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Golf et Projet immobilier: Habiter sur un golf

Projet immobilier et golf à Dubai : le rêve fou de Donald Trump

Jouer au golf peut parfois impliquer le fait d’avoir envie d’habiter sur un golf. Ce mode de vie inspire les promoteurs immobiliers, dont l’un des plus célèbres, Donald Trump, actuellement en train de bâtir un projet fou à Dubaï. 

Les golfeurs qui habitent sur un golf composent généralement le noyau dur des pratiquants les plus assidus, et les plus passionnés. 

On parle, on joue, on respire, bref on vit golf au quotidien.

Mais cela peut-être aussi un projet de vie pour une résidence secondaire, et alors seulement dans le cadre de vacances. 

Résidence principale ou secondaire, les projets immobiliers dans le golf ont commencé à être populaires en France, au début des années 70 sur les parcours les plus huppés, avant de connaitre un certain développement dans les années 90, avec même des créations de parcours spécifiquement pensés pour ce type de besoins. 

A force, il y en a pour tous les goûts, tous les besoins, toutes les bourses. 

Proche de Paris, sur la côte Basque, en Provence, et bien sûr à l’étranger avec des destinations prisées par les golfeurs français comme le Maroc ou les Canaries pour les Anglo-Saxons, et même parfois des projets immobiliers encore plus luxueux comme celui que nous allons vous présenter ci-dessous. 

Dans cet article, nous abordons l’actualité du projet de Donald Trump qui veut faire venir une épreuve du PGA Tour à Dubaï pour appuyer un projet immobilier en cours, l’état du marché de l’immobilier en France en 2013, et les raisons qui peuvent pousser à vivre sur un golf. 

Sans surprise, Dubaï suscite toujours les projets immobiliers et golfs les plus fous 

Le businessman américain Donald Trump espère que le parcours de golf qu’il est en train de construire à Dubai pourra accueillir une épreuve du célèbre circuit américain professionnel : le PGA Tour. 

Ce parcours est en fait au centre d’un vaste projet de construction d’une centaine de résidences et villas conçus par Trump Estate et Fendi, et la particularité de ce projet tient dans le fait que Trump a déjà entamé des discussions avec les dirigeants de la PGA pour rendre possible un premier tournoi au Moyen-Orient, incluant les joueurs et vedettes américaines. 

Sans doute un argument non-négligeable pour motiver de futurs acquéreurs, curieux de croiser Tiger Woods, Bubba Watson, Phil Mickelson à deux pas de chez eux. 

Jouer au golf à Dubai

Comme à son habitude, le projet de Trump sera fastueux, et devrait encore repousser les standards du luxe à son maximum. 

D’un point de vue du dessin du parcours, dont l’architecte est Gil Hanson, le fait qu’en arrière-pensée, il puisse recevoir un tournoi PGA implique de respecter le cahier des charges de l’USGA, et milite pour un parcours avec des back-tees longs, et des greens capables d’être au moins pendant une semaine à un niveau de vitesse très élevé, ce qui demande en amont une préparation bien spécifique. 

Pour ne pas effrayer les débutants, ce complexe accueillera aussi un compact de 12 trous. 

Donald Trump a donc sorti le grand jeu pour ce qui va devenir son premier projet au Moyen-Orient. 

Déjà l’origine d’une quinzaine de projets à travers le monde, Trump espère pouvoir utiliser ce parcours à Dubaï comme modèle pour d’autres investissements dans cette région du monde. 

Dubaï n’a pas été choisi par hasard dans la mesure, où la direction de la société estime que désormais le Moyen-Orient est une zone clé pour ce type d’investissements. 

Pour illustrer ce propos, le directeur du développement de Trump Estate, Lawrence Glick compare Dubaï un mélange de Beverly Hills et Las Vegas. 

« Il y a beaucoup de sophistication ici. D’une manière ou d’une autre, nous voulions réellement nous ancrer ici. » 

Cependant, construire un tel projet implique de faire face à des contraintes géographiques terribles qui d’un point de vue de l’environnement sont proprement aberrantes. 

Rappelons que l’on parle ici de créer un golf dans un désert ! 

L’irrigation est un sujet à lui tout seul. Il faudra penser un système d’irrigation unique en son genre, et le gazon ne pourra être le même que sur la plupart des autres parcours dans le monde. 

Pourtant, Lawrence Glick ne semble pas être effrayé par cette perspective. 

« Ce n’est pas difficile. Dans un désert, il convient juste de mettre en place un procédé de pousse différent. Nous avons déjà visité bon nombre de parcours, et nous pensons que nous pouvons faire beaucoup mieux en termes de gazon et de gestion de l’eau, tout  en venant avec un projet vraiment différent. » 

D’une manière ou d’une autre, Donald Trump a déjà démontré par le passé que rien ne l’effrayait, et il y a fort à parier que ce projet voit le jour tel qu’il l’a imaginé, surtout dans un pays qui n’a vraiment à se préoccuper de questions environnementales ou de législations. 

En France, pour les projets immobiliers golf, le contexte est radicalement différent ! 

Si c’est la France ne présente pas les contraintes climatiques d’un désert, elle présente en revanche toutes les caractéristiques d’un désert au niveau des investissements. 

En 2012, un candidat déclarait « Mon ennemi, c’est la Finance » dans un pays où le salaire des employés public est emprunté sur les marchés financiers !

Depuis l’élection de François Hollande, sans faire de politique, le moins que l’on puisse dire, c’est que la social-démocratie à la française ne convainc pas plus que le retour des socialo-communistes en 1981, autre grande date de désaffection des investissements dans l’histoire récente de la France. 

Au contraire, de l’avis des professionnels de l’immobilier, les décisions politiques prises par l’actuel gouvernement ont ajouté de la crise à la crise. 

Début 2013, on pouvait réellement affirmer que l’immobilier dans son ensemble avait baissé. 

Interrogé par le magazine Le Point, Bruno Deletré, directeur général du Crédit foncier affirmait « En 2012, dans l'ancien comme dans le neuf, un acquéreur sur cinq a disparu et le volume des crédits a chuté de 30 % ». 

Ainsi, les intentions d’achats sont au plus bas depuis 10 ans. 

Et concernant les projets immobiliers dans le golf, si ce contexte pourrait nous laisser penser qu’il permet justement de faire des bonnes affaires, du fait du retournement du pouvoir de négociation en faveur de l’acheteur, ce n’est pas la réalité. 

Une des grandes forces pour la vente de ce type de biens est la perspective de plus-values, or justement, c’est l’un des indices qui parait le plus bloqué à l’heure actuelle, surtout avec la nouvelle Loi Duflot, qui joue surtout contre la confiance des investisseurs. 

Pire, l’immobilier de luxe est lui fortement touché par le dogmatisme gouvernemental en termes de fiscalité ! 

Le départ des français fortunés et des entrepreneurs pour l’étranger se fait largement ressentir. 

Notamment Gassin, près du golf de Saint-Tropez, pourtant si populaire par le passé, plus une villa ne part, au contraire, les stocks sont au plus haut. 

Subsistes en France quelques achats spectaculaires réalisés par des fortunes des pays émergents qui ne comptent pas leurs dépenses. 

Seul hic, elles privilégient des achats au plein cœur de Paris, plus que sur une résidence golf, même situé Saint-Nom-La-Bretesche. 

Dans l’ensemble, les professionnels ne parlent pas d’effondrement du marché, mais plus d’une érosion lente, mais tous s’accordent pour constater le manque de visibilité sur les opportunités à venir. 

Quand on regarde les projets en cours chez l’un des acteurs spécifiques du golf  « Golf et Patrimoine », certains biens spécifiques comme des appartements à Bassussary (64) ou à Mont-Canisy (14) près du golf Lucien Barrière de Deauville sont déjà vendus. 

En revanche, on peut encore largement trouver son bonheur à Pont-Royal (13), aux Arcs (73), au golf du Phare (64) ou sur le golf de Saint-Cyprien. 

Vivre sur un golf : Avantages et inconvénients 

Acheter une maison sur un golf peut très rapidement devenir la première cause de divorce pour un couple partagé entre un golfeur et un non-golfeur J 

Plus sérieusement, le profil des personnes qui achètent ce type de biens est bien souvent conscient qu’il ne s’agit pas d’un achat comme un autre. 

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Que ce soit à Bondoufle dans l’Essonne ou à Pont-Royal en Provence, souvent les codes sont les mêmes. 

Diffèrent seulement la localisation, la météo, la réputation du parcours, et la densité des maisons autour du golf avec pour conséquences le prix au mètre carré. 

Un appartement T2 sur le golf de Périgueux coûte 128 000 € contre 137 000 € à Soufflenheim, 165 000 € à Saint-Cyprien ou 179 000 € à Pont-Royal. 

Pour ceux qui militent en faveur d’habiter sur un golf, les principaux arguments mis en avant sont la proximité du golf (pour un golfeur), les prestations qui sont souvent de standings, l’environnement et la possibilité d’avoir un jardin, et enfin le calme.

Ajoutons que pour les fans de golf, le fait d’habiter sur place permet de jouer ou de s’entraîner beaucoup plus souvent, ne serait-ce qu’en fin de journée, quand les visiteurs ont commencé à rebrousser chemin. 

A contrario, le fait de vivre sur un golf présente aussi des inconvénients ! 

A commence par le premier avantage cité ci-dessus, la proximité… 

Par exemple, il est fortement déconseillé d’avoir sa maison sur le trou N°1 ou sur le N°18 qui brassent le plus d’allées et venues. 

Ensuite, le fait d’avoir une résidence sur un golf implique souvent qu’elle ne puisse pas être clôturée spécifiquement. De même, l’architecture est très standardisée, et point de fantaisie, bien qu’il existe des contre-exemples comme par exemple au golf d’Aroeira au Portugal (près de Lisbonne), ou pas une maison ne se ressemble, allant du look chalet au projet d’architecte ! 

Parmi les autres inconvénients, on notera le fait qu’il n’est pas souvent possible de posséder un animal de compagnie, et en particulier un chien. 

A contrario, vous faites rapidement collections de balles de golf dans votre jardin, et parfois dans votre salon. 

Enfin, quand on est simplement joueur, on n’imagine pas que l’entretien impeccable du parcours implique un travail précoce des équipes avec des machines qui peuvent faire du bruit, surtout à 5-6 heures du matin.   

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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