Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Carré golf rachète l’enseigne GolfShop: La distribution se concentre

carre-golf.jpg

Dans un contexte économique de léger repli (-5% entre 2016 et 2017) concernant la vente d’équipements pour le golf en France, les fabricants, et les distributeurs spécialisés sont amenés à trouver des solutions d’optimisations, et de pérennisations. Dans ce contexte, l’enseigné Carré Golf, relancée et redynamisée par Jean-François Boucher en janvier 2016, s’est portée sur l’acquisition de GolfShop, le 7 septembre 2017. En l’espace de seulement quelques mois, le nouveau groupe devient un des acteurs majeurs du secteur face à Golf Plus (numéro 1 français) et US Golf (numéro 1 en Europe du Sud), et Eurogolf (groupement d’indépendants).

Découvrez nos formules d'abonnements

Carré Golf rachète GolfSop

Avec 16 boutiques, le nouvel ensemble fruit du rachat de GolfShop par Carré Golf Développement devient l’un des réseaux les plus conséquents dans l’hexagone.

A l’origine initié par François-Xavier Massé en 2000 sous l’enseigne Golf Tradition, le réseau comptait 6 magasins dans ses premières années, avant de se structurer autour de Carré Golf en 2008.

Cette date coïncide avec la fin progressive de l’âge d’or des ventes de clubs et équipements pour le golf en France. L’enseigne change alors pour s’adapter et se démarquer, dans le but d’apporter plus de services.

Le principe de la franchise est mis en avant pour recruter de nouveaux porteurs de projets, et ouvrir de nouveaux magasins comme ceux de Pau, Strasbourg, Metz, Tours et Royan.

L’investissement initial est alors estimé à 200 000 euros pour démarrer un nouveau magasin d’environ 250 m2, stock et ticket d’entrée inclus.

A l’époque, les perspectives laissaient penser qu’un magasin pouvait générer 400 000 euros de chiffres d’affaires en moins de deux ans.

Toutefois, la crise économique des années 2010 va peser sur l’ensemble de la distribution en France, d’autant qu’un nouveau mode de consommation commence à sérieusement s’affirmer : le commerce en ligne.

Très rapidement, MonsieurGolf (2004) et GolfDesMarques (à l’origine un superstore de 1000m2 lancé en 1992), enseignes internet prennent de l’ampleur.

Surtout, OnlineGolf et GolfBidder, des enseignes anglaises soutenues par des distributeurs implantés en Grande-Bretagne, avec des volumes sans comparaison entre un marché anglais de plus d’un million et demi de golfeurs, contre un marché français qui peine à dépasser les 400 000 licenciés, viennent progressivement troubler le marché, et initier une guerre des prix que les fabricants tentent péniblement de contenir.

Les problématiques liées à la distribution en Grande-Bretagne s’importent finalement en France.

Quel que soit le réseau, la taille devient un enjeu critique sur ce secteur, notamment pour peser dans les achats contre des marques mondiales pouvant elles-mêmes peser plus d’un milliard de dollars de chiffres d’affaires.

Sur un marché trop stable et même en léger recul depuis deux ans (saisons 2016 et 2017 estimées à en recul consécutif de -5%), avec peu de solutions de différenciations, et des prix sous tensions, les opportunités de développement pour une enseigne de distribution française sont limitées, et passent impérativement par la qualité du service client, que ce soit pour Golf Plus, US Golf ou Carré Golf.

L’implantation géographique et la fidélisation sont les éléments clés pour faire vivre un business de proximité.

Si au cours des années 2000, l’heure était à l’optimisme pour le développement du golf en France, avec notamment les bons chiffres des licences, et une concurrence encore assez classique entre magasins, réseaux, et même distribution généraliste du sport (Décathlon ou Go Sport).

Aujourd’hui, même la perspective de la Ryder Cup à Paris en 2018 ne suffit plus à masquer les mauvais chiffres des licences, loin des 700 000 licenciés rêvés à horizon 2022 par la FFG.

Internet a fait rentrer des concurrents qui ne sont pas implantés géographiquement en France, et très puissants, comme par exemple, OnlineGolf, une enseigne qui tend les prix, elle-même fortement concurrencée au Royaume-Uni, et sous menace du Brexit.

Si la taille du marché se contracte légèrement, le nombre d’acteurs dessus augmente, eux-mêmes de plus en plus hétéroclites… pour les acteurs « classiques » de la distribution, la concentration devient la meilleure arme pour à la fois résister, et imaginer demain de meilleures solutions de développement.

GolfShop et Carré Golf étaient avant le 7 septembre des challengers voués à connaître des difficultés par rapport au contexte décrit. En se complétant, le nouveau groupe va pouvoir peser davantage sur le marché, et en premier lieu, dans les négociations avec les fabricants.

magasin-usgolf.JPG

Le challenge de la distribution d'équipements de golf en France pour les enseignes

Le métier de la distribution implique de maîtriser parfaitement 4 fonctions clés : la vente, les achats, l’informatique, et la logistique.

La première réponse des fabricants à la crise a été la réduction des stocks, et une production réduite avec des séries d’une durée de vie plus courte, en même temps qu’une rotation plus fréquente.

Pour Callaway, TaylorMade, Mizuno ou Srixon, l’enjeu est plus d’anticiper les quantités vendues, et de répartir les stocks, et donc le risque, sur plusieurs pays.

Les fabricants n’hésitent plus aujourd’hui à revoir les « forecasts » (prévisionnels de ventes) tous les quinze jours contre tous les trimestres quelques années en arrière.

Un distributeur n’a pas une telle latitude.

Pourtant, le stock et donc la logistique est l’un des principaux centres de coûts. Le partage du risque entre fabricant et distributeur est de plus en plus au cœur des négociations.

Le nouvel ensemble sous enseigne Carré Golf pourra donc mieux répartir son risque, tout en augmentant sa capacité de négociation.

Si les ventes ne peuvent pas être dopées à moyen terme, faute d’une conjoncture favorable, les achats sont donc un réel levier pour restaurer la marge vitale pour un distributeur, puisqu’il s’agit de sa principale valeur ajoutée.

Sans la passion et l’expérience de Jean-François Boucher, non seulement Carré Golf n’aurait pas été en position de se relancer, pas plus qu’elle n’aurait été en capacité de formuler le rachat d’une entité de la taille de GolfShop.

Pendant 8 ans, PD-G de Monsieur Bricolage (2007 à 2015), une enseigne spécialisée dans le bricolage créé en 1965, qui en 2012, comptait 11 000 collaborateurs majoritairement en France pour un chiffre d’affaires dépassant les 2 milliards d’euros, Jean-François Boucher a acquis plus qu’une solide expérience du métier de la distribution.

Il a d’ailleurs réalisé toute sa carrière dans ce domaine. Pas étonnant de le retrouver dans un projet de distribution en lien avec l’une de ses passions, le golf.

« Transformer le commerce » est un leitmotiv qui l’inspire dans sa démarche d’entrepreneur.

En matière de golf, il s’attaque donc à un challenge délicat ayant justement besoin de transformation.

Fort de son savoir-faire de véritable spécialiste, le rachat de GolfShop ne pourrait être qu’un premier « gros coup ».

A l’heure où certaines grandes marques pourraient être tentées de vendre en direct, Jean-François Boucher va devoir imaginer la distribution de demain… avec la particularité de l’appliquer aujourd’hui.

Le marché du golf recule en France, aussi parce qu’il ne s’est pas assez réformé ou réinventé pour notamment ré-enchanter le consommateur, et lui donner envie d’investir dans de nouveaux produits.

Golf Plus, US Golf et Carré Golf seront donc demain les principaux animateurs de la distribution « conventionnelle » et spécialisée en France.  Un marché sur lequel EUROGOLF concentre aussi des magasins indépendants.

L’heure est plus que jamais à la concentration des spécialistes dans un contexte où les pro-shops connaissent un effondrement sans précédent de leurs ventes (baisse entre 15 et 35% en 2017).

Si magasin, internet, et pro-shops sont voués à cohabiter. C’est bien le dernier nommé qui sera demain le plus fragile, et le plus minoritaire.

La distribution française avait besoin de se concentrer pour peser davantage sur le grand échiquier du golf mondial, où il faut bien le dire, les marques américaines et japonaises qui n’ont pas de centre de décision en France, ont finalement assez peu de considérations pour ce marché, le traitant trop souvent comme une province du Royaume-Uni.

Si d’aventure, un hard brexit finissait par s’imposer, un mal pour un bien, cela obligerait ces « marques » à redescendre de leur piédestal, et confier leur gestion à des équipes françaises en France.

Une distribution globalement plus concentrée et plus forte pourrait rééquilibrer les débats, et mieux représenter les golfeurs et consommateurs français, qui à ce jour, ne sont pas suffisamment considérés ! Il faut le dire !

Posté par le dans Actus marques
  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 191
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

  • Pas encore de commentaire. Soyez le premier à commenter

Commenter cet article

Invité 18/10/2017

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements

US Golf présente la nouvelle collection Jack Nicklaus