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Greg Hopkins, le PDG de Cleveland Golf démissionne avec effet immédiat

Greg Hopkins, le PDG de Cleveland Golf démissionne avec effet immédiat

C’est dans la plus grande discrétion, dans le pourtant petit univers du golf et des équipementiers, que le patron de Cleveland Golf vient de démissionner, et quitter ses fonctions en moins de 24 heures !

Peu apprécié des médias web américains indépendants pour sa rigidité dans sa communication, Greg Hopkins était reconnu pour avoir su travailler avec les nouveaux propriétaires japonais de la marque de golf américaine.

L’information a été relayée aux Etats-Unis par les principaux médias comme GolfDigest et Golf.com, mais n’a pas suscité l’émoi des golfeurs ou des fans de la marque.

Ce qui n’est pas si anodin, mais un des signes qui laisse penser que la marque a décroché en termes de notoriété, depuis le départ de Roger Cleveland, et qu’elle peine à se maintenir médiatiquement au niveau des Majeurs du secteur comme Callaway et TaylorMade.

Cet évènement est donc révélateur du fait que Cleveland n’est plus aujourd’hui considérée comme une  marque qui fait le marché, alors que dans l’esprit de tous les fans de golf, c’est LA MARQUE de wedges par excellence.

Aux USA, le départ de Mark King de TaylorMade, ou celui du récemment nommé Chip Brewer de Callaway aurait créé un véritable tremblement de terre dans cette industrie.

Cleveland n’est pas Callaway, ni même TaylorMade, et ce qui est en cause aujourd’hui !

De ce point de vue, c’est un peu la stratégie de l’acquéreur japonais SRI Sports, qui n’a pour l’instant pas su insuffler une nouvelle dynamique à la marque qui est en cause.

Un driver Classic de Cleveland qui a rencontré un beau succès d'estimeOn ne sera jamais si Hopkins a démissionné de son propre chef ou si on lui a demandé de partir, mais l’essentiel n’est pas là.

Cleveland Golf est à la croisée des chemins, et ce qui nous intéresse est plutôt de savoir dans quelle direction, la marque va chercher à rebondir.

Pour les spécialistes du golf américains, et les observateurs de cette industrie, le principal reproche qui peut être fait à Cleveland est son manque de différenciation par rapport aux autres marques, et surtout le fait de trop se reposer sur le succès des wedges.

Cleveland vise une notoriété globale sur l’ensemble des produits de golf, et pas seulement les wedges.

L’entreprise semble avoir besoin de renouveau, et surtout d’une nouvelle approche.

Les spécialistes sont unanimes pour reconnaitre que Cleveland propose de très bons clubs de golf, mais il semble qu’elle se repose trop sur son héritage, et ne fait pas assez preuve d’innovation, encore une fois, en dehors des wedges.

Hopkins ne laissera donc pas une empreinte indiscutable sur l’entreprise malgré 16 ans de présence, mais aura au moins su gérer le difficile mariage entre une entreprise américaine et un actionnaire japonais.

Côté produit, on retiendra des dernières années, le relatif succès d’estime du driver Classic de Cleveland.

Assurément un bon driver mais à la peine sur un marché dominé par le RocketballZ de TaylorMade et le RAZR Fit de Callaway.

Toujours au chapitre des points positifs, les observateurs retiennent le partenariat fructueux avec le fabricant de Shaft Miyazaki pour justement fournir une des meilleures associations têtes-shafts du marché à ce jour.

Le problème, c’est que le golfeur d’index moyen n’en ont a pas forcément connaissance !

Plus que les produits, c’est visiblement la stratégie de communication de la marque qui est pointée du doigt…

Mais pas seulement comme l’illustre les atermoiements concernant la gamme de putters Never Compromise racheté, il y a deux ans, pour 30 millions de dollars, et pour lesquels, les nouveaux propriétaires ont semblé chercher la bonne formule sans pour l’instant la trouver.

Les gammes de produits lancés depuis deux ans n’ont pas connu de suite.

Enfin concernant les fers, Cleveland n’a pas lancé de nouveaux produits défrayant la chronique depuis un bout de temps.

Il ne s’agit pas ici de décrier l’offre de cette marque, mais plus de souligner que dans le marché actuel, être bon ne suffit plus !

En fait, il faut trouver une façon de faire du bruit pour maintenir la pression de communication.

D’autant plus qu’aux Etats-Unis, la marque a de très bons arguments marketings et commerciaux à faire valoir comme leur très bonne idée de programme de reprise des clubs, qui consistait à reprendre vos anciens clubs pour un achat immédiat d’une nouvelle série Cleveland !

L’avenir nous dira quel nouveau projet, les actionnaires de Cleveland voudront mettre en place, et avec quelles nouvelles personnalités.

En attendant, on devrait vite retrouver Greg Hopkins dans d’autres projets, car l’homme n’est pas sans ressources pour rebondir dans l’industrie du golf.

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