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Témoignage d'un golfeur senior : Reprendre le golf à 71 ans, après 6 ans sans jouer

Je vais partager avec vous mon parcours et mes états d’âme, à propos de ce qui est arrivé à mon jeu de golf, à 71 ans, et après une interruption de 6 ans sans toucher un club de golf. Je tiens à vous avertir, même si ce n'est pas tout rose, c’est finalement un article optimiste et positif sur le golf senior. Je l’espère, un article qui pourra aussi vous inspirer, quelle que soit votre expérience récente. Cela dit, le golf m’amuse et me passionne toujours, même si ce n’est pas aussi facile que dix ans plus tôt…

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Mon témoignage concerne mes compétences de jeu, ma forme physique, mon entraînement, mon équipement, et enfin mon intention de retourner au plus vite sur le parcours.

J’ai commencé à jouer au golf à 50 ans en 1998, des heures et des heures de cours, beaucoup de parcours, dont une grande partie en compétitions de classement, et en 2006 mon index était 17,5, c’était modestement mon apogée…

Petit à petit, la baisse a été plutôt progressive et cohérente, et je remarquais également un changement assez important dans mes compétences de golf, au fur et à mesure des années.

En 2012, mon index était déjà remonté à 19,4. C’est d’ailleurs l’index que vient de me réattribuer la FFG, malgré huit années sans y être licencié. Cet index, je sais que je suis très très loin d’être capable de le jouer aujourd’hui.

À partir de 2012, expatrié au Portugal, je pouvais jouer toute l’année sur de magnifiques parcours, et avec de bonnes conditions météo. J’étais donc licencié de la Fédération Portugaise de Golf, et après quelques compétitions, j’avais obtenu l’index 23.

Au Portugal, les parcours sont beaucoup plus longs qu’en France.

Mon petit jeu, à force de pratique intense, était bon, mais je me rendais compte que j’avais encore beaucoup perdu en longueur, au point de rarement être en régulation sur les Par-5 et les Par-4, surtout quand ces Par-4 faisaient 430 mètres…

Ensuite, j’ai perdu la motivation pour jouer au golf, en grande partie malheureusement, par la perte ou l’éloignement d’amis qui étaient mes partenaires de jeu chaque semaine sur les parcours autour de Lisbonne.

Cela a signifié pour moi, plus de golf pendant six ans.

En 2020, retour en France, et comme, bien que je ne jouais pas, ma passion pour le golf était toujours bien là, je me suis inscrit comme membre dans un petit golf de 9 trous à quelques minutes de chez moi.

Le golf ce n’est pas comme le vélo, cela s’oublie… 

En Juin, premiers sauts de balles au practice, j’imaginais que le golf c’était comme le vélo, que cela ne pouvait pas s’oublier.

Et bien non ! En fait, le seul domaine où tout est revenu dès les premières balles, c’est le putting.

Pour le swing, j’avais tout oublié...

Le lendemain après la première séance de practice, à force d’avoir tellement pioché dans le tapis, j’avais des douleurs dans les avants bras, donc repos forcé pour ne pas que cela s’empire, et les douleurs se sont dissipées en quelques jours.

Mettre un tee en plastique sous un tapis de practice était un geste que j’avais du faire des centaines de fois auparavant, je ne me souviens pas que cela était un effort. Aujourd’hui c’en est un, le corps a oublié.

J’ai recommencé une semaine plus tard à taper des balles, pendant 3 ou 4 séances de practice, où je n’étais toujours pas capable de toucher correctement une balle, surtout avec les fers.

Devant ce « désastre », j’ai décidé de prendre une leçon d’une heure avec Erwan Cousinou, un des jeunes enseignants du club. Il aurait sans aucun doute fallu commencer par là.

Je n’avais pas pris de leçon de golf depuis plus de 15 ans, et j’ai été surpris par son approche de l’enseignement du golf, beaucoup plus simple, directe, et sans ce que je détestais auparavant : les artifices du style un pied sur un sceau, un élastique autour des bras, etc.

Vraisemblablement, depuis, les jeunes enseignants ont bénéficié de formations destinées à avant tout s’adapter au profil de leur élève, et pas avec une vision monolithique de l’enseignement du golf, basée sur des poncifs qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui.

Très rapidement, il a compris que les premières causes de mes difficultés étaient le chemin du club à la montée, et ma position trop proche de la balle.

Avec des explications simples, enfin pour moi… J’ai pu enfin lever des balles avec un fer 8, quel bonheur…

Ce que je n’avais pas perdu, c’est la position du corps, la rotation du corps même avec l’âge, et la position des mains.

Il m’a également recalé sur la position des pieds par rapport à la balle, et le finish qui n’était pas vraiment un finish de golf, mais une espèce de prolongation mole du swing vers l’avant.

Ensuite, j’ai refait deux autres séances de practice, où si l’amélioration était bien là, elle n’était pas encore constante.

Les demi-coups étaient bons, le bois 3 et le driver sur tee étaient corrects, par contre pour le jeu de fers, c’était encore inconstant.

À ce moment, ma plus grande satisfaction était d’envoyer des balles droites, pas très loin, mais droites, alors si le golf ce n’est pas comme le vélo, il reste quand même quelques choses de ces années de golf, malgré la longue interruption.

La forme physique

La visite médicale pour la licence : La jeune médecin que je vois pour des visites de routine, et qui bien entendu ne connais rien au golf, a estimé que je pouvais jouer au golf, mais pas en compétition (si elle savait ce qu’est une compétition de classement de seniors…).

Je dois donc voir un cardiologue pour valider mon certificat médical et j’espère pouvoir participer à des compétitions de classement dans mon club.

En attendant tout va bien, enfin je crois, hormis encore quelques kilos à perdre pour retrouver un poids de forme.

Six ans sans faire d’exercice, cela pèse (au sens propre), mais je sais que quand je jouais au golf plusieurs fois par semaine, je ne prenais pas de poids, voire, j’en perdais.

Après chaque séance de practice, naturellement je ressens quelques courbatures, mais dès le lendemain, cela passe…

Pour le moment, je ne m’entraîne donc pas tous les jours, même si j’aimerais gagner du temps.

Pourquoi une telle perte de longueur ?

La longueur est aujourd’hui ma principale inquiétude, mais ce n’est pas nouveau.

Au practice qui est en légère montée, et donc avec des balles de practice, j’arrive à très peu de différences entre un fer 9 et un fer 6, en gros 100 mètres au carry, c’est peu…

Au bois 3 et au driver, c’est un peu la même chose, environ 110 à 120 mètres au carry.

Cela ne me motive pas trop pour aller maintenant sur le parcours, et pourtant c’est mon objectif, naturellement.

Personnellement, je pense que mes compétences de frappe de balle ont diminuée principalement par le manque de puissance, ou de la combinaison de vitesse et de force.

Je suis sûr que la coordination œil-main, l'équilibre et la vision pèsent lourdement sur notre jeu de golf, mais pour la plupart d'entre nous, avec l’âge, c'est le manque de puissance qui est le plus significatif.

Je suis également sûr que travailler sur la force, la flexibilité et l'équilibre, peut aider, mais je ne m’attends pas à revenir en arrière.

Parce que je suis confronté au manque de distance, je dois résister à faire des choses contre productives en essayant d’aller plus loin.

Des choses comme étendre la montée de mon swing en arrière au-delà de ce que supportera la rotation de mon corps, ou encore essayer de swinguer plus vite. Il s'agit d'un exemple classique du phénomène « plus j'essaie, plus je deviens mauvais ».

L’équipement

Je sais bien que le matériel de golf à considérablement évolué au cours des dernières années, et que mes clubs qui ont entre dix et vingt ans, ne sont plus aujourd’hui que des « collectors ».

Avant d’en changer, je voudrais déjà retrouver un minimum d’aisance, de façon à faire un bon choix de ce qui sera sans doute ma dernière série de clubs de golf.

J’ai déjà des hybrides 5, 4 et 3, en remplacement des longs fers.

Je ne sais pas trop pourquoi les hybrides fonctionnent tellement mieux que les longs fers, car la vitesse de la tête de club et donc la vitesse de la balle, diminuent, mais ils sont efficaces pour moi.

La balle va beaucoup plus haut et porte beaucoup plus loin que les fers qu’ils ont remplacés, le seul inconvénient étant une légère perte de précision.

À mesure que le temps passe, en jouant avec des fers Ping Rapture plutôt indulgents, j'avais remarqué que ma frappe de balle était moins cohérente.

Je suppose que cela vient d'une mauvaise coordination œil-main.

L'autre chose que ces fers plus indulgents font pour moi est de faire monter la balle plus haut que ce dont j'ai besoin, elle pitche et roule très peu, même avec un fer 5.

J’envisage de me procurer des fers plus légers, et qui ne me feront pas mal aux bras.

On dispose aujourd’hui de shafts plus légers et plus flexibles que ceux que nous utilisions dans le passé. D’ailleurs la majorité des shafts sont devenus plus légers au cours des dernières années.

La seule nouveauté dans mon équipement de golf, c’est un chariot 3 roues à pousser.

Avant je portais mon sac, mais là je n’ai pas envie de faire cet effort, et sans doute que je n’en suis plus capable le long de 9 ou 18 trous.

En dehors des balles de practice, je suis toujours époustouflé par la qualité de toutes les balles de golf. Je pouvais jouer avec à peu près n'importe quelle balle du marché, et être relativement heureux. 

À ce stade de ma vie au golf, je privilégie toutefois une balle avec un taux de rotation modéré, et donnant une bonne sensation au jeu court.

Même si je suis affamé par la distance, je pense qu'il est stupide de jouer avec une balle qui peut aller un peu plus loin, si cela signifie que je ne ferais pas aussi bien autour du green.

Bien que l'équipement ne puisse pas complétement neutraliser les effets du temps, je suis convaincu que les changements d'équipements, en particulier avec les nouveaux shafts, rendront le jeu plus amusant pour moi.

Dernière séance de practice avant d’aller sur le parcours

J’en suis à neuf séances de practice, avec deux sauts de balles à chaque fois, plus une heure de leçon.

Mon jeu n’est pas encore très bien installé, mais il y a une amélioration, notamment avec le bois 3 et le driver, où maintenant au practice et au carry, je ne suis pas très loin d’atteindre le panneau des 150 mètres.

La bonne nouvelle, c’est que je peux à nouveau me baisser et installer facilement le tee en plastique sous le tapis de practice.

L’autre bonne nouvelle, c’est que je peux enchaîner des séances de practice tous les jours, sans courbatures, ni douleurs dans les bras, la forme revient…

Pendant la dernière séance, d’abord je me suis concentré davantage, pas de photos, et j’ai essayé de travailler entre autre sur mon point le plus faible, le contact de balle avec les fers, mais je suis certain de toute façon que ce contact sera meilleur sur le fairway que sur un tapis de practice.

Cette séance ma apporté la satisfaction de voire enfin mes balles voler haut et droit.

Pour cela j’ai essayé deux choses, la première a été de viser le dessous de la balle, ce qui correspond à ce que j’appelle plus haut dans cet article la coordination œil-main.

La seconde a été de relâcher la tension dans mes bras et mes épaules. 

Le résultat est concluant (pour le moment), si je manque encore cruellement de longueur, les coups que j’ai joués au practice ne me mettraient pas hors jeu…

Pour terminer cette séance et me détendre, je suis allé faire quelques approches, et comme pour le putting, je retrouve mon jeu d’avant la longue interruption.

Le geste, même s’il n’est pas très beau, est efficace, et la précision est assez bonne, cela restera cependant à travailler pour m’améliorer.

Que cela fait du bien de quitter le tapis de practice et de jouer au golf, avec des balles dans l’herbe cette fois…

Le prochain objectif, c’est quand même d’aller jouer sur le parcours, et si j’attends que mon niveau de jeu revienne à peut prêt ce qu’il était avant, je risque d’attendre longtemps.

Alors la prochaine séance de practice sera pour moi dans quelques jours, ce sera juste un échauffement avant de rejoindre le départ du trou N°1.

Et là ce sera une nouvelle aventure qui commencera, et s’en suivra la suite de cet article sur la reprise du golf, mais cette fois sur le parcours, à 71 ans, et une longue interruption.

J’espère que cet exemple pourra vous être utile, à vous ou à un proche que vous voudriez remotiver à reprendre les clubs de golf…

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