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JB Holmes impose son jeu lent au Genesis Open

Crédit photo : Icon Sportswire

Quand J.B. Holmes a remporté le Genesis Open, le week-end dernier, ce qui était formidable pour lui, était plutôt insupportable pour tous ceux qui l'ont regardé jouer, et surtout pour les autres joueurs dans sa partie, Adam Scott et Justin Thomas. Le jeu lent sur le PGA Tour est encore malheureusement mis en lumière, et il semble qu'il n'y ait pas pour l'instant d'éclaircie à l'horizon sur ce sujet. Alors que le golf change ses règles pour attirer plus de nouveaux joueurs, l'exemple d'un jeu rapide ne semble toujours pas venir des pros...

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J.B. Holmes a réussi une solide performance, et dans des conditions venteuses, pour remporter le Genesis Open devant Justin Thomas, sur le Riviera Country Club, ce 16 février 2019 à Pacific Palisades, en Californie.

Il termine avec un coup d’avance, pour sa cinquième victoire sur le circuit de la PGA où il n'avait plus gagné depuis quatre ans.

Cependant, l'histoire retiendra qu'il aura fallu cinq heures et demie à J.B Holmes, et son groupe pour disputer 18 trous, ceci étant majoritairement imputable à la lenteur de Holmes.

De nos jours, le rythme de jeu est un problème récurrent dans le golf, mais peu de golfeurs jouent aussi lentement que Holmes.

Il est coutumier de retarder sa routine au maximum, et par exemple, Holmes a ajouté plus d'une minute de temps d'attente aux spectateurs dès le quatrième trou.

Lors de la dernière manche de ce Genesis Open, J.B. Holmes, passionné de jeu lent, a mis une éternité à s’aligner pour un putt.

Holmes aurait pu analyser son putt et lire le green du quatrième trou pendant que son partenaire de jeu, Justin Thomas, faisait de même, mais il a choisi de rester debout et d'attendre son tour, avant de passer à sa routine.

Sans doute, une bonne façon d'exaspérer ses rivaux...

Bien sûr, cela est autorisé, mais c'est ridicule, et non seulement frustrant pour les spectateurs, mais aussi pour les joueurs qui jouent à ses côtés.

Crédit photo : Srixon

Holmes a justifié son rythme lent en soulignant la présence de vents forts, sans tenir compte du fait que tous les autres joueurs ont dû faire face aux mêmes conditions, en parvenant à jouer à un rythme plus rapide.

Il utilise cette excuse depuis des années.

« Quand je suis arrivé pour la première fois sur le circuit de la PGA, j'étais très lent, mais depuis j'ai accéléré un peu » tempère-t-il.

Et effectivement, le jeu lent n’est pas exclusif à J.B. Holmes. Kevin Na a souvent été cité dans cette catégorie, y répondant parfois de manière amusé ou en tentant de battre des records de vitesses pour une partie jouée seul, et sans enjeu pour lui.

C’est un problème qui doit être résolu. Et J.B. Holmes méritait les avertissements qu'il a eu dimanche au Genesis Open, bien que sans effets au final.

Les discussions sur le jeu lent sur le PGA Tour se poursuivent depuis des années, mais elles se sont vraiment intensifiées ces derniers temps, car il semble que de plus en plus de joueurs prennent leur temps pour jouer chaque coup.

Cela devient un problème sérieux pour le PGA Tour, qui tente de promouvoir le golf auprès d’un public plus jeune.

Quel est le vrai problème ?

Personne ne punit les joueurs pour leur jeu lent.

Il existe des règles en matière de rythme de jeu, et les groupes en retard sont généralement tolérés, s'ils attendent derrière le groupe devant eux, mais individuellement les joueurs ne sont pas du tout pénalisés pour leur jeu lent.

En d’autres termes, pourquoi voudriez-vous accélérer, si vous savez que vous n’allez pas être puni ?

Adam Scott, qui n’est pas un joueur lent, pense que cette situation continuera à poser problème pour deux raisons :

« C'est un sujet récurrent dans les médias, un sentiment très fort que nous jouons lentement, et nous le faisons, mais le Tour est une entreprise de divertissement et une grande source de revenus pour beaucoup de gens », a déclaré l'Australien.

« Jusqu'à ce que les sponsors et la télévision disent aux commissaires que nous jouons trop lentement, c'est une perte de temps, car cela ne changera pas ».

Il est fort probable que le circuit ne souhaite pas intervenir lors d’un tour final, et modifier le déroulement du classement, en pénalisant un joueur.

Mais c’est pourtant ce qui devrait être fait, parce qu’il faut penser qu’une pénalité suffirait sans doute pour accélérer les choses pendant au moins un certain temps.

Jusqu'à ce que cela se produise, ceux qui regardent le golf, vont devoir passer des moments exaspérants, en suivant des joueurs comme J.B. Holmes ou Bryson DeChambeau, lui-aussi particulièrement lent.

Crédit photo : JeudeGolf.org

Quand on voit jouer Bryson DeChambeau, on a souvent l’impression qu’il fait plus de mathématiques, de géométrie et de physique, qu’un professeur d’université.

Ce dimanche, cela n’était pas la première fois que de son côté, J.B. Holmes mettait les gens en colère avec son jeu lent.

C'est ce qu'il a fait l'année dernière au Farmers Insurance Open, lorsqu'il lui a fallu plus de quatre minutes sur le dernier trou, pour décider quoi faire de son deuxième coup.

Il a longtemps examiné la disposition du green pour toucher le par-5 en deux, ce qui lui a donné une chance de faire un eagle, et revenir à égalité pour la tête du tournoi.

Crédit photo : Icon Sportswire

Après avoir trop réfléchi, il a décidé de laisser tomber, c’est-à-dire qu’il renonçait à sa chance de remporter le tournoi, ce qui a surpris tout le monde, y compris son partenaire Luke Donald.

Holmes avait déjà mis 4 minutes et 10 secondes pour jouer un coup tandis qu'Alex Noren était obligé d'attendre.

Brooks Koepka a déclaré plus tard, suite à sa partie avec Bryson DeChambeau : « Personne n'a jamais les outils pour pénaliser les joueurs lents ».

« Je ne comprends tout simplement pas comment il faut une minute et 20 secondes pour un joueur, ou 15 minutes pour un autre, et tout ça pour frapper une balle de golf. Ce n'est pas si difficile ».

Le PGA Tour n’a sans doute jamais été aussi relevé qu’il ne l’est actuellement, mais si ces exemples de jeu lent continuent de se développer, et même s’installer, les fans vont juste commencer à s’éloigner.

Les organisateurs du circuit n'auront qu’à s'en prendre à eux-mêmes.

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