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US PGA Championship 2019: Tiger Woods dans la course pour la place de numéro 1 mondial

Depuis sa victoire au Masters à Augusta en avril, Tiger Woods a fait l’impasse sur le Wells Fargo Championship, pourtant initialement prévu à son calendrier. Pas de blessure, simplement le besoin de récupérer émotionnellement et physiquement après sa 15eme victoire en majeur, un titre après lequel il courait depuis plus d’une décennie. Engagé cette semaine sur le second majeur de l’année sur le parcours de Bethpage, Tiger peut sous certaines conditions redevenir numéro un mondial, un classement qu’il n’ambitionnait même plus d’occuper quelques mois en arrière…

Jeudi, pour le compte du premier tour de l’US PGA, désormais deuxième dans l’ordre calendaire des majeurs de golf, Tiger aura-t-il complètement digéré sa victoire au Masters, et surtout l’énorme émotion qui en a découlé ?

En matière de sport de haut niveau, très souvent, les enjeux ne vous attendent pas. Dès cette semaine, le fait qu’il puisse potentiellement redevenir numéro un mondial de golf agite beaucoup de gazette.

Effectivement, en théorie, celui qui est passé du 13eme rang au 6eme après sa victoire dans le premier majeur de l’année peut effectivement reprendre « son » trône.

Numéro un à la fin de chaque saison entre 1998 et 2009 (à l’exception de la seule année 2004), Woods avait déjà réussi à reprendre ce classement en 2013 aux termes d’un retour émaillé de plusieurs victoires, mais pas en majeur.

A l’époque coaché par Sean Foley, il avait joué du très bon golf mais n’avait pas su ou pu arriver frais pendant les grands rendez-vous de l’année.

Depuis son retour annoncé fin décembre 2017, Woods, au départ prudent sur sa capacité à revenir à un bon niveau, n’avait pas trop fait mystère du fait qu’il gérerait ses pics de formes en les calquant sur les grands tournois, dont bien évidemment les majeurs.

En avance sur son propre tableau de marche, tombant sur un Molinari imperturbable à Carnoustie, et un Koepka très puissant à Bellerive, Woods avait fini par lever l’incertitude de la victoire à Atlanta pour le Tour Championship, terminant au passage exténué par la gestion de l’intense pression liée à son retour.

La victoire du Tour Championship avait levé une terrible chape de plomb sur ses épaules, et apporté beaucoup d’indication sur sa capacité à réellement rivaliser à bientôt 43 ans.

Son début de saison 2019 révèle très bien une des armes de Tiger : Savoir se cacher pour surgir au meilleur moment.

Après un long break à l’inter-saison, il était revenu à la fois rassuré et plus serein au Farmer’s Insurance Open à Torrey Pines. Peut-être un peu trop pour réellement ambitionner la victoire…

En réalité, Woods n’avait alors plus qu’un seul objectif : Gagner les tournois qui comptent vraiment.

L’US PGA est un des ses tournois qui laissent une trace dans une carrière.

Dans son jardin à Augusta, Woods connaissait le parcours par cœur, mais surtout, il y avait suffisamment joué pour savoir où, quand et comment porter la bonne attaque ou plutôt ne pas laisser échapper le coup qui vous fait perdre.

A Bethpage, ce sera une autre histoire.

D’abord, comme pour les autres majeurs hors Masters, l’US PGA ne se déroule pas chaque année sur le même parcours.

D’autre part, le niveau de test proposé lui sera sans doute un peu moins favorable.

Si Dimanche, il venait à gagner, que Dustin Johnson, l’actuel numéro un mondial n’était pas dans le top-10 final, que Rose et Koepka, respectivement numéro deux et trois ne prenaient pas la deuxième place, il ne prendrait pas seulement la place de numéro un mondial à la faveur de ces conditions, il démontrerait à quel point, il serait de nouveau au-dessus de tout le monde, de la tête et des épaules.

Cette semaine, il a déjà réussi un sacré pari, en redevenant un candidat sérieux au titre de numéro un.

Il y a fort à parier que ce soit moins son objectif que de gagner trois autres majeurs, et ainsi égaler le record dont tout le monde lui rebat les oreilles depuis 20 ans, celui des 18 majeurs de Nicklaus.

Lui-même se prend à y rêver de nouveau.

En ce mois de mai 2019, nous sommes à un tournant historique.

Il y a encore 18 mois, on pouvait considérer que Woods avait peut-être éventuellement une chance de gagner un Masters ou un British Open, non pas qu’ils soient plus faciles, mais plus accessibles pour un golfeur de plus de 40 ans, par rapport à des Justin Thomas ou des Brooks Koepka qui peuvent mêler puissance et putting sur une même semaine, et dans les pires conditions.

On l’a vu à l’occasion des deux derniers US Open.

Si Woods arrivait cette semaine à dompter le parcours de Bethpage, alors là, oui, il y aurait un message très fort sur sa capacité physique dans les conditions les moins favorables.

Le fait qu’il se soit reposé complètement entre le Masters et l’US PGA tient autant au fait qu’il avait besoin de redescendre en émotion, retrouver l’envie de jouer après un tel sommet, et aussi récupérer de la fraîcheur physique et mentale pour être prêt.

Oui, ils sont 5 à pouvoir candidater au titre de numéro un mondial dimanche.

Dustin Johnson, l’actuel numéro un a besoin de gagner pour marquer son époque. Justin Rose et Brooks Koepka sont les premiers à être en embuscade.

Rory McIlroy a souvent manqué dans le sprint final des grands tournois au cours de ces 18 derniers mois, et mis à part le Player’s. Néanmoins, il est dans la course.

Bon signe pour Tiger, Justin Thomas est d’ores et déjà forfait pour une blessure au poignet. C’est un sérieux adversaire de moins, et peut-être le plus redoutable avec Koepka, le tenant du titre.

Si Woods connaît mieux Augusta, il n’est pas ici en terre inconnue.

Il a remporté l’US Open 2002 sur ce parcours, et déjà à l’époque, il avait du faire face aux conditions météo capricieuses qui s’annoncent encore cette semaine.

La seule chose qui pourrait encore le surprendre tient du fait que le tournoi est avancé par rapport à l’habitude.

Désormais redevenu un favori incontestable en majeur, Woods devra pourtant maîtriser un paramètre crucial au cours de cette semaine : La précision au drive !

A Augusta, il s’est montré parfois imprécis, et même dans les moments cruciaux comme sur les trous 10 et 11 du dernier tour où il s’était égaré, finalement sans conséquences.

En 2009, quand il a joué sur ce parcours pour la dernière fois en compétition, il s’était classé 21eme pour la précision au drive.

Le mois dernier, bien qu’il ait été impressionnant, il ne s’était classé que 47eme pour cette statistique.

Cette saison, avec seulement 64% de fairways en régulation, il se classe à peine dans les 70 meilleurs du PGA Tour.

C’est en cela que le Black Course de Bethpage sera un test terrible, car manquer les fairways est vraiment le moyen de se mettre hors course.

Le driving sera donc la clé d’une victoire sur cet US PGA. Depuis Augusta, Woods a relativement peu joué au golf. Est-il capable de résoudre la question de la précision au drive en une semaine de majeur ?

Quel plan B peut-il imaginer pour contourner le problème ?

Cette semaine sera l’occasion d’un superbe test sur la compétitivité de son jeu face aux autres « Mad dogs » du circuit.

Surveillez de près son pourcentage de fairways en régulation, et vous aurez une bonne indication sur sa capacité à gagner un seizième majeur, ce qui constituerait un deuxième tremblement de terre dans le monde du golf…

Un tremblement de terre qui passerait relativement inaperçu en France, comme en témoigne le faible écho médiatique chez nous de sa victoire à Augusta le mois dernier… 

Crédit photo :  Daniel Dunn/Icon Sportswire

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