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Posté par le dans European Golf Tour

Jon Rahm remporte l’Open d’Irlande après un week-end parfait à Lahinch

Dimanche, avant de s’élancer pour la dernière partie, l’espagnol Jon Rahm avait cinq coups de retard sur la tête. Rien qui ne puisse effrayer le natif de Barrica (24 ans) puisque sur les deux dernières parties, il a tout simplement rentré plus de birdies que de pars (12 contre 11), et autant d’eagles que de bogeys (sur les 27 derniers trous). Son dernier tour a été magistral du premier au dernier putt. Son nom figure désormais en tête du classement de la Race to Dubaï. Il fait aussi office de favori pour le prochain British Open, qui sera disputé du 18 au 21 juillet prochain, sur le parcours de Royal Portrush, où tous les joueurs devraient être à égalités… Ce parcours n’a pas accueilli The Open depuis 70 ans. Jon Rahm est-il en train de devenir une référence en matière de jeu sur un links ?

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Rahm aime sans doute l’argent. Il aime certainement les Rolex Series, en devenant le premier golfeur à remporter trois éditions de ces épreuves destinées à relancer l’intérêt du circuit européen de golf professionnel.

A en juger par la foule amassée autour des fairways et greens du Lahinch Golf Club, l’Open d’Irlande a été un succès, et démontre que près du berceau du golf, la passion pour ce jeu reste vivace.

Alors que dans d’autres pays européens, les tournois peinent à attirer le public, les Irlandais ont naturellement répondu présent, et même si l’Irlandais du Nord, Rory McIlroy n’était pas présent.

Pour assurer le spectacle, quelques-uns des meilleurs joueurs du tour étaient bien présents comme Andy Sullivan, Bernd Wiesberger, Rafa Cabrera-Bello, Eddy Pepperel, Martin Kaymer, Tommy Fleetwood, Lee Westwood ou encore le feu-follet Robert Rock.

Jon Rahm a réglé le sprint bien avant la fin !

Avec une carte de 62, il a mis tout le monde d’accord dans la dernière ligne droite.

Seuls ses compatriotes Gonzalez Fernandez-Castano et Adri Arnaus, de toute façon trop loin pour la gagne, ont approché le génie au cours de cette dernière journée, avec des cartes de 64 et 65.

Pour les potentiels vainqueurs, Sullivan et Wiesberger (scores de 66), Rahm était tout simplement intouchable.

Dès le deuxième trou, il enquillait un très long putt hors du green pour birdie, et parfaitement lancer sa chasse à la victoire.

A l’aide de coups de fers chirurgicaux, comme par exemple son attaque du green au 7, il a très rapidement mis la pression sur les leaders qui ne s’attendaient pas à un tel retour.

C’est encore un putt d’une longueur improbable qui a été le tournant de sa journée. Sur le green du 12, il rentre à plus de 10 mètres pour eagle.

Pour clore le spectacle, sur le difficile trou numéro 15, depuis le bord du fairway (rough), il réussit un nouveau coup de fer extraordinaire, pour laisser rouler sa balle à moins de 80 centimètres du drapeau.

Un nouveau birdie au 17 achèvera de le mettre dans la position du potentiel vainqueur, alors que les dernières parties avaient encore quelques trous à jouer.

A -16 sous le par, personne ne pouvait finalement le rejoindre.Sur le dernier trou, un par-5, son départ n’était pas le meilleur, mais pas de bobos pour l’espagnol qui finira par assurer l’essentiel avec un ultime par.

64 et 62 sur le week-end, même le fantasque Robert Rock et son spectaculaire 60 sur le troisième tour n’a rien pu faire contre le nouvel ogre du golf espagnol.

A quinze jours de The Open à Royal Portrush, Jon Rahm en profite pour se replacer comme un potentiel favori, sur le majeur le plus ouvert de la saison.

Rahm qui n’avait pas encore gagné en 2019 (vainqueur du Hero World Challenge en Décembre 2018) semble être dans un pic de forme, après une récente seconde place en Espagne sur l’Andalucia Masters, tournoi qui a remplacé l’Open de France, dans le calendrier de l’European Tour.

Troisième de l’US Open à Pebble Beach, Rahm marque des gros points non seulement pour prendre les commandes de la Race to Dubaï, en mal de leader charismatique, et frapper de nouveau à la porte du top-10 mondial, dont il est sorti après un enchaînement Masters-PGA Championship aux résultats mitigés pour lui (9eme à Augusta et cut manqué à Bethpage).

Ce retour en forme arrive donc au meilleur moment alors que se profile le dernier majeur de la saison, The Open, désormais quatrième levée du grand chelem depuis le repositionnement du calendrier du PGA Tour.

Jon Rahm, à qui tous les observateurs promettent un bel avenir n’a pas encore remporté de majeur.

Il a le profil du long frappeur capable de très bien putter sur une semaine, et donc de changer de braquet quand le niveau de l’ascension s’élève.

Si à Augusta tous les pros connaissent chaque pente par cœur, sur le parcours de Royal Portrush, théâtre du prochain Open, ce sera la grande inconnue pour l’immense majorité des compétiteurs.

Déjà qu’un links nous propose souvent une grande incertitude, les « scientifiques américains » seront peut-être moins en réussite…laissant une dernière chance à un européen créatif…

En Irlande, Rahm a commenté la bonne santé de son jeu « Mon jeu est en bonne forme.  Je ne l’ai juste pas montré pendant deux jours, alors que cela a été complètement l’inverse pendant le week-end. J’ai commencé à rentrer les putts de partout. »

Très à l’aise en Irlande, il aura donc l’occasion de revenir dans quinze jours, cette fois à Royal Portrush, pour peut-être complété sa collection de victoire dans ce pays qui lui parait si familier.

Après PortStewart qu’il avait dompté en 2017 avec un score de 264 (-24), il semblerait que le score de 264 soit son chiffre fétiche (-16 à Lahinch). Faut-il déjà en déduire son futur score à Portrush ?

A force de gagner sur les links Irlandais, il faudrait aussi commencer à le considérer comme un spécialiste du genre « Links Irlandais », alors que pourtant, il vit et s’entraîne majoritairement aux Etats-Unis.

Comparé très tôt à son idole, Seve Ballesteros, Rahm reconnaît quelques atouts utiles pour bien jouer sur un links « Je sais que je peux bien lire les putts. Je sais que je peux interpréter le vent, et taper les coups nécessaires. Enfin, je sais me gérer émotionnellement sur ce type de parcours. »

Pour ces trois raisons (lectures des putts, coups dans le vent, et attitude sur le parcours), Rahm fait donc bien office de potentiel vainqueur d’un Open, pour succéder à son idole, titré à trois reprises sur un majeur britannique.

Crédit photo : Getty Images

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