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Masters Augusta 2019: Quand Bryson DeChambeau touche les mats!

Masters Augusta 2019 : Quand Bryson DeChambeau touche les mats!

Incroyable ! C’est le qualificatif qui peut résumer le premier tour de l’américain Bryson DeChambeau, 25 ans, numéro 6 mondial, présent à Augusta pour seulement la troisième fois de sa carrière. Leader en -6 au soir du premier tour, l’américain a multiplié les coups de fers exceptionnels pour régaler le public. Une semaine avant d’arriver à Augusta, le « Mad Scientist » avait encore un peu plus forgé sa réputation de fou de travail…

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Le premier signe qui pouvait laisser penser que Bryson DeChambeau était sur la route d’un grand premier tour sur le parcours d’Augusta, dans le cadre du Masters, premier majeur de la saison 2019 de golf, fut son coup de fer au départ du trou numéro 4, Flowering Crab Apple, le premier trou d’un enchaînement jugé comme très délicat (4,5 et 6).

Aligné sur le drapeau situé en position centre droit du green, l’américain a tapé un puissant coup en léger fade pour trouver la partie droite du green.

De là, sa balle a commencé à lentement, mais surement redescendre vers le bas, et le centre du green où se trouvait justement le drapeau, un coup aussi exceptionnel que précis pour assurer son deuxième birdie de la journée.

Flowering Crab Apple est pourtant le troisième trou le plus difficile du parcours.

Si DeChambeau avait été trop à droite, comme son fade aurait pu l’emmener, il n’aurait certainement pas pu faire mieux que bogey.

Non seulement son coup a tenu la ligne désirée, mais en plus, sur le green, la balle a pris le bon effet pour revenir sur sa gauche, et vers le trou.

Même si vous vouliez tenter un tel coup à la Playstation, vous auriez bien du mal à taper un fade qui permet à la balle de revenir à gauche au moment du roulement !

C’est pourtant bien ce que DeChambeau a réussi.

De quoi justifier son intense séance de travail au FlightScope réalisée la semaine passée à Dallas, pour tester différents shafts de sandwedges ?

La force de travail devient de plus en plus le premier qualificatif concernant le jeune américain.

Sa préparation pour le Masters n’a pas échappé à la règle : Elle a été extrême !

DeChambeau aurait passé près de 14 heures à tester cinq shafts, mais en ne tapant que seulement 125 balles !

Une question l’obsédait « Pourquoi ma balle spin du mauvais côté sur mes frappes quand je lui donne un effet latéral ? »

Visiblement, il a trouvé la réponse avec ce coup tapé en direction du green numéro 4.

Plutôt que de taper des milliers de balles, ce qu’il aurait pu faire en théorie sur une telle durée d’entraînement, DeChambeau aurait découvert qu’il pouvait influer sur ce paramètre, à travers le bon choix du manche. Il a porté un regard très méticuleux sur le déplacement du club au moment de l’impact.

« Nous avions changé d’approche par rapport à ce que je croyais en premier lieu, et finalement, cela a commencé à marcher. »

Mad Scientist ou scientifique fou, DeChambeau porte de mieux en mieux ce surnom, surtout pour la partie MAD.

C’est à se demander s’il ne se joue pas de la presse, pour lui faire retranscrire des histoires un peu folle, d’observations pendant des dizaines d’heures du côté ou du taux de spin donné à la balle, à la virgule près !

DeChambeau croit ou essaie de nous faire croire qu’il peut rationnaliser la pratique du jeu de golf à l’extrême, et tout maîtriser comme si le golf n’était qu’une équation.

Adroit avec ses clubs, il a surtout réussi neuf birdies dont un phénoménal enchaînement de six sur les sept derniers trous, pour rapidement partager la tête du tournoi avec Brooks Koepka, autre héros du jour.

S’étant aussi fait remarquer pour ses déclarations au sujet du drapeau laissé dans le trou au putting sur les greens, il a pu démontrer avec beaucoup de réussite que le drapeau pouvait être très utile sur un coup d’approche au 18.

DeChambeau a effectivement ponctué son dernier trou d’un « easy birdie » en poussant la balle dans le trou, alors que cette dernière avait été littéralement arrêtée par le drapeau sur le coup précédent.

Il pouvait s’en amuser « Devions-nous enlever le drapeau ? »

Sur le 8, Yellow Jasmine, un par-5, depuis le bord du green, son chip a justement touché le trou, au point de sauter, mais cette fois, pas de drapeau pour stopper la course de la balle…

Au sujet de sa séance de travail de près de 14 heures, qui sur ce premier tour, semble avoir portée ses fruits, il répond sobrement « J’essaie juste d’être bon ».

Et bon, il a vraiment été au départ du 12, le célèbre Golden Bell, un par-3 qui se joue en descente, et où il faut passer un plan d’eau.

Ce trou, « membre » de l’Amen’s Corner peut être intimidant selon les positions de drapeaux, et la présence d’un bunker devant, et deux derrière le green.

DeChambeau, lui ne s’est pas posé de questions en tapant en ligne avec le drapeau, alors que celui-ci était vraiment dans l’alignement entre les bunkers.

Sa balle s’est littéralement arrêtée après avoir touché le sol, et ouvert la voie à un nouveau birdie accessible sur un trou qui n’est pas censé l’être.

C’est vraiment ce qui s’appelle la coller au drapeau.

A propos d’Amen’s Corner, DeChambeau a vraiment fait voler en éclat l’idée qu’il s’agissait de l’enchaînement le plus délicat, avec notamment un deuxième birdie consécutif au 13 sur Azalea.

Sur le 15, Firethorn, un autre par-5, son putt manque d’un cheveu l’eagle, ce qui nous rappelle que depuis le début de l’année, il est classé second pour la moyenne de score sur les par-5.

Mais que dire des PAR-3 pour cette première journée à Augusta ?

Sur RedBud, le trou numéro 16, DeChambeau va encore illuminer la journée d’un coup de fer d’une précision chirurgicale. A nouveau, sa balle va passer à un cheveu du trou en un, en venant de la droite vers la gauche…

Au 17, sur Nandina, son chip pour birdie dans la boîte va encore illustrer à quel point la formule coups de fers plus chips diaboliques peut façonner un Maître.

Le clou du spectacle intervenant au 18, sur le célèbre trou final, un par-4 (Holly) où légèrement de l’extérieur du fairway, enfermé dans le coin gauche, son coup de fer va rebondir sur la bonne pente, en droite ligne avec le drapeau.

La balle va rouler à vive allure jusqu’à taper le drapeau, et de la meilleure manière possible pour s’immobiliser net !

Dans d’autres circonstances, la balle aurait pu taper le drapeau et s’écarter fortement du trou. Là, DeChambeau béni des dieux du golf a vu sa balle s’arrêter de manière inespérée à côté du trou.

Comment anticiper le bon niveau de spin donné à la balle pour que ce coup soit si parfait ?

DeChambeau peut dire ce qu’il veut. Il ne le peut pas, mais cela n’occulte pas le fait qu’il a aussi un grand brin de réussite, comme c’est nécessaire pour un grand champion.

Désormais, il sera intéressant de voir si le jeune homme aura assez d’énergie pour renouveler ce type de coups, et aller chercher sa première veste verte, dès dimanche.

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