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Entretien exclusif Jean-Pierre Olivier, directeur de Ping France

Entretien exclusif avec Jean-Pierre Olivier, directeur général de Ping France

A l’occasion de l’Alstom Open de France 2015, nous avons eu le privilège de rencontrer Monsieur Jean-Pierre Olivier, Directeur Général de la marque PING en France. L’occasion pour nous de l’interroger sur l’actualité de sa marque, le succès de la gamme G30, et le calendrier de sortie des prochaines nouveautés.

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L’été de la marque PING promet d’être chaud !

En l’espace de 15 jours entre l’Open de France, et l’actuel British Open, la marque de matériel de golf a annoncé la sortie imminente de pas moins de deux nouveaux fers, la série i E1 et la série GMax qui devraient faire le buzz.

Nous avons eu l’occasion d’en parler avec Monsieur Olivier, pour l’occasion accompagné du vice-président du groupe PING, Monsieur David Solheim. Petit-fils du fondateur, Karsten Solheim, en visite en France.

Ping s’apprête aussi à dévoiler d’autres clubs d’ici au mois d’août, une actualité chargée pour le patron de l’activité en France qui revient pour nous sur sa perception du marché du golf, les performances commerciales de sa société, et les raisons de son succès, la relation particulière entre l’Open de France et Ping, et la présence à Paris de David Solheim dont vous pourrez retrouver l’interview en cliquant sur le lien suivant.

Contrairement à la baisse des licences, il semble que le nombre de parties jouées en France, soit à minima stable, voir en léger redémarrage, comment ressentez-vous l’activité pour Ping ?

C’est vrai que nous constatons un redémarrage ces derniers mois par rapport à ces dernières années, où le nombre de licenciés à baisser en même temps que le nombre de parties jouées.

Mais pour vous donner un ordre d’idée, que ce soit cette année ou les quinze années précédentes, on a toujours été en positif chez Ping.

En France, au global du marché des marques, on se situe dans les trois premiers.

Après si on prend les segments de marché de manière indépendante comme les drivers, les putters ou les fers, il arrive qu’on soit mieux placé, et même premier.

Sur les wedges, avec les nouveaux « Glide », on est quatrième, et les dernières statistiques relevées  par des panélistes professionnels démontrent que nous sommes en progression, et en gains de part de marché.

Les choses se passent bien ! Les choses se passent comme on souhaite qu’elle se passe !

Avec la politique commerciale de long-terme qui est la nôtre et tournée vers l’intérêt du golfeur, et la qualité de nos produits, ce qui est le plus important, on fidélise beaucoup le consommateur, et d’une certaine manière, on minimise les risques.

Quelles sont vos ambitions pour la deuxième partie de l’année 2015 ?

Notre ambition, c’est de continuer sur notre lancée, et surtout réussir la mise en place de nos nouveaux produits, que ce soit la nouvelle série i ou la nouvelle série Gmax qui vont devancer de quelques semaines l’arrivée d’un nouveau putter, et de nouveaux accessoires et sacs.

ping-gmaxto.jpg 

La deuxième chose qui est importante pour nous, c’est qu’on a racheté une licence de vêtements de golf avec une usine basée en Angleterre à Worchester, et on a commencé à commercialiser nos produits cette année. Nous sommes très satisfaits du démarrage.

Du coup, cela m’amène à vous demander si vous avez l’intention de produire des balles de golf ?

On en a fait. On a fait les fameuses balles bicolores, puis des balles blanches de très bonnes qualités. Mais on a vite abandonné car la balle, c’est très compliqué. Il faut beaucoup de brevets.

Se tournant vers David Solheim qui était présent à l’occasion de cet entretien, Monsieur Olivier s’est fait confirmer que pour Ping, bien qu’il ne faille jamais dire jamais, ce n’est pas à l’ordre du jour.

Pour trouver une nouvelle balle, il faut trouver de nouveaux brevets, et il ne faut pas copier les autres, sinon, ils attaquent très vites. Et pour que ça marche, il faut une présence sur le tour, ce qui demande des investissements très importants auprès des joueurs.

Pour l’instant, ce n’est pas une priorité. Les coûts  sont trop importants par rapport aux perspectives de gains qui ne sont pas garanties.

Le G30 a semble-t-il bien fonctionné en termes de vente  dans l’hexagone. Diriez-vous qu’il a profité d’une date de sortie avancée (fin 2014) pour prendre de l’avance sur les bois TaylorMade?

Notre concurrent principal n’est pas Taylor. Je dirais plutôt que c’est Callaway.

Pour nous, effectivement, le fait de sortir au mois d’août, nous  donne un avantage pendant plusieurs mois.

Sauf que quand arrive le PGA Show d’Orlando en janvier, là où le marché se met en place, on n’est pas là.

Donc maintenant, on a souhaité être plus présent en Janvier, et avoir des grosses sorties matériel à cette occasion.

Nous aurons un rythme qui pourra varier d’une année sur l’autre, mais tournée autour de deux sorties, une l’été, et une autre au début de la saison, articulée autour d’une moyenne, et d’une grosse sortie de nouveautés. Cela pourra  être alterné entre août et janvier en fonction des produits à présenter.

Mais c’est vrai que le fait d’être les seuls à présenter des nouveautés autour de la rentrée de septembre nous donne un avantage pendant au moins trois à quatre mois, et c’est très bien.

C’est une des clés de notre succès depuis très longtemps.

La série G30 est une des plus vendus aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France. Et ce même encore aujourd’hui, plusieurs mois après le lancement de cette gamme qui a été très appréciée par les golfeurs.

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Allez-vous proposer une mise à jour de l’application Iping pour Iphone 6 ? (taille de la coque)

Oui prochainement !

On a beaucoup de demande, et effectivement, nous allons proposer une mise à jour d’ici la fin de l’année pour la version normale de l’Iphone 6.

Le 6+ est un peu trop grand…(rires) pour être fixé sur un putter !

Vous êtes régulièrement présent à l’Open de France avec un des deux stands matériel mis à disposition des marques. Est-ce que le tournoi francilien est un rendez-vous privilégié pour votre marque ? Plus que le salon du golf ?

C’est une question embarrassante.

Pour nous, depuis pas mal d’années, nous sommes présents parce que c’est d’abord une fête du golf avec un village d’exposants, le fait de pouvoir facilement faire essayer des clubs avec un practice ouvert, et puis des joueurs professionnels qui sont là, et qui souvent, font partie des meilleurs du monde.

Le salon du golf est aussi quelque chose d’important pour nous. Cette année, nous n’avons pas été présents en raison de différents avec la philosophie des nouveaux organisateurs.

Nous verrons comment les choses évolueront à l’avenir.

Par contre, nous avons beaucoup apprécié le petit salon qui a eu lieu à Biarritz qui était aussi une fête organisée en extérieure.

C’est pour cela que pour revenir à la question initiale, le fait d’être présent à l’Open de France, c’est aussi bénéficier de conditions idéales au niveau météo pour être en extérieur, et de partager un véritable moment de fête avec les golfeurs.

Que voudriez-vous que David Solheim, vice-président de PING USA retienne de son déplacement à Paris ?

Pleins de choses ! J’espère que son français va s’améliorer bien qu’il parle déjà très bien notre langue ! (rires) J’espère surtout qu’il aura apprécié la façon dont nous travaillons en France.

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Est-ce que vous suivez actuellement de jeunes golfeurs français futurs professionnels en vue de les signer chez Ping ?

Oui, on le fait tous les ans. On suit des joueurs de l’Alps Tour, comme par exemple, Xavier Poncelet qui d’ailleurs est présent à l’Open cette année.

Ce n’est pas facile parce que nous ne sommes pas tout seul à vouloir dénicher des jeunes talents.

Par le passé, nous avons trouvé des jeunes comme Julien Quesne ou Gregory Havret quand ils avaient une quinzaine d’années. Et nous prenons surtout des jeunes qui ont envie de jouer nos clubs, qui ont l’esprit PING, et surtout qui sont sympas.

Il y a une grande fidélité de nos joueurs. Quand vous prenez Angel Cabrera, Miguel Angel Jimenez, Lee Westwood ou encore Gregory Havret, ce sont des joueurs qui sont avec nous depuis très longtemps, et qui ont toujours joué PING, et qui ne joueraient pas autre chose.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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