Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Insolites sur le golf

Asian Tour 2014: Un circuit de plus en plus attractif

L'Asian tour de plus en plus attractif !

Les qualifications (Q-School) pour obtenir un droit de jeu sur l’Asian Tour vont démarrer dans quelques jours, et le nombre d’inscrits bat des records, signe de plus en plus évident du développement très rapide de ce tour professionnel. Notre Enquête sur le phénomène…

Les Q-School pour l’Asian Tour, troisième circuit professionnel par ordre d’importance après le PGA Tour aux Etats-Unis et l’European Tour, démarrent le 29 janvier prochain, et vont se tenir en seulement deux sessions du 29 janvier au 1er février, et du 5 au 8 février.

Plus de 700 golfeurs professionnels seront au départ de cette épreuve de qualification (un record) dans le but d’obtenir le précieux sésame ou plus exactement le droit de jeu pour disputer les 35 tournois que comportent la prochaine saison de l’Asian tour, qui officiellement débute par les WGC Accenture Match-play le 20 février prochain, mais plus concrètement par le Zaykabar Myanmar Open le 21 février.

Alors qu’il existe de moins en moins de trêve hivernale au niveau du golf professionnel, en raison du climat en Asie du Sud-Est, et d’un décalage calendaire avec l’Europe, une saison de golf sur l’Asian Tour  se tient généralement de Février à Janvier.

La King’s Cup qui se déroule mi-janvier en Thaïlande est le tournoi final de la saison.

Q-School : Un succès grandissant

Logo de l'Asian TourAu total, ils seront plus de 700 à tenter leurs chances, mais déjà 600 à prendre le départ de la première étape qui aura lieu du 29 janvier au 1 février.

Ils seront ensuite rejoints par approximativement 130 autres joueurs exemptés du premier tour pour la grande finale du 12 au 15 février, qui qualifiera 40 joueurs pour jouer à temps complet sur le circuit asiatique.

Parmi les 130 exemptés, nous suivrons plus particulièrement notre consultant, Jean-Nicolas Billot, golfeur français originaire de la région Lyonnaise, joueur du Challenge Tour pendant plusieurs saisons, qui tentera cette année l’aventure.

En plein boom, le golf en Asie attire de plus en plus les joueurs étrangers, et pas seulement pour des perspectives pécuniaires.

Déjà, comme en témoignait, Jean-Nicolas au cours de son dernier interview, les Q-School sont très rapprochées en termes de dates, et de lieux, ce qui limite les frais.

Alors que sur l’European Tour, les Q-school du Challenge tour s’étalent sur plusieurs mois, et sur différents pays.

Les cartes pour l’Asian Tour se gagnent ou se perdent sur seulement une quinzaine de jours, et concentrés aux mêmes endroits.

En termes de budget pour un jeune pro, c’est déjà beaucoup plus abordable et pratique, et ce malgré le prix du billet d’avion.

Depuis peu, les prétendants aux cartes asiatiques peuvent aussi accéder à un circuit satellite émergeant : l’Asian Development Tour.

Une sorte de Challenge Tour pour l’Asie, qui permet aux golfeurs professionnels des pays d’Asie de s’aguerrir en compétition, et offre aux trois meilleurs de la saison, une carte pour le grand circuit sur l’année suivante.

Cette formule devrait plus retenir l’attention des golfeurs locaux que les très nombreux joueurs des autres continents, ces derniers étant pourtant à l’origine de la forte poussée des inscriptions.

Un circuit qui attire de plus en plus de golfeurs du monde entier

Le plus grand contingent de joueurs sera japonais avec 94 candidats, suivi de très près par les Australiens (82), les sud-coréens (82), les américains (63), les anglais (41), les Thaïlandais (40) et les Chinois (37).

De plus en plus d'occidentaux tentent leurs chances en Asie

On notera aussi la présence de 19 suédois, 11 joueurs de Singapour, 11 pour le Canada, 10 pour l’Espagne, 10 pour les Philippines, 10 pour la Malaisie, et donc dix français !

En réalité, les candidats  viennent du monde entier pour tenter leurs chances. Suisse, Inde, Danemark, Irlande, Afrique du Sud, Portugal, Kenya, Monaco, et même Venezuela.

La première épreuve se déroulera sur deux parcours : Lakeview Golf Club et le Royal Thai Army Sports Centre en Thaïlande, tandis que la finale aura lieu sur les parcours de Springfield Royal et l’Imperial Lakeview, mais toujours en Thaïlande !

Moins cher, plus pratique, déjà deux bonnes raisons pour expliquer le succès des cartes asiatiques, mais pas seulement !

Pour Jean-Nicolas Billot, l’ambiance sur le tour asiatique est beaucoup plus galvanisante.

Autour des fairways, les spectateurs sont beaucoup plus nombreux que sur certaines obscures épreuves du circuit européen, où parfois les écureuils sont plus nombreux !

D’autre part, le climat est beaucoup plus propice au fait de jouer au golf dix mois sur douze.

A l’image des Etats-Unis, où le PGA Tour ne souffre que très rarement de conditions climatiques  défavorables.

Le circuit asiatique est suffisamment vaste pour permettre de jouer le plus souvent au soleil, et sans toutefois changer de continent tous les quinze jours comme c’est actuellement le cas sur l’European Tour.

Moins cher, plus pratique, plus galvanisant, et plus ensoleillé, une autre raison emporte aussi l’adhésion de plus en plus de golfeurs en devenir : le niveau de jeu !

Un circuit plus abordable

Il faut être honnête ! C’est aussi l’une des principales raisons qui couplée au fait que l’Asian Tour donne une réelle chance de pouvoir jouer les meilleurs tournois du PGA tour et de l’European Tour, y compris les Majeurs et les championnats du monde, explique cet engouement de plus en plus important.

Johan Edfors s'éclate en Asie !

L’Asian Tour n’est pas encore inondée  de centaine de joueurs britanniques, et cela offre donc la possibilité aux golfeurs d’autres pays de pouvoir s’exprimer.

Pour un pro qui ne jouerait pas déjà sur l’European Tour, l’Asian Tour est une réelle chance de pouvoir jouer à haut niveau.

Rappelons que certains tournois du PGA Tour sont ouverts aux meilleurs joueurs du circuit asiatique.

Certes, la filière classique veut qu’un golfeur français passe par l’Alps Tour, puis le Challenge Tour, et enfin l’European Tour, mais il peut être tout à fait intéressant de « zapper » l’étape intermédiaire que représente le Challenge tour, pour aller directement sur un grand tour, peut-être moins rémunérateur que le circuit européen à ce jour, mais en plein développement, et offrant de belles perspectives.

En tout cas, c’est un calcul clairement fait par Jean-Nicolas Billot comme les neuf autres pros français qui s’engagent cette année dans cette aventure.

Sans doute inspiré par le jeune Lionel Weber, passé pro en 2013 qui était sorti avec succès des Q-School asiatiques pour gagner son droit de jeu, et disputer par la suite 12 tournois.

Classé dans le top-100 de l’Asian Tour pour sa première saison, Lionel a tout de même accumulé 25 000 dollars de gains en 2013 avec un top-10 et six cuts passés.

Une somme qui compte tenu du coût de la vie en Asie, peut lui permettre de vivre de son métier.

A titre de comparaison, le 100ème de l’European Tour gagne autour de 250 000 euros alors que le 55ème du Challenge Tour a remporté 25 000 euros en 2013 (Christophe  Brazilier), et le 100ème, moins de 10 000 euros.

Une voie qui peut mener vers les sommets

Toutefois, si le niveau  de jeu semble encore abordable.

Chaque année, il se renforce, justement à mesure que des golfeurs des autres continents  viennent y tenter leurs chances.

Les golfeurs issus de ce tour sont donc de plus en plus performants sur les tournois internationaux.

Certes, les stars du circuit restent le plus souvent asiatiques, comme Thongchai Jaidee, trois fois vainqueur de l’Asian Tour, ou Kiradech Aphibarnrat qui vient de remporter le circuit 2013, mais plusieurs joueurs internationaux se sont fait un nom sur l’Asian Tour avant de jouer en Europe ou aux Etats-Unis comme Charlie Wi, Shiv Kapur, Arjun Atwal, Scott Hend ou Simon Dyson.

Ce dernier étant peut-être le plus célèbre des européens à avoir commencé à jouer en Asie avant de briller sur la scène internationale.

Fin 2013, on comptait près de treize golfeurs asiatiques dans le top-200 mondial à l’Official World Golf Ranking, mené par Thongchai Jaidee en 46ème position, ce qui lui ouvre d’ailleurs les portes du prochain Masters d’Augusta.

L’Australien Scott Hend n’aurait peut-être jamais pu percer aux Etats-Unis ou en Europe.

Pourtant, en remportant trois épreuves sur l’Asian Tour en 2013, il pointe à la 123ème place mondiale, devant KJ Choi et Vijay Singh, illustres membres de l’Asian Tour.

Les médias et les sponsors sont de plus en plus nombreux

Autre signe qui trahit le boom du golf en Asie, et en particulier du golf professionnel, l’arrivée de médias internationaux et de grandes marques.

En l’espace de quelques jours, nous avons appris la signature d’un nouveau contrat entre Golfchannel et l’Asian Tour pour la retransmission des tournois sur les dix ans à venir (jusqu’en 2024).

Selon les patrons du tour, cela signifie près de 90 millions de foyers nord-américains qui vont pouvoir suivre les épreuves, sachant que le circuit est déjà retransmis dans 180 pays et plus de 650 millions de foyers.

Oakley, nouveau sponsor pour deux ans

Une exposition qui ne manque pas d’intéresser les grandes marques, dont Oakley qui a elle-aussi récemment signé un accord avec l’Asian Tour pour être le partenaire vêtements et lunettes des deux prochaines saisons.

Sachant que Rolex, Saxo, Singha Beer, Srixon et Spg sont déjà partenaires du tour, cela devrait favoriser l’augmentation des dotations des tournois dans les années à venir, surtout si d’autres marques viennent s’ajouter aux historiques.

En attendant, la construction d’un inévitable calendrier mondial de golf, réunissant les circuits américains, européens, sud-africains, et asiatique, ce dernier monte clairement en puissance.

Crédits photos : Asian Tour

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 2006
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.