé la journée parfaite. En -1, il devra reprendre 2 coups à Rahm qui semble plus concentré que jamais, et en mesure de gagner ce tournoi.

Cela nous promet un final exceptionnel.

Le public ne s’y est pas trompé, suivant en masse la partie de l’américain qui impressionne, et nous démontre ce qu’est le jeu d’un numéro deux mondial, même quand il découvre le parcours !

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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