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US PGA Championship 2019: La force de Koepka enfin reconnue?

Le troisième tour de l’US PGA Championship 2019 disputé sur le parcours Black Course de Bethpage, le moving day, n’a pas été marqué par un nouveau record du leader, l’américain Brooks Koepka, 29 ans. Avec un score de 70, il a cependant maintenu son avance à sept coups avant le dernier tour. Sauf cataclysme, il devrait logiquement remporter ce second majeur de l’année, conserver le Wanamaker Trophy obtenu l’an passé à Bellerive, et ainsi gagner son quatrième majeur en moins de trois ans. Les comparaisons avec le Woods des années 2000 commencent à fleurir. Le temps de la reconnaissance est-il venu pour Koepka ?

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Quand on l’interroge pour lui demander pourquoi il est aussi dominant en majeur, et pas nécessairement sur les autres tournois du PGA Tour, il répond qu’il est encore « plus concentré » sur les majeurs, et préfère cette ambiance plus électrique.

Une ambiance, une difficulté qui à contrario pourrait plus inhiber ses rivaux.

Les majeurs, notamment l’US Open et l’US PGA Championship sont préparés de sorte que les professionnels vont faire face aux pires difficultés.

Ce week-end à Farmingdale, après trois tours, ils ne sont que quinze sous le PAR.

Le choix de la date, avancée par rapport aux autres années, la météo plus humide qu’en plein cœur du mois d’août, a sans doute rendu Bethpage un peu moins terrible qu’il aurait pu être, pourtant, cela reste bien un parcours difficile, sauf… pour Brooks Koepka, qui cette semaine a donné l’impression de marcher sur l’eau.

Dimanche, il ne lui reste plus que 18 sur 72 trous pour soulever un nouveau Wanamaker Trophy, à moins que Dustin Johnson, l’actuel numéro un mondial, vainqueur d’un seul US Open à ce stade de sa carrière tente l’impossible pour le rattraper, et que dans le même temps le leader vacille, pour une raison que l’on peine à imaginer à cet instant.

Depuis 2016, Koepka est tout simplement le meilleur golfeur du monde en majeur.

Reed, Molinari, Woods sont les seuls à avoir pu tirer leur épingle du jeu en majeur depuis que Koepka a commencé à mettre main basse sur les majeurs, à la suite de sa première victoire à Erin Hills pour l’US Open 2017.

Après déjà trois victoires en majeur, ce qui devrait le positionner dans la catégorie des joueurs majeurs du circuit, Koepka est pourtant toujours une sorte d’extra-terrestre aux yeux des médias, et des fans américains du Tour.

Il ne bénéficie toujours pas d’une certaine cote de sympathie, ou d’un véritable fan club, comme si pour l’instant, les observateurs, les spectateurs ne comprenaient pas tout à fait le déroulement de l’action en train de se passer sous leurs yeux.

Dans les différents classements des golfeurs préférés ou les plus sympathiques réalisés aux Etats-Unis, Brooks Koepka n’est jamais cité.

On ne vient pas nécessairement pour le voir sur un premier tour.

Il est encore loin de la popularité d’un McIlroy, d’un Spieth, d’un Johnson ou d’un Fowler, et sans parler de Tiger Woods.

Seulement deux ans en arrière, dans les conférences de presses, il passait du temps à attendre les journalistes plus intéressés à interroger Dustin Johnson, Jason Day, Rory McIlroy, ou encore Jon Rahm.

Vexé, il en repartait avec la volonté encore plus grande de manger le parcours, feignant de ne pas être surpris.

Plus connu pour être le copain de Dustin Johnson que pour être un sérieux candidat à la victoire, son statut est seulement maintenant en train de changer.

D’ailleurs, il se sert de ces moments avec la presse pour distiller des messages, et impressionner ceux qui pourraient encore vouloir le challenger, comme quand il est sorti du second tour ici, en affirmant ne pas si bien taper la balle !

Sa dernière prestation au Masters, et surtout cette nouvelle domination spectaculaire à Bethpage font que tous comprennent enfin à qui ils ont à faire.

Le chroniqueur Brandel Chamblee pour GolfChannel le compare à Tiger Woods quand ce dernier avait explosé l’US Open 2000 avec 15 coups d’avances.

Pour Chamblee, c’est un « tsunami athlétique ». Il reconnait le fait que Koepka est extrêmement complet dans tous les compartiments du jeu, et comme personne, à part justement Tiger Woods.

« Il ne manque rien. » toujours selon le chroniqueur.

Dimanche, Koepka ne semble pas à priori en mesure d’égaler ce record.

Son troisième tour plus conventionnel (70) que les deux précédents (63 et 65) mais maîtrisé lui permet une position confortable (sept coups devant), bien qu’ils soient encore quatre à pouvoir resserrer l’écart ou tout du moins le maintenir dont Luke List, Dustin Johnson, le surprenant Thaïlandais Jazz Janewattananond et Harold Varner III.

Au-delà d’une potentielle quatrième victoire en majeur à portée de la main, Koepka semble avoir enfin gagné sur ce majeur l’attention du public, et la reconnaissance de la presse de son propre pays.

Même les joueurs du tour admettent à quel point, il est dominateur à Bethpage. A commencer par Billy Horschel, qui tout comme Chamblee, qui compare sa performance à celle de Woods en 2000.

Sur le tee de départ numéro 1, samedi, il a reçu une chaleureuse ovation, et tout du long de sa troisième partie, les fans étaient amassés autour de sa partie pour voir la magie, et supporter le nouveau boss.

Jordan Spieth, dans sa partie, considéré quelques années en arrière comme le nouvel Arnold Palmer paraissait bien effacé dans ce contexte.

Entre son premier coup le jeudi pour le premier tour, et son troisième tour, l’attention sur Koepka avait radicalement changé.

Au numéro 9, un petit putt qui fait le tour du trou pour ressortir rappelle seulement à ce moment qu’il est finalement humain alors qu’il exécutait jusqu’à présent son plan à la perfection, comme une machine à driver, approcher et putter sans erreur.

A force de succès majeurs, Koepka ne peut plus être ignoré.

Si dimanche, il s’impose une nouvelle fois, la quatrième sur les huit derniers disputés, il fera partie d’un club très fermé qui ne compte que Ben Hogan, Jack Nicklaus et Tiger Woods.

Sa victoire le fera entrer dans une catégorie unique : Le premier joueur à conserver coup sur coup l’US Open, et l’US PGA Championship !

Depuis 1900, aucun golfeur entré dans un dernier tour avec sept coups d’avances n’a perdu un majeur.

Pour l’américain, sur les six premiers trous, il y a des opportunités de faire des birdies d’entrées, et donc de rapidement tuer toute forme de suspense.

C’est d’ailleurs le principal reproche qui lui est encore fait par une partie du public : « Koepka est ennuyeux. »

Sa façon robotique de golfer à la perfection est si parfaite, laisse si peu de place au doute, mais tout comme le faisait déjà Tiger Woods dans les années 2000 qu’il n’obtient pas complètement toute la sympathie du public. Il n’est toujours pas Tiger, alors qu’il en la version la plus proche d’un point de vue golfique…

A lire : La séquence de swing de Brooks Koepka

Crédit photo : Rich Graessle/Icon Sportswire

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