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Le Zadisme triomphe contre la construction d’un golf à Ginestous

Le fanatisme triomphe contre la construction d’un golf à Ginestous

Où est l’état de droit quand en France des vandales se sentent le droit de bafouer la démocratie ? Depuis la renonciation de l’Etat sur le projet d’Aéroport à Notre-Dames-Des-Lances, c’était à craindre. Partout en France se multiplient des exactions pour remettre en cause les projets de développements inscrits dans un cadre légal. Quelques individus toujours masqués font régner désormais leur loi, défient l’entendement à la faveur d’un seul dieu : L’anarchie. C’est cette nouvelle mentalité qui se développe, et qui a eu raison cette semaine du projet de Golf 9 trous à Ginestous. Combien de temps allons-nous encore accepter cette dictature ?

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La ligue d’Occitanie de golf contrainte de reculer

L’information a été sortie par nos confrères de France 3, en particulier, Fabrice Valery qui a recueilli les propos de Charles Gandia, président de la Ligue d’Occitanie de golf.

Ce dernier est en colère, et n’hésite pas à employer des mots chocs, pour dénoncer une situation intolérable, dans un pays qui se dit un état de droit.

« Les gens du quartier préfèrent les Roms à un golf. » Ces propos ne sont certainement pas les meilleurs pour défendre son projet, ou surtout exprimer le problème qu’il rencontre. Il interpelle pourtant sur une situation proprement scandaleuse.

Pour comprendre la nature des faits, Charles Gandia vient d’écrire au maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR) pour lui annoncer avec la plus grande peine, que le bureau directeur de la ligue régionale de golf avait décidé de mettre fin au projet de construction du golf de Ginestous.

Une décision qu’il qualifie d’irrévocable, mais qui a peut-être pour objet de créer un électrochoc dans l’opinion, tout en créant un sursaut des pouvoirs publics, finalement mis en cause dans leur incapacité à faire respecter le droit en France, et à Ginestous.

Dans les faits, la ligue a participé à la mise en œuvre d’un projet de golf 9 trous à Ginestous, sauf que depuis quelques mois, le chantier subit de manière inlassable des actes de vandalismes et de vols pour près de 80 000 euros, toujours selon Charles Gandia.

Ces exactions ayant clairement pour but d’empêcher la construction du golf.

Pire, un nouveau palier a été franchi avec des menaces physiques faites contre les ouvriers.

Programmé pour sortir de terre fin 2019, le golf devait s’appeler Ginestous (un temps envisagé Golf de la Garonne), situé entre le chemin de Ginestous, l’avenue Salvador Dali, et la Garonne au nord-ouest de Toulouse. Il s’agissait surtout d’un 9 trous style Pitch & Putt avec des petits par-3.

A l'origine, un bail emphytéotique avait été signé entre la Mairie des quartiers de Ginestous et des Sept-deniers représentés par Olivier Arsac, le Maire, pour mettre à disposition 15 hectares de terrain.

Des terrains situés en zone inondable, et pas exploitable autrement selon le Maire !

Pour libérer les terrains, les camps illégaux de Roms avaient été démantelés. Le golf ne faisait pas l'unanimité. 

Un nouveau comité s'est formé : L'assemblée des Sept-Deniers dont l'objet était de dénoncer la gentrification du quartier, déjà amorcé selon ce comité par l'arrivée de la troisième ligne du métro.

Ce comité a déploré l'expulsion du campement de fortune, même si elle admet que la plupart des gens du voyage ont été relogés dans des appartements de bonne qualité.

Elle a aussi argué de la construction d'un terrain de polo, sans doute pour stigmatiser encore un peu plus le projet de golf, pour au contraire, vanter un usage différent des investissements, pour plutôt favoriser le maraîchage ou des jardins partagés.

Cependant, le projet d'un coût d'1,6 millions d'euros était essentiellement porté par la ligue, et non pas par le contribuable. Un projet qualifié de structurant pour les deux quartiers limitrophes.

Ce golf devait être essentiellement dédié aux entraînements, et aux débutants. Il devait servir d’outil de promotion du golf dans la région.

Soit bel et bien un acte de démocratisation et d’ouverture vers des personnes qui n’auraient pas forcément, et aisément accès au golf sans.

Le chantier intégrait un club-house, un restaurant, un practice, et le nouveau siège de la ligue de golf d’Occitanie.

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L'impuissance de l'état pour faire respecter la loi

Charles Gandia exprime donc sa colère, et en réalité son impuissance pour lutter contre ce phénomène de zadisme à la mode, qui dépasse le cadre d’une ligue régionale de golf.

Le chantier a démarré en mars 2018 avec du retard par rapport au calendrier initial (Printemps 2017), et depuis, le site n’a pas cessé d’être la cible de dégradations multiples :  Clôtures abîmées, piquetage des fondations du futur bâtiment arraché, vol de matériel et de gazole…

Ces pratiques et comportements relèvent plus d'une forme de fascisme, tout en étant d’une incroyable lâcheté qu’il convient de dénoncer.

Charles Gandia a confié son exaspération au journaliste de France 3, « Ce qui a fait déborder le vase, ce sont les menaces physiques à l'encontre des ouvriers sur le chantier »

Le dirigeant exprime donc de la colère, de l’exaspération, et de l’impuissance, mais aussi une infinie tristesse. « Cette décision est irrévocable, et a été prise la mort dans l’âme, sauf si la mairie de Toulouse parvient à régler le problème du vandalisme sur le chantier et des menaces physiques, mais honnêtement, je ne vois pas comment arrêter cela. »

Au-delà de la Mairie, comment ne pas invoquer la responsabilité de l’Etat bafoué dans cette histoire.

Comment, sans faire trop de politique, ne pas déplorer la décision allant contre le vote démocratique à Notre-Dame-Des-Landes pour donner raison aux Zadistes parce qu’ils instituent un rapport de force, en espérant que la violence engendre des victimes, et donc des martyrs.

Ce message, particulièrement mauvais pour l’image de la France à l’étranger, a donc des suites sur d’autres dossiers, et notamment le golf de Ginestous, beaucoup moins médiatisé, et parce que c’est du golf, beaucoup moins facile à défendre politiquement.

Qui va plaindre les malheureux golfeurs ? Après tout le golf est un sport de riches ! Sauf que le projet de Ginestous ne concernait pas particulièrement les plus fortunés, mais plutôt ceux qui auraient pu accéder à ce sport, pour un coût raisonnable.

C’est encore le triomphe de l’obscurantisme sur l’intelligence, le sport et l’épanouissement des jeunes, qui auraient pu être les premiers à bénéficier d’une telle infrastructure.

Les Zadistes triomphent à l'usure

Dans un courrier adressé aux comités des quartiers concernés, le président de la Ligue de golf désigne la responsabilité de l'association "Assemblée des Sept Deniers" et de "zadistes de Toulouse" qui ont opéré de nuit, et distribué également des tracts appelant à l'arrêt des travaux par tous les moyens, et avec la collaboration des commerçants des Sept Deniers et de Sesquières. 

Tous les arguments peuvent s’entendre, y compris le fait de rejeter un projet de golf péri-urbain.

Toutefois, la démocratie, ce n’est pas le vandalisme, la menace. 

Après huit ans d’efforts et de bonnes volontés pour porter ce projet, il a suffi de quelques individus pour faire croire que ce golf chassait les pauvres, pour y mettre à la place des riches. 

C’est à nouveau symbolique d’un pays gangrené par des esprits faibles, qui ont beaucoup trop d’écho, et de porte-voix pour exprimer leurs bêtises. 

C’est l’expression d’un manque de fermeté de l’état, et d’un manque de respect pour le travail des uns et des autres, soit le vivre ensemble qui devient de plus en plus impossible. 

C’est aussi une difficulté supplémentaire pour implanter des structures de golf en France, après l’écueil des arguments environnementaux, parfois agités à mauvais escients, les problématiques immobilières avec des intérêts privilégiant des grandes surfaces commerciales comme plus rentables qu’un golf. 

Il faut bien du courage pour développer du golf en France dans un tel contexte. 

Le bureau directeur de la ligue régionale attend maintenant la réponse du maire de Toulouse pour officialiser l'abandon du projet.  

Si ce dernier venait à l’accepter, ce serait sa défaite, de ne pas avoir su faire respecter le droit, et établir un dialogue constructif entre les parties raisonnables.

Face au fascisme et à l’anarchie, il faut du courage !

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