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Comment les golfeurs vont aborder l'hiver 2020-2021, en termes de projets de voyages ?

Quiconque essaye de planifier un voyage de golf aujourd’hui rencontre des difficultés, ou tout au moins des interrogations. Les quarantaines, les liaisons aériennes incertaines, les directives pour les visiteurs et les restrictions de capacité, rendent aujourd’hui les voyages compliqués, et pas seulement pour le golf. Bien qu'il existe plusieurs séjours de golf d'hiver alléchants en France, l'idée d'échanger les pulls et vêtements de pluie contre un t-shirt suffit à convaincre les golfeurs, à aller profiter plus loin du soleil d'hiver. Pour faire le point, nous avons interrogé les internautes via un sondage en ligne, et concernant leurs projets de voyages golfiques pour cet hiver 2020-2021.

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Bien qu’en 2019, de novembre à février, avec 8,2 degrés de moyenne, la température en France a été en moyenne plus de 2°C supérieure à la normale, dans d’autres pays comme le Maroc, pour la même période, elle a été de 23 degrés, il n'est donc pas surprenant que 70% des golfeurs choisissent la météo, comme motivation principale pour prendre des vacances de golf, et plus particulièrement en hiver.

Bien sûr, il y a beaucoup plus d'avantages à faire un voyage de golf en hiver, qu'il s'agisse d'éviter la boue sur les fairways ou ces redoutables greens d'hiver constellés de divots.

Peut-être que vous ne voulez pas perdre votre aisance sur le parcours, et si vous continuez à jouer pendant les mois d’hiver au soleil, vous serez mieux préparé que quiconque, lorsque les beaux jours reviendront.

Notre enquête permet déjà de révéler que 62% des personnes interrogées aimeraient tout de même bien voyager à l’occasion de cet hiver. L’envie est clairement là.

Notre sondage révèle par ailleurs que 41% des personnes déclarent ne jamais voyager (en réalité, la part des golfeurs français qui voyagent régulièrement est relativement faible par rapport au total des 400 000 licenciés).

Cette enquête illustre d’ailleurs que seulement 20% des personnes interrogées voyagent tous les ans. On peut imaginer qu'une plus forte proportion de golfeurs intéressés par les voyages ont accepté de répondre à nos questions, ce qui donne une représentation plus forte aux voyageurs réguliers.

Si on s’intéresse au profil, sans surprise, les plus de 55 ans sont ultra-majoritaires dans le résultat de notre enquête, et intéressés par les voyages (ils pèsent 70% des répondants).

De ce point de vue, notre enquête ouverte sur les réseaux sociaux s’adressait à tous les profils, mais c’est bien les seniors qui se sont le plus emparés du sujet.

Inversement, à l’intérêt exprimé par les golfeurs pour voyager dès cet hiver, le revers de la médaille, c’est que deux tiers des sondés expriment de fortes inquiétudes sur le maintien des transports aériens, ce qui favorise cette année, des prises de décisions à la dernière minute. C'est déjà un premier enseignement, bien qu'il paraisse finalement très logique, compte tenu du contexte lié à l'épidémie.

Sur ce sujet, le magazine l'écho touristique révélait début septembre que l'Union Européenne (Bruxelles) allait tenter de mettre de l'ordre dans les restrictions de voyages.

Deux mois après la réouverture des frontières, c'est bien la confusion la plus totale qui a régné. L'Union Européenne s'attaque donc à un sujet épineux, car il existe de vives tensions entre certains états membres.

En septembre, l'objectif était déjà d'améliorer la communication entre les Etats, et de traiter du principal problème : Le seuil du cas de contamination pour 100 000 habitants, qui peut déclencher un classement en zone à risque.

Le discours du Président Macron sur l'annonce d'un couvre-feu dans les plus grandes métropoles françaises ne risque pas d'arranger la situation du tourisme, notamment pour les étrangers voulant éventuellement venir en France. L'exemple de Melbourne en aout dernier montre malheureusement la voie.

Cependant, concernant le sujet de cet article, la position que pourraient adopter les français vers l'extérieur pourrait elle-aussi être altérée par cette nouvelle annonce, et inciter à l'attentisme. Notre sondage a été réalisé avant les annonces du Président.

Quelques jours en arrière, toujours rapporté par le journal l'écho touristique, Jean-François Rial, patron de Voyageurs du Monde suggérait une union des acteurs du tourisme pour proposer une solution qui permette aux touristes de voyager malgré le coronavirus.

Il a notamment proposé le déploiement de tests antigéniques dans les aéroports. "Il suffirait de procéder à deux tests consécutifs pour parvenir à un taux de fiabilité de 96%" Il rappelle le faible coût de ce test (5 euros) versus un test PCR.

Sur ce point, il semblerait que le Président de la République ait répondu favorablement.

« Nous en avons jusqu’à l’été 2021 avec ce virus », a prédit le président. « On doit tester, alerter, protéger ». En complément des tests PCR, le chef de l’Etat a cité les tests antigéniques, avec des résultats « en 15 à 30 minutes », et les autotests. « Nous allons rentrer dans une stratégie où nous allons réduire les délais ».

Au moment de notre sondage, la première crainte des voyageurs concernait donc la peur de l'annulation des vols, et la complexité des réglementations selon les destinations.

Cette crainte devance même la peur du COVID-19 exprimée dans 55% des cas, et encore largement devant l’incertitude de la météo dans 22% des cas.

On peut imaginer que dans un contexte normal, la météo aurait pu être un critère cité plus haut dans la liste, car quand on demande quelles sont les principales motivations à voyager, c’est bien la météo qui arrive en premier pour 72% des sondés !

A ce titre, trois pays sont cités dans cette étude comme destination envisagée : Maroc, Espagne et Portugal, soit du grand classique pour cet hiver.

On pourra simplement imaginer que les destinations plus exotiques seront cette année moins tentées que les années précédentes, et alors qu’elles n’étaient déjà pas en tête de liste.

A titre d'indication, notre rédaction ne cesse de recevoir des communiqués de différentes destinations, mettant en avant systématiquement le caractère sécuritaire. Le dernier en date provient de Madère.

On nous explique qu'avant l'embarquement tous les passagers doivent répondre à une enquête épidémiologique auprès des autorités régionales de santé, et fournir un test négatif au cours des 72 heures avant le départ. Si un test n'a pas pu être fait, il sera pris en charge à l'aéroport. A l'arrivée, les touristes seront soumis à un test de température (thermal screening), même s'ils fournissent un test négatif au COVID-19.

Notre enquête n’a vocation qu’à donner un instantané et sans doute parcellaire sur l’humeur des voyageurs de golf français, qui en résumé, auraient envie de voyager, mais craignent encore beaucoup les annulations de vols, et sont susceptibles de s’assurer. Ils plébisciteront pour l’instant des destinations proches, et bien entendu ensoleillées.

Dans la suite de notre étude, 50% admettent aussi rechercher des offres all-inclusive.

Dans le cas où ils ne pourraient vraiment pas voyager hors de France, 42% imaginent tout de même partir dans le sud de la France.

Certaines destinations se mettent en lumière pour attirer les golfeurs

Saint-Kitts-et-Nevis, qui est une belle destination sur deux îles avec plusieurs parcours de golf, est devenue la dernière île des Caraïbes à ouvrir ses frontières, se préparant pour la saison hivernale à partir du 31 octobre.

Des destinations comme Hawaï ouvrent le 15 octobre, tout comme la République dominicaine, qui a annoncé qu'elle offrirait des soins de santé gratuits à tout client d'hôtels qui contracterait un coronavirus d'ici le 31 décembre.

Les frais de quarantaine et d'hospitalisation seront couverts par le gouvernement, pour démontrer la détermination des autorités à relancer le tourisme grand sinistré de cette crise.

Un rapport indique que l'optimisme quant à la sécurité des voyages augmente, mais lentement.

La pratique du golf est avant tout locale.

Plus de 80% des parties de golf se jouent à moins d'une heure de la maison, les voyages de golf sont cependant une partie importante et vitale de l'industrie du golf.

Qu'il s'agisse de voyages de golf entre amis, d'escapades en couple, de vacances en famille, de voyages d'affaires ou d'un voyage en solo vers une destination incontournable, avant la crise du coronavirus, 39% des golfeurs adultes ont fait un voyage d'affaires ou de loisirs au cours duquel ils ont joué au moins une partie de golf.

Les golfeurs jouent plus, mais voyagent moins loin

Au milieu de la pandémie de coronavirus, autre exemple, aux États Unis, les voyages de golf cette année pourraient diminuer de 40% par rapport à il y a un an, selon un récent rapport de la National Golf Foundation.

Le rapport a sondé 864 golfeurs qui ont joué huit parties ou plus au cours des 12 derniers mois.

Et si les golfeurs doivent voyager pour jouer, cela serait surtout en voiture.

Selon le rapport, 76% des personnes interrogées qui ont déclaré avoir encore un voyage prévu ont déclaré qu'elles seraient disposées à conduire plus de quatre heures, pour aller jouer au golf.

En regardant plus loin dans l'avenir, les compagnies aériennes prévoient déjà entre 20 et 30% de moins pour leurs capacités sur les vols pour les prochaines années, ce qui signifie que beaucoup moins de golfeurs voyageront loin pour leurs vacances golfiques.

On peut imaginer transposer cette étude américaine sur le propre comportement des golfeurs français.

Les principaux chiffres de notre sondage 

Nos lecteurs ont répondu à une enquête que nous avons menée du 28 septembre au 08 octobre 2020 sur les réseaux sociaux (Facebook).

- 83% des lecteurs ayant répondu à notre questionnaire sont des hommes.

- 70% sont des seniors.

- 30% sont des actifs.

- 55% ont déjà l’habitude de voyager à l’étranger pour jouer au golf.

Comment et pourquoi ces lecteurs de JeudeGolf.org envisagent leurs voyages de golf dans les mois à venir :

- 62% souhaitent voyager cet hiver pour jouer au golf.

- 70% recherchent une météo plus clémente.

- 50% recherchent un budget tout compris.

- 25% veulent profiter d’un séjour pour faire un stage de golf.

- Au Top 3 des destinations envisagées on retrouve : 1-Maroc, 2-Espagne, 3-Portugal.

Quelles sont les réticences et préoccupations de nos lecteurs concernant un prochain voyage de golf :

- 66% sont inquiets des risques pesant sur les annulations de vol et les quarantaines.

- 55% craignent une contamination par le Coronavirus.

- 40% n’envisagent pas de voyages dans les prochains mois pour les raisons suivantes :

  - 50% par crainte du Coronavirus.

  - 47% à cause de l’incertitude du transport aérien.

  - 23% pour des raisons financières.

Pour ceux qui ne pensent pas voyager dans les mois à venir :

- 40% prévoient d’aller cependant jouer au golf dans le sud de la France.

Si une majorité des golfeurs interrogés souhaitent effectuer un voyage de golf à l’étranger cet hiver, ils sont soucieux des mesures qui pourraient survenir concernant leurs déplacements en avion, et des risques de quarantaine qui pourraient s’appliquer soudainement.

Cela entraîne des décisions de dernier moment, d’autant plus que les resorts dans les pays envisagés, sont prédisposés à faire des remises importantes pour ces périodes.

A titre d'exemple, La Cala en Espagne qui comprend trois parcours de golf propose cet hiver des tarifs vraiment très intéressants.

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