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Graeme McDowell victorieux au Mexique entrevoit-il le bout du tunnel?

Graeme McDowell victorieux au Mexique entrevoit-il le bout du tunnel?

En juillet dernier, nous l’avions quitté en train de manger un sandwich dans la salle de restauration collective de l’Alstom Open de France, un vendredi après avoir manqué le cut alors qu’il défendait son titre. Entouré de ses amis, et de son caddie, il ne paraissait pas affecté, juste contrarié, mais comme à son habitude, il s’était montré charmant avec les jeunes volontaires de l’open, heureux de lui demander un autographe. A ce moment précis, G-Mac ne savait pas encore quand il sortirait de son année noire. Récit de sa victoire sur le OHL Classic 2015, et son explication concernant son passage à vide…

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Il lui aura fallu attendre les dernières semaines de l’année 2015 pour retrouver le goût de la victoire.

Et pour y parvenir, il a fait appel à son talent créatif pour sortir quelques-uns de ses plus beaux coups dans le final du OHL Classic, un tournoi de golf disputé pour le compte du PGA Tour à Mexico.

Les plus beaux coups, mais aussi une confiance en soi retrouvée pour l’emporter en play-off, cette terrible épreuve qui met à rude épreuve les nerfs des golfeurs qui après avoir joué généralement 72 trous, doivent encore donner un coup de collier pour arracher la victoire ou connaître la désillusion d’être passé si près.

G-Mac n’a pas eu beaucoup d’occasion cette année ! Il ne fallait pas la laisser passer.

D’autant que bien que nous nous trouvions encore en 2015, cette victoire mexicaine compte en fait pour l’exercice 2016 !

Sur le PGA Tour 2015, McDowell a pris 686 000 dollars de gains. En un tournoi, pour le compte de la nouvelle saison, il en compte déjà le double !

Pour retrouver trace d’une bonne performance du nord-irlandais sur le circuit nord-américain, il faut remonter au mois de décembre 2014 avec une 5ème place au Franklin Templeton Shootout, qui pourtant faisait suite à une 3ème place au Championnat du monde HSBC, un mois plus tôt !

Depuis, McDowell a traversé une crise de résultats comparable à un trou noir, ou une traversée du désert.

Au cours de l’Open de France, à mi-année, McDowell qui était arrivé avec le statut de double-vainqueur n’avait été que l’ombre de lui-même.

Engagé pendant deux tours avec Lee Westwood et Alexander Levy, il n’avait jamais semblé en mesure de trouver le bon rythme, et pas aidé en-cela par ses partenaires, qui avaient presque fait pire que lui, en particulier, le français.

Une sorte de partie maudite…en particulier pour l’organisateur qui avait fait de ce trio, sa partie phare !

Cinq mois plus tard, McDowell a eu besoin de chance pour vaincre le mauvais œil.

Chanceux d’arriver jusqu’au play-off, il n’a pas demandé son reste, et à la première occasion, il a planté le birdie nécessaire sous forme de but en or.

Au 18, son coup de fer 5 a flirté avec le trou pour finalement lui laisser un putt donné pour birdie.

La messe mexicaine était dite !

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Un coup de fer 5 magistral pour tourner le dos à une année sans.

Alors que ses parties jouées sous le par ont été rares, il a terminé son dernier tour en 66 (5 sous le par) pour boucler son tournoi en -18 total.

Même sans la victoire, ses quatre tours joués très bas sous le par auraient été un bel accomplissement.

Le dernier putt du 18, à 2m40 du trou lui a permis d’accrocher un play-off quasi inespéré quatre jours plus tôt.

Surtout qu’il avait en face de lui, un golfeur au parcours complètement différent : Russel Knox venait tout juste de remporter son premier gros tournoi, le HSBC Champions.

Autant qu’il avait le profil du golfeur à la main chaude au Cameleon Golf Club.

Au départ du 18, Knox était tout à fait en mesure de l’emporter. Mais c’était sans compter sur les dieux du golf.

Knox a lâché son coup de départ dans un bunker, puis est court du green sur le coup suivant.

A nouveau court, sur son chip, il finissait par manquer le par, et ouvrir la porte à McDowell qui n’en demandait pas tant, sans oublier le troisième homme du play-off, Jason Bohn.

Bohn avait lui-aussi eu du mal à finir sa partie.

Sur quatre de ses cinq derniers trous, il lui avait fallu serrer le putting pour sauver des pars.

Dans de telles conditions, le play-off n’a pas duré longtemps, et a souri au plus frais des trois, et peut-être celui qui avait le plus besoin de retrouver la victoire.

G-Mac pris son bois 3 sur le coup de départ, et sur le coup suivant, son caddie, Ken Comboy lui conseilla justement le fer 5.

Pendant ce temps, Knox manquait le green à gauche, et Bohn, mieux placé, loupa un putt à 5m40 pour birdie.

G-Mac avait fait le plus difficile ! Après son coup de fer chirurgical, sa spécialité, la victoire ne pouvait plus lui échapper.

Toute l’année, le nord-irlandais, chouchou du public français, s’est demandé, s’il n’était pas fini ?

« Suis-je encore assez bon ? »

Quelques mois ont passé, et il a finalement obtenu une réponse plutôt positive à son interrogation.

« C’est le jeu de golf, et c’est un jeu très difficile. J’ai rêvé de cette journée, et je me disais que je devrai l’apprécier quand elle finirait par arriver. »

Quelques mois plus tôt, McDowell n’aurait jamais pensé avoir besoin de jouer ce tournoi qui n’est pas vraiment une étape majeure du circuit.

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Sa saison médiocre ne lui a pas laissé le choix. Le vainqueur de l’US Open 2010, star de Ryder Cup n’avait jusqu’à présent pas terminé un tournoi dans le top-10 depuis le Dubaï Desert Classic, tournoi comptant pour l’European Tour.

Absent prématurément du final du circuit européen (il a choisi de ne pas s’aligner sur les deux derniers tournois européens), il pouvait donc disputer cette épreuve de début de saison sur le tour américain.

L’idée consistait à définitivement enterrer 2015 pour se focaliser sur le début de saison 2016 du PGA Tour.

Selon le golfeur nord-irlandais, cette mauvaise passe terminée pouvait être attribuée à des ajustements dans sa vie de famille, et en particulier, la naissance de sa fille en septembre 2014, ce qui a déplacé ses centres d’intérêts…

« J’ai profité de la vie avec ma famille en-dehors des parcours de golf. Le golf n’a pas été ma priorité comme cela aurait dû être le cas. Cependant, ces trois ou quatre derniers mois, je m’y suis remis à fond. »

Bien lui en a pris, on a retrouvé le soldat G-MAC, et en particulier, ses coups de fers chirurgicaux !

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