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Exploit de Thomas Pieters, deuxième au Genesis Open 2017

Exploit de Thomas Pieters, deuxième au Genesis Open 2017

Depuis Pacific Palisades - Quelle dernière carte de Thomas Pieters, dimanche au Riviera Country Club pour le compte du Genesis Open 2017, un des plus gros tournois du début de saison sur le PGA Tour ! Le longiligne et athlétique belge a donné une belle leçon de golf à l’européenne à nos amis américains et sur leurs terres, confirmant ses belles dispositions déjà vues à Hazeltine en septembre dernier pour la Ryder Cup. Il termine deuxième à -12 derrière l’intouchable Dustin Johnson. Nous avons pu l’approcher en press room à l’issue de son tour en 63. Il a fallu jouer des coudes avec la presse américaine pour arriver à lui poser une question, signe de son nouveau statut…

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Thomas Pieters, la bonne surprise du Genesis Open 2017

Belle performance pour Thomas Pieters, l’un des rares héros européens de la dernière Ryder Cup à pouvoir se mesurer au gratin du PGA Tour sur l’un des tournois les plus relevés du mois de février.

Pieters est en fait tout en haut du leaderboard devant de sérieux rivaux tels que Justin Rose (-11), Charley Hoffman, Jimmy Walker (-9) dernier vainqueur de l’US PGA, Adam Scott (-9), Luke Donald, Matt Kuchar, Jordan Spieth, ou encore Jim Furyk…

Dans une dernière journée en forme de marathon, le belge a dû jouer une bonne partie de son troisième tour, et le quatrième tour en seulement quelques heures.

Cela lui a bien réussi ! 

Auteur d’un birdie dès le premier trou, il a parfaitement lancé son quatrième tour, celui qui allait devenir le meilleur de toute la semaine pour l’ensemble du champ présent.

Même le vainqueur, Dustin Johnson n’a pas fait mieux sur un tour, c’est dire la performance du golfeur d’Anvers.

Comme l’indiquait Justin Rose, en conférence de presse quelques minutes avant Thomas « Cela a été une longue journée. Mis à part la première place, la partie haute du leadeboard était plutôt bouchée. Vous ne pouviez pas réellement vous laisser aller, pour au contraire capitaliser sur les bons coups et rester dans le bon mix. Ce tournoi était intéressant avec beaucoup de points Fedex Cup et pour le classement mondial en jeu, surtout quand le champ de joueurs est aussi relevé. »

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Thomas Pieters réalise donc au passage une superbe opération. 47eme mondial, il devrait se rapprocher encore un peu plus du top-25, dont il a démontré aujourd’hui qu’il avait le niveau.

A l’inverse de son compatriote, Nicolas Colsaerts, on le sent très à l’aise dans cet environnement américano-américain, même si le contre-pied est aussi une de ses astuces. En conférence de presse, un journaliste lui a demandé s’il comptait jouer à temps complet aux USA. Ce à quoi, le belge a répondu par la négative, appréciant aussi de pouvoir jouer en Europe, surtout une année où le circuit s’est considérablement renforcé.

Il devrait donc partager son agenda entre les deux circuits cette année, avant d’envisager de le rendre plus léger l’an prochain.

Ce à quoi, j’ai pu lui demander s’il comptait bien venir à l’Open de France cette année, à défaut de lui demander pour l’Open de Belgique. La question l’a forcément surpris, ne s’attendant pas à trouver un français en face de lui. « Si je vais à l’Open de France… Je pense que c’est à mon agenda donc oui. ».

La presse américaine enchaînant « Allez-vous au Honda Classic la semaine prochaine »… Même réponse positive de la part du nouveau héros du jour.

En réalité, Pieters va rester aux USA jusqu’en mai, et devrait ensuite revenir en Europe pour jouer les tournois qui l’intéresse.

Une performance malgré le décalage horaire et un début d’état grippal

Pendant les trois tours où j’ai pu le suivre, Pieters a bénéficié d’une certaine forme d’anonymat. Ici au Riviera, le public n’avait d’yeux que pour les golfeurs américains, en particulier, Dustin Johnson et aussi Phil Mickelson.

Avec 8 birdies sur le dernier tour, Pieters a fini par se faire remarquer. Depuis 48 heures, il a continuellement progressé au leaderboard comme sur une tendance de fond.

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Pourtant tout aurait pu mal se passer pour lui. Un peu malade en début de semaine, il n’aurait sans doute pas imaginé pouvoir jouer aussi bien. Obligé de se rendre chez le médecin mardi, il aurait pu ne pas connaître une telle semaine. Se sentant de mieux en mieux de jours en jours, finalement, c’est samedi qu’il a avoué avoir trouvé quelque chose au practice. Un quelque chose qui s’est révélé déterminant !

S’agissant de la météo particulièrement terrible cette semaine, Pieters s’en est accommodé. Admettant avoir bien joué à Dubaï avec un tout autre climat, il a voulu illustrer qu’il pouvait être un joueur tout terrain.

Toute la semaine, il a dû se lever à 4 du matin se sentant grippé, exactement tout comme je l’ai été, incapable de m’adapter en si peu de temps au décalage horaire avec la France, j’admire sa performance sportive. Ce n’est pas assez souligné, mais imaginez que le belge doit se battre avec le parcours, ses adversaires, et un sévère décalage horaire. Bien jouer au golf dans ces conditions en dit long sur ses capacités.

Un coup de barre Thomas ?

Son putting et son driving ont finalement été les clés de sa performance.

Dans le coup pour la distance avec une moyenne de 278 yards (contre 287 yards au total), et 50% de fairways en régulation, le belge a trouvé suffisamment de fairways pour dérouler le reste de son jeu.

Totalement déstressé sur la fin, il a pleinement déroulé pour deux birdies sur les trois derniers.

Well done Thomas ! Une telle performance sur un tel tournoi méritait d’être relevée, surtout quand on connaît la difficulté de s’adapter à l’heure du Pacifique pour un Européen.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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