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Patrick Dawson: Avec le Strokelab, vous obtiendrez une vitesse de balle plus régulière !

Au moment de mon déplacement en Californie, en décembre dernier, j’avais pu assister à une conférence d’Alan Hocknell et Patrick Dawson s’agissant des nouveaux putters StrokeLab. Dans la foulée, j’avais interviewé l’ingénieur en charge de leur conception chez Odyssey. En complément de mon précédent sujet sur ces nouveaux putters, et en parallèle de mon premier essai au Trackman, découvrez le contenu de cet entretien exclusif retranscrit sur JeudeGolf.org, et disponible sur JeudeGolf.tv dans la section Paroles de Marque.

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Quand Alan Hocknell a présenté les putters StrokeLab accompagné de Patrick Dawson, il avait pris le soin de rappeler que depuis 20 ans, les fabricants suivaient des tendances, que ce soit pour le roulement de la balle, l’alignement, la taille des grips…

Chez Odyssey, ils ont voulu se reposer la question de la masse de la tête, et la masse globale du putter pour constater qu’elles n’avaient cessé d’augmenter au fil des ans.

Parallèlement, en citant Sean Toulon, expert du putting pour la marque, les statistiques des meilleurs joueurs sur le tour n’ont pas réellement progressé. Elles sont restées plutôt stables, ce qui a interrogé les ingénieurs. Pourquoi une telle stabilité ?

Si les têtes de putters sont passés de 290 à 360 grammes en plus de 20 ans, la raison tient au fait que la plupart des golfeurs apprécient un moment d’inertie plus élevé. Les putters étant plus larges, ils permettent des aides à l’alignement plus développées. C’est aussi plus simple d’abaisser le centre de gravité plus bas…Tout un tas de caractéristiques qui apportent un bénéfice selon Alan Hocknell et Patrick Dawson.

Dans le même temps, si le poids global des putters a augmenté avec les têtes, à partir de 2015, une nouvelle tendance a vu le jour avec la popularité grandissante des grips Superstrokes.

Au contraire, des têtes, à cette date, le poids global des putters s’est stabilisé, et à même eu tendance à baisser. Les grips Superstrokes étant aussi plus léger que les autres grips plus standards.

Par conséquent, selon les ingénieurs Odyssey, l’équilibre à trouver pour un bon putter a été plus difficile à trouver, car le poids s’est trouvé déplacé plus près de la tête.

De ces constats, les équipes se sont demandées, si c’était une bonne ou une mauvaise chose.

Ce contexte explique pourquoi ils ont pris la direction du StrokeLab…

Qu’est-ce qu’il y a de nouveau avec le StrokeLab ?

La nouvelle chose avec la ligne StrokeLab tient en fait dans notre nouveau shaft, et notre nouvelle tête.

Ce qui est surtout remarquable avec ce nouveau shaft, c’est que nous l’avons réalisé en grande partie en fibres de carbone pour économiser 40 grammes, et ainsi déplacer ce poids aux extrémités de ce putter pour améliorer son équilibre.

Quel pourrait-être le bénéfice concret pour le golfeur ?

Le bénéfice principal que nous voyons pour la majorité des golfeurs est l’amélioration de la consistance au niveau de leur swing, et notamment au niveau de la vitesse de balle, qui peut être plus régulière d’un coup à un autre.

Vous voulez dire que d’un putt à un autre, nous sommes plus susceptibles de faire la même chose ?

Oui, complètement. En matière de putting, la plupart du temps, le sujet c’est d’essayer d’être consistant dans la direction et la distance que vous essayez de produire sur chaque putt. Le shaft du strokelab doit aider dans ce sens.

Est-ce que vous observez une évolution dans la manière de stroker un putt de la part des golfeurs ? Et par exemple le Backswing ?

Oui, quand on essaie de définir le gros bénéfice, on se réfère à un produit assez similaire que nous avions développé précédemment pour le marché japonais, mais sans la fibre de carbone, on avait pu observer une amélioration en matière de longueur du backswing, en particulier sur des putts à 3 mètres que nous avons mesuré chez des joueurs.

En fait, les golfeurs arrivaient au point le plus reculé du backswing avec plus régularité, avant de relancer le stroke vers la balle.

La longueur du backswing était la même, mais la vitesse de swing était plus régulière car le placement du club l’était tout autant, de même que la vitesse de balle.

Comment est-ce que vous arrivez à réaliser un manche à la fois en partie en acier, et l’autre partie en fibres de carbone ?

C’est clairement un challenge ! Cependant, nous avons déjà une grande habitude pour combiner du titane avec de l’acier inoxydable. En réalité, ce n’est pas si complexe. Nous avons simplement besoin de souder les deux parties au milieu entre la partie en carbone, et la partie en acier.

En fait, c’est plutôt simple.

Personne n’avait pourtant pensé à réaliser une telle opération auparavant ?

C’est un challenge. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles vous devez porter votre attention, comme par exemple le fait que le manche soit parfaitement droit. Vous ne voulez pas qu’il parte dans une direction ou une autre. Quand vous le faites pivoter, vous ne voulez pas que la tête parte dans tous les sens.

Nous avons en fait mis en place beaucoup de contrôle pour que ce types de choses n’arrivent pas.

Est-ce que le grip est lui-aussi plus léger ?

Oui, ce grip est en fait plus gros mais plus léger qu’un grip standard. Nous avons enlevé de la masse de la partie basse pour vraiment la déplacer vers le haut, et plus près des mains.

Est-ce que cela revient à dire qu’il est contrebalancé ?

Non, pas exactement, ou en tout cas, pas au sens traditionnel avec un club beaucoup plus lourd, mais c’est un peu le même concept avec l’ajout de masse par rapport à un club classique. C’est le plus gros bénéfice que nous observons.

Avec un putter contrebalancé traditionnel, vous avez tendance à ne pas avoir tant de contrôle de distance. Vous avez un bénéfice au niveau du stroke, mais vous perdez en sensations.

Ce putter présente vraiment la combinaison des deux. Vous avez un bénéfice au niveau du stroke, et un bénéfice de sensation.

Avez-vous apporté des changements sur la tête du putter ?

Oui, sous la semelle, nous avons placé nos poids amovibles de notre précédente gamme, alors que l’insert est vraiment nouveau cette année.

Le matériau est plus ferme, alors que nous utilisons la même technologie MicroHinge développée l’an passé, de sorte que maintenant, nous avons le touché White Hot avec la technologie de roulement.

Merci d’avoir bien voulu répondre à toutes mes questions sur le putter StrokeLab. Retrouvez le test complet des putters StrokeLab One et Marxman dans la section des tests de putters.

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