Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans European Golf Tour

Graeme McDowell : l’homme en forme du début de saison !

McDowell avec le trophée du vainqueur du Volvo World Match-Play Championship 2013

Vainqueur du Volvo World-Match play championship disputé en Bulgarie sur le Thraccian Golf Course, le nord-irlandais de 33 ans en profite pour grimper discrètement à la 7ème place mondiale, confirmant qu’il est bien l’un des golfeurs en formes de ce début de saison.

G-MAC : Pas forcément un favori mais il répond présent !

Mis à part, Tiger Woods qui réalise déjà une très grande saison, ou Sergio Garcia qui se fait aussi bien remarqué pour ses frasques sur et en-dehors des parcours, le début de saison 2013 ne voit pas forcément les confirmations ou les révélations attendues.

Les anglais Luke Donald et Lee Westwood semblent avoir du mal à se maintenir au contact des meilleurs, sans parler de Rory McIlroy qui a perdu sa couronne de numéro un, et semble engagé dans une saison de transition.

Tout comme le décevant Justin Rose qui après une fin de saison 2012 en boulet de canon, était annoncé comme la grosse cote de ce début de saison 2013 sur les tours professionnels, mais qui finalement est incroyablement discret en termes de performances, tout comme Ian Poulter, lui-aussi plus en retrait que ce que lui-même espérait sans doute.

Le belge Nicolas Colsaerts pour sa première grande saison sur le PGA Tour avait à priori tous les atouts pour faire chauffer les statistiques à l’aide de son driver magique, mais là-aussi, on le retrouve très en retrait…

Enfin, côté américain, les Bubba Watson, Keegan Bradley, Jason Dufner, Rickie Fowler, Hunter Mahan et Webb Simpson semblent hypnotisés par le retour du tigre au plus haut niveau.

En fait, après quatre mois de compétitions, en-dehors de Woods, on retiendra la victoire d’Adam Scott au Masters, celle de Matt Kuchar au WGC-Accenture Match-Play, dans une moindre mesure, le retour en forme de Phil Mickelson à Phoenix, et donc Graeme McDowell qui réalise de solides performances.

A ce stade d’avancement des tournois de golf professionnels, G-MAC est plutôt en avance sur son tableau de marche avec 1,9 millions de dollars de gains sur le PGA Tour en 2013, contre 2,4 millions pour toute la saison 2012.

Vainqueur de l’US Open 2010, ce qui l’a transformé en top-player aux yeux des médias, Big-Mac a récemment remporté sa 2ème victoire sur le tour américain au RBC Heritage, et il compte déjà quatre top-10, soit autant que pour toute la saison précédente et à mi-parcours.

Le week-end dernier, il s’est rappelé au bon souvenir du golf européen en venant remporter le Volvo World Match-Play Championhip en l’absence des six meilleurs joueurs mondiaux !

Victoire au rabais ! Sans doute pas, il aura fait honneur à son rang en remportant un tournoi dont on sait qu’il n’est pas toujours simple de gagner en partant tête de série numéro 1.

McDowell : un sérieux client en match-play !

Moins exubérant que certains de ses collègues, G-MAC n’en est pas moins un redoutable joueur de match-play.

Déjà finaliste l’an passé, il avait réalisé un très bon parcours en 2012 en sortant des joueurs comme Robert Karlsson, Richard Finch, Sergio Garcia et Rafael Cabrera-Bello sur leurs terres à Finca Cortesin, avant de finalement s’incliner en finale contre Nicolas Colsaerts.

Originaire de Portrush en Irlande du Nord, il partage son temps entre son pays et la Floride, son camp de base sur le PGA Tour.

Son installation de l’autre côté de l’Atlantique n’en fait pas moins un très sérieux candidat pour défendre les chances de l’Europe en Ryder Cup, bien au contraire !

Membre régulier de l’équipe depuis 2008, il compte trois participations pour deux victoires !

Avec déjà 12 matchs joués pour l’Europe, il a ramené des points dans au moins dix de ses matchs, et est invaincu en simple !

Au départ associé à Harrington en foursome, c’est avec McIlroy, son compatriote qu’il a le plus souvent été associé par la suite.

Comme la plupart de ses camarades de jeu, le fait de se frotter chaque week-end aux américains sur leurs terrains, est sans doute un facteur explicatif des bonnes performances des européens en match-play contre les « boys ».

En ne laissant pas cette fois lui échapper la victoire sur le Volvo 2013, Graeme McDowell nous rappelle qu’il est un très bon joueur de match-play au même titre que Ian Poulter, Nicolas Colsaerts, Justin Rose, Hunter Mahan ou encore Matt Kuchar, les spécialistes de cet exercice si particulier.

Finalement, il n’y a rien de surprenant à ce que le nord-irlandais soit très prolifique en Ryder Cup, au vue de ses performances dans cette formule de jeu, où le golfeur ne se bat plus avec la carte ou le terrain, mais contre un autre joueur de golf qui marche à ses côtés sur le parcours.

Comment expliquer les performances de McDowell (en 2013, et en match-play) ?

Il ne faut pas chercher du côté de la distance au drive pour retrouver des statistiques exceptionnelles.

G-MAC : déjà une marque de fabrique !

Bien au contraire, G-MAC n’est que 156ème pour le classement de la distance au drive avec 253 mètres de distance moyenne.

En revanche, moins long que ses collègues, il fait partie du top-5 pour la précision au drive ! Et là déjà l’argument peut avoir du sens au moment de ramener des cartes de scores sous le par au club-house.

Encore un exemple du fait que taper loin au golf ne suffit pas !

Avec une moyenne de scoring de 69,95 en 2013, McDowell est justement dans le top-10 des meilleurs scoreurs de la saison !

Régularité, régularité, régularité…le mot d’ordre de G-MAC qui construit ses performances en touchant le plus souvent possible les fairways au drive, et en ayant un petit jeu très précis comme en atteste deux autres statistiques à prendre en compte pour comprendre son jeu :

  • Le pourcentage de sorties de bunker qui permettent de sauver un score sur un trou : 60% (24ème du PGA Tour)
  • Le nombre de coups gagnés au putting où il se situe au 12ème rang.

Rien d’étonnant à ce que l’on retrouve régulièrement des vidéos de Graeme McDowell expliquant différents coups du petit jeu sur le net !

Sans détailler toutes les statistiques offertes par le PGA Tour sur ce joueur, il faut principalement retenir que McDowell n’est pas le spectaculaire, ni le plus puissant des golfeurs.

Son talent est ailleurs !

En réalité, c’est un golfeur adroit qui joue très souvent placé (il fait partie des joueurs à se trouver le moins souvent dans le rough, et même quand il s’y trouve, il reste l’un des meilleurs joueurs pour sortir le coup adapté à la situation).

Les nouveaux wedges 588 RTX de Cleveland GolfL’exemple du golfeur intelligent qui joue sur ses qualités, et qui se rappelle qu’au golf, rien ne sert de taper fort, mais qu’il faut parcourir la distance la plus droite vers le fond du trou.

Ce qui suffit à expliquer ses bonnes performances en match-play, car s’il commet peu de fautes, ses adversaires peuvent se retrouver déstabiliser, et plus facilement chercher un exploit contre lui, d’où la possibilité de justement faire une erreur…

A noter : Lors de sa victoire au Volvo,  G-MAC a utilisé les nouveaux fers 3 et 4 de la gamme 588 de Cleveland, ainsi que les nouveaux wedges 588 RTX en 52 et 58°.

La composition du sac de Graeme McDowell :

  • Driver: Cleveland Classic 290 (Miyazaki Kusala Indigo 56X, 9 degrés)
  • Bois de parcours: Cleveland Launcher FL (Miyazaki Kusala Indigo 72X, 14 degrés)
  • Fers: 588 MT #3-4, Srixon ZTX2 #5-9
  • Wedges: 588PF 48, 588 RTX 52, 58
  • Balle: Srixon Z-STAR XV

Crédits photos : Srixon Golf

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 2452
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.