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2021: Une belle année pour l’expérience golf selon les chiffres de notre enquête

2021: Une belle année pour l’expérience golf selon les chiffres de notre enquête

Début octobre, nous avons lancé une enquête auprès des golfeurs et des golfeuses pour qu’ils ou elles puissent témoigner de leur expérience golfique, dans un contexte de forte croissance de l’activité un peu partout en Europe, y compris en France, en Belgique ou en Suisse. A titre d’exemple, en France, le nombre de licenciés progresserait d’environ 7% au bénéfice du déconfinement, et d’une nouvelle popularité du golf, sport pratiqué en extérieur. Comment l’expérience golf a-t-elle été vécue par les assidus, les débutants, les membres de clubs ou les joueurs au green-fee ? Nous vous avons interrogé à la fois sur votre perception générale (pour ceux ou celles qui jouent sur plusieurs golfs) et sur vos parcours favoris, et aussi bien sur l’accueil, l’entretien, l’accessibilité, le temps de jeu, le rapport qualité/prix et d’autres critères qui alimentent votre perception générale…et votre plaisir.

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Dans un précédent sujet sur le classement des golfs par difficultés, nous remarquions que peu de golfs réalisaient des enquêtes de satisfactions, pour justement mesurer le degré de satisfaction des pratiquants et pratiquantes.

C’est peut-être une occasion manquée de communiquer entre l’offre et la demande, surtout qu’à la lecture des premiers résultats de notre enquête, votre jugement est souvent très clément, et très encourageant.

Pour chaque question, nous vous proposions une grille de réponse allant de très insatisfait à très satisfait, soit une note de 1 à 5.

Pour rentrer dans le vif du sujet de notre enquête, quand on vous interroge sur votre niveau de satisfaction de votre pratique golfique en 2021, la réponse a été en moyenne, toute population confondue de 3.8 sur 5, soit plutôt une très bonne note, et qui laisse entrevoir un niveau élevé de satisfaction.

21% des sondés ont même répondu avec la note maximale ! A l’inverse, seulement 2% des personnes interrogées ont répondu être très insatisfait.

Ce sondage étant ouvert à tous les francophones, nous avons donc pu distinguer les réponses des Français par rapport aux Belges, Suisses ou francophones vivant hors de France.

Toutefois, plus des deux tiers des répondants étaient Français avec un niveau de satisfaction comparable à la population totale, soit 3.8 sur 5 et seulement 2% de très insatisfaits.

Concernant nos voisins, en Belgique, la note est cependant légèrement meilleure sur notre indice soit 3,9 sur 5, avec 35% de très satisfaits et moins d’1% de très insatisfaits.

S’agissant de la Suisse, malheureusement, à cette heure, nous n’avons pas encore collecté assez de réponses, pour fournir un résultat pertinent.

Le premier enseignement de cette enquête est donc une perception très positive de l’activité par les clients.

Au total, nous avons eu le plaisir de collecter pas loin de 400 réponses, ce qui à défaut d’être l’expression de tous les golfeurs, et toutes les golfeuses, représente déjà un premier échantillonnage révélateur.

En toute fin de questionnaire, nous avions laissé un espace de commentaire possible sans avoir d’idée préconçue sur la nature des témoignages que nous pourrions recueillir.

Fait peut-être paradoxal, si l’évaluation faite par les répondants peut nous paraître une belle récompense des efforts fournis par la filière golf, et une évaluation très positive, nous avons inversement recueilli beaucoup de témoignages critiques ou suggestions d’améliorations.

Si 2% seulement des personnes se montrent sévères, elles sont 16% à avoir pris le temps d’exprimer des points d’améliorations, et à les avoir argumenté.

C’est bien le signe qu’un dialogue pourrait bien être utile entre l’offre et la demande, sur fond de bienveillance dans 99% des cas.

C’est l’un des messages forts de notre enquête, la filière golf gagnerait à instituer régulièrement des enquêtes de satisfactions auprès des golfeurs, et de ne surtout pas se laisser griser par la période faste qu’elle traverse actuellement, avec un afflux de nouveaux golfeurs, et de nouvelles golfeuses.

Si l’étude produit des résultats positifs, les golfeurs et les golfeuses semblent vigilants sur deux points en particulier : La gestion du temps de jeu, et justement le sentiment de ne pas être écouté.

Ce deuxième point est à relativiser mais finalement logique, si on ne vous pose pas de questions, vous ne pouvez pas répondre…

On pourrait préciser à en juger par les commentaires libres que nous avons reçu que les femmes sont à la fois les moins entendues, et celles qui ont le plus de commentaires à faire.

Dans l’étude, elles ont représenté 25% des répondants, soit une part très en corrélation avec la part des licenciées.

Pour les Françaises, la note de satisfaction est légèrement inférieure à celles des hommes, soit 3.7 avec une part très faible d’insatisfaite et très insatisfaite (4,3% au cumul).

Sur le sentiment d’être écoutée, la note tombe à seulement 2.8 sur 5, soit la note la plus basse par rapport à toutes les questions posées.

Parmi les commentaires libres reçus, on note en particulier « Oui, les femmes n'ont jamais leur mot à dire. C'est juste un sport de macho. » ou encore « Le Covid et l’écologie ont bon dos quand il s’agit de faire des économies. Et dommage qu’il n’y ait pas de starter, ni de commissaire de parcours pour réguler le flux. Association sportive quasi inexistante ou très misogyne… »

Les principaux griefs portent aussi sur les prix, mais surtout le temps de jeu : « Prix élevé pour pratiquer ce sport » ou encore « Trop onéreux en général, forfaits annuels ou green fee »

Pour le jeu lent, comme les hommes, les femmes réagissent « Restaurant fermé, pas de serviettes pour les douches, personne pour réguler le parcours surtout contre le jeu lent... Pas ou peu de personnel au départ alors que le parcours est bondé le matin » appuyé par « Manque un Marshall l’été, période où tous les départs sont complets, afin de lutter contre le jeu lent »

Ou encore « Le jeu lent est un fléau pour la pratique du golf : plusieurs joueurs débutants dans une même partie, joueurs méconnaissant les règles élémentaires, des parties de deux joueurs derrière des parties de quatre, rythme lent (dans le jeu, pour rejoindre sa balle ou le prochain trou, etc.), etc. Du coup, le golf n'attire pas les jeunes actifs car jouer prend trop de temps ... mais les retraités... qui oublient bien souvent que le golf reste une activité SPORTIVE... »

Même tendance chez les hommes avec en plus des golfeurs qui commencent à se plaindre des repères de départs pas assez différenciés, et pas assez adaptés aux différents niveaux de jeu.

Pourtant, nous avions justement une question à ce sujet : « Comment avez-vous jugé le niveau de difficulté proposé par les parcours ? »

Pour cette question, les Français (hommes et femmes confondus) ont donné une note moyenne de 3.8 avec une majorité de note 4 (58% des sondés).

Fait paradoxal, ils ne sont que 2,6% à juger les golfs peu ou mal adaptés à la pratique.

Bienveillant, les mêmes sondés donnent une meilleure note au golf de leur cœur ou de leur choix, puisque la moyenne s’établit à 4 sur 5, et seulement 2,4% qui le considèrent peu ou mal adapté à leur pratique !

A la lecture de ces chiffres, les golfs pourraient penser légitimement qu’il n’y a rien de mieux à faire concernant les départs, la distance des parcours ou les obstacles.

Fait frappant, les golfeurs classés entre 30 et 54 ne se montrent pas plus critiques sur ce point que le reste de la population golfique (notre de 3.8 sur 5).

Est-ce le signe d’une allégresse du moment, ou alors les pratiquants ne se sentent peut-être pas légitimes pour définir réellement ce qu’est un parcours abordable ou pas ?

Il y a donc dans cette enquête l’ambivalence d’une appréciation globalement très bonne pour la filière en général, et le parcours sur lequel les golfeurs, et les golfeuses jouent le plus souvent, avec des commentaires révélateurs d’un besoin très fort d’améliorations à apporter.

Le paradoxe est peut-être justement alimenté par des points très positifs soulignés par les répondants.

Le niveau de satisfaction des sondés est élevé, et notamment quand il s’agit de parler de l’accueil dans les golfs avec une note de 4 sur 5, et avec moins de 6% des personnes interrogés qui émettent des avis négatifs.

Idem pour l’entretien des parcours noté positivement à 3.8 en moyenne avec 70% des sondés qui donnent des notes entre 4 et 5, un véritable plébiscite pour les équipes terrains.

Toujours au chapitre des points positifs, les sondés valident l’accessibilité des parcours (moyen de réserver et créneaux pour jouer) alors que l’on aurait pu craindre le contraire avec l’afflux de nouveaux joueurs et nouvelles joueuses.

Avec une note de 3.9 sur 5, les parcours sont là encore plébiscités.

Toutefois, on note 7,3% de mécontents, une proportion supérieure au jugement porté sur l’entretien (3.6% d’insatisfaits).

Sur ce point, il existe sans doute de fortes disparités régionales.

On nous a par exemple rapporté que dans le Sud-Ouest, certains golfs ont rétabli des listes d’attentes pour accueillir de nouveaux abonnés.

Par ailleurs, toujours dans la même région, les créneaux pour jouer en week-end se seraient sérieusement raréfiés au cœur de l’été, au point de frustrer les pratiquants ayant le moins de temps pour jouer… les actifs !

Ce sujet ne peut être pris en compte que localement, car il existe de fortes disparités entre régions.

Si le Sud-Ouest est sans doute déjà à saturation sur les périodes estivales, les golfs dans des régions plus centrales n’ont pas expérimentés les mêmes difficultés.

Fait légèrement confirmé dans les résultats de notre enquête, puisqu’en isolant les réponses dans les régions Nouvelle-Aquitaine et PACA, les insatisfaits de l’accès au golf montent à plus de 10%, soit 30% de plus par rapport à la note nationale !

Mis à part l’écoute des golf et le sentiment d’être entendu qui recueille la note la plus basse de l’enquête (hommes et femmes confondus), soit 2.9 sur 5, les deux éléments qui sont jugés le moins positivement par les sondés sont la gestion du temps de jeu (jeu trop rapide ou trop lent) avec un score de 3.3 très décroché par rapport à la note d’appréciation générale (3.8) et la perception du rapport qualité prix avec une note moyenne de 3.4 sur 5.

Toutefois, sur ces deux critères, la bonne surprise est que la filière française conserve largement une note au-dessus de la moyenne, et donc globalement des avis bienveillants.

Sur le rythme du jeu, 18% des sondés ont fait part d’une insatisfaction prononcée à forte, tandis que sur le rapport qualité/prix, la proportion reste sous la barre des 15%.

A titre de comparaison, en Belgique, la problématique du temps de jeu est très comparable avec une note moyenne de 3.2, et 17% d’insatisfactions alors que pour le rapport qualité/prix, la perception est nettement meilleure : La moyenne monte à 3.5 avec une part infime d’insatisfaits.

Entre Français et Belges, sur la perception du rapport qualité/prix, il y a là une différence notable. On pourrait ajouter que nos voisins notent encore mieux l’accueil (4.2 sur 5), la qualité de l’entretien (3.9) et l’accès au parcours (4).

En revanche, sur la question de l’écoute, la note est encore assez basse (2.7 sur 5), fait qui n’est donc pas propre qu’à la France, mais plutôt structurel, avec une approche parfois trop attentiste de la filière, dans sa démarche commerciale.

Alors que notre enquête était très riche en enseignements, ce qui va nous permettre de vous alimenter avec d’autres informations encore plus détaillées par type de pratiquants, par type de golfs et manière de consommer le golf dans d’autres sujets à venir, terminons par une bonne dose d’optimisme, à la fois pour l’offre et la demande, toutes catégories confondues, vous êtes 68% à envisager de jouer autant en 2022 qu’en 2021.

22% se disent même près à jouer plus souvent ! A l’inverse, seulement 4% des sondés imaginent jouer moins souvent alors que moins d’1% pense à arrêter.

Le golf surfe sur sa bonne vague, mais pourrait donc tirer avantage de mieux communiquer avec sa clientèle, dans le but d’augmenter encore son score de satisfaction.

Trop souvent, en off, les professionnels de la filière se réfugient derrière des arguments assez négatifs sur des clients qui seraient perçus comme trop exigeants ou trop sévères, pas assez connaisseurs, et ce pour justifier de ne pas créer les conditions du dialogue, alors que finalement, cette étude révèle une très grande bienveillance des golfeurs à l’endroit des golfs qu’ils fréquentent.

Au contraire, la filière pourrait se réjouir des résultats de cette enquête qui augure de bonnes perspectives pour la suite, tout en restant vigilant sur les points majeurs comme le temps de jeu (trop lent mais aussi trop rapide), et qui appellent à une régulation et non pas un abandon des joueurs laissés à eux-mêmes sur le parcours.

Nous vous proposerons le plus rapidement possible la suite de cette enquête avec des chiffres encore plus détaillés, et par exemple la différence de perception entre membre d’un golf privé ou d’un golf de chaîne…

Nous envisageons aussi de pérenniser cette enquête dans le temps pour vous fournir un véritable baromètre annuel, et ainsi suivre l’évolution de votre satisfaction.

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