Posté par le dans Chronique de golfeurs

Universités américaines (IV) : Préparer son projet avec sérieux et plaisir

Après avoir vu le retour d’expérience de deux jeunes partis aux Etats-Unis dans notre dossier réservé au double cursus à l’étranger, nous allons maintenant aborder la préparation nécessaire au projet. Mark Walker, expert du sujet, prépare justement les jeunes pour les recrutements des universités américaines. De plus, il travaille également avec des joueurs qui sont déjà sur place. Il nous parle dans cet article de son expérience avec les jeunes, de la façon dont il les prépare aux recrutements par les coachs américains, mais aussi de leur suivi sur place. 

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Mark Walker, est originaire d’Angleterre. 

Pharmacien de formation et pendant plus de vingt ans, il est ensuite devenu coach de vie suite à de très nombreux stages en coaching thérapie, techniques PNL dans différents pays, comme à Londres, aux Etats Unis etc…

Il est dans le coaching depuis maintenant neuf ans, à Saint-Germain-en-Lay.

Spécialisé dans le golf, il joue au golf depuis plus de quarante ans, et a actuellement un index de sept.

En collaboration avec Marc Pendaries, ancien joueur sur le Tour Européen, ils ont décidé, il y a deux ans, de proposer des stages pour les parents et les sportifs qui souhaiteraient intégrer des universités américaines. 

Le but de ce stage était de les aider à gérer tous les aspects importants du projet, des conseils sur la préparation longue, la préparation mentale, comment communiquer avec les coachs américains…

Pour le coach mental, il est très important de commencer tôt son projet, car il y a beaucoup de formalités à régler avant son départ. 

Pour Mark Walker, les joueurs ont besoin de jouer un peu aux Etats-Unis pour communiquer avec les coachs, et surtout se faire remarquer par eux en vue de se faire recruter. 

Crise sanitaire oblige, dernièrement, les recrutements se sont plus fait via des vidéos du joueur envoyées aux coachs, c’est pourquoi le coach mental explique l’importance de créer un bon CV golfique avec des vidéos, des résultats, et des bilans de compétences qui incluent l’aspect mental. 

Il ajoute alors : « Les coachs cherchent des candidats solides, compétents dans tous les domaines. L’aspect mental est très important pour eux car les joueurs font face à beaucoup de changements : Une nouvelle langue, un nouvel environnement… »

Avant de poursuivre : « Il faut de la résilience, une grande capacité d’adaptation, et surtout ne pas être trop fragile mentalement, sinon cela représente un risque pour l’université. Ils cherchent des golfeurs et golfeuses à la fois stables mentalement, et émotionnellement. » 

Durant ces stages, les deux spécialistes donnaient donc des conseils aux joueurs et à leur famille pour se faire recruter. 

Il poursuit : « C’est un projet important qui comporte de nombreux aspects, mais aussi qui implique toute la famille. Il faut alors prendre la décision tôt, vers quatorze ou quinze ans au plus tard, du chemin où l’on veut aller et comment y parvenir. » 

Il explique ensuite que beaucoup d’élèves s’y prennent trop tard, vers seize ans, et ont donc plus de difficultés à réussir leur projet. 

Le rôle de Mark Walker est d’aider à mettre en contact les jeunes avec les coachs, mais surtout de préparer les jeunes sur leurs compétences mentales et émotionnelles. 

Le préparateur mental suit plusieurs golfeuses et golfeurs français aux Etats-Unis, comme Adrien Pendaries, le fils de Marc par exemple. 

Il explique alors que certains le font pour l’expérience en premier lieu, et réfléchissent plus tard si ils veulent poursuivre dans cette voie ou non. 

Il ajoute que la plupart du temps, ses clients souhaitent devenir professionnels de golf par la suite, seulement 25% environ décident de suivre ce projet dans le but de financer de très bonnes études avec  un diplôme valorisant.

Mark Walker souligne alors que parfois, même si l’université est bien, le coach de golf n’est même pas forcément un golfeur lui-même.

Il y a des coachs plus ou moins qualifiés, et le coaching mental y est, selon lui, rare. 

Avec les joueurs déjà partis aux Etats-Unis, le travail de Mark Walker consiste à faire des débriefing avant et après les compétitions, mais aussi travailler sur leur confiance, sur la gestion de leurs émotions, la concentration.

Il travaille également sur la gestion de leur état d’énergie, ou encore la gestion des difficultés rencontrées pendant une partie de cinq heures… 

Il explique : « Mon travail est d’aider les joueurs à devenir autonomes, afin qu’ils puissent rester le plus longtemps possible dans leur meilleur état de performance. » 

Le but est de « leur donner une boîte à outils, et qu’ils les essaient tous, pour trouver le bon outil pour eux. »

Au début, le travail avec le joueur commence avec une grille de questions à remplir, afin de mieux connaître et comprendre le golfeur. 

Cette grille, qui permet d’analyser ses forces et ses faiblesses, permet au coach de lui proposer des solutions adaptées pour renforcer telles ou telles compétences. 

Par la suite, des objectifs précis sont créés pour le golfeur, basés sur une compétence précise à améliorer. 

Cette compétence peut être « s’engager avec le choix », « garder une bonne routine », ou encore « s’engager avec chaque coup » par exemples. 

Pour le coach mental, être un bon coach, c’est être un coach qui applique des modèles concrets et « hyper pratiques », et pas simplement de vagues concepts. 

Il utilise par exemple la PNL dans ses coaching, qui est la Programmation Neuro-linguistique.

Il se sert également de la technique EFT, Emotional Freedom Technique, qui est une pratique psycho-énergétique de libération des émotions. 

Mark Walker explique : « C’est une forme de thérapie qui aide le cerveau de beaucoup de golfeurs, cela permet de calmer la peur, et d’apaiser les anxiétés. »

Mais alors selon l’expérience du coach, est-ce difficile de se faire recruter par une université américaine pour un jeune ? 

Il déclare alors qu’il existe beaucoup de « colleges » (universités), plus de quatre cents, mais que tout dépend des besoins et du projet du jeune. 

« Pour les hommes, si on veut un bon college, c’est important d’avoir un niveau de golf assez haut. Si c’est seulement pour financer ses études, et pas pour devenir professionnel de golf, alors le niveau nécessaire est moins élevé. » explique-t-il.

Pour lui, le meilleur collège reste « Duke University », en Caroline du Nord, où il faut un index 1, et un bon niveau scolaire pour être admis.

Il ajoute : « Le plus important pour les recruteurs, c’est l’envie et la motivation des jeunes. Mais aussi le niveau de golf, le degrés de soutien familial, le niveau de langue, l’aspect mental, tout cela rentre aussi en compte. » 

Comment s’est passée l’intégration des jeunes suivis par Mark Walker sur place ?

Il répond alors que la première année sur place peut être difficile, mais que tout dépend du golfeur (ou de la golfeuse), et de l’université dans laquelle il se trouve.

Pour finir l’entretien, le conseil du coach pour les jeunes serait de commencer à faire des recherches tôt, et de bien comprendre tous les enjeux du projet.  Il invite les jeunes à s’impliquer de manière sérieuse dans le processus, afin de préparer au mieux leur dossier.

« Il faut le prendre au sérieux, mais avec plaisir! » ajoute-il. 

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