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Omega European Masters 2019: Le rendez-vous des stars du golf en Europe

Mardi 27 août à Crans-Montana (Suisse), Rory McIlroy, tout juste auréolé de la Fedex Cup 2019 vient d’arriver de l’aéroport de Genève, il est déjà sur le pont pour reconnaître le parcours de l’Omega European Masters, assurément le plus beau tournoi de golf disputé sur le vieux-Continent. Egérie de la marque Omega, au même titre que Sergio Garcia, et Tommy Fleetwood, on imaginait mal qu’il puisse manquer un rendez-vous, un peu construit autour de lui. Pourtant, il vient juste de conclure sa saison sur le PGA Tour, et d’une manière exceptionnelle. Le voilà déjà sur le parcours en compagnie de Justin Timberlake, tout heureux de discuter avec lui de sa passion pour le golf, et tant pis, si les deux stars oublient quelque peu l’environnement autour d’eux. Rory court au tee de départ numéro un, cherche une balle dans son sac, sort son driver, et tape une bombe comme si de rien n’était. Facile pour l’un des meilleurs golfeurs du monde que je pourrais suivre cette semaine, sur place à Crans…

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On a beaucoup parlé des malheurs de l’Open de France au cours de cette année. On en oublierait que le golf européen, et francophone compte le plus beau et prestigieux tournoi de l’European Tour, l’Omega European Masters, disputé sur le parcours dessiné par Ballesteros à Crans-Sur-Sierre, dans les Alpes Suisses.

Et cette année, peut-être encore un peu plus que les années précédentes, le plateau est exceptionnel pour un tournoi disputé en Europe Continentale.

Bien entendu, c’est la présence de Rory McIlroy qui relève encore un peu plus un plateau de stars, et alors que sa présence avait été décidée, négociée, bien avant sa victoire à East Lake.

Sans ses engagements avec Omega et l’European Tour, pas sûr que pour un autre tournoi, il ne serait pas retiré pour profiter pleinement de sa victoire au Tour Championship.

Croisé sur le chemin du premier trou avec son trackman dans une main, un peu comme tous les pros aujourd’hui, il parait frais, mais surtout relax.

Les fans l’arrêtent dans les allées du village. Il prend la pose de bonne grâce, et semble beaucoup plus accessible qu’à l’occasion de l’Open de France 2016, où je l’avais déjà croisé.

Son nom est pourtant sur toutes les lèvres, et notamment pour l’énorme chèque qu’il a empoché dimanche aux Etats-Unis.

Ce n’est certainement pas le sujet de sa discussion avec Justin Timberlake qui s’apprête à être le « happy few » qui va jouer ce mardi après-midi dans sa partie de reconnaissance.

C’est la force du tournoi suisse et de son immense sponsor Omega de pouvoir attirer les meilleurs golfeurs européens, dans un endroit finalement assez éloigné d’une grande ville.

Est-ce une manière de créer un climat protecteur et privilégié ?

C’est peut-être l’occasion d’amener les joueurs sur l’un des plus beaux théâtre en Europe, théâtre que vous appréciez pleinement quand vous arrivez au départ du trou numéro 7 avec la chaîne Alpine face à vous.

24 heures plus tard, j’aurai l’occasion de l’interviewer, alors qu’à Paris, trois ans plus tôt, entouré de ces agents et cerbères, cela n’avait pas été possible.

C’est un autre signe du fait que l’ambiance est ici beaucoup plus décontractée, et les joueurs plus accessibles, soumis à moins de pression, et de sollicitations.

L’Omega nous envoie à la figure tout ce que l’Open de France n’a pas encore su, et pu, être pour le golf européen : Une date protégée (fin août avec un climat toujours parfait), un champ de joueurs où ne manquent que les américains, mais pas les meilleurs européens, un parcours dans un cadre bucolique, et un sponsor titre donc fidèle, et porteur pour l’événement.

Sans jalouser l’Open Suisse, il est l’une des meilleures réussites en Europe, et précisons encore, continentale versus les épreuves disputées sur le sol britannique.

C’est l’exemple à suivre, y compris pour l’Open de France.

Certes, l’Open ne s’embarrasse pas avec l’idée de démocratiser le golf avec le plus grand nombre.

Il y a bien plus de Porsche sur le parking que de Dacia.

L’affluence n’est pas non plus comparable, ce que les joueurs, sans le dire, apprécient, y compris les français, qui jouent pour certains à domicile, et avec moins de pression par rapport à Saint-Quentin-En-Yvelines.

Même pour les amateurs de vie nocturne, les soirées de Crans-Montana ne sont pas comparables avec celles de la ville francilienne.

C’est le gros avantage en même temps que la particularité de ce tournoi joué directement dans une station touristique.

Crans cultive ce côté star qui ne passerait probablement pas en France.

Ce serait jugé trop ostentatoire, et pas assez démocratique.

Oui, mais il faut bien constater que le tournoi suisse boxe quoi qu’il en soit dans la catégorie au-dessus, cette année, comme les précédentes.

L’Open de France doit-il monter en gamme ? C’est une question épineuse, et il n’existe pas vraiment une réponse absolue.

Fleetwood a conquis l’une de ses plus importantes victoires sur son chemin pour devenir une star à Paris. J’ai eu là-aussi l’occasion de l’interroger à ce sujet, et malheureusement, business is business, il ne sera pas à Paris en Octobre prochain.

En Suisse, il est l’une des trois têtes d’affiches avec McIlroy et Garcia.

Dans le « centre de presse » étonnement déserté par les autres médias français, curieusement absents, l’équipe des relations presses du tournoi est sur le qui-vive en nous annonçant toutes les cinq minutes l’arrivée de la rock star chevelue.

Fleetwood a bien changé de statut depuis ma dernière visite à Crans-Montana.

A l’époque, Beef Johnson était plus remarqué pour ses habitudes alimentaires, alors que son compatriote était sur le chemin de l’émergence.

En deux ans, le panorama du golf peut sacrément changer.

Joueur de la meute, il est désormais la tête d’affiche, au même titre que McIlroy ou Garcia, pourtant déjà des vieux-briscards du circuit.

Dommage pour lui, tous mes confrères ne sont pas aussi passionnés par le golf, et sa première question d’un journaliste suisse concernera sa chevelure de « rock star ».

Pas décontenancé, professionnel, sympathique, il a trouvé une pirouette pour répondre.

L’ayant suivi sur ce même parcours quelques années plus tôt, je lui ai justement demandé comment il jugeait ou prenait du recul par rapport à ces trois dernières années, et son changement de statut.

Pour le flatter, je lui ai rappelé un autre bon moment avec sa victoire à Paris pour l’Open de France, où je me trouvais seul face à lui quand il leva les poings au ciel au moment de rentrer le dernier putt. Mes camarades photographes étaient tous de l’autre côté.

Fleetwood m’a invité à le suivre plus souvent en tournoi tout en plaisantant.

C’est justement une star parce qu’il a une super attitude sur et en-dehors du parcours, à l’inverse d’un Danny Willett, avec qui déjà ici, je n’avais pas eu un très bon souvenir.

Fleetwood est aussi sympathique que Willet peut être arrogant.

Dans un autre style, la conférence de presse avec Sergio Garcia a été courte, et en petit comité. Était-ce pour le décontracter ? Ses réponses ont été souvent plus laconiques qu’à Paris l’an passé où il était plus affable.

Depuis juillet 2018, sa victoire au Masters est non seulement loin, mais il a défrayé la chronique pour de mauvaises raisons. Redoutait-il qu’on l’interroge sur son mauvais comportement ?

Je le crois un peu, mais je n’ai pas non plus chercher à le provoquer, me contentant de lui demander dans quel état de fraîcheur il arrivant à Crans ou quels seraient ses objectifs pour la fin de saison.

Le sujet qui aura été souvent évoqué ici, sera justement le calendrier plus concentré sur le PGA Tour, et ses conséquences sur les joueurs, et la fin de saison en Europe.

Garcia affirme être en forme, mais pas contre du repos en plus. Sera-t-il dans le coup dimanche ? Une chose est sûre, son statut de figure du tournoi ne lui permettra pas de détruire des greens ou jeter des clubs. Ici plus qu’ailleurs, cela ferait tâche dans le décor.

Un court interview exclusif de Sergio Garcia est à découvrir sur jeudegolf.tv

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