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Comment Mickelson repousse les limites de l’âge pour gagner sur le PGA Tour?

Comment Mickelson repousse les limites de l’âge pour gagner sur le PGA Tour?

Pendant un peu plus de quatre jours, Phil Mickelson, 48 ans, a démontré une précision chirurgicale dans l’attaque des greens du parcours de Pebble Beach, pour remporter son cinquième titre sur ce parcours si important dans sa carrière, terrain où son grand-père a été caddie, un siècle plus tôt. En cette année d’US Open, justement à disputer sur le parcours de Pebble Beach, du 10 au 16 juin prochain, le seul majeur qui manque encore au palmarès de Lefty, ce dernier retrouve une seconde jeunesse. L’américain annonce la couleur : De nouveau, dans le top-20 mondial, il compte bien continuer à peser sur les débats. Mais comment fait-il ?

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Cinquième victoire de Mickelson à Pebble Beach

Pebble Beach est un parcours particuliers dans l’histoire de la famille Mickelson.

Lundi, Phil Mickelson a terminé son parcours par deux birdies supplémentaires sur les trous 17 et 18, faisant au passage une belle publicité, pour sa nouvelle balle Callaway Chrome Soft X Triple Track.

Tout au long de la semaine, Mickelson s’est montré impressionnant pour sa capacité à approcher les drapeaux sur les greens, y compris par vent en rafale.

Seul Paul Casey a tenté d’empêcher sa 44eme victoire, la deuxième en moins d’un an.

Sans aucun succès entre 2014 et 2017, on pouvait penser que le gaucher américain commençait lentement à glisser vers le Senior Tour. C’était mal connaître le plus beau palmarès du golf mondial après Tiger Woods, et depuis 20 ans.

Avec un score total de 19 coups sous le par, et une dernière carte de 65, Mickelson a démontré qu’il était toujours très vert, et prêt à relever le challenge de la jeunesse.

Il est d’ailleurs souvent en forme sur les tournois de début de saison. Il aurait déjà pu s’imposer quelques jours plus tôt, au Desert Classic.

Mickelson l’annonce ! Cela va être une très bonne année pour lui.

A bientôt 49 ans, il les aura le dimanche du dernier tour de l’US Open à Pebble Beach, après avoir déclaré que jouer des parcours de golf comme le National près de Paris était une totale perte de son temps, il avoue consacrer plus de temps d’entraînement à la stratégie, sachant qu’avec le temps, cet aspect du jeu de golf est de plus en plus important.

Avec la maestria qu’il a démontrée cette semaine, il pourrait bien enfin terminer sa quête d’un grand chelem, surtout s’il ne répète pas le fiasco du dernier US Open, où il avait interrompu la course d’une balle avec son putter.

Pour parvenir à un haut niveau de performance, Mickelson a mis l’accent sur un régime avec un nutritionniste, travaillé les points faibles de son corps avec l’aide d’analyse biomécanique, et gagné en explosivité.

S’agissant du nutritionniste, ce dernier a conçu un programme dédié à la performance du joueur, basé sur la réduction du sucre, et des aliments préparés.

Il faut encore ajouter un nouveau programme d’entraînement avec son coach pour améliorer son élasticité, et vous avez une partie de la recette de Mickelson pour lutter contre l’âge qui avance.

Il réalise des routines de stretching tous les jours pour justement créer plus de vitesse avec son swing.

Son caddie, son frère Tim est le premier à en mesurer les résultats.

« Quand un athlète vieillit, il doit être plus intelligent sur la façon de gérer son corps, que ce soit l’alimentaire ou l’entrainement. Prenez l’exemple de Tom Brady dans le football américain. »

Mickelson prend même cela pour un nouveau défi. Comment rester au top malgré le fait de vieillir, et d’avoir parfois plus de 25 ans d’écarts par rapport aux autres meilleurs golfeurs du monde.

Il ne cesse de mettre au point des nouvelles stratégies

Comment rester au top malgré le fait de vieillir, et d’avoir parfois plus de 25 ans d’écarts par rapport aux autres meilleurs golfeurs du monde.

Ses plus anciens partenaires témoignent, comme par exemple, Davis Love III « Il arrive avec des nouvelles théories sur des exercices et des régimes. Il semble en pleine forme, et même en meilleure forme que jamais. »

Son compatriote ajoute « Il a toujours regardé comment s’améliorer, et comment être le meilleur. »

C’est peut-être d’ailleurs cette détermination la véritable explication.

En début de semaine, il l’avait déjà annoncé en sorte de Papy fait de la résistance, il veut rester au contact des «young guns » et être toujours au centre du jeu sur le PGA Tour.

« Historiquement, quand les golfeurs arrivent dans les 40 ans, deux choses déclinent : Le putting et la vitesse de swing. »

Pourtant, sur ces deux aspects du jeu de golf, Mickelson affirme au contraire progresser.

Pour le putting ? « Je suis à mon meilleur niveau depuis 28 ans. »

Pour la puissance ? « J’ai fait un saut de 5 à 6 mph en l’espace d’un an, et plus particulièrement au cours des trois ou quatre derniers mois. »

Comment a-t-il fait pour gagner autant de vitesse de swing ?

Il affirme qu’il n’y a pas réellement de secret.

« Cela a été neuf mois de travail intensif. A partir d’étude sur ma biomécanique, en regardant mes faiblesses que j’ai transformé en force. Cela a été aussi du temps à la gym. En fait, cela a été un long processus, mais des jours comme aujourd’hui, cela rend tous ces efforts profitables. »

En ce début de saison, Mickelson pointe à la cinquième place des drivers les plus longs avec une moyenne de 316 yards. Il n’était que 57eme l’an passé avec 300,3 yards par drive.

Au cours de cette semaine, il s’est classé huitième du champ des joueurs pour la distance au drive, second pour le nombre de coups gagnés du tee au green, premier pour les coups gagnés sur les approches, second en proximité au trou, et enfin dans les 20 premiers pour les coups gagnés au putting.

C’est surtout dans le domaine des approches qu’il a été impressionnant de précision, et a construit son score total de 19 coups sous le par.

Ceci dit, pour arriver près des drapeaux aussi souvent, c’est bien parce qu’il utilisait des wedges plutôt que des fers 9 pour attaquer les greens, et à la faveur de longs drives.

« Il n’y a en fait aucune raison pour que je ne puisse pas jouer à mon meilleur niveau. Cependant, être en capacité de me battre contre autant de jeunes talents, et gagner, c’est autant d’opportunité à chérir. »

Pour l’américain, sa capacité à disputer les premières places à la veille de la cinquantaine est liée à la façon dont il répartit son temps en-dehors du parcours.

Pour l’avenir à court terme, Mickelson admet se concentrer plus sur le Masters que sur le prochain US Open, à Pebble Beach, dans quatre mois.

« C’est beaucoup de temps en-dehors du parcours. C’est plus de temps à la gym. C’est plus de temps à manger les bons aliments. Ces toutes ces choses qui doivent se mettre en place. C’est très gratifiant de voir le résultat, et d’aboutir à des victoires. »

Pour l’avenir à court terme, Mickelson admet se concentrer plus sur le Masters que sur le prochain US Open, à Pebble Beach, dans quatre mois.

Sa cote est d’ailleurs remontée en flèche pour Augusta. Il est donné à 25 contre 1, soit en douzième position au rang des favoris.

Depuis sa récente victoire au Mexique, et encore plus avec cette nouvelle victoire en Californie, le gaucher apparaît comme un candidat crédible pour battre le record d’ancienneté de la légende, Sam Snead, qui avait remporté le Greater Greensboro en 1965, à 52 ans et 311 jours.

Comme quoi Mickelson n’est pas le premier à démontrer une forme de résistance au temps…

Pour expliquer sa longévité, et comment il pourrait faire mieux que Snead, Mickelson veut mettre en avant la science.

« La science est bien meilleure aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque. La médecine, les connaissances sur le fitness, sur l’alimentation… tout cela peut permettre de prendre un avantage, et faire en sorte que le corps récupère plus vite, et pour performer de manière plus efficace. »

Il ajoute « Il n’y a vraiment aucune raison pour qu’un golfeur ne puisse pas jouer longtemps et réussisse une carrière vraiment longue. »

Au détour d’une conversation avec Thomas Levet, 50 ans aujourd’hui, de la génération de Mickelson, ce dernier m’avait déclaré justement avoir plus de mal à enchaîner les tournois, enchaîner les quatre jours de golf en compétition, et justement à cause d’un manque de temps pour récupérer.

Thomas n’avait pas forcément le driving et le putting de Mickelson, des éléments qui doivent rappeler que Lefty a toujours été un golfeur exceptionnel, surtout quand on ajoute son talent naturel pour le petit-jeu.

Si l’américain a trouvé des formules pour se maintenir plus longtemps, la première raison de sa longévité, c’est déjà sa volonté, et peut-être un capital physique bon au départ, ou en tout cas, pas de gros pépins physiques, comme un genou abîmé dans des opérations paramilitaires…

Crédit photo :Douglas Stringer/Icon Sportswire

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