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Grip Tiger Shark Mega : Une plus grosse prise au putting ?

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L’idée de tester sur mon putter Spider OS, un grip plus large m’est venu d’une partie de golf jouée au Shadowridge Golf Club en compagnie de l’ingénieur français travaillant chez TaylorMade, Rémy Arnaud. Ce dernier utilisait en fait un grip très large Flatso 3.0 au profil en forme de pentagone sur son putter. Une fois dans les mains, j’ai trouvé les sensations assez différentes d’un grip superstroke, censé déjà être assez large. Quel bénéfice d’utiliser un tel grip ? Est-ce réellement quantifiable sur la carte de score avec des putts en moins ? Est-ce seulement une question de confort ?

 

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De retour en France, j’ai demandé à notre consultant matériel au sein du magasin US Golf de Lyon de me conseiller un grip qui pourrait s’approcher au plus près de ce que j’avais testé aux USA.

A défaut de tester le Flatso 3.0, ce que je pourrai toujours faire à posteriori. Je suis parti sur un produit assez similaire, et qui m’a plu au touché : le Tiger Shack Mega.

Il s’agit d’un grip de putter assez large, souple et ferme à la fois au touché au touché qui a la particularité d’être plat sur la partie avant où on peut facilement poser les pouces, et incurvé sur la partie en contact avec les paumes des mains.

Considérant que je ne puttais pas très bien depuis que j’étais redescendu d’une taille de grip entre le Superstroke 3.0 et le Superstroke 2.0, j’avais vraiment envie de réessayer un grip plus imposant pour mieux « calmer » mes mains dans la zone d’impact.

Objectif : obtenir un meilleur rythme et moins de « twist » pour une meilleure qualité d’impact.

Au moment de ma partie avec Rémy Arnaud sur le golf de Shadowridge, près de Carlsbad en Californie, sur des greens réputés un petit peu rapide, je n’avais justement pas très bien putté, commettant quelques trois-putts. Je ne trouvais pas réellement le bon rythme, et la bonne vitesse des greens.

En fin de partie, Rémy m’a poposé de tester son putter avec ce large grip Flatso.

Sur le moment, j’ai simplement ressenti un grand confort dans les mains. Cette sensation m’ayant beaucoup plu, j’aurai aimé jouer toute la fin de partie avec en comparaison du putter qui m’avait été prêté pour l’occasion, et monté sur un supertroke 1.0, à savoir un modèle fin, ce dont je ne vois pas l’intérêt dans cette marque.

Quitte à jouer du superstroke, autant prendre un grip vraiment large pour pleinement bénéficier de la sensation.

Le Tiger Shark Mega est vraiment à ranger dans la catégorie des « gros grips ».

Dans cette version, le diamètre est de 41 mm avec un poids total de 67 grammes. Difficile de trouver plus gros sur le marché !

Le look n’est pas franchement le point fort de ce grip, mais qu’importe. Le toucher m’est agréable, et il me permet de poser mes mains de sorte que mes poignets soient pleinement coordonnés avec le mouvement de balancier de mes épaules, et sans que je cherche à manipuler la tête de club.

Je peux pleinement poser mes deux pouces sur la face avant du grip, et enrouler mes doigts sur la partie arrière avec la sensation de tenir un grip, non pas rond, mais quasiment ovale.

Avant de jouer ce grip, j’avais réalisé une partie de golf assez quelconque d’un point de vue putting.

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J’apprécie la tête de putter du TaylorMade Spider OS, sorte d’héritier du Daddy Long Leg que j’avais plébiscité à sa sortie.

Il s’agit d’une tête qui présente trois avantages pour moi :

  • l’aide à l’alignement avec trois bandes dont une rouge au centre me convient.
  • La forme de tête pratiquement carrée est synonyme d’un bon niveau de MOI (tolérance).
  • Et justement cette forme de tête semble me convenir dans la gestion de l’ouverture et la fermeture de la face.

Quand j’ai fait des tests au ZENIO, un radar de mesure qui m’a permis d’évaluer des dizaines de putters. Mes scores d’impacts, de rythmes, et de gestion de l’ouverture/fermeture de la face étaient plutôt cohérents.

Il me manquait un grip plus confortable, et plus neutre pour tenter d’améliorer ces paramètres techniques.

Une fois le grip installé, alors que ma moyenne de putts par tour a toujours été plus ou moins décevante, et au-delà de 36 putts par 18 trous, pour une fois, en confiance, j’ai putté 31 fois, un score tout à fait convenable pour moi.

Longs putts ou putts courts, cette combinaison tête/grip me paraissait parfaite.

Pour en avoir discuté avec un de nos nouveaux consultants dont vous allez bientôt découvrir les nouveaux articles, et les nouvelles vidéos, Olivier Raynal, certifié TPI et Aimpoint.

Ce type d’effets positifs lié à un changement de matériel peuvent partir aussi vite qu’ils sont venus.

A l’occasion de son explication de sa méthode d’enseignement au putting, il m’a illustré concrètement à quel point, je ne m’alignais pas correctement à la cible (beaucoup trop à droite de manière naturelle), et aussi, comment mieux gérer la lecture d’une pente.

Ainsi, le fait de m’aligner très à droite, avait induit depuis longtemps une forme de geste pour ramener le putter vers la gauche (ce qui tend à couper un peu la balle, et pénalisant sur les longs putts).

En somme, grip ou pas, le putting ne se résume pas à changer de grip. Simplement, par goût, et par confort, je n’ai pas envie de revenir en arrière. Ce grip Tiger Shack Mega me convient très bien.

Concrètement, sans encore entrer dans un travail pour redresser ma visée, j’ai tout de même voulu constater si factuellement ce grip m’apportait un quelconque gain mesurable et quantifiable au niveau du rythme, de la qualité de mes impacts ou la gestion de la face.

Avec le ZENIO, j’ai historisé plusieurs séries de putts avec différents putters dont mon Spider OS sans le grip. Il ne me restait plus qu’à comparer.

Le ZENIO fournit une bonne quantité de statistiques sur les putts. Sans être clubfitter comme Alexandre d’Incau qui l’utilise quotidiennement pour ses fittings de putters, je m’intéresse essentiellement aux résumés, et pas nécessairement aux détails complexes sur la rotation et les angles du putter à l’impact, au backswing ou au downswing.

A 3 mètres d’un trou plat, j’enchaîne 7 putts pour enregistrer une moyenne.

Comme évoqué précédemment, le ZENIO m’a donné un résumé pour le SPIDER OS qui était plutôt intéressant. Bien qu’il convienne de répéter plusieurs séries de 7 putts, je vais vous illustrer une des meilleures sessions.

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Dans ce premier cas, j’ai obtenu une note de performance de 79%, essentiellement pour un bon rythme de mes putts (85%), et une bonne gestion de la face (89%).

Les concepteurs du ZENIO nous fournissent une note moyenne des pros sur le tour pour chacun des aspects techniques du stroke de putting.

Le seul point qui n’était pas excellent sur cette session était en fait la qualité d’impact (seulement 62% consistante), et parfaitement illustrée par les points assez peu centrés dans la face du putter ci-dessus.

Point positif : Avec cette tête de putter, mon score global s’est trouvé souvent assez bon avec des petites variations. C’est ce qui m’a poussé à rester sur cette tête de putter.

Avec le nouveau grip, j’ai refait au moins trois nouvelles sessions de tests pour constater ou pas un gain de performance liée au grip.

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Ci-dessus, les résultats de la toute première session, et sans échauffement particulier… pour le coup, la qualité d’impact monte à 90%, avec une très bonne consistance pour le centrage de la balle dans la face. En revanche, la qualité du rythme plonge à seulement 55%.

La gestion de la face est aussi légèrement moins bonne.

Au global, pas pour les mêmes raisons, avec ou sans le grip, les résultats purement techniques ne sont pas franchement différents.

Au bout de la troisième session, j’ai commencé à retrouver un certain équilibre dans tous les compartiments du putting.

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Morale de l’histoire, le grip n’intervient pas dans la performance, ou en tout cas, pas de manière suffisamment significative pour être notable.

De mon point de vue, c’est purement une question psychologique ou de confort.

De l’aveu du coach Olivier Raynal, l’engouement soudain pour les grips Superstroke sur le tour n’est pas nécessairement le fait des meilleurs « putters », et il observe une tendance à un retour en arrière.

Sur le grip, comme sur beaucoup d’aspects du matériel, les marques ou les acteurs du marché ont parfois tendance à en faire trop, sans que l’impact sur les performances réelles ne soit complètement prouvé.

Pourtant, qu’est-ce que j’aurai aimé pouvoir prouver par A+B que tel grip est meilleur que tel autre.

Dans mon cas, pour l’instant, tant que cela fonctionne, je reste avec ce set-up, mais j’ai bien noté qu’il est plus important que j’améliorer ma visée et ma lecture des pentes. Pour cela, aucun matériel au niveau du putter ne peut m’aider. 

Posté par le dans Accessoires Golf
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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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Invité 24/06/2017

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