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Golf en Floride: 3 parcours autour d’Orlando à moins de 50 dollars

Golf en Floride: 3 parcours autour d’Orlando à moins de 50 dollars

En janvier dernier, à l’occasion du PGA Show à Orlando, la semaine du golf en Floride, nous étions à la recherche de bons plans pour jouer au golf, et sans se ruiner. Pendant cette semaine un peu folle, où des milliers de professionnels du golf débarquent dans la région, les golfs sont saturés. Il n’est pas simple de réserver un départ ou alors le prix des green-fees dépassent les 120-150 dollars. Ci-après, découvrez trois golfs autour d’Orlando avec leurs points forts, et leurs points faibles…

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Jouer au golf à Orlando pour un budget raisonnable

Première chose à savoir pour jouer au golf autour d’Orlando, il est recommandé de passer par une plate-forme en ligne du type GolfAdvisor ou OrlandoGolf.com, afin de vérifier qu’un tee de départ est disponible, et de pouvoir contrôler un minimum les prix.

Autour d’Orlando, il y a près d’une centaine de parcours dans un des Etats les plus « golf » des Etats-Unis avec la Californie.

Sur 25 millions de golfeurs aux USA, près de 5 millions vivent en Floride entre Miami et Orlando. Il peut y avoir abondance sur les parcours, et encore plus une semaine de PGA Show.

Sur les sites Internet, vous pouvez découvrir des prix d’appels vous annonçant des green-fees à 20 dollars, et parfois moins…Cependant, il faut voir de quoi on parle dans un pays qui n’a pas hésité à construire des parcours un peu n’importe où, et parfois n’importe comment…

La crise du golf outre-Atlantique dans les années 2012-2017 a trouvé son origine dans un contexte économique moins favorable au golf, mais aussi à une surabondance de parcours de qualité douteuse. Il n’est d’ailleurs pas rare de croiser des parcours abandonnés dans des zones commerciales autour d’Orlando.

Avec Guillaume Sauzet et Xavier Bretin, nous avions trouvé un logement sur AirBnb à dix minutes du centre-ville en voiture. Notre résidence était justement située tout à côté d’un golf à l’abandon…

Au moment de chercher un parcours, si possible mythique, et accessible en prix, nous avons rapidement déchanté.

On rêvait de Bay Hill, Grand Cypress, Mystic Dunes ou encore Disney…

Soit il n’y avait pas de départ pour 4 joueurs, soit le prix du green-fee avoisinait les 200 dollars…sachant que les prix sont indexés sur la fréquentation.

Sur une semaine de PGA Show, il valait mieux réserver bien en avance, ce qui est tout de même une petite loterie compte tenu de la météo sur Orlando.

Loin des cartes postales, en janvier, une période où il peut pleuvoir, la Floride n’est pas forcément mieux lotie. Comparativement à la France, c’est surtout la température qui peut être plus clémente (autour de 20/22 degrés fin janvier).

Dix jours avant notre arrivée, il y avait eu un violent épisode neigeux sur une partie de la Floride…Certes, c’était du jamais vu depuis 29 ans.

Tout début janvier, Tallahassee, la capitale de la Floride dans le nord du "Sunshine State", s'était réveillée avec une couche de 25 centimètres de neige, la première quantité mesurable depuis 1989, selon le Weather Channel. 

Sur place, après avoir fait des recherches sur nos téléphones mobiles, nous avons fini par tenter le Golf de Rio Pinar, pour un tarif au green-fee d’environ 45 dollars voiturette comprise.

Loin des clichés sur la Floride, en janvier, beaucoup de parcours sont grillés, et donc bien plus jaunes que verts.

A la limite, sur un autre parcours joué la même semaine, Champion’s Gate, le parcours de David Leadbetter, on a pu voir que les tees de départs étaient « peints » en verts.

Rio Pinar : Un golf classique de banlieue

Concernant Rio Pinar, nous avons découvert le parcours de golf floridien typique, et surtout pratiqué par les locaux.

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Situé à 30-40 minutes du centre d’Orlando en voiture, et dans une banlieue relativement bourgeoise sans être tapageuse, le golf de Rio Pinar n’en jette pas plein la vue.

Le dessin du parcours est traditionnel avec des greens d’une dimension modérée (pour les Etats-Unis) et des fairways considérés comme étroits (pour les Etats-Unis).

Long de 5038 mètres des blanches avec un slope de 114 (par-72), le parcours est assez abordable sans qu’il y ait vraiment un trou signature.

Sans être désobligeant, c’est plutôt un parcours assez quelconque mais agréable à jouer.

L’accueil au club-house est super sympa, surtout de la part d’américains pour des français perdus au milieu de la Floride, et le service est conforme à ce qui se pratique aux Etats-Unis.

On vous prépare la voiturette. On veille à vous mettre de la glace dans les glacières…

Bref, c’est l’accueil classique dans un golf aux USA.

Sur les 18 trous, je n’ai pas conservé un souvenir marquant d’un trou plus qu’un autre, ni un sentiment du type « waouh ».

Les fairways sont larges (pour un européen) et alignés avec de nombreux pins autour (plutôt rare pour un parcours classique) avec plusieurs obstacles d’eaux et bunkers en jeu sur quelques trous.

Des photos que j’ai pu prendre, je n’ai pas beaucoup de clichés avec des plans d’eaux vraiment gênant pour le jeu.

Le trou le plus difficile selon le directeur du golf est le trou numéro 5, un par-4 en dog-leg gauche avec un green bien protégé par des bunkers.

L’intérêt de ce parcours réside dans le fait que vous pouvez « jouer » au golf dans de bonnes conditions (en janvier) pour un prix très raisonnable.

Moment amusant, sur le parcours, on croise un retraité canadien qui forcément nous branche, nous « les frenchies », puis nous discutons avec une résidente française retraitée originaire de Grenoble qui habite sur le golf six mois de l’année pendant l’hiver, mais ne joue pas au golf !

Je relève un détail concernant les maisons tout autour du golf… elles sont toutes équipées de moustiquaires géantes.

En effet, dès que vous sortez d’Orlando, toutes les maisons sont défigurées par d’énormes cloisons anti-moustiques.

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En janvier, pas de problème… en revanche au Printemps, cela devient visiblement une préoccupation majeure.

Champion’s Gate : Le camp de base de David Leadbetter

Deuxième parcours de la semaine après une journée de tournage MyGolfLab dans le studio de David Leadbetter : Champion’s Gate.

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A l’origine, nous ne devions pas jouer sur le parcours. Toute la journée, on avait tourné dans le vent sur ce parcours sans arbre, et sans obstacles pour bloquer le… vent.

Vers 15h30 nous arrivons au club-house pour solliciter un départ, et là, bonne surprise, on nous laisse partir pour 35 dollars voiturette incluse, considérant qu’il n’était pas certain que l’on puisse terminer le parcours avant la tombée de la nuit.

En jouant à trois et en voiturette, on a largement eu le temps d’aller au bout.

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Champion’s Gate, c’est surtout un beau club-house, un bon restaurant, une belle académie David Leadbetter, son studio personnel, mais si vous me demandez si c’est un parcours mémorable… sincèrement, c’est plutôt un parcours quelconque et sans relief.

C’est pourtant considéré comme un golf parmi les « must see » à Orlando.

Le National de Champion’s Gate est un parcours plus délicat que Rio Pinar justement à cause du vent, des fairways plus étroits, et des buttes astucieusement placées autour des fairways.

Pour le coup, la partie de golf est beaucoup plus délicate.

Situé à 10 minutes du Disney Resort, justement l’un des seuls éléments qui ressort visuellement à des kilomètres à la ronde, c’est le resort. Un trou jouxte justement l’hôtel, et sa piscine à vague.

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Sur les photos du site Internet, le parcours est particulièrement vert… En janvier, il est particulièrement jaune.

Visuellement, il n’a rien de « sexy ». Le bon plan, c’est de pouvoir jouer 18 trous pour 35 dollars avec voiturette et service de « voiturier » inclus.

Le parcours est considéré comme « Challenging » par les américains, et c’est vrai qu’il n’est pas si facile, long de 5428 mètres des blanches, et un slope de 124.

Les voiturettes sont munies de système GPS pour apporter une expérience supérieure. Toujours en rapport avec le prix payé, c’est plutôt inimaginable en France, sachant que si le parcours est ouvert toute l’année, ce n’est vraiment pas l’usine.

Vous pouvez vraiment jouer à votre rythme.

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Si le club-house présente des sacs de nombreuses stars du PGA ou LPGA Tour, des élèves de Leadbetter, le golf semble souffrir d’une moins bonne réputation pour la qualité de son entretien par rapport à son passé glorieux. On a plutôt l’impression d’un golf en perte de vitesse…

Oaks National Golf Club : La bonne surprise

Dernier parcours de la semaine, quelques heures avant de reprendre l’avion pour la France, nous avons découvert le Oaks National Golf Club, toujours pour un prix super abordable de 45 dollars voiturette comprise.

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Situé à une heure de l’aéroport international d’Orlando, le parcours n’est pas ronflant. Le club-house est très accueillant sans être clinquant.

Quel que soit le parcours, vous êtres très bien reçu.

A la différence de Champion’s Gate, le parcours est déjà plus fréquenté. Un starter régule les départs.

Pendant l’attente de votre tee de départ, vous pouvez croiser un crocodile sur le bord d’un grand étang qui jouxte le trou numéro un. Il donne l’impression de dormir mais si vous envoyez une balle de golf dans sa direction, il va l’attraper dans sa gueule !

La présence du croco n’effraie personne. A condition de ne pas trop s’en approcher, il cohabite parfaitement avec les golfeurs locaux.

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Si je devais me risquer à une comparaison, ce parcours me fait penser au Golf de Bondoufle en région parisienne. Le parcours est situé dans un complexe résidentiel.

Des trois parcours, c’est le plus mémorable d’un point de vue environnement et dessin.

Erigé dans un environnement naturel, il est plus technique que Champions’ Gate avec des situations de jeux plus variées, sans le vent.

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Parfois, il faut traverser une route, et se frayer un chemin entre les maisons, pour se rendre d’un trou à l’autre.

L’eau est en jeu sur au moins dix trous.

Long de 5931 mètres des blanches avec un slope de 134, sans y paraître, ce fut le parcours le plus difficile de la semaine.

Des trois parcours, c’est celui dont j’ai conservé le meilleur souvenir. 

Toutefois, comparativement à beaucoup de golfs en France, nous n’avons pas à rougir sur la beauté de nos golfs, et la qualité de l’entretien.

Sur deux aspects, les golfs basiques américains (floridiens) surpassent pourtant les parcours français :  Le rapport service/prix 18 trous plus voiturette, et la vitesse des greens.

Guillaume et Xavier ont été agréablement surpris par la vitesse rapide des greens sur les trois parcours. Dans tous les cas, le putting est vraiment un challenge.

Bilan d’une semaine de golf à Orlando

Cet article avait pour but d’évoquer des bons plans tarifs près d’Orlando, et de relativiser un peu l’image carte postale des golf en Floride.

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Quand vous n’avez pas nécessairement 200 dollars pour jouer un seul 18 trous, vous pouvez trouver des parcours assez quelconques, sauf pour la vitesse des greens.

Les parcours ne sont pas forcément verts en janvier bien que pour un français, parisien ou lyonnais, jouer en polo à cette période de l’année n’est pas si commun.

Gare aux clichés, si vous ne jouez pas à Bay Hill, Disney, Mission Inn, Grand Cypress ou Mystic Dunes, le golf à Orlando peut être plus basique.

Pour avoir jouer Grand Cypress l’an passé, j’en ai gardé le souvenir d’un parcours très large, assez peu protégé du vent, avec un superbe club-house, et un service au top.  D’un point de vue golf, ce n’est pas nécessairement un souvenir incroyable, sauf celui de pouvoir se dire que l’on a joué aux Etats-Unis…

A en juger par la taille des moustiquaires qui recouvrent parfois intégralement les maisons, jouer au printemps ou l’été n’est peut-être pas un super bon plan… 

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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