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Le putting de Mickelson planté dans le Desert Classic 2019

Le putting de Mickelson planté dans le Desert Classic 2019

Un jour sans qui arrive au plus mauvais moment ! Phil Mickelson a perdu le Desert Classic 2019 disputé sur le parcours de La Quinta, pour un coup, et alors qu’il avait cumulé le deuxième score le plus bas de sa carrière après 54 trous. Et dire qu’il a rendu une dernière carte de 69, trois coups sous le par, et enragé parce qu’il n’avait tout simplement pas rentré assez de putts, pour reprendre le jeune Adam Long, primo vainqueur sur le PGA Tour, et jamais vu à pareille fête auparavant.

 

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Le putter de Phil Mickelson était en panne dimanche à La Quinta. Il a lutté tout au long de la journée sur les greens.

Tout a mal commencé dès le premier trou avec un trois-putts, dont un putt d’un mètre vingt qui a manqué le trou, pour donner le ton de sa journée.

Au fil du dernier tour avec 33 putts au total, il a au moins perdu 3 coups par rapport au reste du champ des joueurs. 3 coups cela peut paraître peu, mais à ce niveau, c’est en fait énorme.

Le tournoi s’est gagné à -26 sous le par, et autant dire à un concours de putts pour birdies. 65 joueurs sur les 73 qui ont passé le cut, ont terminé à -10 sous le par !

De ces 73 golfeurs engagés dimanche, Mickelson s’est classé avant-dernier pour le putting !

« Cela a été une journée terrible sur les greens, une des pires dont je puisse me souvenir. » 

Ajoutant dubitatif « Je n’ai pas été capable de mettre la balle au fond du trou. »

Il a pourtant réussi un putt décisif d’1,80 mètres pour birdie au 14, ce qui lui a permit de revenir à un coup du leader. A quatre trous de la fin, il avait pourtant encore une bonne chance de gagner, et malgré cette journée sans.

Dans un final à suspense contre Adam Long et Adam Hadwin, le natif de San Diego n’a pas réussi à transformer un eagle sur le trou suivant, et manqué les putts pour birdies sur les deux derniers trous.

Adam Long n’en avait pas besoin de plus pour l’emporter.

« Aujourd’hui, j’ai manqué les petits putts. Ces dernières années, j’ai vraiment été bon dans ce domaine, et pourtant, aujourd’hui, j’ai lutté. »

Depuis au moins 2013, Mickelson alterne effectivement le bon et le moins bon au putting.

En 2019, il est déjà le quatrième meilleur golfeur du PGA Tour pour sa capacité à convertir ses chances d’un seul putt sur les greens avec 46,5% de réussite.

Il ne faut pas chercher très loin l’explication de sa position de second pour le nombre de birdies convertis (42%).

Cependant, sur quatre tours, Mickelson  est effectivement capable de faire le grand écart.

En moyenne, sur un premier tour, il rentre 23 putts (actuellement numéro 1 du circuit pour cette statistique), alors qu’à l’opposé, lors du dernier tour, il en consomme 6 de plus, ce qui ne le classe plus que 130eme du circuit…

L’an passé, Mickelson avait affiché la meilleure moyenne de putting sur toute la saison avec 1.69 putts par parties, et surtout, il n’avait pas montré de tels signes d’inconstances, quel que soit le tour joué, du premier au quatrième.

En seulement deux tournois disputés cette saison, il est bien entendu trop tôt pour généraliser ces statistiques. Cela ressemble bien plus à un accident de parcours qu’une nouvelle tendance.

L’américain est toujours potentiellement l’un des meilleurs putters du monde, et cela devrait lui permettre de se battre pour la victoire dans les prochaines semaines, surtout si son jeu long se montre aussi performant que ce qu’il a affiché, notamment lors du premier tour.

Il était pourtant arrivé à La Quinta sans grandes ambitions pour ce début de saison.

Après le premier tour où il a rendu la troisième carte de sa carrière dans un score de 60, il a déclaré « C’était une sorte de jour de chance pour moi, dans le sens où je ne me suis pas senti particulièrement en forme au départ. »

Ajoutant « Je n’avais pas vraiment eu des séances de practices intenses, mais simplement la sensation que l’ensemble de mon jeu était satisfaisant. Les mauvais coups étaient acceptables. »

Revigoré par son premier tour en 60, Mickelson paraissait donc largement capable de gagner ce tournoi, d’autant qu’il s’était donné trois coups d’avances sur le futur vainqueur, Adam Long.

Les deux dernières fois où il avait rendu des cartes de 60, à Scottsdale pour le Waste Management Open, il avait gagné le tournoi !

Jeudi, il a sorti le driver à 10 reprises, et n’a manqué que 4 fairways, et 4 greens. Avec son putting, Mickelson jouait alors un golf imbattable.

Une performance qu’il faut aussi légèrement relativiser dans la mesure où le parcours de La Quinta est coutumier de scores vraiment très bas de la part des professionnels.

Adam Hadwin, visiblement très à l’aise à la Quinta, tient toujours le record du parcours avec un 59 posté deux ans plus tôt.

Les greens, surtout après la pluie, permettent visiblement ce type de performance.

« Quand il pleut ici, cela rend les greens encore plus pures. Cela annule et lisse toutes les imperfections. Vous pouvez alors rentrer des tonnes de putts. »

Malheureusement pour Mickelson, dimanche, il n’a pas plu.

Adam Long, 31 ans, un rookie à ce niveau, qui n’avait jamais remporté de tournois dans les ligues mineures a rentré deux chips dans la boite sur les neuf derniers trous.

Il a surtout rentré un birdie d’autorité sur le dernier trou pour s’imposer d’un coup seulement devant Mickelson.

Sa première victoire après seulement six tournois sur le PGA Tour, et alors qu’il avait trois coups de retard avant le premier trou de la journée.

Son principal objectif du jour était d’ailleurs de terminer dans les dix premiers, et notamment pour avoir sa place dans le champ des joueurs, la semaine prochaine, à Torrey Pines.

Finalement vainqueur avec un maximum de réussite, il va contribuer à faire faire des cauchemars à Phil.

Ses deux chips dans la boite au 12 et 15 lui ont permis de rester dans le rythme, alors que sur le 18, il a déclaré à posteriori, qu’il savait qu’il allait rentrer le dernier putt décisif !

Une sacré confiance en soi pour un rookie dans son moment de gloire, et alors qu’il n’avait encore jamais gagné, ni sur le tour canadien, ni sur le tour sud-américain ou encore sur le web.com Tour.

Le voilà dans la liste des qualifiés pour Torrey Pines, mais aussi pour le Masters à Augusta…

Il y a des victoires qui lancent une carrière. Il y a des défaites qui sont parfois difficiles à surmonter.

Pour Mickelson, les chances de s’imposer pourraient s’amenuiser avec l’âge. L’an passé, il avait réussi une belle série avant de gagner le championnat du monde de Mexico.

D’un point de vue du jeu, il a la capacité de rééditer le même début de saison, si ce n’est mieux. La seule question qui demeure, est comment il va se remettre moralement de cette journée sans.

Au cours de sa carrière, il a déjà démontré à maintes reprises qu’il était le champion du « bounce back »… soit le capacité à rebondir.

Crédit photo : Adam Lacy/Icon Sportswire

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