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Posté par le dans Golf en France

Jean Garaialde retrouve Raphael Jacquelin à l’occasion de l’Open de France 2019

Dans le cadre du tournage du deuxième épisode de « Raphael : Une vie sur le tour » un nouveau programme développé par JeudeGolf.tv, autour du golfeur professionnel Français Raphael Jacquelin, et avec le concours de leur sponsor respectif, Srixon-Cleveland, nous avons organisé les retrouvailles avec Jean Garaialde, 85 ans, plus grand palmarès du golf français. Pendant deux jours, le mardi et mercredi avant le début du tournoi, les deux champions se sont retrouvés au practice, pendant une partie d’entraînement, et dans le camion Srixon, pour un débat d’une heure à retrouver prochainement sur notre site. Retour sur 2 jours qui ont marqué cet Open de France 2019…

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Accrédité par JeudeGolf, Jean Garaialde a posé le pied au Golf National le mardi à 10 heures du matin. A sa sortie du taxi, et malgré un temps maussade sur la région parisienne, Jean Garaialde ne masquait pas son enthousiasme.

Dans le hall d’accueil du Golf National, une fresque retraçant l’histoire du plus vieil Open d’Europe Continental ne pouvait pas, ne pas laisser une bonne place à Jean Garaialde, titré à 7 reprises sur le circuit européen, un score pas encore égalé par un autre français, et surtout 17 fois champion de France.

Quelques mètres plus loin, dans le centre de presse encore un peu vide, alors que le tournoi ne devait démarrer réellement que dans deux jours, nous arrivions parmi les premiers pour retirer les accréditations nécessaires au fait de déambuler librement au Golf National, et notamment sur le practice, ou sur une partie d’entraînement.

Sarah Pitkowski, en charge des médias sur cet Open, ne tarda pas à reconnaître la légende du golf Français. Jean rentrait alors de plein pied dans son Open, avec sa carte autour du cou, consultant JeudeGolf.org !

Avec l’aide de son sponsor, Srixon, nous avions organisé ce déplacement de longue date, et notamment pour faciliter la rencontre avec son ancien protégé, Raphael Jacquelin.

Entre les deux hommes, c’est pratiquement une relation filiale.

Dans les années 80, pour le compte des AGF, le meilleur golfeur français devait sélectionner un jeune, afin de l’aider dans son parcours jusqu’à être professionnel. Le choix du natif de Ciboure se porta alors sur un lyonnais, Raphael Jacquelin.

Cette décision a eu impact considérable sur la carrière du meilleur golfeur français entre 2007 et 2011, quatre fois vainqueur sur le Tour Européen, et aujourd’hui co-fondateur avec son épouse, Fanny, du BornForGolf Tour, à destination des jeunes golfeurs.

Lui-même repéré par un grand Monsieur du Golf Français, Jacquelin a sans doute été animé par l’envie de transmettre le flambeau à son tour, et de contribuer à la joie de « golfer » des plus jeunes, comme lui avait pu en bénéficier quelques années plus tôt.

Dans un Golf National, pas encore ouvert au public, nous n’avons pas mis longtemps avant de tomber nez-à-nez avec Raphael.

Ce dernier était heureux de pouvoir retrouver Jean, et à l’idée de passer du temps avec lui.

Nous n’avons rien scénarisé en amont… juste laissez les hommes se parler.

Peu avant 11 heures, au moment d’arriver sur le practice, et après avoir fait un saut au Camion Srixon, un type d’équipement qui n’existait pas en 1969 quand Jean Garaialde connaissait son année la plus faste sur le tour, et notamment une victoire en Suède contre Nicklaus, Jean se dirigea vers Raphael.

A partir de ce moment, les quelques personnes présentes dans les cordes l’arrêtent pour lui témoigner du respect, de l’affection, un souvenir ou de l’amitié.

Arrivé en toute discrétion, sans le concours de la fédération, sans le concours des médias français, Jean allait pourtant devenir la mascotte de cet Open.

Tous les « médias » voulaient avoir une réaction, un témoignage, une photo… Jean ne pouvait pas échapper à sa popularité.

J’allais devoir en tenir compte dans le cadre d’un tournage d’un documentaire exclusif pour JeudeGolf.tv

Effectivement, à Paris, mes confrères n’ont besoin que d’un ticket de métro comme principal investissement pour faire leur métier, et le crier sur tous les réseaux sociaux.

Au bout de quelques instants, Raphael en plein travail avec ses fers au practice, aux côtés de son caddie Charles Dubois, aperçoit Jean, et comme il l’est, sans feindre, l’accueille dans un grand sourire, et beaucoup de bienveillance.

L’empoignade qui s’en suit est alors un des premiers moments d’émotions de ces deux journées passées ensemble. L’affection, l’amour que Jean porte à Raphael n’est pas non plus feinte.

Bien qu’il ait parfois des mots à l’endroit de la nouvelle génération, Jean est profondément heureux d’être là, et d’aller à la rencontre des meilleurs français… pas seulement Raphael.

Il retrouve Greg Bourdy et discute avec lui de son driver, un modèle de la saison passée pour lequel le pro Bordelais dispose de plusieurs têtes.

Sans le connaître, il traverse le practice pour aller échanger quelques mots avec Victor Perez, le dernier vainqueur d’un tournoi, et pas n’importe lequel, le Dunhill Links Championship.

Bref, Jean est dans son élément, et tout le monde autour de lui, lui témoigne le plus grand respect.

Dès les premiers instants des retrouvailles avec Raphael, Jean ne peut s’empêcher de le questionner sur son swing, et sa technique « Allez montre-moi… »

Et de là démarre pratiquement une heure où la « légende » va coacher le « Président », et notamment la position de son pied gauche dans son stance.

Nous n’avions pas évoqué de scénario avec Raphael, et en tout cas, pas celui-là.

Derrière la caméra, j’espérais que cette gentille intrusion dans sa préparation du tournoi n’allait pas le perturber.

En réalité, Raphael s’est facilement prêté au jeu, et s’est montré très à l’écoute et respectueux de son ainé, sans pour autant se montrer décontenancé.

Pas plus qu’Alain Alberti, le véritable coach de Jacquelin, qui arrivé un peu après, ouvrant en grand les portes à Garaialde : « Surtout, si tus vois quelque chose, n’hésites pas à lui dire. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jean n’a jamais hésité, retrouvant ses instincts de golfeur, et de professeur, surtout pour son poulain.

Une chose était certaine, et à plusieurs reprises pendant le tournage, Jean allait profondément témoigner son envie que Raphael retrouve de la confiance pour gagner, parfois ému aux larmes.

En effet, à quelques heures du début de l’Open de France, Raphael traversait une période un peu inédite de cuts manqués d’affilés. Sans le montrer, toujours avec le sourire, et avec sa simplicité naturelle, Raphael traversait bel et bien une mauvaise passe d’un point de vue des résultats.

Au lieu de se replier sur lui-même, on peut lui rendre hommage de nous avoir accueilli pendant deux jours, et pourtant, l’enjeu devenait de plus en plus important pour lui, alors que la fin de saison avançait à grand pas.

Le coaching de Jean s’est poursuivi sur le putting-green du National, au beau milieu du golf et du village, ce qui n’a pas manqué d’amener de plus en plus de « confrères » autour de nous, curieux de voir des caméras sur Jacquelin et Garaialde.

Jean n’a rien vu, trop occupé à donner cette fois des conseils putting à Raphael, finalement le secteur de jeu qui lui coûtait le plus.

Raphael concédait qu’il manquait des petits putts à droite, et à gauche. Jean voulait lui faire modifier son stroke, et s’inspirait de Nicklaus. Toujours aussi généreux avec son ainé, Raphael suivait ses conseils et s’évertuait à putter de la façon indiquée.

Il était alors temps de faire une partie de 9 trous sur le parcours, ce qui était en fait initialement considéré comme le début du tournage de notre émission.

A ce stade, j’avais déjà deux heures de contenu authentique et inédit, entre ces deux stars du golf français.

Sans faire offense à la suite du tournoi, et les quatre jours de compétitions, ce mardi après-midi allait devenir le moment emblématique de l’Open.

Ce n’était qu’une partie d’entraînement, mais pas n’importe laquelle, Raphael Jacquelin, entouré de ses jeunes enfants, allait jouer au golf aux côtés de son premier mentor, Jean Garaialde.

Surtout, après avoir hésité, « à cause des caméras », nous avons été rejoints par le truculent Alexander Levy, et le « Corse », Jérôme Lando-Casanova, pour ce qui allait vraiment déclencher une partie mémorable.

Au lieu d’être en petit comité sur le parcours autour de Raphael, très rapidement, nous étions une bonne vingtaine sur et autour des fairways, pour ce qui devait être seulement une partie de reconnaissance.

Surtout, cette partie, dans une ambiance bon enfant, restera comme l’un de mes meilleurs souvenirs, tout simplement par la présence de ces personnalités : Jacquelin, Garaialde, Levy, Lando-Casanova… entre eux une même passion pour le jeu de 7 à 77 ans… ou plutôt même 85.

Personne ne savait sans doute que quelques mois plus tôt, Jean avait eu la douleur de perdre Angèle, sa femme depuis tant d’années.

Nous avions hésité avant d’organiser ce déplacement, alors que Jean intervenait depuis déjà 3 ans sur JeudeGolf, et notamment dans le cadre de l’émission Paroles de Légende.

Sur le parcours, malgré la pluie fine par moment, et un vent bien frais, je ne pouvais que constater à quel point Jean était heureux d’être là, parmi les siens.

Levy a été génial, assurant le spectacle, Raphael amusé et chambreur, et Jean observateur. Avec Nicolas Marchand et Bastien Brepson (Srixon) grands instigateurs de cette rencontre, sans qui cela n’aurait pas pu se faire, nous espérions que Jean puisse marcher un, voire deux trous.

Sans faiblir, il a suivi les joueurs pendant les 9 trous, et n’aurait jamais imaginé de pas être là jusqu’au bout.

Cette partie était belle comme une partie en famille. C’est la magie du golf que de pouvoir vous faire oublier tout ce qui est à l’extérieur du fairway, les soucis, les peines, les cuts…

Nos chers golfeurs s’en donnaient à cœur joie, en profitant au passage pour repérer chaque recoin du parcours, qui pourrait présenter une difficulté ou une opportunité.

Ce genre de partie, c’est aussi l’occasion de tenter des choses qui ne se tenteraient pas le jour J, comme pour Levy, le fait de driver depuis le fairway (dans le virage du 9) pour essayer d’atteindre le terrible green en deux.

Aux termes de la partie que nous avons intégralement filmé avec deux caméras 4K en permanence au plus près des joueurs, mais sans les gêner, Raphael devait répondre à une obligation du tour, ce qui nous laissait le temps d’aller installer un mini-studio TV, dans le camion Srixon, et avec l’accord de la marque.

Passé 17h30, à la différence de la première émission en Suisse, je laissais volontiers Jean interviewer Raphael, lui ayant préparer quelques questions en amont, papier qu’il avait finalement perdu en cours de route.

Finalement, pour lancer ce format qui n’était pas si évident puisque ce n’était pas complètement une discussion à bâtons rompus (l’exercice de l’interview), Jean devait lire les questions sur un Ordinateur devant lui, ce qui n’a pas été sans créer des petits moments cocasses, et des fous rires.

Raphael, comme à son habitude, s’est prêté au jeu avec beaucoup de simplicité, et de naturel.

Au lieu de durer 30 minutes, pour les 18 questions prévues, j’ai dû écourter après 1 heure et peut-être 12 questions passées.

Jean avait toujours une bonne anecdote, et parfois, il posait la question, et par passion, ne laissait pas toujours le temps à Raphael de répondre…C’était bon enfant, et peut-être un moment rare de passionnés.

Cela, c’est vous qui le jugerez quand j’aurai terminé de vous monter les images de ce prochain numéro de Raphael : Une vie sur le tour.

Le soir, avec Nicolas et Jean, dans un restaurant italien à dix minutes du golf, après une grosse journée de tournage, j’appréciais de pouvoir être tout simplement là, heureux du déroulé de cette journée, des images et des émotions de chacun.

Peu importe l’issue du tournoi, ce serait une édition réussie, et j’espérais le meilleur pour les trois français engagés dans cette épreuve.

Jacquelin et Levy n’ont malheureusement pas passé le cut. Le golf, ce n’est pas toujours juste.

Lando-Casanova a parfaitement tiré parti de son invitation pour terminer à une belle 32 eme place qui espérons lui servira pour la suite de sa saison.

Quoi qu’il en soit, pour toutes les personnes dans cette fameuse partie du mardi après-midi, cela restera un moment fort, parce que simple.

Le mercredi qui devait servir à sécuriser des images fut finalement moins dense, mais utile pour que je tourne des plans de coupes.

Nous avons laissé Raphael se préparer tranquillement. Jean en a encore profité pour répondre à quelques demandes d’interviews de la part de la FFG, et des médias français.

Il a quitté l’Open vers 15 heures, en lançant l’idée d’une prochaine émission à tourner aux Pays-Basque avec une autre légende…

L’émission complète à retrouver en novembre.

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