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Evian Championship 2019: Le 72eme trou pourrait bien être plus spectaculaire

C’est la semaine du 25eme Evian Championship ! Un bel anniversaire pour un beau tournoi, qui rappelons-le est le seul majeur organisé sur le vieux-continent. Pour son retour au cœur de l’été, une position qu’il n’aurait peut-être jamais du quitter, les organisateurs nous offrent un changement majeur concernant le parcours, et cela ne devrait pas être sans effet sur le scénario final.

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Le 18eme trou du parcours d’Evian a souvent été au centre de l’attention. Avec la plus grande tribune aux pieds de l’ultime green du parcours, les joueuses n’ont pas seulement un regain de pression lié à une plus forte proportion de paires d’yeux rivés sur leurs approches ou leurs putts, elles devaient déjouer les pièges pour arriver jusque-là en seulement deux coups.

Transformé en par-4 depuis 2013, et le passage de Masters en Championship, le 18 était devenu un trou difficile, et même dramatique pour le scénario final du tournoi.

Attrapé le green en deux était compliqué à mesure qu’il fallait se frayer un chemin entre l’obstacle d’eau, et les bunkers.

De par-5 touchable potentiellement en deux, ce 18 long de 443 mètres était devenu un par-4 parmi les plus difficiles du parcours. La victoire à Evian pouvait se jouer sur un modeste PAR salvateur ou se perdre sur un bogey.

Les joueuses sont unanimes ! Le retour au par-5 rend les choses bien plus excitantes ! Pour la tenante du titre Angela Stanford, ce trou devient un finish excitant.

« La priorité reste de driver le fairway pour se donner une option vers le green en deux coups. Il y a beaucoup de facteurs en jeu. Hybride ou bois pour attaquer ce green, avec tous les obstacles autour, c’est un choix complexe. Le jouer en 3 est toujours une option, surtout si le drapeau est au fond. Les positions de mat en avant du green pourraient être plus accessibles, et dépendantes de l’angle d’attaque depuis le fairway. Aller le chercher, ce sera de toute évidence amusant ! »

Les meilleures golfeuses du monde pourront donc plus facilement se battre pour birdie et par, plutôt que de trembler pour un par ou un bogey.

Dans le fond, est-ce que cela change vraiment les choses ? Oui, si considère que le golf est un sport d’attaquant, pour aller chercher des drapeaux et des birdies.

A en juger par les premiers scores enregistrés sur ce trou, à l’occasion du premier tour du 25eme Evian Championship, la notion de risque/récompense tant vantée au golf, n’est pas encore très marquée.

La moyenne de score 5 sur ce trou confirme qu’il était tant de revenir à un par-5.

Avec seulement 33% de fairways en régulation, bien que l’attaque du green paraisse terrible, c’est plutôt la mise en jeu qui reste le problème numéro un sur ce trou, dont la majorité des joueuses ont en tête de faire un exploit, pour bien finir, et soulever les vivats des spectateurs.

Il faut dire que le départ est complexe alors qu’il vous invite à jouer vers la gauche (à cause des arbres), et pourtant, le green est quant à lui plutôt sur la droite du trou.

En par-5, elles sont déjà dans 78% des cas en green en régulation. Et pour cause, après la tombée de drive dans la zone des 250 mètres, elles ont encore 190 mètres à parcourir, et le green est souvent partiellement visible (seulement l’entrée de green sur sa gauche).

En deux coups de 130 et 60 mètres, cela devient « easy ».

Avec 1,8 putts de moyenne sur le green, le plus difficile semble avoir été fait, alors que pourtant les pentes sont censées ramener les balles vers l’entrée du green.

Il est clair que la position de drapeau reste la clé de ce trou. En fond de green, vous mettez en jeu les trois bunkers alors que le green lui-même se rétrécit, et les espaces pour rater sont aussi portion congrue.

En réalité, le véritable changement apporté avec ce retour en par-5 est bien dans l’esprit des joueuses au moment de jouer le second coup.

Avant, en par-4, elles étaient au pied du mur pour tenter le green coûte que coûte. Demain, elles peuvent avoir plus d’options et de choix possibles, entre tout de même tenter l’eagle ou assurer le par.

D’un point de vue du score, le 18 reste un élément clé pour décider de la victoire.

Simplement, de l’avis de Jessica Korda, sur ce trou, un bogey ne devrait plus suffire pour assurer une victoire. « Vous ne voulez pas voir ce genre de score gagner un majeur, et surtout pour un dernier trou. Ce n’était pas bon pour le golf. Ils ont fait le bon choix. J’en suis très heureuse. »

En par-4, il mesurait 403 mètres de long, sachant que sur le premier coup, il faut monter la pente, et arriver au plateau qui permet d’attaquer le green.

En par-5, les organisateurs ont poussé les back-tees à 443 mètres, ce qui n’est pas suffisant pour en faire un monstre. Au contraire, le 18 est le moins long des par-5 du parcours.

40 mètres, c’est tout ce qu’il fallait pour passer de par-4 difficile à par-5 attaquable.

La notion de risque/récompense sera plus perceptible, car la joueuse qui attaquera en deux, et dans le cas, où elle arriverait à toucher en deux, pourrait prendre un avantage significatif.

Comme écrit plus haut, à condition que la position du drapeau soit plutôt à l’entrée.

L’attaque en deux suppose un long club comme un bois ou un hybride, avec par conséquence peu d’espoir de contrôler le spin de la balle sur le green.

Pour eagle ou un birdie facile, il ne faudra pas seulement toucher, mais aussi rester sur le green. Green que les joueuses reconnaissaient déjà comme difficile pour toute ses pentes.

Ce changement est salutaire car au même titre que le retour à l’été, il nous promet du spectacle et des choix tactiques cruciaux, notamment dans les dernières parties.

Imaginez deux joueuses à la lutte dimanche, avec l’une qui aurait un coup de retard avant le dernier trou. La tentation serait grande d’attaquer en deux, alors que la leader pourrait vouloir jouer en 3…

Risque ou prudence, c’est l’éternel débat du golf.

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