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Fedex Cup 2017 : Justin Thomas rafle finalement la mise

Fedex Cup 2017 : Justin Thomas rafle finalement la mise

La dernière épreuve de la Fedex Cup 2017, le Tour Championship, disputé sur le parcours d’East Lake près d’Atlanta en Géorgie a connu un ultime rebondissement. Alors que l’anglais Paul Casey était promis à une belle victoire après trois premiers tours rondement menés, incapable de signer le moindre birdie jusqu’au 18eme trou lors du dernier tour, il a ouvert la porte à un drôle de scénario qui a vu la victoire de Xander Schauffele, un rookie, et le couronnement final de Justin Thomas. Si les play-offs de la Fedex Cup présentent un mode de fonctionnement trop abstrait, à la limite de la loterie, finalement, cette année, elle met en lumière la révélation de la saison, qui plus est, un vainqueur de majeur.

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La Fedex Cup véritable loto du PGA Tour

Le principe de play-off où les compteurs sont remis à zéro privilégie une forme de spectacle au détriment de la logique sportive. Certains pros vont apprécier de pouvoir se battre jusqu’au bout alors que d’autres peuvent considérer qu’un an d’effort vaut parfois moins qu’une seule bonne performance sur le dernier tournoi de l’année, à condition d’être inscrit dans la liste des 30 derniers partants.

Cette année, le PGA Tour n’est pas passé loin d’un scénario totalement ridicule avec le couronnement comme meilleur joueur de la saison, d’un rookie ou d’un golfeur qui n’avait pas encore remporté la moindre victoire en 2017.

Heureusement, la performance de Justin Thomas sur le dernier tour à East Lake a évité à beaucoup, un sacré mal de tête pour expliquer l’inexplicable.

Le golf se plaint d’être sous-médiatisé !

Si vous emmenez un non-golfeur dans un club-house, et si ce dernier prête l’oreille aux conversations autour de lui.

Au bout de quelques minutes, il va sérieusement s’inquiéter de ne rien comprendre à notre langage, et nos codes composés d’anglicismes et de formules difficilement résumables en un mot ou même une phrase.

Si ce même non-golfeur suit une saison du PGA Tour, il y a des chances qu’il ressente le même déphasage !

Si un tournoi majeur est finalement quelque chose que tout le monde peut comprendre, le système de Fedex Cup avec des points sur la saison régulière remis en cause sur les quatre derniers tournois pour maintenir un semblant de suspense échappe déjà beaucoup plus à l’entendement.

En 2007, ce système avait été mis sur pied pour contrer deux facteurs agissant négativement sur l’audience des tournois de fin de saison, et donc les rentrées publicitaires : la domination sans partage de Tiger Woods, et le désintérêt des golfeurs pour des tournois de fin d’année, et de second rang par rapport aux majeurs.

La formule a vécu !

Depuis plusieurs années, ni Tiger Woods, ni aucun autre golfeur n’a réellement été en mesure d’ultra-dominer le PGA Tour, au point qu’il soit indispensable de rebattre les cartes de la saison, à quatre épreuves du terme.

Cette année, nous avons même eu le privilège de suivre plusieurs golfeurs d’élites, capables de rivaliser jusqu’au bout avec Dustin Johnson, le numéro un mondial, mais finalement pas numéro un de la Fedex Cup, Jordan Spieth, multiple vainqueur sur le tour et titulaire du British Open, Justin Thomas, révélation du début de saison et vainqueur d’un majeur (le PGA Championship), le japonais Matsuyama, et l’autre révélation de l’année en la personne de l’espagnol Jon Rahm.

Assurément, cinq des golfeurs les plus réguliers en 2017, ce qui est tout de même le principe à récompenser quand on parle de meilleur joueur sur une saison.

Sur pratiquement un an de compétition, plus d’une quarantaine de tournois, tous les observateurs ont pu noter de réelles tendances de performances.

Johnson, Spieth, Thomas, Matsuyama et Rahm ont été régulièrement aux avant-postes, de sorte que chacun aurait pu être un candidat légitime au titre.

Si Webb Simpson, Paul Casey ou Kevin Kisner avaient remporté le Tour Championship, ils auraient automatiquement décroché la première place à la Fedex Cup, sans que cela soit vraiment le reflet de la saison 2017.

Parfois, sur un tournoi de golf, on distingue au moins au cours des neuf derniers trous, un golfeur suffisamment fort pour emporter l’épreuve, sans que cela paraisse un hold-up. On peut dire de lui qu’il maîtrise le parcours et les concurrents.

Ce dimanche à East Lake, le scénario n’a pas réellement donné l’impression de récompenser le meilleur, mais plutôt le dernier à avoir « parlé » ou le dernier à avoir rentré un birdie.

Que ce serait-il passé si le tournoi avait duré seulement 6 trous de plus ? Nous aurions eu un autre vainqueur !

Bref, ce tournoi ne restera pas dans les annales, ni pour le scénario, ni pour le spectacle. La seule chose à retenir sera la victoire de Xander Schauffele, un golfeur américain promis effectivement à un bel avenir.

Déjà vainqueur du Greenbrier Classic plus tôt dans l’année, il devient le premier rookie depuis Keegan Bradley en 2011, a remporté deux victoires au cours de sa première saison.

Un tournoi à oublier, un champion représentatif

De la saison 2017, on se souviendra surtout de Justin Thomas, auteur de 5 victoires dont un majeur.

De la saison 2017, on se souviendra surtout de Justin Thomas, auteur de 5 victoires dont un majeur.

Si le système de la Fedex Cup ressemble plus à une loterie qu’à un système juste, par chance, il a au moins récompensé un des cinq meilleurs golfeurs de l’année.

Même le vainqueur du chèque de 10 millions de dollars a reconnu que cela faisait bizarre de gagner le plus gros titre de sa carrière… sans gagner véritablement le tournoi !

Une année qui restera aussi marquée par le duo qu’il aura formé avec son copain de toujours, Jordan Spieth.

Beaucoup de chroniqueurs n’ont cessé de s’interroger pour savoir lequel des deux était vraiment le meilleur.

Est-ce que cette question a vraiment un sens dans un sport comme le golf où chaque semaine, la vérité des jours précédents est remise en cause ?

Toujours est-il que quand on VOUS interroge sur le sujet, le top-4 de la saison est plutôt dans l’ordre Dustin Johnson (40%), Jordan Spieth (30%), Justin Thomas (15%), et Hideki Matsuyama (10%).

Vous êtes finalement plus logique que le système !

A quoi bon octroyer un titre de numéro un mondial, si ce dernier n’est pas couronné comme le meilleur joueur de la saison à la fin de l’année ?

Peut-on placer une victoire au British Open au même niveau qu’une victoire sur le PGA Championship ? Visiblement, vous donnez votre préférence à une victoire sur un links.

Quand on vous interroge sur la révélation de l’année 2017.

C’est plutôt le nom de Jon Rahm qui retient votre attention avec plus de la moitié des suffrages (52%), contre moitié moins pour Justin Thomas (26%).

L’espagnol n’a pas remporté de majeur ou d’épreuve des play-offs, pourtant son début de saison vous a beaucoup plus impressionné, de même que sa personnalité et son physique l’ont aidé à sortir du lot.

N’oublions pas qu’un an en arrière, il était simple amateur au même titre que Langasque et DeChambeau avec lesquels il pouvait être comparé.

Vous êtes même 33% à considérer que c’est le meilleur européen de l’année, assez largement devant Sergio Garcia ou Tommy Fleetwood.

A propos de Garcia, vous êtes une large majorité à considérer que sa victoire au Masters reste le moment le plus mémorable de la saison en majeur (70%) alors que par opposition, celle de Koepka à l’US Open vous a très peu ému.

Justin Thomas fait effectivement partie de la liste des 4/5 noms à avoir marqué la saison, et par chance, le système des points de la Fedex Cup a finalement permis à l’un de ces 5 noms de sortir du chapeau.

Depuis la première édition en 2017, la Fedex Cup a résolu le problème d’un éventuel manque de suspense d’une manière assez douteuse.

Seulement un golfeur a réussi à la remporter à deux reprises : Tiger Woods en 2007 et 2009.

Les play-offs de la Fedex Cup ont tant bien que mal réussi à se faire une place dans l’espace audiovisuel du sport aux Etats-Unis.

En revanche, la formule a plus que vécu, et présente un intérêt sportif plus que discutable.

La plupart du temps, le scénario raconté par les tournois de fin de saison ne présente pas un grand intérêt…Tout cela manque de panache. Il faut des showmans comme Rory McIlroy l’an passé pour réveiller notre attention.

En 2018, plusieurs questions laissées sans réponses cette année pimenteront les tournois de la saison régulière.

Dustin Johnson remportera-t-il un nouveau majeur pour confirmer son rang de meilleur golfeur de la planète ? Jordan Spieth lui reprendra-t-il la première place mondial ? Day et McIlroy se remettront-ils à gagner des tournois plutôt qu’à battre des records de distances au drive ? Koepka va-t-il vraiment s’inscrire dans la durée comme un top-player ? Matsuyama sera-t-il le premier japonais à devenir numéro un mondial ? Rahm marchera-t-il sur les traces de Ballesteros au Masters ? Et Justin Thomas confirmera-t-il son année exceptionnelle ?

Justin Thomas va-t-il confirmer son année exceptionnelle ?

Surtout en 2018, est-ce que le PGA TOUR va faire sa révolution, et s’auto simplifier pour attirer un plus large public ? Ce n’est malheureusement pas au programme.

La confusion a encore de beaux jours devant elle de l’autre côté de l’Atlantique. Le plus triste, c’est que l’European Tour n’a rien de trouvé de mieux que d’imiter le grand frère américain…

Bonne chance si vous voulez expliquer ce système à un non-golfeur…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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