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Les conséquences du Brexit se font sentir sur les golfs du Nord de la France

Les conséquences du Brexit se font sentir sur les golfs du Nord de la France

Teresa May a signé la lettre activant le processus de sortie de l’Union Européenne pour le Royaume-Uni. Depuis l’issu du référendum sur le Brexit, et la dévaluation de la livre sterling de près de 20%, aujourd’hui 1 euro pour 0,84 livres sterling, « le jardin des golfeurs britanniques » a été immédiatement impacté par cette décision. Dans un contexte économique qui s’était pourtant amélioré après la chute de 2013, les golfs du Nord et de l’Ouest de la France doivent déjà faire face à un nouveau défi… quoi qu’en disent… ceux qui pensent que le Brexit n’a pas d’effets.

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Une année 2016 à vite oublier pour le tourisme français

Brexit, attentats de Nice, état d’urgence prolongé, le tourisme en France a franchement pâtit du contexte.

La filière golf, acteur de ce marché du tourisme n’a pas échappé à cette lame de fond que peu d’entre nous pouvaient prédire, et alors que le secteur reste largement fragilisé depuis la crise de 2013.

En mars 2017, le gouvernement a publié sur son site les 10 chiffres clés à connaitre sur le tourisme en France… des chiffres faisant référence à 2015 !

On pouvait se vanter d’être toujours la première destination mondiale pour le tourisme avec 85 millions de touristes.

Cependant, ce chiffre était en trompe l’œil ! La France ne se classait qu’au quatrième rang pour les recettes liées au tourisme, ce qui démontrait un manque d’offres à proposer par rapport à la demande.

Le tourisme représentait 7% du PIB français, ce qui était loin d’être négligeable, et mériterait même une véritable stratégie politique et commerciale au plan national, d’autant que le secteur emploie 1,3 millions de français, des postes difficilement délocalisables.

Le gouvernement actuel sera sans doute heureux de transmettre la patate chaude au suivant, car les résultats de 2016 annoncent une année catastrophique pour le tourisme en France.

Il faudra certainement envisager le déclenchement d’un plan d’urgence national en faveur de l’industrie du tourisme, sachant qu’à ce jour, la menace terroriste n’est pas endiguée, et le Brexit ne fait que commencer.

Il faut inventer dès aujourd’hui le nouveau monde de demain, pour ne pas durablement subir la situation.

L’impact évident de la conjoncture sur la filière golf

Si le nombre de licenciés semble pour l’heure s’être stabilisé autour de 400 000 pratiquants, et si les golfs constatent une légère reprise du nombre de débutants liés aux diverses initiations, et journées portes ouvertes organisés un peu partout dans l’hexagone, l’activité ne peut compter cette année que sur une météo bien plus clémente au printemps qu’à pareil époque l’an passé.

Décidément, 2016 aura été une année terrible à tout point de vue.

La France qui compte un certain retard dans le domaine du tourisme golfique, soit parce qu’elle n’est pas dotée de RESORT comparables à ceux qui peuvent se trouver en Europe du Sud, en Afrique du Nord ou en Turquie, soit parce qu’aux yeux des golf-trotteurs du monde entier, la France est une destination touristique connue, mais pas pour le golf.

Il suffit de discuter avec des golfeurs américains pour qu’ils se rendent compte qu’effectivement, il y a des golfs, et même des beaux golfs en France.

Si le Royaume-Uni est connu pour la qualité de ses links, la France devrait faire davantage connaître la variété de ces parcours du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

On en revient au fondement d’une stratégie nationale d’envergure pour faire la promotion du golf à l’étranger, surtout dans un contexte d’effondrement des destinations touristiques concurrentes, comme l’Afrique du Nord et la Turquie

En attendant, la clientèle britannique, qui assurait une grande part de l’activité des golfs du Nord de la France manquent à l’appel depuis le deuxième semestre 2016, soit dans la foulée du Brexit et la dévaluation quasi-immédiate de la Livre Sterling.

En l’espace de quelques mois, le nombre de réservations et de green-fees consommés par nos amis anglais a reculé de près de 30%, selon Roger Mortier, le directeur de Golf de Saint-Omer, et faisant référence aux premières informations qu’il a pu récolter autour de lui.

La prolongation répétée de l’état d’urgence, déjà signalé comme un point noir par le secteur de l’hôtellerie n’arrange rien. La France reste une destination déconseillée ou sous surveillance par plusieurs tour-operator.

A l’heure où certains voudraient faire sortir la France de l’Union Européenne, la situation des golfs du nord de la France rappelle à quel point notre économie est interdépendante avec celles de nos voisins.

C’est terriblement prétentieux et même mensonger de faire croire que nous pouvons imposer nos idées à nos partenaires sans imaginer que cela aura des conséquences ou contreparties sur notre économie, nos emplois et notre développement.

Les sondages en vue de la présidentielle indiquent une idée de plus en plus majoritaire dans la population, malheureusement trop souvent alimentée par les hommes et les femmes politiques de tout bord, l’idée que l’Europe serait le problème.

L’Europe sert trop souvent de défouloir ou de « Ce n’est pas moi… c’est l’autre » pour ne pas mener nos propres réformes ou justifier nos propres échecs.

Le déficit abyssal de l’Etat, près de 100% du PIB en 2017… ce n’est pas Bruxelles, c’est bien Paris !

L’exemple du Brexit démontre clairement un impact immédiat et non théorique d’une perte sèche de 30% d’activité pour les golfs français jusqu’à présent très liés aux golfeurs et golfeuses britanniques.

Si le directeur du golf de Saint-Omer n’imagine pas que les golfeurs britanniques désertent durablement les golfs du Nord de la France, en revanche, il est possible qu’ils réduisent la fréquence et/ou le panier moyen des dépenses.

Pour contrer ce phénomène et la perte de chiffre d’affaires que cela suppose, les golfs concernés vont devoir faire preuve d’une très grande ingéniosité.

Le piège qui attend les golfs est un risque de « mimilisation » de la population golfique !

Commentaire qui ne vaut pas pour la région Hauts de France, mais bien pour l’ensemble du territoire national, golfs huppés ou golfs d’initiations, et sur la base de ce que je peux observer un peu partout sur le terrain.

Oui, à la démocratisation du golf en France, non à la « mimilisation » !

Depuis plus de 30 ans en France, on ne cesse de parler de nivellement par le bas, et de pertes de valeurs parfois élémentaires, comme l’éducation ou le respect.

Cette fois… on y est !

Longtemps, le golf a été un bastion d’irréductibles gaulois, souvent jugés trop fermés !

La démocratisation du golf passant par l’éducation, et la création de nouveaux passionnés qui embrassent pleinement les codes, et l’idée du golf est plus que souhaitable.

En revanche, la politique du chiffre, consistant à multiplier les initiations, et à minimiser l’éducation des golfeurs commence à se faire sentir.

Respect de l’étiquette, respect du parcours (relever les pitchs), respect des autres joueurs, code vestimentaire… tous ces éléments qui constituent le golf autour du jeu ne doivent pas se dégrader.

C’est pourtant bien le piège qui peut attendre la filière, et pas seulement les Hauts de France.

La première vertu du sport golf est « l’élévation » ! Ce sport n’apprend pas seulement des valeurs. Il n’est pas seulement bénéfique pour la santé physique et morale.

Le golf, le sport de toute une vie est aussi une école du comportement avec des expériences utiles bien au-delà de la seule pratique golfique, et pour d'autres aspects de la vie en société.

Le golf doit se démocratiser et évoluer pour conquérir de nouveaux pratiquants qui viendront demain renouveler les effectifs.

Quelle que soit la région de France, il faut réfléchir aux solutions pour à la fois développer le tourisme golfique, et renforcer l’ancrage local.

Cependant, le golf ne doit pas avoir honte d’être ce qu’il est, et continuer à demander le meilleur de ses pratiquants.

Si les amateurs de football arrivent à porter quasi systématiquement des maillots de leurs équipes préférées dans la rue ou dans les stades, si les amateurs de cyclisme arborent fièrement les couleurs de leurs équipes fétiches sur leurs vélos, nous devrions bien pouvoir faire en sorte que les nouveaux golfeurs portent un pantalon de golf, et un polo ! L’élégance… ce n’est pas une tare.

En quelque sorte, un retour à une idée du golf assez british...

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Invité 17/08/2017

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