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Joël Bernard - MonCoachdeGolf convaincu de l'essor à venir du coaching de golf en ligne

Joël Bernard est connu par les internautes, comme un acteur de l’enseignement sur internet, et via ses formations “Mon Coach de Golf” en particulier sur le sujet des préférences motrices. En ligne, ses courtes vidéos d'auto-promotions sont pratiquement systématiques, sur tous sujets vidéos lancés sur Youtube, signe d'une forte présence marketing, en revanche, cet acteur par conséquent important du golf en France est peu présent sur les autres supports médiatiques, et sa parole étonnement rare.Nous l’avons donc sollicité pour mieux connaître son parcours, sa vision de l’enseignement, les rencontres qui l’ont marqué dans sa vision pédagogique, tout en profitant de l’occasion pour lui poser quelques questions plus techniques. 

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Rencontre avec un entrepreneur déterminé à changer les habitudes dans l’enseignement du golf. Interview mené par Yannick Baduel pour JeudeGolf.org

Yannick BADUEL: Depuis combien de temps avez-vous créé Mon Coach de Golf?

Joel Bernard : Le projet Mon Coach de Golf a débuté en 2011 mais les premières vidéos sur le site et sur la chaîne YouTube sont arrivées fin 2012.

C’est début 2014 que j’ai proposé mon premier programme d’accompagnement à distance nommé “Les secrets d’un swing régulier”. 

C’était le tout premier programme de coaching en vidéo proposé sur ce format, et je n’avais aucune idée de comment ça allait fonctionner auprès des gens !

J’avais un a priori sur la possibilité d’améliorer le jeu des golfeurs en suivant des vidéos... mais ce premier programme m’a tout de suite rassuré lorsque j’ai reçu tous les messages de satisfaction des participants. 

Cela m’a conduit par la suite à en créer plus de 30, ce qui constitue aujourd’hui le plus gros catalogue de formations vidéos et disponibles en français sur le golf.

YB: Que retenez-vous de cette aventure?

JB : Beaucoup de choses…

La première c’est que nous sommes le fruit de nos croyances.

Lorsque nous croyons quelque chose d’impossible : Ça l’est!

Toute ma vie et j’ai voulu sortir LE champion français, comme peut l’être Teddy Riner au judo, Yannick Noah au tennis et tous ceux qui ont eu une incidence énorme sur leur sport : ils ont donné envie à des dizaines ou des centaines de milliers de personnes de pratiquer leur sport.

Je suis convaincu qu’un champion emblématique à ce pouvoir. Et l’histoire du sport nous la prouvé… 

En réalité ce que j’ai compris plus tard c’est que je voulais aider le maximum de golfeurs à prendre beaucoup de plaisir en jouant.

Pour cela, je pensais qu’il était indispensable de sortir un champion de niveau mondial, pour avoir cette légitimité de m’adresser à des centaines de milliers de personnes. 

Seulement cette aventure m’a permis de comprendre que tu n’es pas obligé de sortir le numéro un mondial pour pouvoir aider Philippe et Jean-Paul ou Nadine.

J’ai pris conscience que mon souhait profond n’était pas de coacher les meilleurs joueurs du monde, même si ça peut flatter son égo, mais qu’au final ce qui me réjouit le plus et me fait sentir utile, c’est de simplement voir le sourire de mes élèves lorsqu'ils tapent une balle parfaite, et qu’ils se retournent vers moi, en me regardant comme si j’étais un magicien. 

Aujourd’hui on me demande souvent si l’enseignement classique au Practice avec l’élève en face de moi ne me manque pas, mais au final je réponds toujours la même chose : je retrouve exactement la même satisfaction au travers de tous les messages que m’envoient les personnes qui suivent mes programmes.

En réalité, j’aide des milliers de personnes dans 36 pays dans le monde, sans jamais les avoir rencontré en vrai, et je trouve ça juste fantastique. 

Cela a été rendu possible grâce à Internet, et grâce à toutes les évolutions de ces dernières années.

Ce que ça m’a appris, c’est qu’il existe d’autres façons de travailler, que nous sommes tous plus ou moins pris dans le fonctionnement classique ou standard de faire les choses.

Le piège est de partir de l’existant pour commencer à envisager un projet, alors qu’en réalité la clé et de partir de ce que l’on souhaite pour construire son projet, sans tenir compte de ce qui existe déjà. 

Alors tout devient possible, vous pouvez commencer à innover, et à proposer des solutions qui n’ont jamais été proposées avant, et c’est ce qui me plaît dans mon quotidien aujourd’hui: avoir cette possibilité de toucher des dizaines de milliers de personnes, impacter leur jeu et plus généralement leur bien-être. 

Je pense que je suis comme beaucoup de gens, tout simplement heureux, lorsque les gens sont heureux autour de moi, et que j’ai la sensation d’y être un peu pour quelque chose.

Cette expérience m’a encore appris énormément de choses, comme par exemple, que lorsque vous donnez en premier, vous finissez toujours par recevoir.

C’est écrit dans la Bible, mais moi je l’ai vécu.

YB: Quelles ont été les difficultés les plus difficiles à surmonter quand vous vous êtes lancé?

JB: Il a fallu que je fasse sauter un bon paquet de croyances limitantes...

J’en ai parlé juste avant : Je pensais que pour avoir la légitimité de m’adresser un large public, j’étais dans l’obligation de prouver ma compétence, en sortant des joueurs de niveau mondial.

On appelle ça le syndrome de l’imposteur: tant que je n’avais pas sorti un joueur de classe mondiale, je ne m’autorisais pas à pouvoir diffuser toutes les choses que j’avais apprises.

Ensuite, il a fallu apprendre toute la partie communication, j’avais déjà mon expertise de coach avec des résultats en individuel, et par équipes, mais je ne savais pas comment diffuser mon savoir en ligne.

J’ai dû donc énormément me former dans plusieurs domaines ce qui honnêtement a dû me prendre plusieurs centaines d’heures pour ne pas dire plus d’un millier. 

Au final, le jeu en valait la chandelle puisque aujourd’hui plus de 57 000 golfeurs sont inscrits à mes contacts privés, et à qui j’envoie un mail de conseils chaque jour ou presque. 

Cela dit, je n’ai toujours pas fini d’apprendre, que ce soit dans mes connaissances liées au golf ou dans celles nécessaire pour parvenir toujours mieux à les diffuser au plus grand nombre.

Vous savez quand on est convaincu de l’efficacité de ses propres méthodes. Il est de notre devoir de faire en sorte qu’un maximum de personnes puissent y avoir accès…

YB: Comment voyez-vous l’avenir des cours en ligne?

JB: Je suis convaincu qu’ils vont exploser.

J’ai été le premier dans le domaine du golf francophone, à proposer des formations en ligne.

J’ai dû donc ouvrir la voie, et éduquer le marché, autrement dit démontrer aux golfeurs sceptiques qu’il était parfaitement possible d’améliorer leur jeu, sans nécessairement avoir un prof en face d'eux. 

Je ne dis pas que l’enseignement à distance est plus efficace qu’un enseignement en one-to-one, ce que je dis c’est qu’une méthode efficace d’enseignement à distance sera toujours plus efficace qu’une méthode inefficace d’enseignement en direct. 

Ensuite, il est évident que ce processus d’apprentissage ne peut pas fonctionner avec 100 % des gens.

C’est la raison pour laquelle je propose systématiquement une garantie satisfait ou remboursé dans le cas où une personne qui rejoint un de mes programmes ne voit aucune évolution dans son jeu.

Ça me paraît tout à fait normal puisque mon objectif n’est pas de vendre ma camelote à qui veut bien l’acheter, mais de mettre à disposition des connaissances que j’ai mis plus plusieurs années à apprendre à tester, compiler et affiner, dans le seul but de rendre les golfeurs plus heureux en les faisant progresser. 

Aujourd’hui, je considère que seuls 10 à 15 % des golfeurs imaginent pouvoir progresser au travers d’une formation en ligne, donc je suis convaincu de l’essor des formations en ligne, qui en fin de compte est inévitable.

Il suffit de regarder dans les pays anglo-saxons où ce mode d’apprentissage est totalement rentré dans les mœurs.

Nous Français nous sommes toujours un peu plus sceptiques que d’autres nations, les innovations mettent un peu plus de temps à être acceptées, mais finissent toujours par l’être… 

Au final, les formations en ligne, c’est comme dans la vraie vie, à partir du moment où une personne a essayé, qu’elle a trouvé ce qu'elle était venue chercher, elle la conseille autour d’elle.

C’est comme ça que beaucoup de gens qui ont rejoint mes formations les recommandent à leurs partenaires de jeu. 

Le bouche-à-oreille fonctionne même sur le Web.

YB: Quels sont vos projets? Vos envies en lien avec l’enseignement?

JB: Il y a moins de trois mois, j’ai ouvert un nouveau groupe de coaching dans lequel j’accompagne plus 250 golfeurs.

Plus récemment, j’ai également ouvert un groupe d’entraînement nommé Laser Practice dans lequel j’aide les golfeurs à mieux s’entraîner pour booster leur progression.

Ce groupe totalise plus de 750 golfeurs, et je compte bien les emmener à plus de 2000.

Là aussi, je vais devoir éduquer le marché, car ce genre de concept n’a jamais été proposé avant sur le marché francophone.

Pourtant, dans le marché du fitness les applications ou programme de coaching à distance existent en masse.

Les gens adorent ça, et progressent depuis chez eux, sans devoir aller dans une salle de musculation, en travaillant simplement sur le poids de corps. 

Dans mon cas, il ne s’agit pas de rester à la maison, même si j’ai déjà créé plusieurs programmes pour s’entraîner chez soi...ici dans mes groupes de coaching l’esprit est beaucoup plus de guider les golfeurs afin qu’ils s’entraînent plus efficacement, et qu’ils progressent beaucoup plus vite. 

Mais là aussi, je vais avoir beaucoup de travail de pédagogie pour faire prendre conscience de cette possibilité, car le monde du golf est très conservateur…

Pourquoi avoir arrêté d’enseigner en club? 

J’ai passé plus de 25 ans de ma vie à enseigner en club, et je me suis régalé.

Je suis enseignant de golf de façon professionnelle depuis l’âge de 19 ans, mais j’enseignais déjà à l’âge de 15 ans.

En effet, étant le meilleur joueur de mon club après seulement un an de golf, et étant membre dans un tout petit club, tout le monde me connaissait et me sollicitait pour donner des conseils.

Bien entendu, je ne me faisais pas payer, mais tout ça pour dire que ça toujours été ma vocation d’enseigner.

Par contre, arrivé à l’âge de 40 ans, quand tu as passé six jours sur sept sur un practice à faire chaque jour ce qu’il te plaît,  en travaillant dans ta passion et en gagnant bien ta vie, tu te demandes pourquoi tu n’es pas vraiment heureux et totalement épanoui… 

Au final, c’est en approfondissant ce sujet, que j’ai fini par identifier un fort besoin de liberté : j’avais le sentiment de vivre uniquement pour les autres.

En fait, tu te réveilles à 40 balais, et tu te dis…: “mais attend, je n’ai aucun week-end, je n’ai aucun jour férié, e n’’ai aucune vacances scolaires, socialement je suis en décalage complet avec les personnes qui me sont chers, je ne pratique plus mes passions, tout ça parce que tout simplement le golf a pris 99 % de ton temps?”.

Tu te réveilles et tu t’aperçois qu’au au final tu n’as jamais vraiment de temps pour toi…

J’ai longtemps réfléchit à comment je pourrais faire pour organiser ma vie différemment, et par un concours de circonstances incroyables, j’ai fini par pouvoir allier les deux : Continuer d’enseigner le golf, tout en me libérant du temps, pour apprendre de nouvelles choses, et pratiquer des activités qui me plaisent ( je suis un grand fan de tennis).

YB: Pensez-vous que vos formations en ligne puissent contribuer à l’émergence de nouveaux talents, qui se seraient construits différemment ?

JB: Elles peuvent l'être…!

En réalité, mes formations en ligne, dans la plupart des cas, aident les golfeurs à identifier leur coordination naturelle.

Autrement dit, à mieux comprendre comment fonctionne leur corps, quels fondamentaux sont les plus appropriés pour eux, et quel système de swing matchera le mieux avec leur façon de bouger naturellement. 

Mais ça ne met pas hors-jeu un coach en direct bien évidemment.

Tout comme dans le golf, il existe plusieurs facteurs de la performance, comme la technique, le mental, la stratégie, le matériel, l’entraînement etc. 

Dans l’apprentissage, il existe plusieurs formes.

L’apprentissage à distance peut permettre à des golfeurs de passer un palier ou un cap sur lequel ils sont bloqués.

Dans mon cas, prenant l’exemple du tennis, j’ai deux coaches que je vois en individuel et parallèlement à ça, j’ai déjà acheté quatre formations en ligne qui me permettent de mieux comprendre, de mieux disséquer la gestuelle (je suis quelqu’un de “thinking”, donc j’ai besoin de comprendre les choses).

J’ai également acheté une formation sur la tactique, dans ce cas-là, il n’y a aucune différence entre avoir un prof en direct ou avoir une vidéo qui vous explique les principes de la tactique. 

Pour conclure sur ce sujet, pour moi, ce n’est pas l’enseignement en direct ou les formations en ligne mais ça peut être parfaitement les 2! 

L’enseignement en one to one ne pourra jamais être remplacé par un enseignement sans interaction, mais il faut comprendre également une chose: c’est que lorsque vous avez un cours d’une demi-heure, le prof ne va pas passer 20 minutes à vous expliquer tous les tenants et les aboutissants, le plus souvent il va aller droit à l’essentiel, en vous donnant la consigne qui lui semble la plus appropriée, pour améliorer le plus rapidement possible votre frappe de balle.

Seulement je le répète, il existe certains profils de personnes qui ont besoin de comprendre avant d’agir, alors qu’un autre profil de personnes aura besoin d’agir, puis d’analyser ensuite.

Clairement, c’est le premier type de profil qui adore les formations en ligne.

YB: Est-ce qu’un passage “physique” avec un pro vous semble indispensable à un moment?

JB: Ça c’est la personne qui le détermine, tu as des personnes qui sont totalement autodidactes, qui n’aiment pas recevoir des conseils extérieurs, à l’inverse d’autres personnes sont incapables d’apprendre seules et ont toujours besoin d’être coachées; mais oui il est évident qu’à un moment ou un autre, une intervention directe en one to one peut s’avérer nécessaire pour faire passer un palier.

YB: Vous avez notamment construit votre base pédagogique via de nombreuses formations sur les différents secteurs de jeu. Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus marqué ou qui ont révolutionné votre vision de l’enseignement?

JB: C’est clairement les travaux de Ralph Hippolyte et Bertrand Theraulaz avec leur approche Action-Types qui ont le plus influencé ma vision du golf. 

Pendant toute la première partie de ma carrière, j’étais un fan de David Leadbetter, et je tentais d’apprendre le swing parfait à mes élèves.

Quelques années plus tard, je me suis rendu compte que je me mettais le doigt dans l’œil, du coup j’ai commencé à m’intéresser à d’autres méthodes, pour pouvoir m’adapter aux différents types de swings d’élèves que je rencontrais.

J’ai donc été assez vite dans une démarche de personnalisation, mais au début, j’ai pris le problème à l’envers, c’est-à-dire que j’essayais de comprendre les techniques, pour ensuite pouvoir les faire appliquer aux joueurs.

Lorsque j’ai découvert l’existence des préférences naturelles, tout est devenu instantanément beaucoup plus clair, là c’était dans le bon ordre : une fois que tu sais comment la personne bouge ça t’indique beaucoup plus facilement sur quel levier tu peux appuyer, pour la rendre instantanément plus efficace. 

Et là, tu peux te servir de ce que tu as appris avec Philip Kenyon, avec Henrik Lundqvist,  avec Jim Hardy avec Pia Nilsson  et Lynn Marriott, avec Chris O'Connell, avec David Leadbetter, ou avec Tartampion… Parce qu’une fois que tu as compris le profil de coordination d’une personne, tu sais ce qui va matcher ou au contraire ce qui va être en opposition avec son style naturel.

C’est là que tout devient magique, et c’est pour ça que mes formations en ligne marchent aussi bien, parce qu’elles prennent en compte la préférence naturelle de ceux qui les suivent...

En ajoutant le système d’apprentissage autonome que j’ai nommé QuickAjust, chaque personne peut vraiment aller trouver son fonctionnement naturel, et son style naturel!

Après en 2017, j’ai découvert les travaux de Cyrille Gindre, chez qui j’ai trouvé des réponses qui me manquaient, notamment de par son approche scientifique.

Cyril est Docteur en sciences du mouvement, et c’est ce qui m’a donné envie de travailler en étroite collaboration avec lui, et d’organiser plus d’une douzaine d’ateliers où nous aidons les golfeurs à identifier leurs préférences naturelles, et les implications dans leur jeu.

YB: Sur un sujet plus technique, comment faites-vous la synthèse entre les profils de coordinations innés (Action Type, Volodalen) et les travaux de Mike Adams, est-ce que cela coïncide ou est-ce différent (notamment sur la posture et le style d’impulsion) ? Il y a également Wright Balance qui est en train d’émerger en France, pas simple pour un golfeur de faire la synthèse …

JB: Comme vous dites, pas simple de faire la synthèse des trois !

C’est pour cela que les vidéos sur YouTube, les articles techniques les conseils que les golfeurs vont gagner à droite à gauche, s'ils ne sont pas incorporés à l’intérieur d’une recette, chercher à les appliquer c’est se mettre une balle dans le genoux! 

J’explique souvent que le piège dans lequel la plupart des golfeurs tombent et le syndrome de l’éponge: ils essaient d’assembler des techniques qui ne sont pas faites pour fonctionner les unes avec les autres, un peu comme si on prenait quatre puzzles, et qu’on cherchait à en faire un nouveau, avec des pièces qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. 

Une fois de plus, j’en suis convaincu, puisque l’expérience me l’a prouvé, la clé n’est pas dans la capacité à imiter le swing d’un joueur (j’appelle ça faire l’acteur), mais c’est clairement dans la connaissance de ses préférences que ça se joue. 

Une fois que l’on comprend comment le corps fonctionne, là on peut en déduire la technique qui sera la plus appropriée, et je vais prêcher pour ma paroisse : C’est pour cette raison que dans la quasi-totalité de mes formations dans lesquelles je parle de technique, que ce soit le groupe de coaching ou par exemple la toute dernière formation Régularité Expresse 2.0,  j’intègre tout le temps des tests moteurs qui permettent aux personnes d’identifier leur préférence, avant d’appliquer la technique la plus adaptée.

YB: Toujours dans l’idée de mieux comprendre le fonctionnement du corps vous avez récemment fait l’achat d’un HackMotion, un outil qui décrit en 3D le fonctionnement du poignet. Pensez-vous qu’il puisse s’agir là d’un profil de coordination naturelle ou d’une compétence construite ?

JB: C’est encore un peu tôt pour en parler, car pour tout avouer, je n’ai encore testé qu’une seule fois pour l’instant, mais ce qui est clair c’est que Mike Adams a identifié plusieurs styles de release.

Dans mon cas, par exemple, je suis « side cover » et j’ai un donc un type de release vers la gauche; c’est ce que je vais chercher à valider, et peut-être, trouver d’autres façons plus simples ou tout du moins encore plus simple, pour les rendre accessibles aux golfeurs moyens. 

Une chose que j’ai remarqué dans les formations pour les pros, c’est qu’on prend toujours en référence les joueurs professionnels (j’ai toujours aussi du coup naturellement cette tendance à faire référence aux joueurs professionnels) seulement les problématiques pour la plupart des joueurs amateurs n’ont absolument rien à voir avec les problématiques qu’ont les joueurs professionnels.

Lorsque vous cherchez à scorer en dessous de 95, vous ne devez pas solutionner les mêmes problèmes que lorsque vous cherchez à jouer en dessous de 68.

Pour en revenir à l’outil à HackMotion, c’est effectivement un outil qui permet de mesurer ce qui se passe concrètement dans le fonctionnement de nos poignets sur trois axes différents.

Ce que j’espère clarifier, c’est quel type de fonctionnement de poignée va être en relation avec nos préférences naturelles et notre profil. 

Le fonctionnement des poignets a clairement une influence énorme sur la régularité avec laquelle on va parvenir à centrer ses frappes, moralité quand j’ai découvert cet outil, il était évident que je devais me le procurer, mais une fois de plus pour le moment, c’est un petit peu trop tôt pour que je puisse vous en parler avec pertinence.

YB: Pour finir, si un golfeur voulait se lancer sur une formation en ligne, quel conseil vous lui donneriez?

JB: De prendre la formation Régularité Express 2.0™ C’est le condensé de ce que tout golfeur devrait savoir.

Crédit photo : Joel Bernard

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Commentaires   

dr.paddy@wanadoo.fr
+1 #1 Formation en lignedr.paddy@wanadoo.fr 13-09-2020 20:58
J'ai suivi J.Bernard depuis quelques années déjà avec un grand intérêt, ses conseils étaient gratuits et d'une grande aide , puis ses formations sont devenues plus fréquentes ( une par semaine) et payantes .. Je comprend qu'il veuille vivre de sa passion, mais delà à monnayer le moindre conseil!!!! À quand une vidéo payante sur le lassage des chaussures de golf !!!!J'ai suivi son stage à Lyon avec C. Gindre sur les profils de coordination innés .... Très "intéressant "mais difficilement adaptable en utilisation quotidienne car sans conseil et appuie personnel, si bien que de retour sur mes terres, j'avais malgré les notes ,tout oublier donc stage très cher et inutile !!! Nous étions quelques un à partager cette opinion lors de ce stage ! Car ce qui n'est pas dit c'est à qui s'adresse ces formations en ligne peut être que mon hdp de 7 ne convient pas ? Mais j'aimerais quand même progresser ... Heureusement je viens de découvrir votre site et j'avoue que les vidéos sur le putting sont vraiment top ! Continuez sur cette voie j'adore...

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