Posté par le dans Chronique de golfeurs

Golftrotteur en Guadeloupe : A la découverte du Golf de Saint-François

Dans le cadre du tournage d’un nouvel épisode des aventures d’un Golftrotteur, une émission de jeudeGolf.tv, nous étions en Guadeloupe, à Saint-François, au sud-Est de Basse-Terre. Objectif : Découvrir, à la fois le Golf 18 trous dessiné par Robert Trent Jones, et les activités hors golf, comme la visite de Pointe des Châteaux, à la pointe de Basse-Terre, visitée chaque année par près de 500 000 touristes.

Découvrez nos formules d'abonnements

Le sujet de l’émission sur JeudeGolf.tv

Pourquoi un voyage en Guadeloupe ? JeuDeGolf a un certain nombre d’abonnés en Guadeloupe, une destination qui mérite d’être plus connue, et justement pour le golf.

Ensuite, la Guadeloupe fait rêver pour son climat, ses paysages, et son cadre naturel à 8 heures de vol de Paris.

C’est la découverte des 18 trous, au sol ou dans les airs (prises de vues aériennes avec un drone), l’interview de Bertrand et Cyrano, les deux pros du club, Livio Lison, le directeur, pour nous parler du golf et de son actualité.

Ce sont aussi les hébergements possibles avec l’hôtel du golf, le Bwa Chik, un trois étoiles avec des chambres à 170 euros la nuit, ou la Toubana, un quatre étoiles situé à Saint-Anne, avec possibilité de louer un bungalow à 450 euros la nuit.

C’est beaucoup la découverte de Saint-François, son marché à la rotonde, son port de pêche, sa marina, et ses plages.

Enfin, c’est Pointe des Châteaux, un cadre naturel magnifique qui reçoit à lui seul 500 000 touristes par an.

La Guadeloupe : Une destination Golf ?

Un seul golf en Guadeloupe, le Golf International de Saint-François, un 18 trous qui accueille chaque année depuis 9 ans, une épreuve de l’Alps Tour qui contribue à sa renommée hors des Iles.

La prochaine édition aura lieu en juin prochain.

Fin avril, l’équipe terrain commençait d’ailleurs à préparer les greens dans cette perspective.

Ce n’est pas anecdotique dans un climat tropical qui n’a pas de comparaison avec le climat tempéré dans l’hexagone. Cela pose donc des contraintes supplémentaires sur les greens, plus que sur les fairways.

Au moment de notre voyage, la Guadeloupe était traversée par une période de sécheresse et de limitation de la consommation d’eau.

De décembre à avril, c’est la saison haute en Guadeloupe qui correspond justement à la saison sèche.

Dans quelques jours, ce sera bien le retour de la saison des pluies.

Quoi qu’il en soit, le climat est toujours motivant pour venir en Guadeloupe, avec une température qui descend rarement sous les 24 degrés.

Avec des paysages idylliques, la Guadeloupe a tout pour attirer les golfeurs.

La question : Pour une semaine de vacances, les golfeurs sont-ils prêts à ne jouer que sur un parcours ?

Les personnes croisées sur les greens de Saint-François étaient majoritairement des golfeurs ou des golfeuses, qui se sont mis au golf alors qu’ils avaient déjà une résidence principale ou secondaire en Guadeloupe.

Des discussions ont cours pour la création d’un second golf en Guadeloupe, à Petit-Bourg, ce qui donnerait un golf de « Montagne » en Guadeloupe.

Des discussions autour d’un projet déjà bien compromis, comme en Métropole, l’hostilité autour du projet est grande.

L’idée pourrait être bonne afin de favoriser la destination Golf et Tourisme en Guadeloupe, et ce, pour attirer une clientèle supplémentaire, alors que les Iles sont en concurrence directe avec la République Dominicaine, et la Floride.

C’est d’ailleurs tout le sujet pour le développement du Golf en Guadeloupe. Ouvrir un second golf ? Ne rien faire ? Développer une stratégie commerciale sur le tourisme golfique ?

En réalité, ce sujet n’est pas anodin, et traverse bien la société Guadeloupéenne. Un parti politique se serait monté avec l’appellation « Non au Golf ».

Le débat est loin d’être simple à régler.

Au cours de discussions avec des golfeurs locaux, eux-mêmes reconnaissaient que l’offre en Floride ou en République Dominicaine serait de toute façon difficile à concurrencer.

Comment jouer au golf avec une voiturette pour moins de 45 euros en Guadeloupe ?

Comme en Métropole, cela ne paraît pas plus crédible à Saint-François, comme dans un second golf, et alors que la chambre régionale recommande d’augmenter les prix du parcours de Saint-François (green-fees compris entre 55 et 65 euros selon la haute ou basse saison).

Sur le site perspektives.org, le chroniqueur ne cache pas son opposition au golf, sous couvert de faire semblant d’être impartial « Ce sport haut de gamme propose à ses pratiquants de conjuguer le plaisir du swing avec la marche en montagne dans des décors somptueux. »

« Sport haut de gamme », c’est toujours le qualificatif du golf alors qu’il s’agit d’une industrie génératrice de création de valeur ajoutée, d’emploi, et de revenus, quand elle est opérée dans un environnement favorable.

Quelques lignes plus tard, l’auteur ajoute pourtant « La pratique et l’implantation de ce sport semble évidente en Haute-Savoie ou en Autriche, mais est-il bien sérieux de vouloir l’implanter et le développer aux flancs d’un volcan, sur un archipel de la mer des Caraïbes qui manquent par ailleurs de tant d’équipements ? Question de bon sens. »

Si le choix d’un emplacement pertinent est forcément une question à traiter de manière pragmatique, en revanche, si les Iles manque d’équipements… sur ce point, c’est une question de point de vue.

La Guadeloupe n’est pas Haiti, et l’arrivée d’investissement autour d’un golf est justement de nature à favoriser le développement d’équipements.

Croire que la Guadeloupe pourra se développer d’un point de vue touristique sans investissement, notamment dans le tourisme de luxe, est une utopie, qui permet seulement de maintenir le statu quo.

En ce mois d’avril, période de vacances en Métropole, on ne pouvait pas dire que les hôtels étaient pleins, et la Guadeloupe en état de saturation touristique ou à son objectif d’un million de touristes par an.

Toujours selon l’auteur du site « Dans ce contexte mener à terme ce projet de golf de montagne ressemblerait à une fuite en avant vers un modèle de développement déconnecté du territoire. Une centaine d’hectares de terres cultivables prélevées, alors que de jeunes agriculteurs en réclament, un club house, un hôtel 4 ou 5 étoiles construit pour des golfeurs venus d’ailleurs, sitôt venus, sitôt partis après avoir réalisés leurs parcours. Cette clientèle ira-t-elle à la découverte de l’île et de ses habitants, participera-telle à l’économie et à la vie locale ? Poser la question est en partie y répondre. »

Sur quatre jours passés en Guadeloupe, pourtant golfeurs, nous avons passé seulement 1 journée au golf, pour 3 jours de visites et découvertes de Basse-Terre, entre Saint-François et Saint-Anne, et sans connaître à l’origine ce débat.

Poser la question n’est pas en partie y répondre. C’est un parti pris seulement négatif.

Cela paraissait évident de s’intéresser à l’environnement, même si le golf est le prétexte du voyage.

Il avance néanmoins un autre argument « Saint-François, vue de loin, peut ainsi donner l’impression avec son tourisme, ses vacanciers, ses hôtels, son casino, son golf, ses lotissements haut de gamme fermés sur eux-mêmes, son aérodrome, d’être une commune à l’aise, elle ne l’est pas. « Les premiers signes de la dégradation de la situation financière de la commune, sont apparus entre 2009 et 2014, » écrit la chambre régionale des comptes. La commune explique ce déficit par la place et le rôle qu’elle entendait occuper sur le plan touristique avec des équipements comme l’aérodrome, le golf et le port de plaisance. » Ainsi la commune a investi, s’est endettée pour le tourisme, mais le retour sur investissement n’a pas suivi. »

Le retour sur investissement n’a pas suivi ? Sans doute parce que la communication ou la promotion de la destination n’a pas encore été suffisante dans un environnement hyper concurrentiel.

A l’image des propos de cet auteur, il n’y a pas un soutien massif et collectif autour de ce projet de tourisme golfique qui pourtant fait ses preuves en Espagne, au Portugal, en Turquie, en Floride, ou en République Dominicaine.

Surtout que le tourisme golfique se porte actuellement très bien dans le monde, et réellement générateur de développement économique.

Selon IAGTO, la croissance du tourisme golfique pourrait dépasser les 3% en 2019 dans la continuité de 2018, tirée par le marché nord-américain.

Quand les divisions l’emportent, tout le monde est perdant.

Le manque de rentabilité actuel du golf en Guadeloupe est un jugement à un instant T, qui oublie que de tels investissement mettent au moins une décennie à se rentabiliser, quand l’environnement est favorable, et que le marché client est bien ciblé.

Le seul golf de Saint-François avec 300 membres aura du mal tout seul à développer du golf dans toute la Guadeloupe, alors qu’il est situé à 1 heure de Pointe-à-Pitre.

Plus que le golfeur français, c’est peut-être le marché nord-américain qui doit être visé, et pour cela, il faut adapter encore plus l’offre à la demande…

Au lieu de cannibaliser Saint-François, un deuxième golf permettrait peut-être de créer des flux internes entre les deux golfs, et attirer des touristes golfeurs, en participant à la création d’une destination Guadeloupe-Golf assumée.

L’intérêt de la Guadeloupe : Un peu de Golf, et surtout beaucoup de tourisme

Venir en Guadeloupe pour seulement jouer au golf, et ne rien faire d’autre, n’aurait aucun sens !

L’attrait de la Guadeloupe, c’est bien de découvrir tout son patrimoine naturel, et notamment Pointe des Châteaux ou Petite Terre, une réserve naturelle.

C’est justement le gros point fort de la Guadeloupe contre par exemple la Floride.

La possibilité de faire beaucoup d’activités nautiques, terrestres ou aériennes dans un cadre somptueux et naturel.

Les golfeurs ne sont pas que des golfeurs, et leurs familles ne sont pas seulement intéressées par le golf.

Une semaine en Guadeloupe, c’est l’assurance de proposer à tous les membres de la famille, des activités variées : Planche à voile, kite-surf, plongée, randonnée, plages, ULM, balade à cheval…

Pour un golfeur, bien entendu, la Floride est un must de services. Cependant, mis à part quelques parcours à 250 dollars les 18 trous, nombreux sont les parcours artificiels.

Par exemple, Champions Gate a beau être le camp de base de David Leadbetter, tout autour du golf, vous n’avez aucun panorama, aucun charme, aucun effet waouh…

Autour du golf de Saint-François, vous avez l’océan, les palmiers, les plages, et une nature luxuriante.

Autre élément non-négligeable, le parcours est constamment bercé par des alizés.

Bien que vous jouiez sous 30 degrés, les alizés permettent de jouer sans souffrir de la chaleur. Il faut accepter en contrepartie que cela complique le jeu.

Au départ, l’idée de la Guadeloupe pour l’émission GolfTrotteur était de présenter une destination facile pour des touristes golfeurs français (coût, temps de trajet, langue) en même temps que de faire rêver sur les paysages.

En comprenant le contexte, ce sujet a du coup aussi pour but d’aider à la promotion d’une destination qui en a besoin pour son développement, et dans un climat où le golf ne fait pas consensus, comme moyen de développement du tourisme.

Reportage à découvrir courant mai sur JeudeGolf.tv

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 537
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le
Twitter
Facebook
G+
In
pinterest

Restez informé

Recevez notre newsletter
Le parcours d’Adare Manor en Irlande, célèbre une ...
Clubs connectés : Arccos et PING signent un nouvea...

Auteur

 

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.