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Posté par le dans Accessoires Golf

Radar SwingSpeed : Jusqu’où va l’imprécision ?

Avant de chercher à gagner en vitesse de swing, notamment quand on veut augmenter la distance au drive, il faut pouvoir être en mesure de l’évaluer. Sous la barre des 1000 euros, il faut admettre qu’il y a assez peu d’outils de mesures, et en plus fiables. Vous pourriez être tenté par le radar Swing Speed (bleu) vendu autour de 150 euros sur Amazon ou EBay, et ce justement pour vous auto-évaluer. Nous l’avons acheté dans le cadre d’un projet d’article sur l’accroissement de la vitesse de swing, avec l’usage régulier des bâtons d’entraînements SuperSpeedGolf, déjà évalués sur JeudeGolf.org. Avec l’aide du Trackman, nous avons contrôlé la précision du radar…

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D’un côté, vous avez un radar à 24 000 euros, et de l’autre un radar à 150 euros, bien que le second ne prétende donner qu’une mesure de la vitesse de swing, quand le premier peut donner plus d’une trentaine de mesures, on espère que le degré de précision va être au moins acceptable, pour in fine, être utile.

Commandé via Amazon (la plate-forme), et fourni par SuperSpeedGolf Europe (la boutique), le colis contenant le petit radar bleu a mis seulement huit jours pour arriver au studio.

Connu par les fans de matériel, ce radar était déjà commercialisé dans les années 2000, et déjà les premiers utilisateurs se posaient la question de sa fiabilité.

Comment le poser près du club pour obtenir la mesure la plus fiable ? C’était une question fréquente sur les forums.

Une question fréquente… car à l’usage les mesures de vitesses annoncées pouvaient intriguer, surtout que la plupart du temps, les utilisateurs n’avaient pas un deuxième outil de contrôle pour vérifier, ou n’avaient pas pu faire un étalonnage du radar.

Pour un bon joueur de golf, c’était pourtant une information qui pouvait avoir du sens.

A défaut de disposer d’un Trackman dont le coût est toujours prohibitif pour un golfeur amateur, connaître sa vitesse de swing, et éventuellement travailler dans un sens d’augmentation, cela pouvait présenter de l’utilité.

Le hic, c’est que la distance d’un coup de golf ne dépend pas que de la vitesse de swing. Ce serait trop simple.

La vitesse de balle est la résultante de la vitesse de swing, mais aussi du centrage de la balle dans la face, tandis que l’angle de lancement ou encore le taux de spin agissent aussi de manière importante.

Précis ou pas sur la mesure de la vitesse de swing, utiliser le SwingSpeed comme outil de mesure de distance ne pouvait pas être réellement efficace.

Avec l’avènement des bâtons d’entraînements SuperSpeedGolf, ce radar un peu tombé en désuétude s’est refait une seconde jeunesse.

Sa principale fonction devenant le fait de mesurer des swings à vide (sans tête de club) pour simplement évaluer les différences de vitesses, et selon les poids, et les manches SuperSpeedGolf.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que nous avons décidé de l’acquérir pour aller plus loin dans l’analyse de ces outils d’entraînements, et notamment avec l’aide de Xavier Bretin.

Avec le bâton le plus léger, le vert, au bout de quelques swings à plus de 100% de mes capacités, je suis arrivé à monter la vitesse de swing à 110 mp/h.

En moyenne, avec une balle, et un vrai driver, ma moyenne de croisière se situe plutôt à 97/99 mp/h.

Au mieux, il m’arrive de taper à 103 mp/h, des chiffres fournis par le Trackman.

Swinguer à 110 mp/h un bâton plus léger qu’un shaft standard et sans tête peut paraître plausible, surtout quand on est plus concentré sur la création de vitesse pure, et moins sur la dispersion ou la précision de l’impact.

D’autant que si on s’entraîne avec un manche bleu ou rouge (les autres bâtons SuperSpeedGolf) qui sont plus lourds, toujours avec le petit radar bleu, on peut voir que fort logiquement la vitesse de swing décroît de 110 mp/h à 100 mp/h avec le plus lourd.

Jusque-là, rien d’illogique si ce n’est la confirmation que plus un shaft est léger, et plus c’est facile de le swinguer vite.

Ce qui ne veut pas dire maximiser la vitesse de balle, car cette dernière dépend de la vitesse, mais aussi du poids que vous donnez à la balle au moment de l’impact…

Pour être vraiment utile, un radar doit être précis.

Peu importe son coût ou sa fonction, on attend que le SwingSpeed donne une mesure juste.

A l’inverse, le Trackman ne s’amuse pas à mesurer des swings à vides puisqu’il a été conçu pour suivre une balle en l’air.

Pas de balle, pas de données Trackman !

Le seul moyen de contrôler le petit radar bleu, c’est donc de swinguer avec pour objectif de taper des balles de golf.

Autre élément qui a son importance : La longueur du manche !

Dans le cadre des bâtons SuperSpeedGolf, ils mesurent 45 inches, soit 0.5 inches de moins qu’un driver standard qui en général mesure 45,5 inches.

Pour le test au Trackman, j’ai bien commencé par taper avec un driver Titleist TS2 de 45 inches (même longueur que les bâtons).

Les premiers résultats m’ont énormément surpris.

J’ai poussé le test avec deux autres drivers de longueurs 44,5 et 43 inches.

Avec le TS2, j’ai proprement halluciné avec des écarts de mesures pouvant aller jusqu’à 22 mp/h.

En moyenne, l’écart s’est établi à 11 mp/h d’écarts sur 15 frappes en faveur du SwingSpeed.

Autant dire que c’était archi-faux, surtout si on admet que le Trackman fournit des mesures précises ou au moins crédibles.

Le driver TS2 rentre dans la catégorie des drivers avec une tête lourde, qui en réalité défavorisent la vitesse de swing, pour augmenter l’effet marteau, du poids de la tête à l’impact avec la balle.

Dans ce cas, on peut considérer que le SwingSpeed prend une vitesse de manche, alors que le Trackman prend bien la vitesse réelle au moment d’impacter la balle.

Au regard de ce premier test, j’étais pourtant vraiment dubitatif sur l’intérêt du SwingSpeed.

En réalité, en comparaison du bâton SuperSpeedGolf, un véritable driver, manche et tête est en fait un peu plus long.

La mesure de vitesse proposée par le SwingSpeed Radar est en fait bien la vitesse de swing du manche sans la tête.

Cela peut paraître une évidence ou bête à dire, mais si vous vous amusez à mesurer votre vitesse avec ce petit radar, ne vous trompez pas de définition !

Vous ne mesurez pas votre vitesse de swing avec un driver, mais une vitesse potentielle et théorique de vitesse de manche.

Sur Amazon, quand on lit la description du radar, on peut découvrir l’affirmation suivante : « Le Radar de vitesse de swing est un capteur de vitesse petit et pratique, qui utilise la technologie de radar Doppler, afin de mesurer la vitesse de swing des golfeurs. »

La technologie Doppler ne coûte pas 130 euros à incorporer dans un boîtier ! Je suis assez dubitatif au sujet de cette information. Je pencherais plus pour un petit accéléromètre dont la fonction serait bien de mesurer une accélération linéaire, et seulement une accélération linéaire.

En testant un second driver, un M5 monté sur un shaft légèrement plus court, 44,5 inches, j’ai obtenu des résultats déjà plus tangibles.

La tête du M5 est par opposition à la TS2, plus légère, et plus favorable à la vitesse de swing, mais moins à l’effet marteau (smash factor).

Dans ce cas, la comparaison est plus proche de la réalité. L’écart moyen reste en faveur du petit radar bleu, mais n’est plus que de 1.3 mp/h supérieur en moyenne.

Enfin, avec un driver encore plus court, un JPX-850 sur un manche de seulement 43 inches, l’écart remonte à 3 mp/h.

On peut en déduire que le SwingSpeed radar mesure bien une vitesse d’accélération du manche, sans tenir compte de la réalité de la tête, et avec une certaine forme d’imprécision.

La mesure peut varier selon la longueur du manche.

Dans la plupart des cas, la vitesse donnée par le petit radar bleu est très surestimée par rapport à la vitesse réelle avec un driver.

Surtout, il existe des erreurs de mesures flagrantes dans 20 à 30% des mesures. Le radar n’est donc relativement précis que dans 70 à 80% des cas. Le tout, c’est de le savoir, surtout quand on n’a pas de Trackman à sa disposition.

Si vous envisagez d’acheter ce radar, vous pouvez donc vous attendre à une imprécision.

Cependant, avec ce test, vous pouvez imaginer une marge d’erreur, et une appréciation de la surestimation moyenne selon la longueur du manche utilisé.

Je ne dis pas que ce test est à 100% fiable. Des trois tests, j’ai observé des résultats complètement différents qui ne mettent pas vraiment en confiance sur la fiabilité du SwingSpeed, alors que bien sûr, je suis plus certain du Trackman.

Tous les outils peuvent laisser passer des erreurs, y compris le Trackman, le tout, c’est de se forger une expérience, et pour cela, il faut que l’outil en question délivre un comportement de mesure régulier ou prédictible.

Le SwingSpeed ne répond pas parfaitement à ce critère.

Il reste valide, si vous vous en servez seulement pour travailler votre vitesse de swing de manche pure, mais cela ne paraît pas pertinent pour mesurer une distance théorique.

Surtout n’imaginez pas que vous swinguez réellement à la vitesse affichée, et imaginez une marge plus positive que la réalité.

En revanche, il semble bien que l’accéléromètre fonctionne quand vous variez l’intensité, de fort à faible ou de faible à fort. Sur ce point, il est au moins fiable. C’est peut-être sa seule utilité.

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Commentaires   

jeanlucfabre0@gmail.com
0 #1 Radar abordablejeanlucfabre0@gmail.com 09-07-2019 15:35
ça serait bien si vous pouviez tester un Garmin Approach G80, qui semble plus facile à mettre en oeuvre que le Flightscope Mevo.

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