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Grand Prix PGA Schweppes 2014: Un final de rêve

Les jeux ne sont pas faits en tête du PGA Schweppes

Le dernier tour du prestigieux tournoi français ne pouvait pas rêver meilleur scénario ! Deux jeunes talents qui n’ont pas craqué, se trouvent en tête, et inédit, c’est une golfeuse qui tient la dragée haute à ces messieurs.

Après trois tours, la picarde Marion Ricordeau démontre que son exploit du jeudi ne devait rien au hasard, et même mieux, au cours du traditionnel « moving day », la française a profité d’une légère faiblesse d’un Gary Stal jusque-là irréprochable, pour se porter en tête, et créer un mini-séisme dans le milieu professionnel français.

Ce samedi le spectacle promet d’être au rendez-vous, nous n’imaginons pas que les garçons se laissent faire sans réagir devant les caméras de l’Equipe21, qui retransmet l’intégralité du dernier tour.

Toutefois, Marion Ricordeau a créé un certain écart avec le top-6 du tournoi, déjà à cinq coups, et très honnêtement, vu la configuration du parcours des Châteaux au Golf du Médoc, reprendre cinq coups supposerait que la française s’effondre littéralement sur les 18 trous du parcours aquitain.

En réalité, depuis le début du tournoi, Marion n’a jamais montré le moindre signe de faiblesse.

En 54 trous, elle fait partie des rares joueuses et joueurs, à ne pas avoir commis plus de deux bogeys !

Son parcours frise le sans-faute, et au contraire, elle a déjà accumulé 17 birdies, l’un des meilleurs scores de la semaine.

Ce vendredi pour le compte du troisième tour, elle n’a laissé échapper qu’un point…sur le18, sinon, elle sortait une clean sheet, vierge de tout bogey, après n’avoir rentré que cinq bogeys, comparativement au huit de la veille.

Il est encore trop tôt pour crier victoire, car Gary Stal n’est finalement qu’ un coup de retard.

Depuis trois jours, Gary Stal n’en finit plus de surprendre

Il a pris les commandes du tournoi dès le premier tour à la faveur d’une carte de 65, qui paraissait déjà inatteignable, et plus dure, il confirma le lendemain, avec à nouveau, une carte de 65.

Le rythme imposé menaçait même toute forme de suspense après le cut.

Finalement, le jeu de Stal a montré un très léger signe de ralentissement sur les neuf trous du retour de ce vendredi.

Alors qu’il n’avait pas encore joué un seul neuf trous en plus de 34, son dernier passage du neuf au dix-huit lui a coûté la tête du tournoi.

Deux bogeys au 12 et au 13 l’ont fait basculé de la première place à la seconde, sachant que Ricordeau a été d’une pugnacité sans faille.

Car, on ne peut pas dire que Stal ait réellement mal joué le coup !

65,65,69, beaucoup de golfeurs signeraient pour une telle carte de score.

Un eagle, dix-sept birdies comme sa rivale, mais cinq bogeys, le tournoi risque fort de se jouer à un détail.

Et pourtant, sur les neuf premiers trous, Stal a joué à son meilleur niveau de la semaine, scorant 31 avec pas moins de quatre birdies.

Demain, Gary Stal devra sans doute rester dans le coup pendant 18 trous, tout en gérant le stress d’une dernière partie pour la gagne.

Le duel avec Marion promet d’être très serré, à moins que l’un des deux ou les deux ne se laissent submerger par la peur de finir.

Derrière, ils sont encore sept à pouvoir troubler le scénario final

Tout d’abord, François Calmels, qui monte progressivement dans les tours, et a signé la meilleure carte de son tournoi avec un 66, vierge de bogeys.

A la différence de Stal, il n’a signé que treize birdies sur 54 trous, mais par contre deux eagles pour cinq bogeys.

Photo du jour au Médoc ! Par Alexandre d'Incau

A deux coups de Stal, et trois de Ricordeau, il pourrait être le premier à bénéficier d’un coup de chauffe au sommet du leaderboard.

Autre joueur surprise tout en haut de l’affiche, le bordelais, Matthieu Pavon, passé pro cette année, qui découvre l’ambiance, mais démontre déjà beaucoup de talent pour se situer quatrième en -12.

Un eagle, seize birdies mais six bogeys résument ses trois premiers tours. En somme, la prime à l’attaque fonctionne pour lui.

Dans les poursuivants directs qui peuvent encore contester la victoire, Baptiste Chapellan se trouve seul cinquième à -11, juste devant les ténors du circuit, qui sont finalement dépassés par cette jeunesse décomplexée.

Havret et Jacquelin ont tous deux scoré 68 ce vendredi pour se situer en -10 à cinq coups de la leader.

Tous deux sont finalement pénalisés par le fait de ne pas avoir encore rentré le moindre eagle par rapport à leurs jeunes rivaux.

Jacquelin a rentré 13 birdies et concédé seulement trois bogeys. Pour l’instant, la prime à la défense ne permet pas de tirer les marrons du feu.

Au cours de ce troisième tour, il a eu plus de réussite que la veille avec quatre birdies, seulement entacher par un bogey au 4, un par 4 de 411 mètres.

De la même façon, Havret comptabilise 15 birdies et 5 bogeys, et bien qu’il réussisse globalement une bonne semaine par rapport à ses sensations des mois précédents, il a sans doute laissé filer une occasion de mieux faire sur les neuf derniers trous du jour qu’il a joué en 36.

Pardonnez-nous ce commentaire, car jouer seulement 36…combien d’amateurs comme nous en rêveraient, surtout sur un parcours d’une longueur de championnat.

En réalité, le problème pour Havret comme pour Jacquelin, ce n’est pas vraiment leurs jeux, mais plutôt celui des jeunes loups !

Reste à savoir, comment les choses vont tourner ce dimanche, et si l’expérience ne va pas rentrer en ligne de compte au dernier moment.

Samedi, le dernier tour promet d’être très ouvert

A commencer, celui d’une carte tout simplement parfaite, comme celle rendue ce jour par Benjamin Hebert, qui a joué 65, le meilleur score du jour.

Ou alors un leader qui déjoue comme Edouard Dubois, qui très bien parti après deux tours, a dit adieu à ses chances de victoire au troisième tour, avec un score de 71.

La différence se fera sur les greens du golf du Médoc

Encore un score qui n’est pas une explosion, juste dans le par, beaucoup prendraient…malheureusement, cela l’amène à glisser de la tête du tournoi à la treizième place à sept coups de la victoire, un écart difficile à combler sur seulement dix-huit trous , même si jusqu’au dernier trou, tout est possible au golf !

En revanche, remonter onze coups pour conserver son titre semble bien hypothétique pour Gregory Bourdy, mais l’essentiel n’était peut-être pas là pour le revenant, déjà très heureux de retrouver des sensations.

Arrêté trois mois d'arrêt en raison d’une fracture de la main droite, le bordelais est largement sur la bonne voie de la convalescence, et d’un retour au plus haut niveau.

D’une certaine manière, sa vingt-quatrième place provisoire est plutôt encourageante pour la suite de la saison.

Ses trois tours joués avec beaucoup de régularité serviront sans doute de référence.

Au final, cette édition 2014 du Grand Prix PGA Schweppes est déjà un succès, ne serait-ce que par le niveau de jeu affiché par tous les acteurs.

Crédits photo : Alexandre d'Incau

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Auteur

Passionné de technique (plus de 15 année d'expériences dans l'aéronautique), il a reçu des formations en Clubmaking, Clufitting et Biomécanique en France, et en Angleterre. Sur ce site, il nous parle de matériel de golf et de fitting.


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