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Golf, senior, cigare, vin rouge, et champion…

Golf, senior, cigare, vin rouge, et champion…Crédit photo : Mark Newcombe

En remportant le Mississippi Gulf Resort Classic, Miguel Angel Jiménez démontre une fois de plus que le golf, c’est quand même un sport génial, ou à plus de 50 ans, on peut être champion tout en fumant le cigare, et en étant grand amateur de vin rouge…

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Impossible de rester insensible au look de Miguel Angel Jiménez déplaçant sa dégaine à la Mexicaine sur les parcours de championnats de golf dans le monde entier.

Et puis un joueur européen qui arrive à gagner en 2016 sur le Champions Tour aux Etats-Unis, ce n’est finalement pas si courant.

Miguel Angel Jiménez bat le record du Mississippi Gulf Resort Classic

Un score de 64 lors du dernier tour du Mississippi Gulf Resort Classic pour remporter ce tournoi le 3 avril dernier, cela inspire tout de même le respect.

Jiménez avait commencé la dernière journée à la troisième place, trois coups derrière le leader Scott Dunlap. Il a pris le contrôle du tournoi ce dimanche en réalisant un parcours sans fautes, sans aucun bogey, avec huit birdies, dont quatre consécutifs du trou n° 10 au trou n° 13.

Il réalise ainsi sa troisième victoire sur le Champions Tour PGA en seulement 10 départs depuis 2014, battant au passage le record du tournoi en jouant 8 sous le par.

52 ans, pour Jiménez, c’est le bel âge, l’âge pour encore gagner devant tous ces p’tits jeunes bodybuildés par des heures passées dans leurs salles de sport.

Parce que lui, Miguel Angel, comme depuis longtemps les caméras de télévisions ne font plus de gros plans sur ses abdominaux, le total look, il s’en contre fiche…

« Le secret est de profiter de ce que vous faites dans la vie, et c’est ce que je fais. Je ne vais pas changer quoi que ce soit parce que je suis en tête de l'Open. Dois-je aller au lit à dix heures ? C'est n'importe quoi. Je vais aller au lit quand j’aurais sommeil, et surtout après avoir fumé mon cigare ».

Plus célèbre pour ses cigares et son amour du vin rouge, son swing ne sert pas d’exemple dans les écoles de golf.

Et pourtant, ce n’est pas pour rien qu’il a été affublé du surnom « The Mechanic », avec son swing plutôt inhabituel, même si c’est très loin d’en faire un des joueurs les plus longs sur le tour, a un grand avantage ; il a résisté à l’épreuve du temps.

C’est peut-être cette régularité qui lui a permis d’être le premier golfeur dans l’histoire de l’European Tour à avoir réussi 10 tous en un… 

Les records, il les a accumulés, et gageons qu’il n’a pas encore terminé de nous surprendre.

Ainsi en remportant à plus de 50 ans son Open d’Espagne en 2014, il avait déjà battu son propre record en étant le vainqueur le plus âgé sur l’Européen Tour.

De génération en génération, Miguel Angel Jiménez c’est l’histoire du golf moderne

Jiménez est installé maintenant dans la compétition avec Sam Snead, Tom Watson et Hale Irwin comme les meilleurs golfeurs «seniors» de l'histoire.

D’ailleurs il dit souvent que ce qu’il apprécie le plus, c’est qu’après avoir passé plus de la moitié de sa vie sur le Tour, et avoir joué avec Jack Nicklaus et Gary Player, avec Arnold Palmer et Seve Ballesteros, puis avec Tiger Woods et Rory McIlroy, avec toutes ces différentes générations de grands champions, il a pu observer toutes sortes de styles de golf.

Il s’identifie davantage au style le plus ancien, tout en respectant le style actuel qui favorise les longs frappeurs.

« Je suis heureux d’avoir eu la chance de connaître toutes ces époques du golf, l'histoire du golf est quelque chose que je porte en moi. Quand je joue avec ces jeunes garçons et que je vois comment ils frappent la balle, je sais que ma force n’est pas leur force. Mes muscles ne fonctionnent pas la même façon. Je ne peux pas rivaliser avec eux sur la distance, mais j’ai d’autres qualités… ».

Miguel Angel Jiménez a commencé à jouer au golf à 15 ans, à 18 ans il faisait son service militaire, c’est ensuite qu’il a décidé de faire du golf son métier, et à 25 ans qu’il a débuté sur le Tour.

Aujourd’hui à 52 ans, ses objectifs sont toujours intacts, et gagner un majeur sans aucun doute le couronnement de sa carrière.

Pour ses partenaires, sa science du jeu court le rend imbattable dans ce secteur du jeu.

Son efficacité avec ses bois de parcours, particulièrement son bois 5, lui permet de compenser son manque de distance au driver.

Avec le matador lui aussi d’origine Espagnole Seve Ballesteros, ils partagent cette flamboyance, mais au fond ce sont des pit-bulls, et derrière la queue-de-cheval et le cigare, Miguel est un joueur très difficile à aller chercher dans une compétition.

Seule la prise en main de son putter a changé ces dernières années, preuve qu’il ne renonce pas à continuer à s’améliorer en apprenant quelques méthodes nouvelles.

Jiménez a toujours essayé de faire partager son amour du golf avec les plus jeunes, et plus particulièrement avec les jeunes de son pays. Il a créé une école de golf à Torremolinos, près de sa ville natale de Malaga, pour le moment c’est un pitch-and-putt, un par 3, et un practice.

« Je veux rendre le golf plus accessible aux jeunes. Ce n’est pas un sport si cher, et je veux que plus de gens soient en mesure d'en profiter. Ce projet est très exigeant, à la fois financièrement et en organisation. Mais ça vient. J'ai de bons collaborateurs sur place, et je supervise de près ».

S’il reste un rêve à accomplir pour Miguel Angel Jiménez : c’est Rio…

Si Jiménez en tant que « patriarche » du golf européen pouvait espérer être capitaine de l’équipe pour la Ryder Cup en 2016, c’est à Darren Clarke que le rôle est revenu.

Sans regrets et sans reproches vis à vis de Darren Clarke, il reste un objectif en 2016 que Miguel Angel Jiménez aimerait atteindre plus que tout : représenter l’Espagne aux Jeux Olympiques de Rio.

Sergio Garcia étant pratiquement sûr de représenter son pays, pour la deuxième place à prendre, il va falloir compter avec leur jeune compatriote, Rafa Cabrera-Bello.

Les prochains tournois vont déterminer qui du vieux lion ou de l’étoile montante du golf Espagnol sera au rendez-vous de Rio.

Le parfum du Havane de Jiménez à Rio dans les jardins du village olympique, pourquoi pas ?

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Auteur

Golfeur depuis les années 90, j'ai eu la chance de faire un grand nombre de voyages golfiques en France, en Europe, ainsi qu'aux Caraïbes, pour jouer sur plus d'une centaine de parcours. J'ai partagé les parties de très bons golfeurs amateurs, et de pros. Au cours de mon expérience, j'ai été proche des professionnels du secteur, enseignants, dirigeants de golf, organisateurs de Pro-Am, architectes de golf, et sponsors.


Professionnel du monde de la communication, j'ai obtenu un premier prix pour la réalisation de sites internet de parcours de golf.
Aujourd'hui, je mets à profit mon expérience golfique sur le site jeudegolf.org en apportant ma vision sur l'évolution du golf sur près de trois décennies.

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