Posté par le dans Golf féminin

Pourquoi toutes les femmes n'aiment pas le golf ?

Le golf, sport majoritairement masculin depuis ses origines, a encore du mal à trouver sa place dans le cœur des femmes. Et ce n’est pas la légende qui entoure l’origine du mot « Golf » (Gentlemen Only Ladies Forbiden) qui nous dira le contraire, le golf a été et reste encore aujourd’hui « un sport d’hommes ». Pourquoi le golf ne plaît-il généralement pas aux femmes ? Que faudrait-il faire pour attirer davantage la gente féminine sur les parcours ? Afin de mener au mieux cette enquête, j’ai interrogé plusieurs femmes (golfeuses amatrices et non golfeuses, femmes actives, mère de famille, retraité, étudiante…), afin de recueillir leur témoignage, sur les attentes des femmes dans le golf.

Découvrez nos formules d'abonnements

27,2% des licenciées de la Fédération française de Golf en 2019 sont des femmes, soit 113 773 golfeuses réparties dans 733 golfs.

Le golf n’est pas, de toute évidence, le sport préféré des françaises, et on voit d’ailleurs encore trop peu de golfeuses sur les parcours de golf ou dans les club houses.

Est-ce à cause de l’univers masculin qui émane de ce sport ? Des sacs trop lourds à porter ? Du manque de temps pour les mères de famille toujours trop occupées ?

Témoignages de femmes aux parcours différents

La première femme interrogée, Stéphanie, mère de famille active de (âge 44), est une non golfeuse.

Elle a débuté le golf avant d’avoir des enfants en prenant quelques cours, attirée par le cadre idyllique que ce sport avait à lui offrir. Ce qui lui plaît dans le golf, c’est le plein air, la tranquillité, et les restaurants où l’on mange bien, on y passe une bonne journée, en bonne compagnie.

Malheureusement, son attrait pour le golf n’a été que de courte durée. Nous lui avons demandé pourquoi :

Ce qui freine le plus cette mère de famille, c’est le rythme trop lent du jeu.

Attendre entre les coups lui donne l’impression de perdre en dynamisme. La durée des parties est aussi un point noir pour elle, qu’elle juge trop longue, chronophage et incompatible avec les enfants.

Ensuite, ce qui ressort le plus dans son témoignage, c’est l’aspect « pas ludique, pas drôle » du sport.

On ne peut pas discuter pendant la partie pour ne pas déranger les autres. On trouve également peu de femmes avec qui jouer et se retrouver pour partager un moment.

Taper des balles au practice pour s’échauffer est un processus qu’elle juge rébarbatif et répétitif. Les contraintes et les protocoles liées au golf n’en font pas un sport « amusant » pour elle, ni même stimulant.

« Pour moi, le golf est purement un sport de retraités. »

L’aspect « trop technique » du sport a également été évoqué.

« Il y a trop de clubs, trop de règles » nous dit-elle.

C’est un sport qui nécessite trop de concentration, où on ne peut pas juste taper la balle pour se faire plaisir, sans penser aux performances.

Nous l’aurons bien compris, pour Stéphanie, golf n’est pas synonyme de plaisir.

Le manque de femmes, de copines avec qui discuter et échanger, représente aussi un frein à son envie d’aller au golf.

Pour elle, le milieu du golf ne cherche pas à se développer aux femmes, ni à les attirer davantage.

Pour rendre le golf plus attractif, plus adaptées à ses attentes et besoins, elle préconise une version « plus simple, plus ludique » du sport avec un parcours plus court, seulement 3 clubs, une balle plus grosse, un trou plus gros… Moins de technicité, pour plus de plaisir du jeu !

Elle suggère même un système de tige de club où l’on ne change que les embouts, pour moins d’encombrements et plus de praticité.

Des soirées filles organisées dans les club house, ou la mise en place d’activités féminines (spa, esthéticienne…) seraient selon elle un bon moyen d’attirer plus de femmes dans les golfs.

Un service de garderie, ou d’activités pour les enfants le temps que les femmes jouent, serait selon elle, aussi une piste à creuser pour adapter le sport au plus grand nombre.

Cécile Sabatier, professeure des écoles de 51 ans, 3 enfants et golfeuse amateur depuis 10 ans nous a livré son témoignage.

Cette joueuse jouait jusqu’à récemment 4 fois par semaine, et depuis 2 ans uniquement le week-end, le samedi et le dimanche.

Elle ne s’est pas mise au golf avant 40 ans, car pour elle le golf n’était pas un sport à proprement parler. Elle n’en avait pas forcément une image plus masculine que féminine, mais elle préférait pratiquer des sports plus cardio.

« Je pensais que c’était un sport de vieux. Je me disais « J’en ferai quand je ne serai plus en capacité de pratiquer mes activités (natation, salle de sport). » 

Elle s’est depuis rendu compte que le golf nécessitait un « sacré physique » comme elle l’explique, si on veut performer.

Le manque de femmes dans les golfs ne la dérange pas, et elle ne serait pas plus attirée s’il y en avait plus. « C’est un sport individuel avant tout, je joue au golf par amour du sport, et non pas pour les personnes qui y sont ».

Un des autres problèmes du golf pour les femmes réside dans le manque de choix des équipements pour les golfeuses.

Etant de plus gauchère, le choix déjà réduit aux rayons femmes par rapport aux hommes, se restreint d’encore 50%.

Elle soulève également la question du textile femme, où on ne trouve rien au-dessus de la taille 40/42, encore moins dans les Golf Shop. Il n’y a que deux marques de vêtements de golf qui proposent des vêtements à sa taille.

Alors comment attirer les femmes, si on ne leur propose pas des produits adaptés à toutes les joueuses, que ce soit en termes de textiles, ou d’équipements ?

Afin de comprendre les attentes des femmes de tous âges, après avoir questionné ces mères de famille actives, j’ai également interrogé Annick, une femme fraîchement retraitée de 62 ans.

Elle nous explique qu’elle n’a jamais essayé le golf, mais qu’elle a côtoyé ce milieu en tant qu’accompagnatrice, et que c’est un sport qui l’attire.

Ce qui lui plaît dans le golf, c’est encore une fois le cadre magnifique, le plein air, l’architecture des golfs avec bien souvent un entretien superbe, et enfin les restaurants.

Alors pourquoi ne pas avoir sauté le pas, et avoir joué au golf ?

C’est avant tout sa condition physique qui l’en a dissuadé.

En effet, le jeu en lui-même l’attire et lui plaît, mais n’ayant une condition physique optimale à cause d’une blessure au genou notamment, elle ne peut pas marcher 7 ou 8 km sans ressentir des douleurs, encore moins sur des terrains vallonnés.

Rester 4 heures debout, c’est un calvaire pour elle.

En plus de ça, s’encombrer du sac de golf est un poids supplémentaire. Le golf représente donc au final beaucoup de contraintes à ses yeux.

« Si la location des voiturettes de golf n’était pas aussi élevée, cela me permettrait de ne plus avoir peur de jouer sur des parcours, cependant en louer une à chaque partie revient très coûteux. »

Annick est également réticente à cause la longueur des parcours, qu’elle trouve trop long, même pour un 9 trous.

La présence d’autres femmes ne fait pas partie de ces critères importants, et elle ne serait pas spécialement plus attirée; s’il y en avait plus.

Le fait que la pratique du golf soit fortement soumise aux conditions climatiques représente aussi un frein pour elle. Le froid, la pluie, la neige, la nuit qui tombe à 17h en hiver, sont autant de critères qui font du golf un sport trop aléatoire pour elle.

A son tour, comme suggestions d’améliorations pour que le sport attire plus de femmes, elle préconise : Des « parcours d’initiations » pour débutantes, avec moins de clubs, plus courts et qui nécessitent donc moins de marche.

Les jeunes femmes ont-elles la même vision du golf que les femmes de plus de 40 ans ?

Quelles sont leurs réticences dans le golf ?

Qu’est-ce qui pourrait être fait ou mis en place afin qu’elle soit plus attirée ?

Julia, 22 ans, est une jeune femme de nature sportive, et curieuse de tous les sports.

Elle n’est pas joueuse de golf. Elle a seulement fait des initiations, et pris un cours de golf.

Ce qui fait que le golf ne l’attire pas, c’est en premier lieu la réputation du golf, comme un sport exclusivement masculin. 

Les clubs de golf lui paraissent assez fermés et « sélects », « où tout semble très cher » explique-t-elle. Le sport ne lui paraît pas accessible en tant que jeune étudiante, et cela la décourage d’aller plus loin dans la découverte.

De plus, elle n’a jamais eu de véritables figures féminines de golf sur lesquelles s’identifier, connaissant uniquement Tiger Woods, et quelques autres joueurs hommes, comme golfeurs célèbres.

L’expérience d’un professeur à tendance plutôt machiste lors de son premier (et unique) cours de golf a forgé l’idée qu’elle se faisait du sport, comme d’un « sport d’hommes » qui ne souhaite pas vraiment s’ouvrir aux femmes.

« On m’a expliqué que je n’arrivais pas à faire ce que je voulais, car j’étais une femme, et que c’était comme ça » ajoute-elle.

Tout comme Stéphanie, l’image du golf comme d’un sport « pas si sportif que ça », pas assez dynamique et jeune, jouent beaucoup dans son désintéressement pour ce sport.

Elle aimerait voir organiser dans les clubs des rencontres, journées ou soirées; pour des « initiations entre copines ».

L'avis d'une golfeuse active à la ligue de golf

Chantal Desmurs, membre du comité directeur de la ligue Auvergne Rhône-Alpes en charge du golf féminin, pratique le golf depuis 20 ans.

Sa pratique du golf varie selon ses envies, allant de une fois par semaine à tous les jours parfois.

Pour cette femme, la difficulté majeure du golf est que les hommes n’acceptent pas les femmes, que ce soit dans les dessins des golfs, dans les comités etc…

Elle nous explique que la femme n’est clairement pas assez représentée dans le milieu selon elle, mais qu’elle a pourtant sa place partout (Dans les comités, dans la décision des dessins des parcours, sur les parcours, dans les compétitions).

Le manque de temps des femmes actives mères de famille est une raison que Chantal Desmurs observe souvent comme frein au golf pour les femmes.

« La plupart du temps, les femmes ont d’autres priorités : Les enfants, la maison, le travail… » justifie-t-elle.

La femme a pourtant un poids très important dans l’économie du golf, puisque c’est elle qui décide du choix du sport des enfants, qui les emmènent à leur activité sportive, qui décide des lieux de vacances…

Attirer les femmes sur les parcours de golf amènerait automatiquement également plus d’enfants (les jeunes ne représentant que 10% des licenciés en 2019).

Sa solution pour attirer plus de femmes au golf ?

Créer des parcours unisexes, avec des départs non pas en fonction des sexes, mais des index.

Cette pratique s’opère déjà au golf de Lille ou au PGA Catalunya en Espagne. 

« Les copines au golf » est un circuit unique en France initié en 2014 par Chantal Desmurs, dans le but d’attirer plus de jeunes filles au golf, mais surtout de les faire rester.

Il s’adresse aux filles ayant moins de 14 ans, plutôt débutantes, et se joue sur des 9 trous.

Ce sont des « journées de jeu entre copines » organisées par la ligue Auvergne Rhône-Alpes. 

Les résultats ont été vraisemblablement vite convaincants : Les filles ayant participé à ce circuit sont toutes restées au golf, grâce à la motivation de partager leur sport avec d’autres filles, entre copines.  

La frustration de jouer contre des garçons et de perdre a disparu, et les a conduit à ne pas abandonner le sport, certaines sont d’ailleurs devenues de très bonnes joueuses de golf (Comme par exemple Amélie Bochaton, arrivée 3ème au Championnat de France des jeunes récemment).

Constats

A la lumière des témoignages de toutes ces femmes, golfeuses ou non, membres de comités, femmes actives ou encore étudiantes, nous pouvons retenir que le golf a encore beaucoup de travail pour devenir un sport plus féminin, et attirer davantage les femmes.

Cependant, ces femmes ne sont pas fermées au golf, bien au contraire !

Elles ont des choses à dire, et des propositions à soumettre, afin que ce sport devienne plus en adéquation avec leurs attentes, et plus adaptés à leur mode de vie.

Mais le monde du golf est-il seulement prêt à les écouter ?

Toutes les préconisations qu’elles m’ont données pour rendre notre sport plus attractif sont intéressantes, et pertinentes à mon sens.

J’ai également relevé beaucoup de similitudes dans les témoignages (Un jeu trop technique, trop long, pas adapté pour une femme active mère de famille, pas assez « dynamique »...).  

Malgré le chemin qu’il reste à parcourir pour considérer la golfeuse avec autant de poids que le golfeur, des avancées ont été faites, et le monde du golf progresse petit à petit vers un sport plus égalitaire.

 Les marques élargissent progressivement leur gamme féminine, la Fédération française de golf semble montrer une réelle volonté d’attirer plus de femmes à travers des actions de communications montrant le golf comme un sport familial.

Le golf serait-il ouvert à prendre plus de mesures, afin de prendre en compte les attentes; et besoins d’un grand nombre de femmes ?

Accepterait-il de voir son sport, fait de traditions et de protocoles, modifié sous une autre version, plus adaptées aux femmes ? 

En somme, le golf est-il prêt à s’ouvrir aux femmes et à devenir un sport plus féminin ?

Pour compléter ce sujet, nous vous invitons à lire notre article sur la golfeuse Suzann Pettersen, son rôle de jeune maman, et sa passion pour le jeu.

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 506
  • 1 commentaire
  • Imprimer
Modifié le
Twitter
Facebook
G+
In
pinterest

Restez informé

Recevez notre newsletter
Après sa carrière exceptionnelle, Suzann Pettersen...
Rory McIlroy : Faire moins d’erreurs pour retrouve...

Auteur

 

Commentaires   

mhezkia@gmail.com
+4 #1 Golf au féminin...mhezkia@gmail.com 31-10-2020 23:28
Cet article est intéressant et m’amène à quelques réflexions.
S’il est évident que le golf doit s’adapter à notre vie moderne, il est patent qu’il a déjà commencé avec les golfs compacts qui ne demandent plus d’avoir 4h30 devant soi.
Existe-t-il beaucoup de sports où les femmes sont aussi nombreuses que les hommes voire plus nombreuses ?
Maintenant, j’ai l’impression que les femmes qui ont témoigné n’ont pas une vraie vision du golf, malheureusement.
Stéphanie pense que c’est un sport trop technique ? Mais, ç’est le golf ! C’est ça qui fait son intérêt, aussi !
Demande-t-on au tennis de pouvoir jouer avec une raquette plus grande, des balles plus grandes aussi, un filet plus bas, un terrain réduit de moitié et tout cela seulement en un set de 30 minutes ? Du ping-pong en un peu plus grand, peut-être ?
Le golf, plus que tri-centenaire a évolué, et est devenu ce qu’il est, avec ses règles, son matériel et ses rapports consentis entre ses joueurs.
A mon avis, il ne doit pas devenir le club de rencontre des copines du patelin où on boit d’abord et on mange ensuite et où on se défoule, si on en a le temps, sur le terrain pendant une heure maximum parce que c’est bien suffisant, en laissant ses gosses à la garderie sous bonne garde (gratuitement, je suppose !). Rien n’empêche, de toutes façons, de passer un bon moment entre copines. Il suffit de voir au restaurant du club-house, ou au bar, les « bandes de copines » pour se rendre compte qu’elles sont ravies d’être là ! Elles ne donnent pas l’impression de souffrir et de s’ennuyer.
Visiblement, cette jeune femme a eu une mauvais expérience et explication sur ce qu’est le golf, son intérêt, ses particularités, etc… Jouer avec trois clubs ? Rien n’empêche de le faire, elle se rendra compte qu’il lui en faudra 3 ou 4 de plus. Des têtes interchangeables pendant la partie ? Quel est l’intérêt, en temps et en utilité ? Choisir son matériel, faire des essais, des essais, fait aussi partie du plaisir du golf.
Peut-être, devrait-elle s’orienter vers le croquet ou Swingolf (https://www.youtube.com/watch?v=Trz9_jb3AEc) qui démarre timidement en France, mais qui a l’air très sympa.
LE GOLF EST LE GOLF. Si ça ne plait pas, ce n’est pas grave, il y a beaucoup d’autres sports qui peuvent plaire. Dans tous les sports, il y a de l’entrainement, et on ne progresse que si on s’entraine et si on joue. C’est ça qui fait l’intérêt d’un sport, non ? Croire, qu’il suffit d’arriver et de jouer comme un pro, dans n’importe quel sport, c’est un leurre, ou alors on est devant un film.

En lisant ce qui est dit, on a l’impression d’être des vieux ronchons, snobs, pas marrants. Ca existe aussi, mais ce n’est pas la majorité du genre pour paraphraser Audiard. Nous ne sommes pas masochistes, nous parlons entre nous, nous rigolons sur le parcours. Nous jouons aussi avec des femmes, jeunes et moins jeunes, et ça se passe très bien. Nous partons aussi très souvent, des mêmes départs que ces dames, afin de ne pas se séparer et profiter ensemble de ce moment. D’ailleurs, il suffit de voir celles qui s’inscrivent avec nous, pour se dire qu’on ne doit pas être trop chiants. On ne se fait pas la gueule ! Le golf, c’est la vie, non ?

Maintenant, le problème du temps est une évidence, les femmes mènent plusieurs vies de front, entre leurs obligations professionnelles et familiales. Ceci dit, le mercredi, je vois beaucoup de femmes venir avec leurs enfants à l’école de golf, et je les croise le reste de la semaine sur le parcours. Il faut dire que je suis inscrit au Golf Inesis à Marcq en Baroeul qui est plus une académie de Golf qu’un parcours classique. 9 trous compacts et 6 trous pitch and putt, 3 putting greens immenses, de nombreux practices, la fameuse bulle couverte, une ambiance très, très sympa. De nombreux membres des golfs des alentours viennent régulièrement chez Inesis, il y a sûrement une raison.
Pouvoir proposer d’autres activités annexes au sein d’un club risquent de phagocyter le temps que l’on peut accorder à une partie… Pas sûr que ce soit une solution…

Quand je joue avec des nouveaux, je sens qu’il y a une certaine appréhension de ne pas bien faire, de ne pas bien se comporter, ou de mal jouer. Je fais tout pour les rassurer et je leur montre (modestement), qu’ils ont choisi un sport génial.

En ce qui concerne les figures féminines, il suffit de regarder un peu Golf Channel pour se rendre compte qu’il y a pléthore de femmes qui jouent. Il y a beaucoup de joueuses auxquelles le public féminin peut s’identifier. Le genre Laura Davis est daté… Je préfère, maintenant, regarder les compétitions féminines plutôt que les masculines. Même si elles frappent fort, c’est plus agréable à regarder les hommes qui ne pensent qu’à montrer leur force. Il faut, malheureusement être abonné, les chaines généralistes ignorant superbement le golf en général. Julia, en plus, est tombée sur un prof vieux jeu et un peu con, qui se croit encore en 1920, non ? Pas de chance !

Pour Annick, le problème physique est patent. Mais, là aussi, le matériel a évolué. Une demie série posée sur un chariot trois roues ou électrique de base, ne devrait pas lui poser trop de problèmes. Si elle ne peut faire que 6 trous, pas de soucis, non ? Sinon, elle aura peut-être la chance de trouver un compact pas trop loin de chez elle. J’ai autour de moi, deux golfeurs, un de 68 ans et un de 72 ans qui ont commencé le golf, il y a deux ans. Au début, ils avaient du mal, et maintenant, ils galopent ! celui de 68 ans vient de se faire poser une prothèse de genou. Il fait sa ré-éducation sur le terrain. Aujourd’hui, eux et moi, faisons la gueule, puisqu’avec le confinement, c’est terminé pour au moins un mois !

Bonne soirée et prenez bien soin de vous en ces temps incertains.

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.