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Evan Gibbs : Avec JAILBREAK, nous combinons vitesse de balle et tolérance

Evan Gibbs : Avec la technologie JAILBREAK, nous combinons vitesse de balle et tolérance

A l’occasion du dernier PGA Show à Orlando, j’ai eu à nouveau l’occasion d’interroger les principaux ingénieurs du marché, au sujet des nouveautés, et des évolutions concernant le matériel de golf. Pour commencer ce nouveau cycle d’entretien mené avec les principales marques, je vous propose ci-après, un ingénieur encore jamais interviewé et en exclusivité sur jeudegolf.org, Evan Gibbs, directeur de la recherche et du développement pour les bois au sein de Callaway Golf.

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Au cours du PGA Show d’Orlando, Callaway présentait essentiellement sa nouvelle ligne de bois ROGUE. Il s’agissait d’essayer de faire aussi bien que l’an passé avec l’EPIC, comme nous l’avait d’ailleurs témoigné Emmanuel Gédouin, dans un précédent entretien.

Après Alan Hocknell, star des ingénieurs outre-Atlantique, Evan Gibbs est le Monsieur EPIC et ROGUE, c’était donc l’occasion de l’interroger sur ses objectifs, sa création, et ses aspirations.

Pour démarrer l’entretien, je l’ai interrogé sur le bilan qu’il pouvait tirer de la première année de déploiement de la technologie Jailbreak sur les bois EPIC.

Bonjour Evan, l’an passé, j’étais dans vos locaux à Carlsbad, Alan Hocknell nous présentait la technologie Jailbreak. Après un an d’exploitation, quel bilan technique et commercial tirez-vous de cette nouvelle technologie ?

L’an passé, nous étions vraiment très excités d’amener cette nouvelle technologie sur le marché. Nous avions démarré notre cycle de développement depuis plusieurs années.

Le succès commercial a été immense. Je pense que les golfeurs de tous niveaux ont vu le bénéfice du Jailbreak. Et c’est vraiment ce qui distingue cette technologie par rapport aux autres. Ils ont pu observer des gains vraiment significatifs.

Est-ce que vous pensez qu’il est encore possible d’augmenter la vitesse de balle avec les drivers à venir ?

Oui, bien entendu, c’est un des challenges que nous avons à relever dans un département Recherche et Développement.

Nous devons augmenter la vitesse de balle, augmenter la tolérance… Et c’est vraiment ce que produit Jailbreak.

Je pense que s’agissant du ROGUE, notre objectif était de prendre tous les bénéfices de vitesses obtenus avec l’EPIC, et de les combiner avec plus de tolérance encore.

Pour y parvenir, il ne s’agissait pas seulement d’augmenter la vitesse de balle depuis le centre de la face, mais en fait depuis toute la surface du club, et ce, pour fournir plus de consistance sur toutes les frappes.

Pour y parvenir, il ne s’agissait pas seulement d’augmenter la vitesse de balle depuis le centre de la face, mais en fait depuis toute la surface du club, et ce, pour fournir plus de consistance sur toutes les frappes.

Comment arrivez-vous à manager les limitations imposées par l’USGA s’agissant de la performance d’une face de driver ?

C’est assurément un challenge que nous rencontrons au niveau de la recherche et du développement. Nous devons forcément travailler dans les limites et contraintes imposées par l’USGA.

C’est bien sûr ce que nous avons fait avec Jailbreak.

En tant qu’ingénieur de matériel de golf, diriez-vous qu’il est plus facile d’augmenter l’angle de lancement et réduire le taux de spin, par rapport au fait d’augmenter la vitesse de balle ?

En réalité, c’est plutôt une combinaison des deux. Il s’agit de créer le plus de distance possible.

Du point de vue d’un ingénieur, le fait de manipuler les conditions de lancement est sans doute la partie la plus simple, alors qu’à l’inverse, augmenter la vitesse de balle est la partie la plus ardue.

Encore, une fois, justement le ROGUE combine les deux problématiques. C’est ce qui le rend si unique.

Après votre année EPIC, comment escomptez-vous l’année 2018 avec le driver ROGUE ? Vous avez modifié les barres en titane derrière la face. Comment est-ce que cela va jouer sur la performance de votre driver ?

Nous avons eu une excellente année 2017 avec l’EPIC. Cette année, nous sommes très enthousiastes au sujet de notre nouveau driver.

La technologie Jailbreak a été légèrement modifiée, notamment au niveau de la géométrie. La semelle est aussi un petit peu différente. La couronne est 25% plus légère, ce qui nous a permis de répartir le poids en périphérie de la tête. C’est ce qui donne plus de tolérance.

La clé de ce produit consiste à combiner tous ces bénéfices, notamment la vitesse de balle du EPIC avec la tolérance du ROGUE.

Cette année, vous avez ajouté la technologie JAILBREAK sur les bois de parcours. Est-ce que c’est le fait de renforcer la structure derrière la face peut jouer sur la réduction du spin sur le bois ROGUE ?

La technologie JAILBREAK utilisée sur le bois de parcours est similaire à celle employée sur le driver.

C’est effectivement la première fois que nous l’importons sur les bois de parcours.

L’objectif de départ, c’était vraiment l’augmentation de la vitesse de balle.

Pour cela, il était nécessaire de limiter les pertes d’énergies au travers du design de la tête, pour mieux transmettre cette énergie à la face.

J’insiste la technologie JAILBREAK est à propos de la vitesse, et la distance.

J’insiste la technologie JAILBREAK est à propos de la vitesse, et la distance.

Il nous fallait créer des synergies entre nos technologies JAILBREAK et FACE CUP, pour justement obtenir des performances significatives, et jamais vues depuis des années, dans cette catégorie de produits.

Effectivement, avec l’augmentation de la vitesse de balle, et l’augmentation de l’angle de lancement, nous avons vu des bénéfices au niveau de la réduction du spin.

C’est une autre raison pour laquelle nous sommes excités par le lancement de la gamme ROGUE.

Votre principal concurrent travaille sur un principe de face « vrillée » pour justifier une réduction de la dispersion. Est-ce que c’est quelque chose sur laquelle un ingénieur Callaway aurait envie de travailler dans le futur ?

Le fait de bomber la face d’un driver n’est en rien quelque chose de nouveau. C’est un principe adopté par l’industrie depuis des décennies. Cela impacte les conditions de lancements.

Sur tous nos produits, nous essayons sans cesse d’améliorer la courbure de nos faces.

Dans quelle mesure Callaway pourrait aider les joueurs à déclencher un swing amélioré au niveau de la relation chemin de club/face, car finalement, c’est le principal argument pour réduire la dispersion ?

Bien entendu, le comment le club arrive sur la balle détermine largement la direction de la balle. Nous encourageons les golfeurs à se faire fitter.

Nous avons beaucoup d’options de shafts disponibles, des longueurs différentes, des poids différents qui peuvent influer sur le tempo du joueur, et l’aider à délivrer le club selon un meilleur angle.

Nous avons aussi des versions différentes de nos têtes pour justement trouver le meilleur équilibre possible avec le manche.

Par exemple, pour un joueur qui présente un chemin de club particulièrement extérieur-intérieur, ce qui conduirait à couper la balle, et taper un slice, nous avons des têtes pensées pour réduire ce phénomène.

En définitive, se faire fitter pour trouver le bon shaft, et la bonne tête, permet vraiment d’améliorer le déplacement du club dans l’espace.

L’an passé, vous proposiez deux différentes longueurs pour vos drivers, est-ce que vous allez continuer à proposer des manches de 44,5 et 45,5 inches ?

Cette année, pour le driver ROGUE, nous proposons en standard un shaft de 45,5 inches. Cependant, il est certain que dans le cadre d’un custom fitting, vous pourrez trouver des manches raccourcis.

Cette année, pour le driver ROGUE, nous proposons en standard un shaft de 45,5 inches. Cependant, il est certain que dans le cadre d’un custom fitting, vous pourrez trouver des manches raccourcis.

Pour finir, Evan, quel serait votre phrase de conclusion pour distinguer les drivers Callaway par rapport à tous les autres ? Quelle est l’ADN d’un driver Callaway ?

Je pense que la technologie JAILBREAK définit parfaitement bien ce que nous voulons faire avec les bois. Je pense que nous avons redéfini la catégorie des drivers et bois de parcours. C’est vraiment une technologie qui change le jeu, et qui marche pour tout le monde.

Les golfeurs peuvent réellement voir des changements significatifs sur la vitesse de balle, et la distance.

Combiné avec l’usage de multiples matériaux, nous obtenons à la fois de la distance, et de la tolérance.

Cet entretien sera prochainement diffusé dans son intégralité sur JeudeGolf.tv

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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