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Sony Open 2019 : Matt Kuchar une victoire arc-en-ciel

Sony Open 2019 : Matt Kuchar une victoire arc-en-ciel

Il n’a beau pas avoir encore remporté de majeurs, Matt Kuchar est une des figures les plus connues sur le PGA Tour. Sans victoire depuis quatre ans, il vient de remporter deux succès en l’espace de trois mois, le Mayakoba Golf Classic et le Sony Open à Hawaii. Avant de profiter de deux semaines de vacances au soleil, l’américain de 40 ans a profité du « Hawaii Swing », pour revenir tout près de son meilleur niveau. Cela valait bien une victoire sous un arc-en-ciel sur le 18eme trou du Waialae Country Club.

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« C’était cool de voir apparaître un arc-en-ciel au-dessus du 18eme trou. Je n’avais jamais encore occupé une position de leader avec trois coups d’avances avant d’arriver sur le dernier green, quand vous sentez que c’est votre tournoi. J’ai vraiment pu en profiter. »

Kuchar a en effet dominé le dernier Sony Open disputé près de Honolulu à Hawaii, notamment avec une dernière carte de 66, pour terminer avec 4 coups d’avances sur Andrew Putnam.

Avec 22 coups sous le par, effectivement le toujours souriant Matt Kuchar a tué toute forme de suspense sur les derniers trous.

Lors du moving day, les scores avaient été très bas, mais pas suffisants pour vraiment permettre aux prétendants de pousser « Kooch » dans ses derniers retranchements.

Il faut avouer que l’américain a maîtrisé le parcours à la perfection.

Il a limité les erreurs au maximum, ne concédant qu’un bogey sur 54 trous et n’a manqué que deux greens en régulation pendant le troisième tour.

Dimanche, il n’a pas concédé le moindre bogey pour scorer 4 sous le par.

Tout comme le tournoi de la semaine précédente, le Tournoi des Champions, on peut réellement se demander si le Waialae Country Club pousse les pros dans leurs derniers retranchements.

Ce par-70 de 6441 mètres dessiné en 1927 est-il toujours d’actualité pour le PGA Tour ?

Bubba Watson, Zach Johnson, Paul Casey et Luke Donald, qui ont tous manqué le cut vous répondraient sans doute toujours oui…

Kuchar, dont le plus haut fait de gloire avait été une victoire au Player’s Championship 2012, que beaucoup considèrent déjà comme le cinquième majeur, avait été le héros malheureux du British Open 2017, perdu contre Jordan Spieth, et dans des conditions rocambolesques.

Spieth avait joué un drive égaré… sur le practice, au cours du dernier tour, et dans la partie de Kuchar, alors en pleine bagarre pour la victoire.

A Honolulu, les rôles se sont complètement renversés pour que Kooch remporte sa 9eme victoire sur le circuit PGA, tandis que Spieth manquait le cut, tout en continuant à donner des signes inquiétants sur son jeu.

17 ans après sa première victoire au Honda Classic 2002, Matt Kuchar est toujours là, et toujours avec le sourire.

Depuis 2010, il arrive sans peine à se maintenir dans le top-30 mondial.

Son drive n’est pas le plus esthétique du PGA Tour. Il n’est pas non plus le plus long depuis le tee.

Pour gagner le Sony Open, il a surtout flirté entre 71 et 85% de fairways en régulation pendant au moins trois tours.

Il a touché 83% des greens en régulation pendant quatre tours, signe de la constance de son jeu.

Vous pouvez le regarder jouer et vous demander si le golf est vraiment difficile pour lui. Kuchar semble vraiment « facile » dans sa façon de jouer, tout comme dans sa démarche pour remonter les fairways. Il incarne parfaitement le « cool ».

Toutefois, dimanche, Andrew Putnam a fait illusion, notamment en début de partie quand Kuchar trop cool a laissé filé des coups entre les trous numéros deux et cinq.

Toutefois, dimanche, Andrew Putnam a fait illusion, notamment en début de partie quand Kuchar  trop cool a laissé filé des coups entre les trous numéros deux et cinq.

« J’étais dans une bataille. Andrew jouait très bien, et de manière très appliquée. J’étais assez excité de me retrouver dans cette bataille, et pas seulement de tenir la tête. Je me suis dis que j’avais les cartes en mains. »

A partir du sixième trou, le golfeur cool a laissé la place à un golfeur méthodique, et surtout compétiteur, une attitude qu’il a déjà démontré par le passé, et notamment en Ryder Cup ou en President’s Cup.

Au moment d’attaquer le retour, Kuchar avait déjà repris le dessus pour ne plus permettre à Putnam de revenir, surtout après deux nouveaux birdies au 15 et au 16, pour sceller le sort du tournoi.

Du Sony Open, en dehors de la victoire de Matt Kuchar, on retiendra aussi le dernier tour de Bryson DeChambeau en 63 avec 8 birdies.

Il a rentré quatre birdies consécutifs dont trois après des putts de plus 3,5 mètres. Il est le golfeur le plus constant de ce début de saison avec déjà trois top-10 et une victoire au Shriners Open.

Du Sony Open, on retiendra donc aussi le nouveau cut manqué par Jordan Spieth.

L’ancien numéro un mondial a joué sur courant alternatif avec un premier tour en 73 où il est apparu peu inspiré, et un second tour bien meilleur en 66, mais insuffisant pour passer le cut.

L’ancien vainqueur du British Open 2017 justement face à Kuchar doit trouver le temps long.

Avant d’arriver sur ce tournoi, il n’avait pas de grandes aspirations, conscient que son jeu n’était pas au mieux.

Au cours du deuxième tour, son putting s’est considérablement amélioré. Il a d’ailleurs connu deux journées aux antipodes dans ce compartiment du jeu.

« J’ai pensé à mon stoke sur chaque putt jusqu’à ce que j’arrive sur un putt sur le green du six, et je me dise à moi-même Vise juste et tape. Arrête de penser. »

« J’ai pensé à mon stoke sur chaque putt jusqu’à ce que j’arrive sur un putt sur le green du six, et je me dise à moi-même Vise juste et tape. Arrête de penser. »

Cela a été un tournant dans son tournoi, néanmoins, il lui a manqué un coup pour jouer jusqu’à samedi.

Il s’agit de son quatrième cut manqué sur douze tournois. Il veut rester optimiste sur sa capacité à retrouver la forme, et a vu des progrès dans son jeu.

« J’ai déjà manqué des cuts par le passé, et puis gagné des tournois la semaine suivante. Pour mon prochain tournoi, j’ai déjà terminé second. Je savais en venant que mon jeu n’était pas en place. Compte tenu de ce qui s’est passé, je suis finalement dans mes temps de passage. »

Spieth qui fait grise mine. Kuchar qui sourit… Les rôles se sont inversés depuis Birkdale et la victoire du premier sur le second.

Aujourd’hui, c’est Kuchar qui voit la vie arc-en-ciel…

Crédit photo : Darryl Oumi/Icon Sportswire

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