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Drivers Cobra Fly-Z: Rattraper le temps perdu

Drivers Cobra Fly-Z: Rattraper le temps perdu

En 2015, la marque entend frapper un grand coup sur le marché des drivers et bois de parcours, pour se mettre au niveau de TaylorMade et des autres grandes marques. La sortie de trois nouveaux drivers FLY-Z, FLY-Z+ et FLY-Z XL doit concourir à cette stratégie ambitieuse, mais peut-elle encore fonctionner ?

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Sommaire de l'article sur les drivers Cobra Fly-Z, Fly-Z+, et FLY-Z XL

Le contexte

La question de la stratégie mérite de se poser en France, un marché assez conservateur et dominé par les leaders traditionnels du secteur, TaylorMade, Callaway, et consorts.

D’autant que deux ans en arrière, Cobra a tenté un gros coup avec son driver AMP Cell proposé en très grande quantité à un site marchand spécialisé dans la distribution de matériel.

Ce dernier a voulu faire de ce club un produit d’appel, et a donc fortement baissé son prix, sans même attendre les soldes.

Se faisant, il a créé l’effet inverse qu’aurait pu espérer la marque, à savoir provoquer le désintérêt de tous les autres distributeurs, soucieux de vendre des produits avec un minimum de marge.

Au lieu de devenir un best-seller, le driver Cobra a traversé l’année 2013 dans un relatif anonymat.

L’AMP Cell que nous avions testé en son temps ne nous avait d’ailleurs pas laissé un souvenir fameux, se classant en queue de peloton pour les indicateurs de performances.

Et dire que 25 ans en arrière, Cobra était LA MARQUE numéro un dans le monde pour le matériel de golf, pionnière bien avant TaylorMade, quand il s’agissait de promettre une nouvelle innovation révolutionnaire.

Avec Greg Norman comme représentant, numéro un mondial, et star qui dépassait les frontières du golf, Cobra avait à la fois la meilleure offre produit, et le meilleur support publicitaire.

Depuis les choses se sont gâtées au gré de rachats successifs.

Une offre à réinventer

Loin de l’époque où Greg Norman dominait le golf mondial, Cobra a dû accepter récemment le départ de sa figure la plus emblématique, le plus charismatique des golfeurs anglais, Ian Poulter, qui a répondu aux sirènes de Tilteist et Footjoy.

Bien sûr, la marque conserve le prodige américain Rickie Fowler.

Si ce dernier est populaire aux Etats-Unis, et un véritable atout pour les années à venir, il n’est pas encore, tout du moins en Europe ou en Asie, une star internationale capable de porter seule la promotion d’une marque aussi importante.

D’ailleurs, fin 2013, Cobra-Puma s’était mise en tête de compléter son team avec Jesper Parnevik qui n’avait pas mis un pied devant l’autre sur un parcours de golf du PGA Tour depuis de très longs mois, mais qui jouissait encore d’une certaine notoriété.

Or, il faut bien admettre que les golfeurs sont très suiveurs des faits marquants sur le PGA Tour.

Quand les golfeurs pros commencent à utiliser en masse les grips de putters superstrokes, les magasins sont pris d’assauts…Quand un driver à couronne blanche pointe le bout de son nez sur les tees de départs des parcours les plus médiatisés, les magasins sortent des R1 à tour de bras…

TaylorMade est passée maître dans cette stratégie en passant une quantité impressionnante de contrats avec les joueurs du tour pour qu’ils jouent des drivers TM, et même quand ces derniers sont déjà en contrat pour les fers ou le sac avec des rivaux (cf le cas de Luke Donald, joueur du team Mizuno mais qui a utilisé un R1 moyennant un million de dollars par an).

Pour Cobra, il devient donc urgent de renverser la vapeur, et la meilleure solution pour un fabricant est encore de produire un club référence.

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Un club qui réunit tous les atouts, et s’impose comme un nouveau standard de performance.

Comment Cobra peut y parvenir ?

L’AMP Cell n’a pas réussi à remettre la marque en selle, pas plus que son successeur, le BIO Cell.

Pourtant, un homme pourrait bien changer la trajectoire et l’histoire de la marque américaine, d’origine Australienne.

Bien plus discret que le départ de Poulter, quelques mois plus tôt, Cobra a recruté une véritable star de l’industrie : l’ingénieur Tom Olsavsky !

L’information aurait pu passer inaperçu, mais fin 2013, cet ingénieur de renom a accepté de remplacer Tom Preece à la vice-présidence de la recherche et du développement chez Cobra-Puma Golf.

Pour cette ancienne éminence grise de TaylorMade,  il s’agissait de traverser la rue, puisque les deux sociétés sont basées Carlsbad en Californie.

Directeur de la création du numéro un mondial pendant 17 ans, pour Olsavsky  (50 ans), il s’agissait d’une promotion, alors que pour Cobra, il s’agissait de recruter une pointure dans la conception de clubs, un homme qui a largement contribué au succès de TaylorMade dans les années 2000 à 2010.

Considéré comme un expert des drivers et des bois de parcours, il a œuvré sur la séries des 300, des Burners, et des R, et plus récemment, il a contribué au projet SLDR, le driver référence du marché actuellement.

Près de deux ans après son arrivée, les drivers FLY-Z sont sans doute les premiers clubs à réellement porter sa griffe, surtout quand on connaît les rythmes et les process industriels des marques de matériel de golf qui ont toujours quelque chose sur le feu.

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L’arrivée d’un nouvel ingénieur ne signifie pas automatiquement que le lendemain, l’industriel change toute la conception de ses produits. En réalité, il faut plusieurs mois pour faire évoluer toute la chaîne de production.

Avec les Fly-Z, il semble qu’ Olsavsky ait emprunté les formules gagnantes chez TaylorMade pour faire de cette série de drivers, la prochaine offre clé de Cobra, et certains aux USA n’hésitent pas déjà à parler de clubs références.

Les atouts des drivers Cobra FLY-Z

Ils sont de plusieurs ordres. Cependant, le plus notable sera peut-être le moins visible à l’œil nu, et le plus difficile à percevoir pour un golfeur amateur : la répartition des masses, et la position du centre de gravité.

Du chinois pour ceux qui ne font pas de la géométrie et des mathématiques du matin au soir, et c’est pourquoi Cobra a simplifié l’idée (merci le marketing) en une phrase « Flip it & Rip it™ »

Ce qui consiste déplacer un poids de l’arrière vers l’avant ou inversement pour modifier la position du centre de gravité, et ainsi créer des trajectoires bien distinctes.

Avec le poids en avant, vous obtenez une balle plus pénétrante avec plus de roule au sol, et à l’inverse, avec le poids en arrière, vous augmentez la hauteur de trajectoire.

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Cobra profite de l’occasion pour rationaliser son offre en trois segments : les golfeurs pros à moins de 15 d’index, les golfeurs de 5 à 25 d’index, et les golfeurs de 18 à non-classé.

Remarquez que les trois segments se chevauchent, car d’autres critères peuvent entrer en ligne de compte au moment du choix d’un nouveau driver.

Le FLY-Z XL venant remplacer le Baffler, et donc simplifier l’offre Cobra qui tournera toujours autour de ce concept, comme Callaway avec ses différents bois Big Bertha.

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Les trois drivers Cobra auront en commun, une tête en 460 cc.

Les modèles Fly-Z et Fly-Z+ seront livrés avec le système d’ajustement de la semelle par rapport aux lofts usuels chez Cobra, le SmartPad, tandis que le dernier modèle, le Fly-Z XL ne sera proposé qu’en trois lofts simples : 9.5°, 10.5° et 11.5°.

A cette technologie, s’ajoute le système déjà vu chez Cobra, du MyFly8 qui permet de régler le loft sur huit positions via un adaptateur sur le hosel.

Selon les ingénieurs de la marque, un changement d’un degré de loft augmenterait l’angle de lancement de 7°, et le taux de spin de 350 tours par minute.

Toujours en complément, la gamme Fly-Z proposera la speed face technology qui a pour objet d’améliorer le rendement des coups tapés en-dehors de la zone idéale de frappe.

Soit au global, un patchwork de technologies qui mêlé ensemble donne un club à potentiel.

Reste à savoir si les distributeurs traditionnels vont à nouveau miser sur cette marque, et les golfeurs se laisser tenter ou au moins essayer pour voir.

Si aux Etats-Unis, on ne doute pas de la capacité de la marque à se faire entendre, à cette heure, concernant la France, le doute est toujours permis…

A découvrir bientôt sur notre site, dans la rubrique driver, le détail des trois drivers...

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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